Dannah Gresh : Dans les lois de l’Ancien Testament, on voit que Dieu n’est pas contre les femmes, mais qu’il est pour les femmes !
Dr Katie McCoy : Quelle que soit sa situation socio-économique, quelle que soit sa culture, la valeur d’une femme vient du fait qu’elle est créée à l’image de Dieu, et Dieu défend les femmes les plus vulnérables.
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Si vous suivez le plan de lecture biblique de Réveille Nos Cœurs cette année, Voyage à travers la Bible, qui est disponible sur notre site ou sur YouVersion, vous avez lu — ou vous allez lire — les chapitres 24 à 26 du livre du Deutéronome. Le chapitre 24 commence avec des lois concernant les certificats de divorce. Le chapitre 25 parle de ce qu’on appelle le mariage léviratique. En gros, si un homme meurt sans laisser d’héritier, …
Dannah Gresh : Dans les lois de l’Ancien Testament, on voit que Dieu n’est pas contre les femmes, mais qu’il est pour les femmes !
Dr Katie McCoy : Quelle que soit sa situation socio-économique, quelle que soit sa culture, la valeur d’une femme vient du fait qu’elle est créée à l’image de Dieu, et Dieu défend les femmes les plus vulnérables.
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Si vous suivez le plan de lecture biblique de Réveille Nos Cœurs cette année, Voyage à travers la Bible, qui est disponible sur notre site ou sur YouVersion, vous avez lu — ou vous allez lire — les chapitres 24 à 26 du livre du Deutéronome. Le chapitre 24 commence avec des lois concernant les certificats de divorce. Le chapitre 25 parle de ce qu’on appelle le mariage léviratique. En gros, si un homme meurt sans laisser d’héritier, c’est la responsabilité de son frère d’épouser la veuve et d’avoir des enfants avec elle. Mais, est-ce que ça ne vous semble pas déroutant ? Épouser son beau-frère! Vous vous demandez peut-être: Pourquoi est-ce que Dieu a donné ce genre de directives? Est-ce que c’est vraiment possible de voir l’amour de Dieu dans pareille situation ? On va parler de tout ça aujourd’hui, ainsi que d’autres lois de l’Ancien Testament qui peuvent nous paraître étranges aujourd’hui.
Nancy : Avant de commencer, nous voudrions juste donner un petit avertissement. On va parler de lois que l’on pourrait décrire comme des lois de « déshonneur imposé » . Il s’agit du passage dans Deutéronome 22 qui parle d’agressions sexuelles (en particulier les versets 23 à 27, on va y venir). Nous aimerions simplement nous assurer que vous puissiez vous y préparer. On va les examiner sous l’angle juridique, mais c’est un sujet pas très facile, qui peut entrer en résonance avec certains de nos vécus, donc nous préférons vous prévenir.
Katie : Oui, tu as raison de nous y rendre sensible. Et cela nous amènera d’autant plus à mieux comprendre l’amour de Dieu pour les femmes blessées, exploitées et vulnérables.
On va donc parler de ces lois qui concernent la contrainte et le déshonneur. Moi, je les appelle des « modèles » , parce que c’est un peu comme la jurisprudence aujourd’hui. Je ne sais pas s’il y a, parmi vous qui nous écoutez, quelqu’un qui a étudié le droit… La jurisprudence moderne, en fait, établit des modèles : vous pouvez avoir une situation qui ne correspond pas exactement à une loi précise, mais vous êtes censé prendre les principes de cette loi et les appliquer à la situation. Vous comprenez l’idée…
Donc ici, il y a trois lois qu’on va examiner, et ces trois lois établissent des modèles. Ce que je voudrais souligner, c’est que, à l’époque, les lois bibliques étaient bien plus équitables que la majorité des législations dans les pays du Proche-Orient ancien.
Dans les autres codes juridiques de cette même époque, si un homme agressait une femme, la sanction dépendait de la richesse de cette femme. Elle dépendait de son statut socio-économique. Elle dépendait aussi du fait qu’elle soit esclave ou libre. Dans la loi biblique, vous ne voyez rien de tout cela. C’est simplement une question de culpabilité ou d’innocence : est-ce qu’il a commis le crime ou non ? Est-ce qu’elle a été victime, ou non ?
