Un foyer qui bénit
Leslie Basham : Des fois, il est bon de se rappeler que nos foyers ne sont pas seulement pour nous, pour notre famille, mais aussi pour servir les autres.
Nancy Leigh DeMoss : On veut avoir une magnifique maison, mais on ne veut pas forcément pratiquer l’hospitalité. On veut que notre intérieur soit impeccable, digne d’un magazine… mais on ne veut pas que quelqu’un vienne y mettre du désordre.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Dans le podcast précédent, on a commencé une nouvelle série : « Un souffle de vie » . Cette série est en fait une étude sur la femme sunamite qu’on trouve dans le 2è livre des Rois, au chapitre 4. Dans le premier épisode, on a vu combien l’hospitalité, dont cette femme a fait preuve envers le prophète Élisée, a été précieuse. Ce thème de l’hospitalité a fait réfléchir beaucoup de nos …
Leslie Basham : Des fois, il est bon de se rappeler que nos foyers ne sont pas seulement pour nous, pour notre famille, mais aussi pour servir les autres.
Nancy Leigh DeMoss : On veut avoir une magnifique maison, mais on ne veut pas forcément pratiquer l’hospitalité. On veut que notre intérieur soit impeccable, digne d’un magazine… mais on ne veut pas que quelqu’un vienne y mettre du désordre.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Dans le podcast précédent, on a commencé une nouvelle série : « Un souffle de vie » . Cette série est en fait une étude sur la femme sunamite qu’on trouve dans le 2è livre des Rois, au chapitre 4. Dans le premier épisode, on a vu combien l’hospitalité, dont cette femme a fait preuve envers le prophète Élisée, a été précieuse. Ce thème de l’hospitalité a fait réfléchir beaucoup de nos auditrices. Et nous allons donc nous arrêter un moment aujourd’hui sur cette thématique de l’hospitalité, pour essayer de mieux nous l’approprier. Pour ce faire, on va vous partager quelques uns des nombreux messages et témoignages que nous avons reçu, qui ont été inspirés par cette femme sunamite qui avait ouvert son foyer pour l’avancement du royaume de Dieu.
Voici tout d’abord le message reçu de la part de Trudy : « Lorsque quelqu’un venait en visite chez ma mère, quel que soit le moment de la journée, vraiment, à n’importe quel moment de la journée, elle proposait toujours de quoi manger. Elle ouvrait les placards et sortait du pain, des biscuits, etc. Ça aurait vraiment été surprenant si quelqu’un était reparti de chez nous ayant faim, parce qu’il y avait toujours de la nourriture sur la table. Je ne sais pas si ma mère avait simplement l’esprit de l’hospitalité, mais elle proposait toujours quelque chose. Ma sœur et moi, nous ne sommes pas aussi généreuses qu’elle. D'ailleurs on n’est pas tout le temps en train de cuisiner ou de faire des gâteaux. Je ne sais pas si l’hospitalité est un art qui est en train de disparaître, mais je crois que pour la plupart d’entre nous qui avons la cinquantaine, nous avons le souvenir que la génération de nos parents avait toujours quelque chose à offrir en cas de visite impromptue. »
Nancy : Ce témoignage de Trudy nous rappelle en effet des souvenirs, mais je crois que ce qui est important, ce qu'il faut qu'on se rappelle et qu'on transmette à la jeune génération, c'est qu'il n’est pas nécessaire d’être un cordon bleu, ni passionnée de pâtisserie, ni gastronome hors pair ou un chef étoilé pour pratiquer l’hospitalité. J’ai déjà exercé l’hospitalité dans ma maison avec simplement du soda, des bretzels, du pop-corn, ou encore d’autres confiseries qui ne sont pas les meilleures pour la santé et je ne vais même pas les mentionner d'ailleurs.
Ce qui compte, c’est ce qu’on a dans le cœur. Je crois que très souvent, accueillir les autres nous intimide parce qu’on pense que la maison doit être impeccable. Je vais vous dire franchement : actuellement, avec une famille de six personnes à la maison, chez moi ce n’est pas impeccable. Il y a des jouets sur le sol, ou d’autres choses sur lesquelles on pourrait trébucher... Mais ce n’est pas ce qui compte. Ce qui compte, c’est d’ouvrir notre cœur et d’accueillir les gens dans notre maison.
