La paix au cœur de l’épreuve
Leslie Basham : Quand une crise vient perturber votre paix, vers qui est-ce que vous vous tournez ?
Nancy Leigh DeMoss : En pleine crise, son réflexe, c’est d’aller trouver Dieu. C’est vers lui qu’elle se tourne. Pas vers son mari. Pas vers ses amis. Mais vers Dieu.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs avec le 4ième épisode de la série « Un souffle de vie » .å
À tout moment, notre vie peut prendre un tournant tragique. Et, si vous venez de subir un coup terrible, je suis convaincue que le podcast d’aujourd’hui peut vous apporter du réconfort et un nouveau regard.
Nancy : Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai vraiment pris plaisir à mieux connaître cette femme sunamite dont on parle dans 2 Rois, chapitre 4. On découvre une femme généreuse, accueillante, pleine de grâce, qui sait se contenter de ce …
Leslie Basham : Quand une crise vient perturber votre paix, vers qui est-ce que vous vous tournez ?
Nancy Leigh DeMoss : En pleine crise, son réflexe, c’est d’aller trouver Dieu. C’est vers lui qu’elle se tourne. Pas vers son mari. Pas vers ses amis. Mais vers Dieu.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs avec le 4ième épisode de la série « Un souffle de vie » .å
À tout moment, notre vie peut prendre un tournant tragique. Et, si vous venez de subir un coup terrible, je suis convaincue que le podcast d’aujourd’hui peut vous apporter du réconfort et un nouveau regard.
Nancy : Je ne sais pas pour vous, mais moi, j’ai vraiment pris plaisir à mieux connaître cette femme sunamite dont on parle dans 2 Rois, chapitre 4. On découvre une femme généreuse, accueillante, pleine de grâce, qui sait se contenter de ce qu’elle a, et qui est bénie par Dieu de plusieurs manières, parce qu’elle a su accueillir les autres.
Pour celles d’entre vous qui nous rejoignent juste maintenant, laissez-moi reprendre le passage qu’on a vu jusqu’ici. Ensuite, on continuera avec la suite dans 2 Rois chapitre 4, à partir du verset 8.
« Un jour, Élisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de haute condition qui insista pour qu’il accepte de manger. Chaque fois qu’il passait par là, il se rendit désormais chez elle pour manger. Elle dit à son mari : “Vois-tu, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu. Faisons une petite chambre indépendante et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il puisse s’y retirer quand il viendra chez nous.”
Élisée revint un jour dans la région. Il se retira dans la chambre à l’étage et y coucha. Il dit à son serviteur Guéhazi : “Appelle cette Sunamite.” Guéhazi l’appela et elle se présenta devant lui. Élisée dit à Guéhazi : “Dis-lui : ‘Tu t’es donné toute cette peine pour nous ! Que pouvons-nous faire pour toi ? Faut-il parler en ta faveur au roi ou au chef de l’armée ?’” Elle répondit : “Je vis bien tranquillement au milieu de mon peuple.” »
On l’a vu lors de la dernière séance, en gros, ce qu’elle dit, c’est « J’ai ce qu’il me faut. Je suis satisfaite. Ce que j’ai, c’est suffisant. » Elle n’avait pas tout ce qu’elle aurait pu désirer — et on va le voir dans un instant — mais elle était reconnaissante de ce que Dieu lui avait déjà donné, et elle utilisait ce qu’elle avait pour bénir les autres.
Alors au verset 14, après avoir reçu sa réponse, Élisée pose la question : « Alors, qu’est-ce qu’on pourrait faire pour elle ? »
C’est un peu comme s’il disait : « Que faire pour cette femme qui semble avoir tout ce qu’il lui faut, qui ne manque de rien et qui est satisfaite de sa vie ? On a envie de la bénir parce qu’elle a été tellement généreuse avec nous. »
« Guéhazi répondit : “En fait, elle n’a pas de fils et son mari est vieux.” » [Il faut comprendre : elle ne peut pas avoir d’enfant. Elle est stérile. Ils n’ont pas pu satisfaire ce désir profond, qui comptait tellement dans la culture juive.]
