Le secret d’un cœur satisfait
Leslie Basham : J’ai une question pour vous, aujourd'hui : « Est-ce que vous grandissez dans le contentement ? »
Nancy Leigh DeMoss : Si vous n’êtes pas satisfaites de ce que vous avez, vous ne serez pas satisfaites non plus de ce que vous pensez vouloir.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs! Bienvenue dans le 3è épisode de la série « Un souffle de vie » .
Quelle est l’aspiration la plus profonde de votre cœur aujourd’hui ? Dans quelques instants, on va découvrir comment on peut obtenir une perspective équilibrée concernant ce désir, comment sincèrement prier Dieu pour qu’il nous exauce ce qu’on désire profondément, tout en choisissant le contentement s’il ne le fait pas, et ne pas tomber dans l’amertume ou la frustration.
Nancy : Aujourd’hui, on revient à l’histoire de la femme sunamite dans 2 Rois, chapitre 4. Si vous venez tout …
Leslie Basham : J’ai une question pour vous, aujourd'hui : « Est-ce que vous grandissez dans le contentement ? »
Nancy Leigh DeMoss : Si vous n’êtes pas satisfaites de ce que vous avez, vous ne serez pas satisfaites non plus de ce que vous pensez vouloir.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs! Bienvenue dans le 3è épisode de la série « Un souffle de vie » .
Quelle est l’aspiration la plus profonde de votre cœur aujourd’hui ? Dans quelques instants, on va découvrir comment on peut obtenir une perspective équilibrée concernant ce désir, comment sincèrement prier Dieu pour qu’il nous exauce ce qu’on désire profondément, tout en choisissant le contentement s’il ne le fait pas, et ne pas tomber dans l’amertume ou la frustration.
Nancy : Aujourd’hui, on revient à l’histoire de la femme sunamite dans 2 Rois, chapitre 4. Si vous venez tout juste de nous rejoindre, c’était une femme qui vivait dans la ville de Sunem. On ne connaît pas son nom, on l’appelle simplement la Sunamite. On a vu qu’elle était une femme aisée, qui a fait preuve d’hospitalité envers Élisée, le prophète de Dieu, en l’accueillant chez elle.
Permettez-moi de revenir en arrière et de relire le passage qu’on a vu dans la session précédente. On est dans 2 Rois 4, à partir du verset 8. Ensuite, on poursuivra toujours dans ce chapitre.
« Un jour, Élisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de haute condition qui insista pour qu’il accepte de manger. Chaque fois qu’il passait par là, il se rendit désormais chez elle pour manger. Elle dit à son mari : “Vois-tu, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons une petite chambre indépendante et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il puisse s’y retirer quand il viendra chez nous.” » (versets 8 à 10)
Cette femme et son mari ont ouvert leur maison — mais aussi leur cœur. Ils ont fait preuve d’hospitalité envers le prophète Élisée.
Ça me fait penser à ce que l’apôtre Paul dit à Philémon, au verset 7 de son épître :
« Nous éprouvons en effet beaucoup de reconnaissance et de réconfort au sujet de ton amour, car grâce à toi, frère, le cœur des saints a été tranquillisé. »
Et je pense que c’est exactement ce qu’Élisée aurait pu dire à la femme sunamite et à son mari : « J’ai trouvé beaucoup de reconnaissance et de réconfort dans votre amour mon frère et ma sœur. »
Ici, c’est vraiment une relation familiale entre croyants, parce que « le cœur des saints a été tranquillisé grâce à vous » . L’hospitalité, c’est un service qui apporte du réconfort. Comme on le disait avant de commencer l’enregistrement, il faut garder en tête que pour être accueillantes, vous n’avez pas besoin d’être une chef étoilée ou de toujours cuisiner du fait maison, à partir de zéro, en faisant votre farine à partir de votre propre blé. Si vous le faites, c’est super ! Mais ne vous sentez pas obligées. Je connais des personnes qui vont jusqu’à torréfier et moudre leur propre café — elles sont à fond là-dedans. Franchement, c’est génial si vous en avez envie et que vous pouvez le faire.
Mais vous savez, il m’est arrivé d’accueillir des gens chez moi avec des repas préparés à la va-vite. Parfois, je propose juste : « Ça vous dit de passer prendre du pop-corn et quelque chose à boire ? » J’ai même acheté une machine à café récemment (je ne bois pas de café moi-même, mais pour mes invités). J’en ai pris une où on met des petites capsules et hop, c’est prêt. Chacun choisit ce qu’il aime, et les gens adorent ça !
