Un Livre qui résiste aux critiques
Dannah Gresh : Un jour, un roi de Juda a reçu la Parole de Dieu sur un rouleau, mais il l’a déchiré et jeté au feu. Nous, on ne ferait jamais ça… n’est-ce pas ? Mais honnêtement, ça vaut la peine de réfléchir à la façon dont on réagit parfois quand on est confronté à la Parole de Dieu.
Nancy DeMoss Wolgemuth : Quand elle nous met mal à l’aise, quand on n’aime pas ce qu’elle dit, on n’en tient pas compte, on l’ignore. On n’irait peut-être pas jusqu’à jeter notre Bible dans la cheminée… mais d’une certaine façon, c’est tout comme, on la met de côté.
Dannah : Vous écoutez Réveille nos cœurs.
Bon, vous n’avez probablement jamais jeté votre Bible au feu. L’idée même est choquante, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, on va parler de ce roi de Juda qui a méprisé la Parole de Dieu …
Dannah Gresh : Un jour, un roi de Juda a reçu la Parole de Dieu sur un rouleau, mais il l’a déchiré et jeté au feu. Nous, on ne ferait jamais ça… n’est-ce pas ? Mais honnêtement, ça vaut la peine de réfléchir à la façon dont on réagit parfois quand on est confronté à la Parole de Dieu.
Nancy DeMoss Wolgemuth : Quand elle nous met mal à l’aise, quand on n’aime pas ce qu’elle dit, on n’en tient pas compte, on l’ignore. On n’irait peut-être pas jusqu’à jeter notre Bible dans la cheminée… mais d’une certaine façon, c’est tout comme, on la met de côté.
Dannah : Vous écoutez Réveille nos cœurs.
Bon, vous n’avez probablement jamais jeté votre Bible au feu. L’idée même est choquante, n’est-ce pas ? Aujourd’hui, on va parler de ce roi de Juda qui a méprisé la Parole de Dieu à ce point. Ce que nous allons écouter maintenant va nous aider à nous assurer de ne pas faire la même erreur terrible.
Nancy : Vous savez probablement qui est Voltaire, ce philosophe français du XVIIIᵉ siècle, un critique virulent de la Bible. On raconte qu’un jour, à Paris avec des amis, Voltaire parlait de la Bible. Il a balayé l’idée d’un revers de main et a dit : « Dans cent ans, on n’en entendra plus parler. Ah, peut-être qu’on en verra un exemplaire dans un musée, mais autrement, la Bible aura disparu. C’est un livre totalement discrédité. »
Eh bien, cent ans plus tard, la même maison où Voltaire avait prononcé ces paroles — son ancienne demeure à Paris — appartenait, tenez-vous bien… à la Société Biblique Britannique et Étrangère. C’était l’un de leurs centres de distribution, et il était rempli de Bibles prêtes à être envoyées aux quatre coins de la terre.
Aussi intelligent qu’il se croyait, aussi cultivé qu’il pensait être, il n’a pas pu effacer la Parole de Dieu. Lui, il est mort et enterré… mais la Parole de Dieu, elle, ne passera jamais. Le lieu même où il avait dit : « Dans cent ans, on n’en entendra plus parler » était devenu, cent ans plus tard, un centre de distribution de Bibles !
En parlant de la Bible, un auteur a écrit : « Mille fois, on a sonné le glas de la Bible, on a formé son cortège funèbre, on a gravé l’inscription sur la tombe et prononcé la prière d’enterrement… mais, d’une manière ou d’une autre, le corps ne reste jamais dans la tombe. » J’aime cette image. Les gens essaient d’enterrer la Parole de Dieu, mais ils n’y arrivent pas. Vous savez pourquoi ? Parce qu’elle est vivante. Elle ne reste pas en place. Elle survit à tous ceux qui essaient de la discréditer.
Depuis des milliers d’années, les incrédules réfutent la Bible, la contestent, font tout pour la descendre en flamme… et pourtant, aujourd’hui, elle tient toujours bon, solide comme un roc. Elle survit, elle dure plus longtemps que toutes ces personnes et que tous leurs efforts.