Nancy : La première de ces lois bibliques, c’est celle que tu appelles la rencontre en ville. Les versets 23 et 24 de Deutéronome 22 :
« Si une jeune fille vierge est fiancée et qu'un homme la rencontre dans la ville et couche avec elle, vous les conduirez tous les deux à la porte de la ville. Vous les lapiderez, ils seront punis de mort, la jeune fille pour n'avoir pas crié dans la ville, et l'homme pour avoir déshonoré la femme de son prochain. Tu extirperas ainsi le mal du milieu de toi. »
Katie : On voit dans ce passage qu’ill s’agit d’une femme fiancée qui rencontre un homme. Cet homme la « trouve » [selon les traductions de la Bible] en ville. Le mot « trouver » , c’est comme quand vous dites : « Ah, j’ai trouvé mes clés ! » Il est dit aussi que cela se passe en ville, donc dans un endroit densément peuplé. Et « fiancée » , ça voulait dire qu’elle était légalement l’épouse d’un autre homme. Ils n’avaient pas encore célébré le mariage, mais légalement, à part la cérémonie et la consommation du mariage, elle appartenait déjà à cet homme.
Dans ce cas, la loi dit qu’elle est coupable d’infidélité. Elle est coupable d’infidélité, et tous les deux sont mis à mort pour ce péché sexuel.
Cette loi ne dit pas que la femme a été forcée. Elle dit que l’homme l’a « trouvée » . Est-ce qu’il lui a fait du tort ? Oui, il lui a fait du tort. Il l’a traitée avec déshonneur, comme c’est le cas pour tout péché sexuel, mais il ne l’a pas contrainte.
Nancy : Par contre, quand on regarde la loi suivante, les versets qui suivent, on est dans une situation très différente (Deutéronome 22:24-27)
« Mais si c'est dans les champs que cet homme rencontre la jeune femme fiancée, s’empare d’elle et couche avec elle, seul l'homme qui aura couché avec elle sera puni de mort. Tu ne feras rien à la jeune fille. Elle n'est pas coupable d'un crime digne de mort, car c’est le même cas que celui où un homme se jette sur son prochain et lui enlève la vie. La jeune fille fiancée que cet homme a rencontrée dans les champs a pu crier sans qu'il y ait eu personne pour la secourir. »
Katie : On voit que cette fois-ci, ça ne se passe pas en ville, où il y a des gens autour, où il faudrait presque cacher ce qui se passe. Non. Cela se passe dans un endroit isolé, dans un champ. Ici le verbe utilisé en hébreu parle clairement de violence, de contrainte. Cette loi parle sans ambiguïté d’une agression sexuelle sous la contrainte.
Voici ce que Dieu dit à propos de la jeune femme israëlite qui a été agressée sexuellement : « Tu ne feras rien à la jeune fille. » Elle est considérée comme quelqu’un qui a été assassiné. Dans la loi de Dieu, le viol est mis au même niveau que le meurtre. Des milliers d’années avant que les lois modernes ne le reconnaissent, Dieu montrait déjà que ce crime implique de la violence, un abus de pouvoir, et l’exploitation de la faiblesse physique relative des femmes.
Dieu dit : « Ne faites rien à la jeune fille » . Comme pour la femme dans la loi juste au-dessus, cette jeune fille aussi était fiancée. On voit que cela n’affecte pas son statut marital. Cela n’affecte pas sa réputation dans la communauté. Elle n’a rien fait de mal. C’est lui qui a fauté, et c’est lui qui est mis à mort. N’est-ce pas remarquable ? Personne ne lui a demandé comment elle était habillée.
Il y a aussi quelque chose d’autre ici. Cette loi montre que la femme victime d’une agression sexuelle n’était pas censée chercher justice toute seule. C’était une affaire communautaire. Elle était entourée.
Nancy : Donc une telle jeune femme qui grandissait en Israël à cette époque-là savait que c’était la loi, que c’était cette règle qui la protégeait. Mais il fallait qu’elle parle publiquement de ce qui lui était arrivé…
Katie : C’est ça. On sait bien que la principale raison qui retient les femmes de parler de ce qu’elles ont vécu, c’est la honte! De quoi ont-elles peur, à quoi s’attendent-elles? Qu’on ne les croie pas ; qu’on les accuse. Cette loi prévoyait cela. La loi disait : « Ce n’est pas vous qui portez la honte. C’est cet homme qui porte la honte. C’est lui qui a abusé de vous. C’est lui qui sera mis à mort. » Elle, elle est protégée. Sa parole est crue.