Franchement, j’ai dû servir des centaines, voire des milliers de tasses de café chez moi. Quelqu’un m’a dit l’autre jour : « Merci d’avoir pensé à proposer du café chez vous, même si vous n’en buvez pas. » Ça a vraiment béni cette famille.
On peut faire preuve d’hospitalité sans y passer des heures. Votre maison n’a pas besoin de ressembler à une couverture de magazine. D’ailleurs, si vous recevez du monde chez vous, il y a peu de chance que ça ressemble à un magazine, parce que ce genre de maisons… on ne les voit que dans les magazines, justement ! Pas vrai ?
Le ministère bienveillant de l’hospitalité, c’est une manière de refléter le cœur de Dieu autour de vous. Autrefois, un écrivain écrivait sur ce passage, il disait un truc très juste : « Quand on fait du bien aux autres, on se place toujours dans une position où on peut recevoir du bien en retour. » C’est exactement ce qu’on voit dans l’histoire de cette femme sunamite.
Elle a accueilli le prophète Élisée chez elle avec hospitalité, et elle a été bénie en retour. On reprend dans 2 Rois 4, verset 11 :
Élisée revint un jour dans la région. Il se retira dans la chambre à l’étage et y coucha. Il dit à son serviteur Guéhazi : « Appelle cette Sunamite. » Guéhazi l’appela et elle se présenta devant lui. Élisée dit à Guéhazi : « Dis-lui : “Tu t’es donné toute cette peine pour nous ! Que pouvons-nous faire pour toi ? Faut-il parler en ta faveur au roi ou au chef de l’armée ?” » (versets 11 à 13)
Cette femme n’avait jamais rien demandé à Élisée ni à son serviteur en échange de son hospitalité. Elle n’attendait rien en retour. Elle faisait tout cela simplement pour être une bénédiction pour eux. Mais Élisée, comme tout bon invité, était reconnaissant. Il était touché par sa gentillesse, et il ne l’a pas considérée comme un dû.
Il voulait savoir comment il pouvait lui rendre la pareille, la bénir à son tour. Mais… que faire pour une femme qui semble avoir déjà tout ? Alors il envoie son serviteur lui demander : « Que pouvons-nous faire pour toi ? Est-ce qu’il y a un moyen de te bénir ? Faut-il parler en ta faveur au roi ou au chef de l’armée ? »
Il faut savoir qu’Élisée connaissait personnellement le roi de l’époque, Joram, le fils du roi impie Achab. Et Joram avait une dette envers Élisée. Dans le chapitre précédent (2 Rois 3), il y avait eu une rébellion, et les armées alliées de Juda, d’Israël et d’Édom combattaient contre Moab. Le problème, c’est qu’ils n’avaient plus du tout d’eau.
Ils avaient fait appel à Élisée pour prier, et Dieu lui avait révélé qu’il allait leur fournir beaucoup d’eau. Et c’est exactement ce qui s’est passé ! Grâce à cela, l’armée de Moab a été vaincue. C’est une longue histoire que vous pouvez lire dans le chapitre 3, mais en résumé : Dieu a utilisé Élisée pour apporter la victoire à l’armée d’Israël.
Alors il lui dit : « Veux-tu que je demande au roi de te rendre un service ? Peut-être que je pourrais lui demander quelque chose pour toi. » Élisée ne cherche rien pour lui-même, mais il est heureux d’utiliser son influence pour bénir quelqu’un d’autre. « Veux-tu qu’on parle au roi ou au chef de l’armée pour toi ? »
Imaginez tout ce que cette femme aurait pu demander avec une pareille proposition, c’était comme un « chèque en blanc » :
« Ce serait sympa d’avoir une maison plus grande, plus de place, plus de choses, plus de confort, etc. »
Mais non. Elle répond simplement : « Je vis bien tranquillement au milieu de mon peuple. » Alors Élisée demande : « Bon, que peut-on faire pour elle, dans ce cas ? » Et Guéhazi lui répond : « En fait, elle n’a pas de fils et son mari est vieux. » (versets 13–14)
Prenons un moment pour vraiment réfléchir à ça. D’abord, cette femme n’a pas d’enfant. Dans cette culture-là, être stérile était vraiment une humiliation. Être mariée et ne pas avoir d’enfant, c’était vu comme une malédiction. C’était mal vu, pas parce que Dieu l’avait dit, la mentalité était du genre : « Si Dieu vous a pas donné d’enfant, c’est qu’il y a sûrement un problème avec vous. »
En plus, elle n’a pas d’héritier masculin. Sa lignée, son nom de famille ne va pas se transmettre en Israël. On voit que son mari est plus âgé, donc il y a de fortes chances qu’il meure avant elle — elle risque de devenir veuve. Et après sa mort, elle n’aura aucun moyen de subvenir à ses besoins.