Un autre auteur a dit à propos des Écritures : « Les incrédules, avec toutes leurs attaques, font autant d’effet à ce Livre qu’un homme avec un petit marteau ferait à une pyramide d’Égypte. » Quelle image parlante ! Imaginez : essayer d’abattre les pyramides avec un petit marteau… Impossible ! C’est tellement grand, tellement solide ! La Parole surpasse et survit à toutes ces tentatives.
C’est pour ça que l’Écriture dit, dans Matthieu 24.35 : « Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas. » Dans 1 Pierre 1.25 : « La parole du Seigneur subsiste éternellement. » Et dans le Psaume 119.89 : « Ta parole, Éternel, est pour toujours établie dans le ciel. »
La Bible survivra à tous ses critiques, à tous ses opposants et à tous ses moqueurs. Et non seulement elle résistera, mais elle n’est pas dépassée. Elle est toujours pertinente. Elle est toujours apte à répondre à nos besoins, même nous, femmes et hommes du XXIᵉ siècle. Elle reste efficace pour changer et transformer les vies.
C’est pour ça que nous lançons un défi à nos auditrices. Pendant les trente prochains jours, chaque jour, prendre un moment seule avec la Parole de Dieu — pour apprendre à le connaître, l’écouter nous parler, et ensuite lui répondre. Vous pouvez vous inscrire à ce défi sur notre site internet reveillenoscoeurs.com (30 jours dans la Parole).
Quand on réfléchit au fait que la Bible est permanente, qu’elle est durable, intemporelle, toujours pertinente et qu’on ne peut pas la renverser, un passage de l’Ancien Testament me vient en tête. Il parle d’un roi de Juda qui a essayé de se débarrasser de la Parole de Dieu. Si vous avez votre Bible, je vous invite à ouvrir dans Jérémie chapitre 36.
Je vous donne un peu de contexte. C’était à la toute fin de l’histoire du royaume de Juda. Le peuple avait péché contre Dieu. Ils l’avaient rejeté comme Roi, et Dieu avait dit : « Vous allez être capturés. Vous serez envoyés en exil. » Le roi dont il est question dans Jérémie 36, Jojakim, était l’avant-dernier roi avant que le peuple ne parte en captivité, en punition pour ses péchés.
Et il faut se rappeler que le roi Jojakim était le fils d’un homme appelé Josias. Josias, lui, était un homme qui aimait Dieu. Il était devenu roi jeune, et il craignait l’Éternel, il l’honorait. Vous vous souvenez peut-être d’un détail marquant à propos du règne de Josias : un jour, il a décidé de réparer le temple, qui tombait en ruine. Et, pendant les travaux, ses hommes ont découvert un trésor précieux dans le temple.
Qu’est-ce que c’était ? C’était la Parole de Dieu — que le peuple ne l’avait pas lue depuis une génération, voire plus. Ils l’avaient ignorée, oubliée, perdue. Sous le règne de Josias, le père de Jojakim, la Parole de Dieu avait été retrouvée. Le peuple l’avait lue, et s’était repenti de ses péchés. Cela avait provoqué une vraie réforme spirituelle.
En faisant un petit calcul hier soir, en rapprochant plusieurs passages, j’ai découvert que Jojakim, le fils, avait probablement autour de sept ans quand cette réforme a eu lieu. Il était donc assez grand pour savoir ce qui s’était passé. Il avait vu la réaction de son père face à la Parole de Dieu : l’honorer, la respecter, se repentir en réalisant à quel point ils avaient violé les lois de Dieu. Il avait vu tout ça.
Mais plus tard, le fils arrive sur le trône — et comme on le lit dans Jérémie 36, il n’a pas le cœur de son père.
C’est tragique, n’est-ce pas ? De voir aujourd’hui encore tant de jeunes grandir dans des foyers chrétiens, entendre la Parole de Dieu, voir sa puissance… et pourtant, une fois adultes, choisir de la rejeter.
