Dannah Gresh : Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Bible aborde toutes sortes de sujets… Et aujourd’hui on va parler d’un thème un peu particulier….
Katie McCoy : On va parler, entre autres, de ce que la Bible dit à propos des menstruations, des règles. Ça peut paraître un peu étrange, dérangeant ou privé… Mais vous verrez combien toute la Bible — en particulier la loi, révèle le caractère de Dieu et son amour. Et c’est magnifique !
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Parfois, certaines personnes butent sur des passages de l’Ancien Testament qui semblent déroutants ou durs. Est-ce que La Bible rabaisse les femmes ? Et, est-ce que Les lois concernant les menstruations ou l’accouchement sont sexistes ou même misogynes ? Voilà quelques-unes des questions qu’on va aborder aujourd’hui.
Mais pour poser les bases et nous ancrer dans la Bible, voici …
Dannah Gresh : Le moins qu’on puisse dire, c’est que la Bible aborde toutes sortes de sujets… Et aujourd’hui on va parler d’un thème un peu particulier….
Katie McCoy : On va parler, entre autres, de ce que la Bible dit à propos des menstruations, des règles. Ça peut paraître un peu étrange, dérangeant ou privé… Mais vous verrez combien toute la Bible — en particulier la loi, révèle le caractère de Dieu et son amour. Et c’est magnifique !
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Parfois, certaines personnes butent sur des passages de l’Ancien Testament qui semblent déroutants ou durs. Est-ce que La Bible rabaisse les femmes ? Et, est-ce que Les lois concernant les menstruations ou l’accouchement sont sexistes ou même misogynes ? Voilà quelques-unes des questions qu’on va aborder aujourd’hui.
Mais pour poser les bases et nous ancrer dans la Bible, voici d’abord un rappel essentiel.
« L’homme et la femme, créés à l’image de Dieu, sont égaux en valeur et en dignité » . C’est important de le souligner car beaucoup tordent nos propos et nous font dire des choses contraires à ce que nous défendons. On doit commencer par affirmer cette égalité — créés à l’image de Dieu, égaux en valeur et en dignité.
J’aimerais vous lire un passage très connu de la Genèse, au premier chapitre, qui est tellement beau, et sur lequel on a besoin de réfléchir et duquel on peut aussi se réjouir. Le voici:
Puis Dieu dit : « Faisons l’homme à notre image, à notre ressemblance ! Qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre. » Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu. Il créa l’homme et la femme. Dieu les bénit » (Gen 1.26-28).
Homme et femme sont créés à l’image de Dieu :
- tous les deux d’une valeur et d’une dignité égales devant Dieu
- tous les deux ayant un accès égal à Dieu
- tous les deux recevant ensemble — comme cohéritiers de la grâce de la vie — la responsabilité de régner sur la création de Dieu
C’est tellement important. Le Dieu qui nous a créés, avec une valeur et une dignité égales en tant qu’homme et femme, est le même Dieu qui a donné sa loi à Moïse. Cette loi, on peut la lire dans les livres de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome. Et cette loi se résume par l’amour : l’amour pour Dieu et l’amour pour les autres.
C’est précisément de cela que la théologienne Katie McCoy nous a parlé, lors du podcast précédent. Elle nous a aidé à mieux comprendre comment le Législateur, Dieu lui-même, révèle des aspects de son caractère à travers la loi. On a aussi vu combien c’est important d’être conscients des filtres culturels à travers lesquels on a tendance à lire l’Ancien Testament. Les différences entre l’époque d’alors et aujourd’hui, entre la culture hébraïque et la nôtre, peuvent rendre certaines de ces lois étranges ou même incompréhensibles à nos yeux.
Alors, on va maintenant écouter quelques exemples à ce sujet, alors qu’on continue cette conversation avec Katie McCoy, à laquelle Rachel Denis prête sa voix.