Ne pas avoir d’enfant, c’est quelque chose de très grave dans cette culture. Donc voilà une femme qui, humainement parlant, aurait eu toutes les raisons d’être insatisfaite, pleine de ressentiment, agitée. Pourtant, cette femme est en paix avec ce qu’elle a. Elle a ce dont elle a besoin.
Élisée et son serviteur lui ont demandé : « Qu’est-ce qu’on peut faire pour toi ? Dis-nous ce que tu voudrais ! »
Et elle a répondu : « Je vis au milieu des miens. Ça va, j’ai ce qu’il me faut. » Elle vit avec sa famille élargie, donc elle a leur soutien, leur protection. Mais ce ne sera pas toujours comme ça, comme on le verra plus tard dans l’histoire. Il va arriver un moment où elle n’aura plus de ressources, et Dieu va intervenir de manière providentielle pour subvenir à ses besoins.
Mais pour l’instant, elle a ce qu’il lui faut ; elle est en paix avec ce qu’elle a. Elle a un mari, elle a un foyer, et elle ne se concentre pas sur ce qui lui manque — un enfant. Elle profite de cette saison de sa vie, même si elle est imparfaite, pour s’ouvrir aux autres.
Elle ne se plaint pas de ne pas avoir d'enfants. Elle continue à donner, à nourrir la vie. Elle construit un foyer, elle prépare un nid, elle se met au service des autres. Rien ne prouve que cette femme soit amère ou mécontente, même si elle n'a pas d'enfant.
Une commentatrice a fait cette remarque à propos de ce verset : « Les femmes comme elle sont tellement rares. Elle est simplement satisfaite de ce qu’elle a qu’elle ne désire rien de plus ? » Imaginez que quelqu’un vous dise : « Voici un chèque en blanc, écrivez ce que vous voulez. De quoi avez-vous besoin ? » Auriez-vous une longue liste en tête, même si vous ne la donnez pas ? Ou est-ce que vous pourriez dire : « J’ai ce qu’il me faut. Ce que j’ai me suffit. »
Sans même parler du fait qu’elle n’avait pas la seule chose qu’elle désirait peut-être le plus. Mais elle n’en a pas parlé. On a toutes cette tendance humaine à vouloir toujours plus, à ne pas être satisfaites de ce qu’on a. Pour beaucoup d’entre nous, ce qu’on a ne semble jamais suffisant.
Cette insatisfaction est souvent alimentée par des choses toutes simples, comme les catalogues. Il y a eu des moments dans ma vie où j’ai dû carrément les jeter. Je ne sais pas pourquoi, mais j’en reçois plein. Et je sais que si je les garde, je vais juste nourrir un sentiment d’insatisfaction. Je suis vraiment contente de ce que j’ai… jusqu’à ce que je voie ce que je n’ai pas.
Les vêtements de l’année dernière me vont très bien… jusqu’à ce que je voie la nouvelle collection. Et je sais que je ne suis pas la seule. C’est notamment pour ça que j’évite les centres commerciaux. Ils n’apportent rien à ma vie spirituelle. Ça ne m’aide pas à apprendre le contentement. Si vous n’êtes pas satisfaites de ce que vous avez, vous ne le serez pas non plus avec ce que vous croyez vouloir.
Moi, ce que je vois chez cette femme, c’est un cœur qui transpire le contentement. C’est quelque chose dont les Écritures nous parlent beaucoup. Dans 1 Timothée 6 — on en a lu un passage dans la dernière séance —, laissez-moi vous en lire un autre extrait :
« La piété est pourtant une grande source de profit quand on se contente de ce que l’on a. En effet, nous n’avons rien apporté dans le monde et il est évident que nous ne pouvons rien en emporter. Si donc nous avons de la nourriture et des vêtements, cela nous suffira. » (1 Timothée 6.6–8)
C’est ça, la simplicité, n’est-ce pas ? Ne pas ressentir le besoin d’avoir toujours plus, de tout accumuler. Ce n’est pas juste entasser ce qu’on possède déjà, mais aussi vider un peu ses placards. Se débarrasser de certaines choses, de les utiliser pour bénir et faire du bien aux autres. L’autre jour, j’ai regardé un peu dans mon armoire… et j’ai vu que j’avais plusieurs articles en double, que je n’utilise même pas.