Ce qui se passe, en réalité, quand on fait ça, c’est qu'on les accueille dans notre vie. Ce qu'on leur communique c'est : « Je tiens à toi. Je veux t’aider. Je veux te bénir. » Et se retrouver autour d’un repas, c'est un très bon moyen. Au fil des ans, j’ai appris à faire preuve de souplesse ou de créativité. Il m’est déjà arrivé de rentrer chez moi après mes invités — oui, vraiment ! J’ai trouvé différentes façons de m’organiser pour trouver de quoi faire un repas. Parfois, il m'a fallu dire « Vous seriez d'accord d'apporter quelque chose à manger ? » On fait ce qu’on peut avec ce qu’on a pour exprimer ceci : « On peut passer du temps ensemble dans la communion fraternelle » .
Et moi qui ai été très longtemps célibataire avec un fort engagement dans le ministère, j'aimerais vous dire à quel point je suis reconnaissante d'avoir des amies qui savent bien cuisiner, préparer des repas sains, nourrissants, qui savent faire de la pâtisserie. Je pense à une de mes amies, Jennifer… Je me souviens particulièrement d'une fois où je suis passée chez elle. Avec sa belle-mère, elles avaient préparé un excellent repas. C’était un repas fait maison, et pour moi, ça a été un pur moment de plaisir : de bons petits plats cuisinés avec amour. En tant que servante du Seigneur, je sais que c’est un privilège d'être au bénéfice du don de l’hospitalité. Ne sous-estimez pas la puissance et la valeur de ce que représente l’hospitalité pour votre famille, pour vos invités, et pour les autres personnes que vous accueillez chez vous.
On a reçu un témoignage d’une autre femme qui écrivait ceci : « Il y a environ un an et demi, nous avons emménagé dans une maison un peu plus grande, sur un terrain où il y avait un petit chalet où on pouvait accueillir mes beaux-parents. C’est parfois un peu compliqué qu’ils soient si proches, mais ça s’est aussi révélé être une bénédiction. Dans cette maison, nous avons maintenant assez de place pour recevoir des gens. Même avec mes six enfants et même si on est très occupés, je sais et je crois que Dieu nous a appelés ici pour pratiquer l’hospitalité et pour partager ce que nous avons. Mais ce qui est plus difficile pour moi, c’est mon attitude de cœur. Ce que je trouve compliqué, c’est comment faire tout cela avec joie, même si je sais que Dieu m appelle à cela. Votre dernier podcast m’a donc rappelé que je dois être accueillante avec un cœur joyeux, pas seulement par obéissance, mais aussi par plaisir. »
Je crois que c'est important ce que dit cette femme par rapport à l’attitude du cœur. Ça fait toute la différence, n’est-ce pas ? Parfois, les autres ne s’en rendent pas compte… mais nous, on le sait.
Et cette auditrice poursuit son témoignage ainsi : « Je me suis dit que ce podcast sur l'hospitalité devrait être un soulagement pour bien des femmes, qui vont découvrir qu’il n’est pas nécessaire d’atteindre le niveau « parfait pour Instagram ou Pinterest » . Personnellement, la technologie, c’est pas trop mon truc — je crois que je n’aime pas trop ça en fait. Aujourd’hui, je trouve que Pinterest ou Instagram, c’est devenu comme les couvertures de magazines, ça génère une énorme dose de culpabilité. Ce qui m’a frappée chez la femme sunamite, c’est qu’elle a dit : « Je vais mettre un lit, une table et une lampe dans la chambre. » Elle n’a pas dit : « Je vais faire plein de découpage pour décorer la pièce. » Elle n’a pas sculpté la chambre dans du bois flotté. Elle a juste répondu à un besoin de manière la plus simple possible.
Je pense que c’est ce qui nous arrive souvent, surtout quand on est jeunes, on se laisse piéger. On veut avoir une magnifique maison, mais au fond, on ne veut pas forcément pratiquer l’hospitalité. On veut que notre intérieur soit impeccable, digne d’un magazine… mais on ne veut pas qu'il y ait quelqu’un qui vienne y mettre du désordre partout.
En général, chez nous, il y a plein de jeunes et d’ados, et c’est bien, car il ne faut pas grand-chose pour les rendre heureux. Des pizzas et du soda, et le tour est joué. Ça, ça me plait. Dieu nous a vraiment bénis récemment en nous offrant une maison plus grande. C’est une chance d’avoir plus pour pouvoir donner plus. Je ne pense pas que l’hospitalité soit quelque chose dont les jeunes femmes entendent beaucoup parler ou qu’elles comprennent nécessairement. Elles pensent qu’il s’agit d’avoir une maison qui ressemble à ce qu’on voit sur Pinterest ou sur Instagram. Donc je crois que dans l’épisode de l’autre jour, vous avez mis le doigt sur le cœur du problème. » Voilà comment elle terminait son message.