Alors, on lit dans Jérémie 36 à partir du verset 1 :
« La quatrième année du règne de Jojakim, fils de Josias, sur Juda, cette parole fut adressée à Jérémie de la part de l’Éternel : Procure-toi un livre ! Tu y écriras toutes les paroles que je t’ai dites concernant Israël et Juda ainsi que toutes les nations, depuis le jour où j’ai commencé à te parler, à l’époque de Josias, jusqu’à aujourd’hui. Quand la communauté de Juda entendra tout le mal que je prévois de lui faire, peut-être chacun renoncera-t-il à sa mauvaise conduite. Alors je pardonnerai leur faute et leur péché. » (v. 1–3)
Dieu dit donc à Jérémie : « Tout ce que je t’ai révélé sur le jugement à venir, écris-le sur un rouleau. » Et nous, nous avons ces paroles dans le livre de Jérémie.
Et Dieu explique : « Écris-les, car mon désir, c’est que le peuple lise ma Parole, qu’il l’entende, qu’il réalise le jugement qui s’abat sur sa désobéissance… et qu’il se repente. Alors je pourrai retenir le jugement. »
Vous voyez Dieu à l’œuvre ici ? Il veut faire grâce. C’est pour ça qu’il nous donne sa Parole : pour qu’on voie ce qui arrive si on ne lui obéit pas — et qu’en voyant cela, on se repente, afin qu’il puisse retenir son jugement.
Alors, au verset 4, Jérémie appelle son secrétaire, Baruc, et pendant que Jérémie lui dicte toutes les paroles que l’Éternel lui avait données, Baruc les écrit sur le rouleau.
Puis le récit continue, Jérémie — qui était en résidence surveillée à ce moment-là — dit à Baruc : « Va au Temple de l’Éternel et lis ces paroles pour que tout le peuple entende ce que Dieu a dit. » (v. 6, résumé)
Au verset 10, Baruc lit donc les paroles de Jérémie, tirées du rouleau, dans la maison de l’Éternel.
Dans l’assemblée, ce jour-là, il y avait un homme nommé Michée. Il a entendu ce que Jérémie avait écrit sur ce rouleau. Il a entendu la parole de l’Éternel, et son cœur a été touché. Alors il est parti — apparemment c’était un officier — et il est allé au palais pour réunir les responsables du gouvernement.
Il leur a dit : « Vous devez entendre ça. » Il leur a rapporté, de mémoire, ce qu’il avait entendu du rouleau : « Voici ce que dit l’Éternel. Un jugement arrive. Nous avons désobéi à Dieu. Vous devez l’entendre. »
Les responsables se sont alors concertés et ont dit : « Le roi doit être informé. » Ils ont envoyé un messager à Baruc pour lui dire : « Apporte les rouleaux. Viens au palais nous lire ce message. Nous voulons l’entendre pour pouvoir le transmettre au roi. »
Baruc est venu, et au verset 15, ils lui disent : « Assieds-toi, s’il te plaît, et lis-nous ce texte. » Alors Baruc le leur lit.
Quand ils entendent toutes ces paroles, ils se regardent avec crainte et disent à Baruc : « Nous devons rapporter toutes ces paroles au roi. »
Ils ont donc réagi en croyant ce qu’ils entendaient. Ces hommes prennent le rouleau, vont voir le roi et lui disent : « Vous devez entendre ce qu’on vient de nous lire. Voici ce que Dieu dit. »
Et au verset 22, on les retrouve devant le roi.
« Le roi était alors installé dans ses appartements d’hiver, puisque c’était le neuvième mois, et un braséro était allumé devant lui. Lorsque Jehudi avait fini de lire trois ou quatre feuilles, le roi les découpait avec le couteau du secrétaire et les jetait dans le feu du braséro, et ce jusqu’à la fin du livre. À l’écoute de toutes ces paroles, le roi et tous ses serviteurs ne furent pas terrifiés et ne déchirèrent pas leurs habits [signe d’humilité ou de repentance]. » (vv. 22–24)
Maintenant, pensez à ce contraste : qu’a fait le père de Jojakim, le roi Josias, quand il a découvert la Loi de l’Éternel ? Il a vu toutes les lois qu’ils avaient violées, et il a pris le sac et la cendre. Il a déchiré ses vêtements en signe d’humilité et a dit : « Nous devons nous repentir. » Il a conduit le peuple dans la repentance.