Pendant que j’étudiais ce passage, cette pensée a traversé mon esprit : « Tu dois te débarrasser de certaines de ces choses. » Je le fais de temps en temps, mais là, je sens que je dois le refaire. Peut-être que Dieu vous appelle aussi à faire la même chose…
Il y avait un ancien prédicateur qui s’appelait William Jay, il a vécu à la fin des années 1700, début 1800. Il a écrit un texte sur la femme sunamite, c’est un passage assez long. En général, je ne suis pas très fan de lire de longs extraits pendant le podcast, mais là… je me suis dit que c’était vraiment bien dit. Ça parle tellement bien de ce sujet du contentement, tel qu’on le voit vécu concrètement chez cette femme.
J’aimerais vous le lire :
« En réalité, le bonheur ne dépend pas des choses extérieures, mais des principes et des dispositions du cœur. Il est tout aussi accessible dans notre situation actuelle que dans n’importe quelle autre que l’on pourrait imaginer. »
Vous pouvez être heureuse avec ce que vous avez maintenant, pas besoin de tirer des plans sur la comète et de penser que notre bonheur dépend de ce que nous n’avons pas encore. Il continue :
« Cultivez donc le bonheur intérieur. Ne le cherchez pas dans une position plus élevée, mais dans un esprit de contentement. Cherchez à dominer vos désirs plutôt qu’à augmenter vos moyens. »
Tenez votre esprit en bride pour éviter qu’il ne vagabonde sans cesse. Apprenez à savourer pleinement l’instant présent et ce que vous possédez réellement, au lieu de courir après l’avenir ou après du vent. Entrez dans cette école où l’apôtre Paul lui-même a étudié, et où il a pu dire : « Je sais vivre dans la pauvreté et je sais vivre dans l’abondance. Partout et en toutes circonstances j’ai appris à être rassasié et à avoir faim, à être dans l’abondance et à être dans le besoin. Je peux tout par celui qui me fortifie, Christ. »
Ayez confiance en la providence de votre Père céleste, il connaît mieux que vous vos limites, combien d’espace il vous faut, où vous devriez habiter, et ce qui est bon pour vous.
Faites-lui confiance, car il s’est engagé à faire concourir toutes choses à votre bien. Laissez-le choisir votre héritage, et alors, à la fin, vous pourrez dire avec reconnaissance : « Un héritage délicieux m’est attribué, une belle possession m’est accordée. »
Et souvenez-vous aussi d’une chose importante : nous ne sommes pas de ce monde. Nous sommes ici-bas comme des étrangères, des voyageuses de passage. Dans très peu de temps, avoir été riche ou pauvre, connue ou inconnue ne comptera plus du tout.
Recherchez la bienheureuse espérance, cette espérance qui vous aidera à accepter certaines privations que vous pourriez avoir à supporter sur cette terre. Et même si vous traversez des moments difficiles, elle vous aidera à vous relever, et vous pourrez dire : « J’estime que les souffrances du moment présent ne sont pas dignes d’être comparées à la gloire qui va être révélée pour nous. En effet, nos légères difficultés du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire. »
Recherchez la bienheureuse espérance… Soyez en paix avec ce que vous possédez maintenant, avec ce que Dieu vous a donné ici-bas, et ensuite, ancrez votre cœur, votre espérance et vos affections dans ce qui est à venir : l’espérance céleste.
C’est exactement ce que je vois chez la femme sunamite : un cœur rempli de contentement. J’aimerais moi aussi avoir ce même état d’esprit. Au verset 14, Élisée dit à Guéhazi : « Cette femme, qui dit qu’elle n’a besoin de rien — qu’elle est contente de ce qu’elle a — que peut-on faire pour elle ? » Et Guéhazi répond : « Elle n’a pas de fils et son mari est vieux. »
Il y a là une idée qui prend forme. Cette femme aurait bien besoin d’un fils. Elle désire un fils, apparemment. Mais elle ne peut pas en avoir, humainement parlant, il n’y a aucun espoir. Alors, pourquoi en parler ? On ne peut rien faire, non ? Qu’est-ce qu’Élisée peut faire ? Qu’est-ce que Guéhazi peut faire ? Cette femme ne peut rien faire. Son mari ne peut rien faire. Son mari est vieux… et de toute façon, elle est stérile.