« Alors Élisée dit à Guéhazi : “Appelle-la.” Guéhazi l’appela et elle se présenta à la porte. Élisée lui dit : “À la même époque, l’année prochaine, tu embrasseras un fils.” Elle répondit : “Non, mon seigneur, homme de Dieu, ne trompe pas ta servante !” » [Ne fais pas naître en moi des espoirs qui seront ensuite anéantis.]
Cette femme devint enceinte et elle mit au monde un fils à la même époque, l’année suivante, comme Élisée le lui avait dit. (vv. 8–17).
Alors là, on a cette femme généreuse, pleine de bonté, qui a servi, qui a pratiqué l’hospitalité auprès des autres. Voilà qu’après des années de stérilité, Dieu lui donne un enfant —un miracle, un cadeau précieux. Une grande joie, un sentiment de plénitude entre dans sa maison. On peut facilement imaginer qu’elle se réjouissait en regardant son fils grandir. C’était l’enfant de la vieillesse de son mari. On ne sait pas quel âge elle avait, elle-même, mais ce fils était un vrai trésor.
J’imagine qu’Élisée aimait aussi ce petit. Il venait de temps en temps rendre visite à la famille, alors peut-être que le petit l’appelait « Tonton Élisée » , qui sait ?
La maison, qui était si calme avant, était maintenant remplie de bruits, de rires d’enfant, de joie, de vie.
Là, on se dit : « Waouh, fin de l’histoire. Quelle belle fin! On pourrait croire que cette femme allait vivre heureuse pour toujours, ave son mari et son fils. Elle avait déjà une maison. Elle avait un mari. Et maintenant, elle avait un enfant. Une fin digne d’un conte de fées, non ? Mais… la vie ne se passe pas toujours comme prévu.
Tout à coup, sans prévenir, une énorme tempête éclate dans la vie de cette femme. Là où elle avait vécu des années de joie, celle-ci se transforme en une profonde douleur.
Un commentateur a dit à propos de ce passage : « Comme tout ce qu’on possède sur cette terre est fragile ! »
Tout ce qu’on possède dans ce monde — que ce soit des objets, des relations, une maison, ou même notre confort — reste fragile et temporaire. Rien n’est garanti, et tout peut disparaître du jour au lendemain. C’est pour ça qu’il ne faut pas trop s’attacher aux choses matérielles. Si on y place toute notre confiance, on finit toujours par être déçues ou inquiètes. La paix véritable, la vraie stabilité, c’est quand on place notre espérance en Dieu. Lui, personne ne peut nous l’enlever. Et quand tout autour de nous bouge ou s’écroule, il reste fidèle, solide, immuable.
Comme tout ce qu’on possède ici-bas est fragile, n’est-ce pas ? On le voit bien dans le verset 18 : « L’enfant grandit… » . On ne sait pas vraiment quel âge il avait, mais il était assez grand pour aller aux champs. « Un jour il était allé trouver son père avec les moissonneurs. » Quelques versets plus loin, on réalise qu’il était encore assez petit pour être porté sur les genoux de sa mère.
Alors certains commentateurs pensent qu’il avait peut-être entre quatre et six ans, ou peut-être sept ou huit ans — pas un tout petit, mais pas encore un grand non plus.
« L’enfant grandit. Un jour qu’il était allé trouver son père vers les moissonneurs, il lui dit : “Ma tête ! Ma tête !” Le père dit à son serviteur : “Amène-le à sa mère.” »
On ne sait pas exactement ce qui est arrivé à cet enfant — peut-être une insolation. C’était la période de la moisson, donc le soleil devait taper très fort, même dès le matin. Il faisait une chaleur étouffante. Mais quoi qu’il en soit, le père semble penser que ce n’est qu’un petit malaise passager. Il ne se rend pas compte de la gravité de la situation. Il se dit que la mère saura quoi faire. Alors il dit au serviteur : « Ramène l’enfant à sa mère. »
Et au verset 20, on lit : « Le serviteur prit l’enfant et l’emmena à sa mère. L’enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu’à midi, puis il mourut. »
En trois versets à peine, la vie de cette femme est complètement bouleversée. Un vrai drame. Le matin, elle envoie son fils en pleine santé rejoindre son père aux champs. Avantmême l’heure du déjeuner, l’enfant revient en se plaignant d’un mal de tête. Et en peu de temps, alors qu’elle le tient sur ses genoux, son fils rend son dernier souffle. En quelques heures à peine, tout son monde s’est effondré.