Une autre auditrice m’a écrit. J’avais eu le privilège d’être invitée chez cette dame et j’y ai été chaleureusement accueillie. Avec son mari, ils ont vraiment à cœur d’accueillir les autres chez eux. Dans son message, elle nous explique comment l’hospitalité s’est révélée une grande bénédiction pour elle et toute sa famille. Elle s'appelle Kim.
« J’aime vraiment recevoir des gens chez moi. Je ne peux pas le faire autant que je le voudrais ou autant qu’avant. Mais j’adore avoir du monde à la maison. C’est sympathique de recevoir des amis, mais je vous assure que lorsque je nettoie après avoir reçu plusieurs personnes, c’est encore un moment agréable où je réfléchis et repense à la façon dont nous avons passé notre temps tous ensemble et partagé ce que Dieu fait dans nos vies.
Je me souviens avoir organisé une grande fête d’anniversaire pour une amie. Elle a pu entendre de nombreuses personnes lui dire qu’elle avait été une véritable bénédiction dans leur vie, et cela l’a encouragée. Je pense à une autre amie célibataire qui vit seule. Néanmoins elle a aménagé trois belles chambres chez elle. Elle ouvre tout le temps sa maison aux personnes qui viennent visiter sa ville.
Tous ceux qui y séjournent disent qu'ils n'ont jamais dormi dans un lit aussi confortable et qu'ils n'ont jamais passé une nuit aussi reposante. Elle propose des jeux pour les enfants de tous âges, ainsi que pour les adultes. C’est un lieu de fête. Ce n’est pas forcément un endroit digne d’être publié sur Pinterest ou Instagram, mais c’est confortable. C’est accueillant. C’est inspirant et je crois que c’est Dieu qui pousse les gens à venir là. C'est Dieu qui leur dit "Venez vous asseoir à côté de moi et laissez-moi vous aimer." Voilà pourquoi chez moi j'aime pratiquer l'hospitalité, et j’adore aller chez des gens qui font cela pour refléter l'amour du Christ. »
Leslie : Angela, une autre de nos auditrices, a relevé un défi de taille. Elle nous raconte comment elle a été amenée à accueillir chez elle une femme qui sortait de prison. Voilà ce qu’elle nous a écrit.
« Récemment, une femme qui venait de sortir de prison est venue habiter chez moi. Je ne la connaissais pas auparavant, et cela a été très difficile. Je suis célibataire et je n’ai pas une grande maison, mais j’ai vraiment senti que le Seigneur m’inspirait en me disant : "Il est temps de l’accueillir chez toi."
Il m’est arrivé plusieurs fois d’avoir eu envie d’ouvrir la porte et de la mettre dehors. Comme on l’a souvent entendu, quand le Seigneur nous appelle à faire quelque chose, cela peut être difficile, mais il faut persévérer, car on ne sait pas qui on accueille, ni l’impact ou l’influence qu’on pourrait avoir. J’ai plusieurs amies qui m’ont dit : "Angela, je n’en reviens pas que tu fasses ça… juste de te voir le faire, c’est impressionnant."
C’était difficile quelquefois, mais ça s’est aussi révélé être une bénédiction. Cette femme avait rencontré le Seigneur en prison, et elle continue de grandir dans sa foi. Maintenant, elle travaille pour notre ministère, elle fait le ménage dans les maisons qu’on loue pour les vacances. Et elle est présente pour m’aider.
Comme je voyage beaucoup avec le ministère, elle est là pour gérer les choses, pour faire ce que je ne peux pas faire quand je suis en déplacement. »
Nancy : Je le trouve très touchant ce témoignage d’Angela qui a accueilli cette femme chez elle, à l’exemple de Christ. Et c'est quelque chose qui lui a vraiment permis de s’épanouir. Elle voit déjà tellement de changements en elle. Ça va vraiment marquer sa vie en profondeur.
Le prochain témoignage qu'on va entendre, c’est celui de Vicky, une maman qui se retrouve seule, depuis que tous ses enfants adultes ont quitté le nid.