Pourquoi en parler alors ? C’est humainement impossible… mais il y a Dieu.
Voilà qu’Élisée dit, au verset 15 :
« Appelle-la. » Et elle se présenta à la porte.
Et il lui a dit : « À la même époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils. »
Si ça, ce n’est pas une récompense pour son hospitalité !
C’était incroyable ! C’était sûrement la dernière chose au monde à laquelle elle pouvait s’attendre. Mais Élisée avait compris que Dieu voulait bénir ce couple, et plus particulièrement cette femme, en lui donnant un enfant. Elle a dit : « Non, mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante ! » Qu’est-ce qu’elle veut dire par là ? En gros : « Ne me donnez pas de faux espoirs ! Ne me faites pas espérer quelque chose qui n’arrivera jamais. »
Mais au verset 17, on lit : « Cette femme devint enceinte et elle mit au monde un fils à la même époque, l’année suivante, comme Élisée le lui avait dit. »
Donc voilà une femme dont le mari était déjà âgé. Peut-être qu’elle aussi avait dépassé l’âge d’avoir des enfants… on ne sait pas trop. Elle n’en avait jamais eu. Pour une femme juive, avoir un enfant, c’était vu comme une vraie bénédiction de Dieu.
C’était une femme qui n’espérait plus du tout pouvoir un jour avoir un enfant. Mais Dieu, lui, connaît les désirs profonds, même ceux qu’on n’ose plus exprimer. Et là, il a dit : « Je vais vous accorder le désir de votre cœur. »
Le Psaume 113, verset 9, dit : « Il donne une famille à celle qui était stérile, il fait d’elle une mère joyeuse au milieu de ses enfants. » Mais permettez-moi de vous rappeler ce que le pasteur William Jay disait dans cette longue citation que j’ai lue tout à l’heure : Dieu ne vous bénira peut-être pas avec les bénédictions physiques que vous espérez tant.
Il y a sûrement, parmi vous, des femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants. Mais ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas être pleinement bénies par Dieu. Il n’y a aucune promesse, ni dans cette histoire ni dans la Parole de Dieu, qui dit que tous les désirs de votre cœur seront forcément exaucés — même ce désir si profond que beaucoup de femmes ont, celui d’avoir un enfant. C’est justement là qu’on doit se rappeler une chose essentielle : c’est Dieu lui-même qui vient combler les vrais désirs de notre cœur.
Nos désirs s’accomplissent en lui. Il peut choisir de vous donner un enfant, même à un âge avancé, mais il peut aussi choisir de ne pas le faire. La femme qui trouve sa paix et sa joie dans ce que Dieu lui a donné — et en Dieu lui-même — connaîtra une vraie joie dans sa vie, que ses désirs se réalisent dans cette vie ou pas.
La femme qui garde son cœur tourné vers le ciel, qui garde ses pensées fixées sur l’éternité, va trouver la vraie joie. Je vous dis ça en tant que femme célibataire, qui ne s’attend pas à avoir d’enfants, du moins pas d’enfants biologiques. Mais je sais que je peux trouver, et que je trouve vraiment, une plénitude en Christ. Comment ? En accueillant comme un cadeau cette période de vie que Dieu m’a donnée. Pour moi, ça veut dire être une femme célibataire, plus âgée, et pouvoir servir les autres, semer dans leur vie, leur apporter de l’amour et du soutien.
Je suis bénie ! Mais est-ce que ça veut dire que j’ai jamais de désirs profonds sans réponse ? Que vous n’en aurez jamais ? Bien sûr que non. C’est humain d’avoir des désirs sans réponse. Ce qui n’est pas bon, c’est de les laisser nous voler notre joie — nous faire devenir amère, découragée, déprimée, ou même d’exiger que Dieu comble tous nos désirs comme on l’entend. Ce que Dieu donne, c’est toujours bon — même si ce n’est pas exactement ce qu’on espérait.
Donc ici, Dieu donne à cette femme le désir profond de son cœur — mais surtout, il inonde son cœur de sa présence. Comme l’a dit un commentateur : « Elle a ainsi pu se rendre compte avec joie que le Dieu de Sara et d’Anne était toujours bien là. » Dieu, qui avait donné un enfant à Sara dans sa vieillesse, Dieu qui avait exaucé Anne alors qu’elle était stérile, ce même Dieu, dans sa providence et sa sagesse — pour les besoins de son royaume — a choisi de bénir la Sunamite avec un enfant, alors que c’était humainement impossible.