Certaines d’entre vous savent ce que c’est. Vous avez vécu ce moment où tout bascule en un instant. En une seule journée — une seule matinée dans ce cas — un appel, une nouvelle, et tout bascule. Parfois c’est un enfant, parfois un mari, ou un événement inattendu, comme un incendie… quelque chose que vous n’auriez jamais imaginé en vous levant ce matin-là.
La joie immense que cette femme avait connue grâce au miracle de Dieu se transforme en une douleur indicible.
Nous avons donc une femme qui, au départ, ne pouvait pas avoir d’enfant. Dieu a accompli un miracle et lui a permis de mettre au monde ce fils. Elle l’a vu grandir… et maintenant, elle le perd. Quel retournement de situation ! Quelle tempête émotionnelle ! Un jour tout va bien, le lendemain, tout s’effondre. On a presque le vertige rien qu’en lisant cet épisode tellement ça se passe vite.
À ce moment-là, elle vient de perdre ce qui faisait toute la joie de sa vie. Si elle prend ne serait-ce qu’un instant pour penser à l’avenir, il n’y a plus d’espoir, humainement parlant. La mort est tellement brutale… et il n’y a plus de fils pour faire perdurer le nom de la famille, plus personne pour prendre soin d’elle dans sa vieillesse. On ne sait pas exactement ce qui se passait dans sa tête à cet instant, peut-être qu’elle n’arrivait même plus vraiment à réfléchir.
Mais elle savait aussi que cet enfant était un miracle. Cet enfant était un don de Dieu. Il n’y avait pas d’autre explication. Alors, quelque part au fond d’elle-même, elle savait que si Dieu avait pu lui donner un fils après tant d’années de stérilité, ce même Dieu pouvait aussi le lui rendre.
Le verset 21 dit : « Elle monta le coucher sur le lit de l’homme de Dieu, ferma la porte derrière lui et sortit. »
Elle dépose le corps de son fils dans un endroit tranquille, à l’abri des regards, là où personne ne viendra le déranger. Peut-être qu’elle ne veut pas que quelqu’un découvre qu’il est mort. Elle sait qu’elle va partir voir le prophète, et elle ne veut pas qu’on enterre l’enfant avant son retour — à cette époque, les enterrements avaient lieu très rapidement. Le fait qu’elle le couche sur le lit du prophète semble aussi être un acte de foi, un geste plein d’espérance : peut-être que l’homme de Dieu pourra ramener ce garçon à la vie. Au verset 22, on lit :
Elle appela son mari et dit : « Envoie-moi un des serviteurs et une ânesse ; je veux vite aller vers l’homme de Dieu et revenir. »
J’ai passé du temps à méditer ce passage, à m’y plonger, et d’ailleurs, c’est une très belle façon d’étudier la Bible. Les commentaires m’ont aidée, mais surtout, j’ai cherché à me mettre à la place de cette femme, à ressentir ce qu’elle a vécu. Elle réagit tout de suite, avec détermination. Elle ne s’effondre pas, elle ne panique pas. Au contraire, elle garde un incroyable sang-froid dans des circonstances aussi terribles. Elle ne s’agite pas dans tous les sens ; elle reste lucide, en pleine possession de ses moyens et elle fait ce qu’il faut faire.
Dans cette crise, cette femme fait preuve d’une grande sagesse et d’une grâce remarquable. Et, entre parenthèses, on ne réagit pas ainsi au milieu d’une épreuve si on n’a pas cultivé la sagesse et la grâce avant la crise. Elle avait appris à être reconnaissante, à vivre dans la grâce, à être généreuse. Elle avait écouté les paroles de l’homme de Dieu. Tout cela lui permet d’être armée maintenant, dans ce moment de douleur extrême.
Cela ne veut pas dire qu’elle ne pleure pas. Cela ne veut pas dire qu’elle n’est pas profondément bouleversée, déchirée par la perte de son enfant. Mais cette douleur ne lui fait pas perdre la sagesse ni la grâce qu’elle manifeste dans cette épreuve.