Leslie : Elle aussi aime pratiquer l’hospitalité. Voici ce qu’elle nous écrit :
« J’ai un petit secret pour avoir, à tout moment, des cookies pour accueillir mes invités. Dans mon congélateur, j’ai toujours de la pâte à cookies toute prête à découper. J’ai grandi dans une grande ville et on avait une toute petite cuisine. Donc chez nous, la pâtisserie, c’était simple : on sortait un rouleau de pâte à cookies du congélateur, on le coupait en tranches, on les posait sur la plaque, et hop, au four ! C’était notre version du fait maison. Aujourd’hui, même si mes enfants sont partis, plusieurs amies de ma fille qui me considèrent encore comme leur deuxième maman reviennent me voir. Voilà, l’hospitalité, ça peut prendre plein de formes différentes.
Je voulais aussi partager que parfois, mon mari et moi, on n’est pas sur la même longueur d’onde. Ça peut créer des tensions entre nous. Pour ma part, j’ai toujours envie d’inviter tout le monde. Aujourd’hui, je prie pour mieux le respecter, l’honorer dans notre maison, et vraiment attendre son feu vert — je n’invite pas juste les gens à l’improviste, mais je m’assure que lui aussi en a envie. Et ça, ça a vraiment été bénéfique. C’est beau de le voir grandir dans cette envie d’accueillir. Et maintenant, quand on reçoit des gens, c’est une décision qu’on a prise ensemble. C’est un point que je voulais souligner, car je pense que c’est important. »
Nancy : Ce que Vicky a décrit, c’est exactement l’état d’esprit de la femme sunamite. Avant de construire une chambre pour le prophète, avant d’agrandir sa maison, elle en parle d’abord avec son mari.
C’est très important d’être sur la même longueur d’onde. Certaines d’entre vous sont peut-être mariées à des hommes plus introvertis, qui ne sont pas forcément du genre à organiser des fêtes ou des apéros. Il faut en tenir compte, être sensibles à ça, parce que votre mari — si vous êtes mariée — c’est en fait votre invité le plus important à la maison. La Bible dit aussi que l’hospitalité est l’une des qualités demandées à ceux qui veulent être anciens ou diacres, aux personnes en position de responsabilité dans l’Église. Mais ça ne veut pas dire qu’il faut tout le temps organiser des fêtes ! Ça veut juste dire : cultiver un esprit chaleureux, un esprit accueillant, et se servir de ce que Dieu vous a donné pour bénir les autres. Et c'est important aussi de laisser votre mari grandir dans ce domaine-là.
Mais il faut réaliser que, parfois, Dieu peut être en train de vous protéger à travers l’hésitation de votre mari à organiser quelque chose tous les soirs à la maison. Peut-être qu’il sent que ce n’est pas vraiment raisonnable ou faisable dans la période de vie que vous traversez. C’est aussi pour ça que Dieu vous a donnés l’un à l’autre : pour vous aider mutuellement. IDonc c'est important d'en parler, comme la femme sunamite l’a fait avec son mari. Priez ensemble, cherchez la volonté du Seigneur, et dites-lui : « Seigneur, comment est-ce que nous pouvons utiliser ce que tu nous as confié pour bénir les autres en ce moment, dans cette période de nos vies ? »
Leslie : Nous avons encore deux messages ici, tout d’abord celui de Marcie Rose, qui est assez court et puis celui de Lori, qui est un peu plus long. Ces deux femmes nous rappellent que pratiquer l’hospitalité n’est pas toujours une chose facile, mais que c’est une bénédiction. Voici ce que Marcie Rose a écrit.
« Je prie que le Seigneur vienne toucher nos cœurs, que nos coeurs puissent être empreints de ses désirs, parce que, soyons honnêtes, ça ne vient pas naturellement. Je prie vraiment que le Seigneur inspire chacune d’entre nous de penser à quelqu’un — peut-être un voisin, une amie, une personne perdue de vue. Je prie qu’il nous montre clairement qui, dans notre esprit et dans notre cœur et que nous puissions dire ‘oui’ à cela. Je prie vraiment que Dieu retire ces barrières d’égoïsme qui nous retiennent et qu’il nous pousse à répondre à son appel. »
Et voici Lori : « J’ai quatre enfants, on fait l’école à la maison et toutes les deux semaines, on accueille un petit groupe chez nous. Il y a environ trente enfants qui viennent. Comme on dit, "plus on est de fous, plus on rit". Autant vous dire que ma maison est parfois dans un sale état. Les enfants ont leurs propres leçons bibliques. Mais on pense que c’est important qu’ils nous voient, nous les parents, en train de nous rassembler pour prier et étudier la Bible.