Si vous vous posez la question des fausses accusations, il existe effectivement une loi dans le Deutéronome qui en parle spécifiquement. On ne va pas entrer dans ce sujet aujourd’hui. (Pardonnez-moi, messieurs, qui pensez : « D’accord, mais les fausses accusations ? » )
D’abord, c’est très rare. Ensuite, oui, la Bible en parle. Et enfin, je ne pense pas qu’on ait des statistiques vraiment fiables sur ces sujets-là, entre le nombre de femmes qui ont subi des violences sexuelles et qui ne le disent pas, et les femmes qui vont accuser l’homme injustement. Ces fausses accusations sont quand même plutôt rares.
Nancy : On va continuer maintenant en lisant les versets 28 et 29 de Deutéronome 22 :
« Si un homme rencontre une jeune fille vierge non fiancée, s’empare d’elle et couche avec elle, et qu'on vienne à les surprendre, l'homme qui aura couché avec la jeune fille donnera 50 pièces d'argent au père de celle-ci. De plus, parce qu'il l'a déshonorée, il la prendra pour femme et il ne pourra pas la renvoyer, tant qu'il vivra. »
Katie : Là, on se trouve dans la situation où c’est un homme qui séduit une femme non fiancée. J’aimerais te poser cette question : est-ce que tu as déjà entendu quelqu’un dire : « La Bible impose à une femme d’épouser son violeur si elle n’est pas fiancée » ? Tu as déjà entendu ça ?
Nancy : Oui, ça m’est arrivé.
Katie : Moi aussi, et plus d’une fois ! On a même pu lire ça sur le compte officiel de l’Église de Satan sur les réseaux sociaux : « Un verset de votre Bible dit que Dieu exige qu’une femme épouse son violeur si elle n’est pas déjà fiancée. »
C’est faux, ce genre d’affirmation. C’est totalement faux.
Voilà pourquoi. Quand on regarde le langage de cette loi, souvenez-vous : dans le passage de l’agression dans les champs, il y avait un verbe qui signifiait « forcer » . Or ce verbe n’apparaît nulle part dans les versets 28 et 29. C’est un verbe complètement différent. Celui qui est utilisé ici signifie « Attraper, saisir, manier, poser, manipuler » . L’idée, c’est celle d’une séduction.
Dans le cas de l’agression dont il est question aux versets 25 à 27, l’agresseur surprend la jeune fille dans un endroit isolé, où ils sont seuls. Il y a seulement l’agresseur et la jeune fille. Mais dans les versets 28 et 29, il est question d’un « on » . Ce n’est pas dans un endroit isolé, il y a du monde autour. On les surprend. Il y a une forme de relation entre les deux, ce n’est pas de la contrainte. Elle a été déshonorée, oui. Il a abusé d’elle, oui. Mais d’après l’hébreu et le contexte de cette loi, il ne s’agit pas d’un viol. Ce n’est pas une agression sexuelle.
Le texte ne dit pas « viol » , et je vous assure que l’hébreu ne dit pas « viol » .
Si Moïse, sous l’inspiration du Saint-Esprit, avait voulu dire qu’il s’agissait d’une agression sexuelle, il aurait utilisé le verbe utilisé plus tôt. Or, il ne le fait pas. Il y a une raison à cela. Sinon, on aurait un sérieux problème avec notre compréhension de la Bible, n’est-ce pas ? Et aussi avec notre compréhension du Saint-Esprit, qui a inspiré les Écritures. Les mots ne sont pas choisis au hasard.
Nancy : Donc, pour une jeune femme en Israël, en ce temps-là, ça voulait dire qu’un homme ne pouvait pas « profiter d’elle puis l’abandonner » . Celui qui l’avait séduite devait faire une restitution financière à sa famille, restaurer l’honneur qu’il lui avait volé — parce qu’il avait agi de la mauvaise manière — et il devait l’épouser, sans jamais pouvoir divorcer d’elle.
Autrement dit, dans la loi de Dieu, si un homme veut avoir une relation sexuelle avec une femme, il doit être prêt à prendre soin d’elle. Il doit être prêt à assumer ses responsabilités envers elle. Et s’il couche avec elle, ce n’est pas pour passer un bon moment et ensuite dire : « Salut, à la prochaine. »
Katie : Et pour une jeune femme non fiancée, ça voulait dire que si elle tombait dans ce genre de situation, sa vie n’était pas ruinée pour autant. Cette erreur n’allait pas la stigmatiser pour le restant de ses jours, ni l’empêcher forcément de se marier plus tard.