Un auteur a dit un jour : « La maîtrise de soi, c’est cet état d’esprit où, même si l’on ne peut pas s’empêcher d’avoir des émotions, on arrive à les contrôler. »
C’est exactement ce qu’on voit chez elle ici. Elle ressent pleinement ses émotions — et c’est normal. Ce ne serait pas normal si elle ne ressentait pas une peine aussi profonde dans un tel moment. Mais, par la grâce de Dieu, elle ne se laisse pas dominer par son chagrin. Elle parvient à le canaliser pour faire ce qu’il y a à faire.
Alors qu’elle se met en route, je pense à ce passage d’Hébreux, chapitre 11, où il est écrit : « Par la foi, Abraham estima que Dieu pouvait même ressusciter son fils d’entre les morts ; et par la foi, des femmes ont retrouvé leurs morts par la résurrection. »
Quand on connaît Dieu, quand on place son espérance en lui, on connaît le Dieu de la résurrection. On en reparlera plus loin dans cette série. Mais continuons à suivre le déroulement du récit.
Au verset 23, elle appelle son mari et lui dit : « Envoie-moi un des serviteurs et une ânesse ; je veux vite aller vers l’homme de Dieu. » Et son mari lui répond : « Pourquoi veux-tu aller aujourd’hui vers lui ? Ce n’est ni le début du mois ni le sabbat. »
Le père ne semble pas savoir que l’enfant est mort. Et, pour une raison qu’on ignore, la Sunamite ne prend pas le temps de lui dire ce qui s’est passé. On peut imaginer plusieurs explications, mais le texte ne le précise pas.
Alors le mari lui dit : « Pourquoi veux-tu aller voir le prophète aujourd’hui ? Ce n’est ni la nouvelle lune ni le sabbat. » Apparemment, elle et son mari avaient l’habitude d’aller voir Élisée pendant les jours de fête religieuse : ces jours de repos, de célébration, où on allait consulter le prophète, adorer Dieu, prier et écouter l’enseignement de la Parole de Dieu. C’était leur habitude d’y aller lors de ces jours spéciaux, ces jours saints, ces jours de fête.
Alors il lui dit en quelque sorte : « Il n’y a pas d’occasion spéciale, pourquoi veux-tu y aller ? » Et elle répond simplement : « Tout va bien. »
Le mot qu’elle emploie en hébreu, c’est shalom — paix. Elle ne lui annonce pas la terrible nouvelle, que leur fils vient de mourir. Elle dit simplement shalom, paix. Dans certaines traductions, c’est rendu par « tout va bien » , dans d’autres par « ne t’inquiète pas ! » . Et honnêtement, les deux se comprennent très bien dans ce contexte.
Parce que, dans les deux cas, c’est une déclaration de foi. Elle connaît Dieu. Elle aime Dieu. Elle adore un Dieu vivant, bon, sage, capable de faire l’impossible. Et c’est dans cette confiance qu’elle part en disant : shalom, « la paix » , « tout va bien » , ou « tout ira bien » .
Verset 24 : « Puis elle fit seller l’ânesse et dit à son serviteur : “Conduis-moi et avance ! Ne m’arrête pas en route sans que je te le dise.” [Voici une femme en mission, une femme pressée.] “Elle partit donc et se rendit vers l’homme de Dieu au mont Carmel.” »
Le mont Carmel se trouvait à environ vingt à quarante kilomètres de là, selon l’endroit précis où elle allait. Dans les coutumes de l’époque, c’était souvent le maître qui montait sur l’âne — elle sans doute — pendant que le serviteur marchait à côté pour le guider.
Elle lui dit : « Vas-y, pousse l’animal, ne ralentis pas ! Ce n’est pas une promenade du dimanche, on doit y arriver vite ! »
Elle n’a encore rien dit à personne. Le serviteur ne sait pas ce qui s’est passé. Son mari non plus. Mais elle, elle le sait. Et elle sait qu’elle doit aller au plus vite vers la maison du prophète.
Et il faut se souvenir : elle n’est pas dans une voiture. C’est un trajet qui prend des heures. On ne sait pas à quelle vitesse ils avancent, mais sûrement pas plus vite que le pas du serviteur. Alors, pendant tout ce temps, elle réfléchit, elle prie peut-être en silence, elle garde tout ça dans son cœur sans pouvoir en parler à personne.