Quelquefois, c’est un peu compliqué, honnêtement, je commence à être un peu fatiguée, un peu à bout. Avec ce message sur l’hospitalité, le Seigneur parle à mon cœur, je l’entends me dire : "C’est bien ce que tu fais. C’est une bonne chose d’avoir tous ces enfants chez toi." Après dix ans, il m’a rappelé que ces enfants qui étaient tout petits au début… ont maintenant bien grandi ! Maintenant, nos jeunes garçons commencent à se préparer pour enseigner la Bible aux plus petits. C’est vraiment une bénédiction. Merci pour votre podcast, ça m’a beaucoup encouragée parce que j’étais vraiment fatiguée. »
Nancy : C’est important de découvrir qu’on a besoin d’être remplies, pour pouvoir ensuite donner aux autres. Il faut garder en tête que la sunamite n’avait pas tout le temps du monde chez elle. C’est pour ça qu’il faut de la sagesse, du discernement, et chercher la volonté du Seigneur en lui demandant : « Dans cette période de ma vie, à qui veux-tu que j’apporte quelque chose au travers de mon hospitalité ? » Peut-être que Dieu ne vous a pas donné une maison suffisemment grande pour accueillir une trentaine d'enfants, peut-être que ce n’est tout simplement pas le bon moment dans votre vie. Alors, ne vous comparez pas à la vie des autres, ne culpabilisez pas de tout ce que vous ne pouvez pas faire, et ne vous glorifiez pas non plus de tout ce que vous faites. Mais demandez juste au Seigneur : « Qu’est-ce que tu veux que je fasse, là, maintenant dans ma situation actuelle ? » Et si vous êtes mariée, parlez-en aussi avec votre mari et cherchez ensemble comment vous pourriez utiliser ce que Dieu vous a confié pour bénir les autres.
Et j'aimerais justement illustrer ceci, comment l’hospitalité peut prendre différentes formes selon la période de la vie que l’on traverse, en vous lisant le témoignage de Sarah qui a traversé plusieurs saisons de vie. Elle écrit ceci :
« Notre maison a toujours été ouverte à ceux qui voulaient venir. Avec le temps, ça a pris des formes différentes. Très tôt, avant même d’avoir des enfants, nous étions impliqués dans le ministère auprès des jeunes. Il y avait déjà des jeunes qui venaient chez nous. On essayait d’accompagner d’autres couples.
Quand mes enfants sont arrivés, ils ont été scolarisés dans le public, et ça a été une énorme opportunité de témoignage. Les idéaux familiaux d’aujourd’hui ne ressemblent pas forcément au vécu de toutes les familles. Il y a tant d’enfants qui ne connaissent même pas ce que c’est qu’un vrai foyer. Ils n’ont aucune idée de ce que représente une famille. Même dans des foyers chrétiens.
Mais l’hospitalité évolue avec le temps, et c’est vraiment un héritage que vous, en tant que mères, ou en tant que femmes célibataires, pouvez transmettre. J’ai le sentiment que tellement de personnes ont investi dans la vie de nos enfants.
Je pense que l’hospitalité peut vraiment prendre plein de formes différentes, que ce soit pour une personne seule, une famille, un groupe de jeunes ou même des personnes plus âgées. Et en ce moment, dans la période de ma vie où je me trouve, j’ai le cœur tourné vers les personnes âgées. J’ai l’impression qu’on les oublie un peu. Il y a tellement de sagesse à recevoir de leur part. Selon les saisons de vie, l’hospitalité peut vraiment avoir des visages très différents. »
Leslie : Voici un dernier témoignage pour aujourd’hui d'une personne n’a pas donné son nom :
« Quand je pense à un exemple d’hospitalité, je pense tout de suite à ma mère. Nous étions quatre filles à la maison, nous n’avions que deux chambres. Mes parents avaient été relégués au sous-sol. Mais, ils accueillaient toujours des missionnaires. Je me souviens d’un moment en particulier : ils avaient déjà un couple chez nous, donc les quatre filles, on dormait toutes dans une même chambre. Le pasteur est venu voir ma mère en lui disant :
"Diane, on a besoin de plus de place. Il y a encore deux missionnaires qui arrivent, et je ne sais pas où les mettre." Alors, on a toutes libéré nos chambres et on les a laissées aux missionnaires. Il ne faut pas nécessairement avoir une très grande maison, il faut juste être prêt à partager. Et le plus beau dans tout ça, c’est que deux des fils de ce missionnaire ont fini par épouser deux de mes sœurs ! Comme quoi, on ne sait jamais ce que Dieu prépare.