Au contraire, le Seigneur veillait à ce que le père de cette jeune fille soit partie prenante. C’était au père d’intervenir pour arranger les choses. Il négociait un mariage pour sa fille, et ainsi, elle retrouvait son honneur au sein de la communauté ainsi que la sécurité d’un foyer.
Rappelez-vous : à cette époque, pour une femme, etre mariee ou pas déterminait en grande partie si elle avait un toit au-dessus de sa tête et une place dans la communauté. C’était très différent de notre culture aujourd’hui.
Dieu ne voulait pas qu’une jeune femme porte toute sa vie le poids d’une erreur de jeunesse. Même lorsqu’elle se retrouvait emportée par des émotions ou des désirs qu’elle ne comprenait pas encore pleinement, le Seigneur prévoyait une protection pour elle. Il veillait à ce qu’elle ne soit pas abandonnée à la honte. L’homme, lui, devait prendre ses responsabilités.
Nancy : On va terminer avec 3 dernières lois dont tu voulais nous parler. D’abord la situation d’une « femme mal aimée » . Ça se trouve dans Deutéronome 21, versets 15 à 17:
« Supposons qu’un homme, qui a deux femmes, aime l'une mais pas l'autre et qu'il ait des fils dont l’aîné soit de la femme qu'il n'aime pas. Quand il partagera son bien entre ses fils, il ne pourra pas reconnaître comme premier-né le fils de celle qu'il aime à la place du fils de celle qu'il n'aime pas et qui est vraiment l’aîné. Il reconnaîtra au contraire comme premier-né le fils de celle qu'il n'aime pas et il lui donnera une double portion de son bien, car ce fils est le premier de ses enfants. Le droit d'aînesse lui appartient. »
Katie : Là, c’est une loi liée à la polygamie. Et, bien sûr, ces questions sur la polygamie reviennent souvent : Est-ce que Dieu fermait les yeux sur la polygamie ? Non. Mais il encadrait des situations de péché qui n’auraient pas dû exister.
Quand un homme prenait une seconde épouse, ça signifiait qu’il devenait également responsable de cette seconde femme. En effet, s’il la répudiait, où est-ce qu’elle pourrait aller ?
Donc, si un homme prenait une deuxième femme, ce n’était pas le plan de Dieu, mais cela arrivait. Alors, que faire ? Beaucoup de lois dans la Bible répondent à cela : « Voilà une situation qui n’aurait pas dû se produire. Maintenant, comment on gère ? »
Cette loi dit que la première épouse ne peut pas être mise de côté. Le mari a toujours des responsabilités envers elle. Le fils de la première épouse doit être reconnu comme le premier-né. C’est un honneur pour cette première femme. Et cela signifie aussi que le fils aîné reçoit une double part d’héritage, notamment pour pouvoir prendre soin de sa mère une fois qu’elle serait devenue veuve.
Autrement dit, si un homme prend une seconde épouse, qu’il ne pense pas pouvoir transférer toute son affection — et ses ressources — vers cette deuxième femme. Non, non. Dieu le tient toujours responsable des engagements qu’il a pris envers la première. Encore une fois, cela n’aurait pas dû arriver, mais puisque cela arrivait, la loi de Dieu vient limiter, freiner les conséquences du péché.
Nancy : Ensuite, il y a la loi qui concerne une femme que tu appelles la « femme démunie » . Je vais être honnête : quand on lit cela sans contexte, ça paraît vraiment étrange. Je vais d’abord le lire, ce texte (Deutéronome 25, les versets 5 et 6), et tu nous expliqueras mieux tout ça :
« Lorsque des frères habiteront ensemble et que l'un d'eux mourra sans laisser d’enfant, la femme du défunt ne se mariera pas en dehors de la famille avec un étranger. C’est son beau-frère qui s’unira à elle, la prendra pour femme et l'épousera comme beau-frère. Le premier-né qu'elle mettra au monde succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël. »
Katie : Cette loi assez étrange pour nous, on l’appelle la loi léviratique, le mariage léviratique. Je résume: le mari meurt, la femme n’a pas d’enfant. C’est son beau-frère qui l’épouse et qui fait un enfant avec elle, et cet enfant porte le nom du mari décédé.
Pourquoi ? Parce que cet enfant va hériter des terres et du nom de son père défunt. Rappelez-vous : en Israël, voir son nom disparaître était une grande honte. Donc, ce que Dieu fait ici, c’est protéger cette femme de la misère et de la honte.