Mais elle sait exactement où elle va : vers l’homme de Dieu. Elle sait qu’Élisée est un homme saint, qu’il connaît Dieu personnellement, qu’il l’écoute et qu’il parle de sa part. Elle ne sait pas encore ce qui va se passer, mais elle sait qu’elle doit aller vers quelqu’un qui peut lui communiquer la Parole de Dieu.
En pleine crise, son réflexe c’est d’aller trouver Dieu. C’est vers lui qu’elle se tourne. Pas vers son mari. Pas vers ses amis. Mais vers Dieu. En allant chez Élisée, c’est exactement ce qu’elle fait : elle se tourne vers Dieu dans sa détresse, parce qu’elle a appris, au fil du temps, que Dieu est un secours toujours présent, quelle que soit la période de sa vie. Alors qu’elle vit le pire jour de sa vie — le moment où elle a l’impression que son cœur est brisé en deux — elle sait qu’il n’y a qu’un seul endroit où elle peut trouver du réconfort, de la sagesse, de la force… Tout ce dont elle a besoin, elle ne peut le trouver qu’en Dieu. C’est pour ça qu’elle se tourne vers lui.
Verset 25 :
« L’homme de Dieu l’aperçut de loin et dit à son serviteur Guéhazi : ‘Voici notre Sunamite ! Cours donc à sa rencontre et demande-lui : vas-tu bien ? Ton mari et ton enfant vont-ils bien ?’ »
Élisée s’inquiète pour elle. Il voit bien qu’elle a quelque chose en tête. Elle arrive en toute hâte, ce qui est inhabituel. Ce n’est pas le genre de jour où elle vient normalement. Alors il demande : « Est-ce que tout va bien ? Est-ce que tu vas bien ? Ton mari va bien ? Votre enfant va bien ? » Et, pour la deuxième fois, elle répond : Shalom. « Tout va bien. »
Mais qu’est-ce qu’elle veut dire par là, dans ce contexte ? Il y a probablement plusieurs sens possibles — peut-être même plusieurs à la fois.
D’abord, à ce moment-là, elle ne parle pas encore directement à Élisée, mais à Guéhazi, son serviteur. Elle n’est pas encore arrivée jusqu’à la maison du prophète. C’est Guéhazi qui est sorti à sa rencontre. Peut-être qu’elle ne voulait pas ouvrir son cœur ni exposer sa détresse avant d’être face à l’homme de Dieu lui-même. Guéhazi avait séjourné chez elle chaque fois qu’Élisée était venu, donc elle le connaissait bien. Mais elle savait aussi, sans doute, que Guéhazi ne connaissait pas Dieu de la même manière qu’Élisée. Et d’ailleurs, ce détail va ressortir dans la suite du passage — et même dans le chapitre suivant, qu’on ne verra pas ici.
On voit chez Guéhazi certaines attitudes qui ne correspondent pas à celles d’un vrai homme de Dieu. Il n’a pas la même compassion qu’Élisée. Il semble davantage motivé par l’intérêt personnel que par le service ou le don de soi. Il n’a pas vraiment un cœur de serviteur. Et cette femme le savait. Elle ne va donc pas ouvrir son cœur à quelqu’un qui, au fond, ne connaît pas vraiment Dieu ni ne reflète vraiment son caractère.
Et en réfléchissant à cela hier soir, je me suis demandé : quand on demande à quelqu’un « Comment allez-vous ? » , est-ce que cette personne peut véritablement percevoir qu’on connaît Dieu, qu’on se soucie vraiment d’elle, qu’on a un cœur compatissant, qu’elle va pouvoir oser dire ce qu’elle a sur le cœur ? Ou bien est-ce qu’il y a plus de chance qu’elle réponde simplement : « Ça va. »
Combien de fois, quand on demande à quelqu’un « Comment ça va ? » , on entend « Ça va » en retour — pas parce que tout va bien, mais parce que la personne n’est pas sûre qu’on s’intéresse vraiment à elle. Peut-être qu’elle ne croit pas qu’on prendra le temps d’écouter, de compatir, ou qu’on ne connaît pas Dieu suffisamment pour vraiment la réconforter dans son besoin à ce moment-là.
C’est peut-être pour cette raison qu’elle dit à Guéhazi : « Tout va bien. » Mais elle voulait peut-être aussi exprimer, à travers ces mots, une forme d’acceptation et d’abandon à la volonté de Dieu. Comme Job l’a dit : « L’Éternel a donné et l’Éternel a repris. Que le nom de l’Éternel soit béni ! » En d’autres mots : tout ce que Dieu fait est bon.