Dieu m’a bénie en me donnant pour exemple une maman extraordinairement généreuse. Aujourd’hui, j’ai la joie de pouvoir moi-même reproduire cet exemple. Dieu nous a bénis, mon mari et moi, avec une grande maison où on peut accueillir du monde. Une maison pleine, c’est toujours une maison vivante ! »
Nancy : Tous ces témoignages que nous avons pu entendre mettent en évidence la valeur de l’hospitalité. J’aimerais terminer en vous proposant de garder à l’esprit les 10 points clés de cette belle qualité qu’est l’hospitalité, et de comprendre aussi tout ce qu’elle peut nous apporter.
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Premièrement : l’hospitalité est l’un des moyens les plus concrets pour exprimer l’amour du Christ. C’est comme ça que les gens peuvent voir qu’on les aime, et qu’on s’aime aussi les uns les autres.
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Deuxièmement : l’hospitalité est un reflet du cœur accueillant de Dieu. On a un Dieu accueillant et quand on pratique l’hospitalité, on montre au monde à quoi il ressemble.
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Troisièmement : l’hospitalité est un excellent moyen de créer de l’unité et une vraie communauté de croyants. C’est une façon de vraiment apprendre à se connaître. On ne peut pas vraiment entrer dans la vie des autres juste en restant entre les quatre murs de l’église. C’est là qu’on se rencontre, oui. Mais c’est dans les maisons qu’on partage un repas, qu’on fait tomber les barrières, et qu’on crée un climat où la vraie communion et l’amour peuvent s’exprimer.
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Quatrièmement : La Bible promet des récompenses pour celles et ceux qui pratiquent l’hospitalité. D'ailleurs ces récompenses ne sont pas seulement pour la vie d’ici-bas. Il y a aussi des récompenses promises dans le ciel pour les personnes qui pratiquent l’hospitalité.
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Cinquièmement : L’hospitalité est l’un des moyens les plus puissants pour éveiller une soif de Christ dans le cœur de ceux qui ne sont pas croyants. Certaines personnes n’oseraient jamais franchir la porte d’une église… mais elles accepteront volontiers de venir chez vous. Et c’est là, dans ce cadre-là, qu’on peut commencer à leur faire découvrir l’amour de Christ.
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Sixièmement : L’hospitalité peut vous aider à lutter contre la solitude et la déprime. Je pense à certaines femmes célibataires, ou bien veuves ou divorcées, qui vivent seules et qui se sentent parfois découragées ou isolées. L’hospitalité, c’est un moyen concret de faire face à cela.
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Septièmement : L’hospitalité nous aide aussi à lutter contre l’égoïsme. Bon, bien sûr, aucune de nous n’est égoïste, bien entendu ! Justement, pratiquer l’hospitalité, c’est aller à l’encontre de cette tendance naturelle. C’est une façon de casser cet instinct égoïste qu’on peut tous avoir.
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Huitièmement : L’hospitalité nous aide à lutter contre le matérialisme. Ça nous recentre sur les valeurs éternelles.
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Neuvièmement : Si vous avez des enfants, l’hospitalité est une excellente façon de leur transmettre un cœur pour le service et l’envie de bénir les autres. Ça leur montre concrètement ce que c’est de servir avec amour.
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Et enfin, dixièmement : Même s’il n’y avait aucune autre raison, celle-ci suffirait largement : Dieu nous commande de pratiquer l’hospitalité. Si vous êtes enfant de Dieu, j’ai une petite nouvelle pour vous : l’hospitalité, ce n’est pas optionnel.
Leslie : Voilà les dix raisons qui montrent à quel point c’est important de comprendre ce que signifie vraiment l’hospitalité. La prochaine fois, on continuera la série « Un souffle de vie » et on se posera une question intéressante: « Est-ce que nous grandissons dans le domaine du contentement? » Quand on n’est pas satisfait de ce qu’on a, est-ce qu'on le sera quand on aura ce qu’on aimerait avoir ? Alors, on se réjouit de vous retrouver pour le 3è podcast de cette série, ici, sur Réveille Nos Coeurs.
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 ©
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.