Cela dépasse tout ce qu’elle aurait pu imaginer. Je ne sais pas si vous mesurez le changement que cela a apporté dans cette maison ? On sait ce que ça fait de ramener un bébé à la maison quand on a vingt-deux ans… mais imaginez ça à leur âge ! Eux, ils n’avaient jamais pensé avoir un jour une famille. Et pourtant, Dieu l’a fait.
Ils avaient probablement l’âge d’être grands-parents… et voilà qu’ils accueillent un enfant chez eux. Le changement que ça a dû provoquer dans leur quotidien ! Mais aussi la joie immense que Dieu a donnée à cette femme ! En revenant aux paroles du pasteur William Jay, il disait :
« Ainsi, celle qui avait construit une chambre pour l’homme de Dieu voit maintenant les débuts de sa lignée familiale en Israël… Celle qui s’était distinguée par sa générosité et son amitié reçoit en retour le plus précieux des cadeaux : une vie. »
En agissant ainsi, Dieu récompense la bonté de cette femme et sa générosité envers le serviteur du Seigneur. Ça me fait penser à un principe qu’on retrouve dans les Écritures : Ce n’est pas parce que vous pratiquez l’hospitalité ou que vous êtes généreuses, que Dieu va forcément vous donner un mari ou un enfant — mais vous en retirerez une bénédiction.
Hébreux 6.10 « Dieu n’est pas injuste pour oublier votre œuvre et [le travail de] votre amour. Vous avez démontré votre amour pour son nom par les services que vous avez rendus et que vous rendez encore aux saints. »
Il sait exactement comment vous le servez. Il voit tout ce que vous faites discrètement, dans l’ombre, sans chercher les compliments ni la reconnaissance. Et il vous le rendra. Vous pouvez en être sûres.
Proverbes 11.25, « L’âme généreuse sera comblée, celui qui arrose sera lui-même arrosé. » Et comme Jésus l’a dit dans Luc 6 : « Donnez, et on vous donnera. » Alors, quand on réfléchit à ce passage, j’aimerais simplement vous rappeler une chose : il n’y a rien de trop difficile pour Dieu. Il n’y a aucun désir que Dieu ne puisse accomplir, si — et quand — il sait que c’est ce qui lui donnera le plus de gloire.
Dieu peut, dans sa providence, vous accorder les désirs de votre cœur — et il le fera. Mais en attendant, et même si Dieu ne répond jamais à ces attentes profondes parce qu’il veut se glorifier d’une autre manière, c’est là qu’on doit apprendre à lui faire confiance. Il pourvoira à nos besoins selon son timing parfait dans notre vie.
Quand je regarde cette femme, je me rends compte que je n’ai pas envie de passer à côté de quelque chose à force de courir après ce que je n’ai pas, ce que j’aimerais avoir, ou même ce que j’ai et que je préférerais ne pas avoir. J’ai envie de vivre pleinement cette période de ma vie, et d’en faire quelque chose de beau, pour la gloire de Dieu.
Il y a ce rappel : donnez, servez, là où vous êtes, avec ce que vous avez pendant cette période de votre vie. Demandez à Dieu : « Seigneur, comment veux-tu que j’utilise ce que tu m’as confié pour être une bénédiction, un canal de ta grâce, dans la vie des autres ? » Et vous verrez : quand vous devenez un canal de bénédiction pour les autres, Dieu, lui, ne manque jamais de vous combler dans votre propre vie en retour.
Leslie : On vient d’entendre que la paix provient d’un contentement qui vient d’une confiance totale en Dieu. Ce message fait partie de la série « Un souffle de vie » , durant laquelle on étudie l’histoire de la femme sunamite qui est écrite dans le 2è livre des Rois, dans le chapitre 4. Dans cette série, on va aussi découvrir l’histoire de personnes qui ont crié à Dieu après la mort d’un enfant. Parfois, on réalise que Dieu est la seule chose qui nous reste, et que tout ce qu’on peut faire, c’est crier à lui.
Quand vous traversez une crise, vers qui vous tournez-vous ? La prochaine fois, alors qu’on continue l’étude sur la femme sunamite, on va voir comment elle a réagi quand elle a été frappée par une tragédie. Alors, rejoignez-nous pour la suite, ici, sur Réveille Nos Coeurs ! A tout bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 ©
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.