Dire « tout va bien » , dans ce sens-là, ce n’est pas faire semblant qu’il n’y a pas de douleur, ni de perte, ni de tristesse. C’est reconnaître que, même au milieu de la tragédie, même quand tout s’écroule autour de vous, tout est encore entre les mains de Dieu — et donc, tout va bien.
Si on comprend sa phrase comme « tout ira bien » , cela montre aussi sa foi, sa confiance que Dieu peut encore intervenir, que tout peut encore s’arranger. Mais, qu’il le fasse ou non, elle choisit de faire confiance à la providence de Dieu, même lorsqu’elle a le cœur brisé. Alors elle dit : « Tout va bien. »
Voici ce que dit Matthew Henry sur ce passage :
« Quand Dieu reprend, par la mort, ceux qui nous sont les plus chers, il convient que nous disions paisiblement : “Tout va bien — pour eux comme pour nous.” Tout va bien, car tout ce que Dieu fait est bon. Tout va bien pour ceux qui sont partis s’ils sont auprès de lui, et tout va bien pour ceux qui restent si cette épreuve les aide à se rapprocher du ciel. »
Si l’épreuve que Dieu permet dans notre vie nous rapproche un peu plus du ciel, alors tout va bien.
J’ai reçu récemment un message d’une amie qui a un enfant prodigue — un enfant qui s’est éloigné, très loin. Cette amie priait avec moi pendant que je travaillais sur cette série sur la Sunamite. Elle m’a écrit ceci :
Je pense à ma propre vie… et à cette femme sunamite. Deux fois, elle a dit : « Tout va bien. » Pourtant, tout n’allait pas bien, loin de là. Alors pourquoi a-t-elle dit cela ? Elle l’a dit par la foi et grâce à la confiance profonde qu’elle avait en Dieu. Ça me rappelle ce chant, Quel repos céleste écrit par Horatio Spafford, après avoir perdu ses quatre filles dans un naufrage. Malgré cette tragédie, il sentait la paix de Dieu dans son cœur.
J’ai appris à aimer ce chant. Dieu donne la grâce de chanter, même au milieu des épreuves, des déceptions et de la douleur.
Et elle a simplement signé : « dans la paix de Christ, » suivi de son nom.
Je ne sais pas ce qui se passe dans votre vie aujourd’hui, ni ce qui arrivera demain. Vous serez peut-être au cœur d’une situation bouleversante — avec votre enfant, votre mari, ou une situation sur laquelle vous n’avez aucun contrôle. Un moment où tout semble basculer, où votre monde s’effondre, où il semble qu’il n’y a plus d’espoir.
Mais la vraie question, c’est celle-ci : êtes-vous assez proches de Dieu pour que même à travers vos larmes, vous puissiez lever les yeux vers lui et dire : « Tout va bien… ne vous inquiétez pas. » Cette femme l’a dit avant même de connaître la fin de l’histoire, avant de voir Dieu agir. Elle croyait déjà que tout allait s’arranger, parce qu’elle avait confiance en Dieu. Qu’il change la situation ou non, si vous êtes entre ses mains, si vous lui appartenez, alors oui — tout va bien, et tout ira bien.
Leslie : « Tout va bien. » Cette phrase prononcée par une femme en plein cœur d’une tragédie est un exemple pour chacune de nous.
On est en train d’étudier son histoire dans la série « Un souffle de vie » . Mais, peut-être que, quand vous regardez autour de vous, vous êtes tentées de penser que non, tout ne va pas bien. Vous voyez de la violence et de l’agitation dans le monde, des attaques contre les croyants, des réfugiés qui cherchent asile. Vous voyez le mal grandir même dans notre propre pays. Et peut-être même, que, chez vous, les choses ne semblent pas aller bien non plus. Alors, on vous encourage à crier vers le Seigneur. C’est lui le seul qui peut, au final, tout remettre en ordre.
Est-ce que vous aimeriez savoir comment Dieu a répondu à la prière de cette femme sunamite ? Alors, ne manquez pas notre prochain épisode, où on va découvrir la suite de cette histoire. Alors, à très vite, ici, sur Réveille Nos Coeurs !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 ©
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.