Cela veut dire que l’enfant qu’elle a avec son beau-frère est, en quelque sorte, considéré comme le fils adopté — après la mort — de son premier mari. Ainsi, son veuvage ne devient pas une condamnation pour son avenir. En réalité, tout cela était en sa faveur, pour prendre soin d’elle et assurer sa sécurité pour l’avenir.
Nancy : Et, encore une fois, la loi est une protection pour la femme ! Et on va voir que c’est le cas aussi pour la « femme vulnérable » . (Deutéronome 21, versets 10 à 14)
« Lorsque tu iras à la guerre contre tes ennemis, si l'Eternel les livre entre tes mains et que tu fasses des prisonniers parmi eux, peut-être verras-tu parmi les prisonnières une belle femme et auras-tu le désir de l’épouser. Alors tu la conduiras à l'intérieur de ta maison. Elle se rasera la tête, se coupera les ongles et quittera les vêtements qu'elle portait quand elle a été faite prisonnière. Elle habitera chez toi et elle pleurera son père et sa mère pendant un mois. Après cela, tu t’uniras à elle, tu deviendras son mari et elle sera ta femme. Si elle cesse de te plaire, tu la laisseras aller où elle voudra. Tu ne pourras pas la vendre pour de l'argent ni la traiter comme une esclave, parce que tu l'auras humiliée. »
Katie : Ah, si on avait le temps, j’aurais envie d’entrer dans tous les détails avec vous. Mais parlons brièvement de cette femme vulnérable, comme je l’appelle. Il s’agit d’une femme qui appartient à l’un des peuples que Israël avait vaincus et chassés du pays promis. Cette femme avait perdu ses parents. Elle ne connaissait pas la langue. Elle ne connaissait pas la culture. Elle s’habillait différemment, elle vivait différemment, et elle aurait presque pu perdre son statut d’être humain sur le plan légal. Elle aurait pu devenir une esclave sexuelle sans aucun droit.
Et vous savez ce que le Seigneur fait? Il dit : « D’accord, jeune homme, si tu vois une femme parmi ces peuples étrangers et que tu veux l’épouser — en vrai, tu veux avoir une relation avec elle — tu peux le faire, mais à condition de la faire entrer chez toi et de lui laisser un mois pour pleurer la perte de sa famille. »
Nancy : Ça veut dire qu’il va vivre avec elle pendant un mois sans avoir de relation sexuelle ?
Katie : C’est ça. Et ça signifie surtout qu’il doit la considérer comme une personne, pas juste comme quelqu’un dont il a envie, si tu me permets l’expression ! Il doit faire preuve de bonté envers elle. Ensuite, on a lu qu’elle se rasera la tête, qu’elle coupera ses ongles et qu’elle changera de vêtements. Cela symbolise une nouvelle identité. Elle ne fait plus partie du peuple païen ; elle est intégrée dans la famille d’Israël.
Et ensuite — et seulement ensuite — l’homme peut l’épouser. Mais si, parce que vous êtes un homme sans cœur, vous décidez que vous en avez assez d’elle et que vous voulez vous en débarrasser, elle ne pourra jamais redevenir esclave. À partir de ce moment-là et pour toujours, elle est une épouse en Israël, avec tous les droits et privilèges que cela implique.
Vous ne pouvez pas la maltraiter. Vous pouvez divorcer d’elle, mais elle est libre de partir. Elle est libre, elle a autorité sur sa vie et sur son avenir.
Nancy : C’est impressionnant ! Vous imaginez ? On est à l’époque de l’Antiquité, à la fin de l’âge du bronze, et une femme étrangère — qui, dans n’importe quel autre contexte, aurait été une esclave sexuelle, et même qui pourrait encore l’être aujourd’hui — donc cette femme étrangère ne peut être ni violée, ni retenue de force, ni maltraitée. L’homme doit la traiter comme une épouse. Il doit l’honorer. Pourquoi ? Parce qu’elle fait partie d’Israël ? Non. Parce qu’elle est créée à l’image de Dieu, peu importe sa condition sociale, peu importe sa culture.
Katie : C’est exactement ça. Sa valeur vient du fait qu’elle a été créée à l’image de Dieu, et Dieu défend les femmes les plus vulnérables, même celles qui ne connaissent pas son nom. C’est saisissant… vraiment saisissant.