Son fils, qui avait environ sept ans à l’époque, est maintenant un homme d’une trentaine d’années, moins de vingt-cinq ans plus tard. Il entend la Parole de l’Éternel… et il refuse de se repentir. Pas de crainte, pas de conscience de la présence de Dieu. Il découpe le rouleau morceau par morceau, le jette au feu et dit : « Je n’y crois pas. Ça ne m’intéresse pas. » Il tente de détruire la Parole de Dieu.
Pourtant, quand on lit la suite, on voit que la Parole de Dieu ne peut pas être détruite, parce qu’elle vient de Dieu. On peut brûler un rouleau, oui. On peut brûler un exemplaire de la Bible. Mais on ne peut pas brûler la Parole de Dieu. Dieu a dit à Jérémie : « Écris-la de nouveau. » Et un autre rouleau a été écrit… puis recopié, recopié encore, et aujourd’hui on a le livre de Jérémie avec ces avertissements.
Quand je lis cette histoire sur la réaction du roi Jojakim face à la Parole de Dieu, je ne peux pas m’empêcher de penser que dans un sens… c’est exactement ce qu’on fait aujourd’hui avec les passages de l’Écriture qui ne nous plaisent pas, qui nous dérangent — même dans le monde évangélique.
Ce n’est pas seulement le monde « sécularisé » qui fait ça. Aujourd’hui encore, on lit des passages de l’Écriture qui parlent du jugement de Dieu — exactement le genre de chose qu’il y avait sur le rouleau écrit par Jérémie. Ça nous parle de la colère de Dieu, de la condamnation éternelle de ceux qui ne croient pas. On y lit que le chemin qui mène au royaume de Dieu est étroit. On apprend que les standards de Dieu en matière de mariage et de divorce. On y voit ses exigences quand il s’agit de pardonner, de mettre de côté l’amertume, d’aimer ses ennemis.
Et nous, comment est-ce qu’on réagit ? Quand elle nous met mal à l’aise, quand on n’aime pas ce qu’elle dit, on n’en tient pas compte, on l’ignore. On n’irait peut-être pas jusqu’à jeter notre Bible dans la cheminée… mais d’une certaine façon, c’est ce qu’on fait. On la met de côté.
Alors je dois me poser la question — et je vous la pose aussi : Quelles parties de la Parole de l’Éternel est-on en train d’ignorer ? Quelles parties est-ce qu’on met de côté ? Quelles parties est-ce qu’on a carrément écartées ? « Oh, ça, ça ne s’applique pas à moi. » « Oui, je sais que je suis censée pardonner… mais vous ne savez pas ce que mon mari m’a fait. »
On pourrait tout aussi bien couper ces pages et les jeter au feu.
Vous dites : « Mais je ne veux pas faire ça. » Alors il y a une autre option : vous pouvez faire comme le père de Jojakim. Vous pouvez entendre la Parole de l’Éternel, tomber à genoux et dire : « Ô Dieu, je suis tellement désolée. Je me repens. » Vous humilier et dire : « Seigneur, je veux vivre dans l’obéissance à ta Parole. Aie pitié de moi. » Et il le fera.
Dannah : On reviendra dans un instant pour la deuxième partie du podcast d’aujourd’hui. Cette émission fait partie de la série « Un Livre sans pareil » .
On voudrait que vous découvriez par vous-mêmes les Merveilles de la Parole. Le thème de notre conférence True Woman au mois d’octobre était : « La Parole : contemple ses merveilles » . Elle a marqué le départ d’une initiative qui a pour but de nous encourager à revenir à la Parole de Dieu. En 2026, nous allons lire la Parole toutes ensemble et en 2027 nous allons l’étudier avec des podcasts quotidiens, de la Genèse jusqu’à l’Apocalypse, 260 podcasts en une année ! Rejoignez notre chaîne WhatsApp pour vous tenir au courant de toutes ces belles choses qui arrivent !
Revenons maintenant à la série « Un Livre sans pareil » .
Nancy : J’ai lu un article sur le Scholastic Book Club. C’est un club de lecture scolaire qui publiait ces petits catalogues avec des livres pour les élèves. Eh bien, ils ont maintenant un catalogue intitulé « Mots qui inspirent » . C’est un effort pour toucher les écoles chrétiennes et les familles chrétiennes qui font l’école à la maison — donc ce sont des livres religieux.
L’un des livres proposés en couverture de ce catalogue s’appelle « Conversations avec Dieu pour les ados » . Ce livre, publié par la maison d’édition de Scholastic, contient plusieurs centaines de questions qu’un adolescent pourrait poser à Dieu. Puis l’auteur donne sa version de ce qu’il imagine être la réponse de Dieu.
Par exemple, un adolescent demande : « Certains élèves trichent en classe et aux examens. Ils veulent que je fasse pareil, mais je sais que tricher, c’est mal. » Eh bien, le « dieu » (avec un petit « d » ) présenté par Scholastic dans ce livre répond : « Il n’existe pas de bien ou de mal, comme nous en avons déjà parlé. Il n’y a que ce qui fonctionne ou ne fonctionne pas selon ce que tu essaies de faire. »
Voici d’autres exemples de questions et réponses du livre : un ado demande : « Comment peut-on changer nos écoles ? » Le « dieu » du livre propose… d’abolir les tests, les notes et toute forme d’évaluation, et que le seul critère soit « le bonheur de chaque enfant » .
Puis Jenny, 16 ans, pose la question : « Pourquoi suis-je lesbienne ? » Le « dieu » (et je mets bien ce mot entre guillemets) lui répond : « Va maintenant dans le monde et célèbre qui tu es. »
Voilà une tentative de dire : « Voici ce que Dieu a dit. » Mais vous n’êtes pas reconnaissantes de savoir, vous, ce que Dieu a vraiment dit ? On n’a pas besoin de s’appuyer sur le Scholastic Book Club ou sur les livres qu’ils promeuvent pour savoir ce que Dieu dit.
Comment savoir si ce qu’on lit est vrai ? La seule façon, c’est de revenir à la Parole de Dieu et de vérifier. Si ce qui est dit dans ce livre ou dans n’importe quel autre contredit ce qui est dans la Parole de Dieu, alors on sait que ce livre-là n’est pas la Parole de Dieu. Ce qu’on lit doit être conforme à la Bible pour être vrai.
L’Écriture est inspirée de Dieu. C’est la Parole de Dieu. C’est ce qu’il nous a communiqué, et je suis tellement reconnaissante de savoir que sa Parole est digne de confiance. Elle est parfaite. Elle est pure. « Toute parole de Dieu est pure » , dit Proverbes 30.5. Psaume 119.128 : « Voilà pourquoi je trouve justes tous tes décrets… » Et encore Psaume 119.140 : « Ta parole est entièrement pure, et ton serviteur l’aime. »
Quand on dit que la Parole de Dieu est « inspirée » , ça veut dire que chaque mot de ce Livre vient de Dieu.
Quand j’ai écrit, je crois que c’était Ces mensonges qu’on nous fait croire, mon premier manuscrit, le premier jet faisait 30 000 mots de trop. J’ai dû beaucoup couper. C’était encore un livre long, mais la première version était bien plus longue. On peut dire que j’étais une nouvelle auteure, une novice…
Puis j’ai lu qu’un auteur très connu, très expérimenté, disait que pour chacun de ses livres, il jetait en moyenne 100 pages avant que ça n’arrive à l’éditeur. Ça m’a rassurée !
Mais quand je prends ce Livre, la Parole de Dieu, la Bible, je suis tellement reconnaissante que Dieu n’ait pas « trop écrit » , qu’il n’ait pas « pas trop peu écrit » . Il n’a pas besoin d’éditeur. Il n’en dit jamais trop, ni pas assez. Ce Livre n’a pas besoin de réécriture, de révision, ni de correction. Vous savez pourquoi ? Parce qu’il est inspiré — chaque mot de ce Livre est inspiré. Dieu a dit tout ce qu’il voulait y mettre, et tout ce qu’il y a, il l’a dit.