Toutes ces lois de l’Ancien Testament nous montrent que Dieu aime les femmes et qu’il leur accorde de la valeur. Il aime les femmes, il les estime. Dans notre monde marqué par le péché, il voit comment elles sont exploitées, il voit comment elles sont maltraitées.
Ses lois établissent des protections pour que son peuple traite les femmes autrement. En construisant une société marquée par la justice, la droiture et la vérité, Israël ne doit pas traiter les femmes comme les païens.
Nancy : Et puis ça veut aussi dire que Dieu défend les femmes exploitées. Et même, plus une femme est socialement vulnérable, plus Dieu prend soin d’elle et met en place ces protections légales pour la préserver !
Katie : Oui, d’ailleurs, si on avait le temps, j’approfondirais la manière dont l’Église primitive a été la seule, dans le monde antique, à s’opposer à la prostitution forcée, alors que tout le monde fermait les yeux.
Mais pour aujourd’hui, cela m’amène à vous parler d’un dernier point : Dieu appelle son peuple à protéger les femmes vulnérables. On a une responsabilité. On a une responsabilité envers les femmes qui ont été abusées, exploitées, abandonnées, ou qui deviennent veuves. Dieu ne veut pas qu’une femme ait à affronter cela seule. L’Écriture dit qu’il place les personnes seules dans des familles.
J’espère qu’à travers ces passages, peut-être inattendus, vous avez pu voir combien les femmes comptent pour Dieu. Et que vous réaliserez que si Dieu agissait ainsi pour des femmes oubliées il y a des milliers d’années, il n'y a aucune raison qu’il ne pose pas son regard sur vous aujourd’hui, qu’il ne vous protège pas, et qu’il ne prenne pas soin de vous.
Nancy : Merci infiniment, Katie, d’avoir ainsi creusé avec nous ces lois de Dieu qui révèlent son caractère et son amour pour les femmes, toutes les femmes, hier comme aujourd’hui. Jésus l’a si bien manifesté aussi, n’est-ce pas ?
Katie : Oui, il faut le souligner : Jésus traitait les femmes avec respect, avec dignité, avec bonté. Il les a incluses dans son ministère, et à cette époque, c’était très inhabituel pour un rabbin, pour un homme respecté, de traiter les femmes avec autant de considération, de valeur et de dignité.
Nancy : Et on sait que le Saint-Esprit est donné de manière égale aux hommes et aux femmes, que les uns comme les autres sont baptisés dans le corps de Christ, et que femmes et hommes partagent aussi les privilèges de la rédemption, y compris l’accès à Dieu. Galates 3,
« Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ; en effet, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus de Christ. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » (vv. 26–28)
Katie : Dieu a créé l’homme et la femme à son image, il les a mis sur un pied d’égalité avec la même valeur, la même dignité, le même prix à ses yeux. En tant que membres du corps de Christ, nous avons tous reçu des dons spirituels. Dans Luc 8, dans Romains 16 et dans d’autres passages, on voit des femmes reconnues et appréciées pour leur contribution au ministère.
Les femmes sont appelées à servir le Seigneur. Les femmes sont appelées au ministère. Est-ce que je crois au ministère des femmes ? Absolument ! Chaque femme est appelée à servir. Chaque homme aussi est appelé à servir — sur un pied d’égalité, tous créés à l’image de Dieu.
Dannah : Je crois que l’idée principale du message d’aujourd’hui, c’est ceci : si vous êtes tentée de penser que la Bible est sexiste ou contre les femmes, nous vous invitons vraiment à regarder de plus près, et à prendre conscience de l’influence de notre culture sur notre manière de voir les choses.
Rappelons-nous que Dieu se place toujours du côté des plus vulnérables. Même dans des passages qui nous semblent difficiles ou déroutants aujourd’hui, on découvre un Dieu juste, compatissant et protecteur — un Dieu qui voit les femmes, qui leur donne une dignité, une valeur et une place.
Et si Dieu prenait déjà soin des femmes oubliées, blessées ou vulnérables il y a des milliers d’années, il n’a aucune raison de ne pas prendre soin de vous et de moi aujourd’hui. Peu importe notre histoire, notre passé ou les blessures que nous portons, nous sommes créées à son image, profondément aimées et précieuses à ses yeux.
Merci d’avoir été avec nous aujourd’hui sur Réveille Nos Cœurs. Et je vous dis: à très bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond, Jeannette Kossmann et Rachel Denis.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.