Et « inspiré » ne veut pas dire « inspiré » au sens où un peintre se sent inspiré pour peindre. Ça veut dire soufflé par Dieu — que Dieu a soufflé ces paroles. Pierre, dans le Nouveau Testament, décrit l’inspiration en disant que des hommes ont parlé de la part de Dieu, poussés ou portés par le Saint-Esprit (2 Pierre 1.21).
On a dit plus tôt dans cette série que plus de quarante auteurs humains ont écrit les pages de l’Écriture, ils étaient poussés par l’Esprit de Dieu. Quand ces hommes écrivaient, ils parlaient de la part de Dieu. Le choix de chaque mot était dirigé par Dieu, tout en préservant, de manière étonnante, le style et la personnalité propres à chaque auteur.
Ce Livre est donc inspiré, soufflé par Dieu. Et parce qu’il l’est, nous pouvons être certaines qu’il est aussi infaillible. Cela veut dire qu’il ne contient aucune erreur, aucun mensonge, aucun défaut dans les écrits originaux — qui, bien sûr, nous ont été transmis et traduits pour donner la Bible qu’on a aujourd’hui. Cela signifie qu’on a une Bible absolument digne de confiance. Vous pouvez croire cette Bible.
Vous vous dites peut-être : « Oui, mais est-ce que la Bible que nous avons aujourd’hui est vraiment la même que l’originale ? » Les plus anciens manuscrits connus — et il existe plus de manuscrits anciens de la Bible que de tout autre livre de la même époque —, lorsqu’on les compare à nos Bibles d’aujourd’hui, présentent des différences infimes. Le soin avec lequel la Parole de Dieu a été transmise de génération en génération est remarquable. Dieu a préservé ce Livre. On sait donc qu’à l’origine, il était infaillible, sans erreur.
« Les paroles de l’Éternel sont des paroles pures, un argent affiné dans un creuset en argile et sept fois épuré. » (Psaume 12.7)
Alors qu’est-ce que ça veut dire pour nous que la Parole de Dieu est inspirée et infaillible ? Ça veut dire que, comme le disait Saint Augustin : « Quand la Bible parle, c’est Dieu qui parle. » Quand je prends ce Livre et que je lis ce qu’il dit… c’est Dieu qui me parle.
Et ça veut dire que c’est un Livre puissant. Plus important que n’importe quel autre livre de ma bibliothèque. Même les livres à propos de ce Livre ne sont pas aussi importants que ce Livre lui-même. Ça veut dire que lorsque j’entends la Parole de Dieu lue, je dois écouter attentivement.
Je suis tellement reconnaissante d’être dans une église où on lit les Écritures à voix haute à chaque culte (du moins à chaque fois que j’y ai assisté). C’est une église qui honore la Parole de Dieu. Ce que j’aime aussi, c’est que lorsqu’on lit la Parole de Dieu — généralement un chapitre entier —, tout le monde se lève pour en faire la lecture.
Et je me dis souvent : on reste debout pour chanter, mais quand on lit la Bible, on s’assied. Bien sûr, ce n’est pas « mal » de lire la Bible assis, mais il est approprié de se lever, ou au moins de « se lever dans notre cœur » , pour honorer cette Parole et l’écouter attentivement.
Parfois, quand j’entends un passage que je connais déjà… je me surprends à penser : « Ah oui, je l’ai déjà entendu. » Et mes pensées s’échappent, je ne le prends pas au sérieux. Mais quand je me rappelle que c’est la Parole inspirée, parfaite, pure, infaillible de Dieu… je devrais toujours l’écouter avec un esprit de profond respect.
Certaines d’entre vous savent que mon père, qui a connu le Seigneur dans sa vingtaine, avait un profond respect pour la Parole. Il ne pouvait pas poser un autre livre par-dessus la Bible. Bien sûr, ce n’est que du papier et de l’encre… et la mienne est un peu usée. Mais il voulait que la Bible soit toujours au-dessus de la pile. Et c’est resté une habitude chez moi : j’évite instinctivement de mettre quoi que ce soit sur une Bible.
Les musulmans estiment tellement leur livre sacré, le Coran, que si vous posiez votre Bible par terre devant eux, ils le verraient comme un manque de respect. Eux placent leur livre au-dessus de la tête, littéralement, pour montrer qu’ils le tiennent en très haute estime.
Notre attitude de coeur par rapport à la Bible — la Parole de Dieu — devrait nous inspirer la soumission. Nous devrions faire ce que Dieu nous dit, suivre ses instructions.
L’apôtre Paul, dans 1 Thessaloniciens 2.13, dit qu’il appréciait ceci chez les Thessaloniciens : « En recevant la parole de Dieu que nous vous avons fait entendre, vous l’avez accueillie non comme la parole des hommes, mais comme ce qu’elle est vraiment : la parole de Dieu agissant en vous qui croyez. »
Voilà comment on devrait accueillir la Parole de Dieu. Affirmer théologiquement qu’on croit à la Parole inspirée, infaillible et ensuite la traiter comme un livre ordinaire, ignorer ses commandements, ne pas la connaître, ne pas lui obéir, ne pas s’y soumettre… ça n’a pas de sens ! Si on croyait vraiment que ce Livre, c’est Dieu qui parle, ne devrait-on pas l’écouter avec crainte, respect et obéissance à chaque fois ?
Pour moi, affirmer sur le plan doctrinal : « Je crois que c’est la Bible, je crois que c’est la Parole de Dieu, je crois qu’elle est inspirée, infaillible et sans erreur » , qu’est-ce que je suis vraiment en train de dire ? Que lorsque je lis ce Livre, je vais lui faire confiance. Je vais y croire. Je vais agir en fonction de ce qu’il dit — que ça me plaise ou pas, que ça ait du sens pour moi ou pas. Je vais laisser cette Parole agir sur moi. Je vais me mettre à genoux devant Dieu, plutôt que d’attendre que sa Parole s’adapte à ma façon de vivre. Je veux chercher activement à conformer ma vie aux instructions de ce Livre.
Est-ce que c’est là les dispositions de votre cœur envers la Parole divine ? Demandons à Dieu de nous donner ce respect et cette estime pour sa Parole. Pas seulement de dire qu’on croit qu’elle est infaillible et sans erreur, mais de vivre comme si c’était vraiment le cas.
Prions ensemble : Père, on affirme de tout notre cœur que chaque parole que tu as prononcée dans ce Livre est pure et vraie, et nous t’aimons, car tu nous l’as donnée. Je prie pour que tu augmentes en nous ce désir et cet appétit pour ta Parole, afin qu’on soit comme des nouveau-nés qui réclament le lait pur de la Parole, affamés de la recevoir. Et quand on entend ta Parole, qu’on l’honore et qu’on la respecte. Rends-nous promptes à y répondre, à nous lever dans notre cœur pour l’honorer à sa lecture, puis à soumettre notre cœur à ses instructions et à dire : « Oui, Seigneur, j’ai entendu ce que tu dis, et par ta grâce, j’ai l’intention de le mettre en pratique. » Je prie au nom de Jésus. Amen.
Dannah : Si le podcast d’aujourd’hui vous a donné envie de creuser davantage dans la Bible, j’espère que vous serez encouragées à apprendre à l’étudier par vous-même. D'ailleurs, sur reveillenoscoeurs.com, vous trouverez beaucoup de ressources qui sont disponibles pour vous gratuitement pour vous soutenir dans la lecture et l'étude de la Bible. Il y a par exemple le défi de lire la Bible chaque jours pendant 30 jours. Et si vous vous inscrivez pour ce défi, et ce n'est pas trop tard pour le faire, vous recevrez un email par jour avec des questions pour vous guider.
Est-ce que vous vous êtes déjà demandé quelle est la vraie valeur de la Bible ? Au cours de l’histoire, il y a eu des personnes l’ont estimée bien plus précieuse que leur propre vie. Dans le prochain épisode, on va parler de certaines d’entre elles. Je me réjouis de vous y retrouver et je vous dis à très bientôt sur Réveille nos cœurs.