Nancy : Alors, Katie, on va creuser un peu cette grande question: est-ce que l’Ancien Testament rabaisse les femmes, oui ou non ?
Katie : C’est une très grande et bonne question, effectivement. Si on est vraiment honnête, j’ai l’impression que beaucoup d’entre nous ne le disent pas ouvertement, mais n’en pensent pas moins.
Il y a certains passages dans l’Ancien Testament, surtout dans le Pentateuque, les cinq premiers livres de l’Ancien Testament, qui sont vraiment difficiles à lire.
Mais je pense qu’il faut vraiment faire l’effort de les aborder dans ce cadre : on sait que Dieu est bon ; on sait que ses lois sont bonnes ; on sait que toute sa Parole est bonne… alors, où est le bien dans tout cela ?
Plutôt que de les lire à travers notre filtre culturel, qui dit : « S’il y a une quelconque restriction, une quelconque exclusion, cela doit être mauvais. Cela doit être oppressif. Cela doit être nuisible. Cela doit être dégradant. » , il faut chercher où est le bien dans tout cela.
Nancy : Oui, c’est vrai, ce serait une meilleure approche… Ça me fait penser à un passage dans l’Ancien Testament, dans le livre des Nombres, qui peut vraiment dérouter les gens. C’est un passage qu’on a tendance à éviter.
Katie : Tu parles de ce passage dans Nombres 5, assez long d’ailleurs, les verset 11 à 31, n’est ce pas ? Oui… c’est un passage assez étrange, en effet.
Nancy : C’est au sujet de la loi qui s’applique lorsqu’un homme pense que sa femme a commis un adultère. C’est, à mon avis, l’un des chapitres les plus étranges de toute la Bible. Vraiment. Parce que si un homme pense que sa femme a été infidèle, il l’amène devant le prêtre. Il y a toute une cérémonie publique, elle boit une sorte de mixture… c’est incroyable. Tout cela pour vérifier si elle a été infidèle ou non.
On peut lire ce passage et se dire : « Ce n’est pas juste. Pourquoi la femme aurait-elle dû subir cela ? Et… il n’y a rien d’équivalent pour le mari ! »
Katie : C’est exact. Il n’y en a pas.
Nancy : Mais encore une fois, il faut penser à ce contexte culturel. À cette époque, sans cette loi, si un homme pensait que sa femme avait été infidèle, il pouvait simplement l’affirmer, le déclarer : « Elle a commis un adultère envers moi. » Et alors, elle en subissait les conséquences sans aucun moyen d’obtenir justice pour elle-même.
Katie : Exactement.
Nancy : Et là, une loi existe. Cette accusation ne reste pas simplement personnelle — ce n’est pas seulement ma parole contre la tienne. Elle est portée devant Dieu. Et Dieu tient à ce que justice soit rendue.
Si cette femme a été faussement accusée, elle est en réalité bénie à la fin. Non seulement il est dit : « Tu resteras marié à cette femme » , mais aussi : « Je vais également lui donner des enfants. »
Katie : C’était une justification publique, un honneur public.
Nancy : Absolument !
Katie : Dans la culture de l’honneur et de la honte de la Bible, c’était le meilleur. C’était absolument le meilleur pour cette femme.
Nancy : Cette cérémonie est vraiment incroyable à lire. On ne trouve cela nulle part ailleurs…
Katie : Et quand on considère ce que d’autres cultures faisaient face à ce problème… leurs procédures pouvaient ressembler à ceci : si tu accuses ta femme d’adultère, elle doit sauter dans une rivière. Si elle survit, elle est innocente ; sinon, elle est coupable.
Je pense même aux femmes aujourd’hui qui vivent dans des pays musulmans, où le mari peut accuser sa femme d’adultère. On peut fabriquer des preuves, lancer des accusations, et c’est la loi de la foule. Il n’y a pas de procédure régulière (si l’on veut utiliser des termes juridiques). Il n’y a aucune garantie de justice.
Ce que le Seigneur fait dans cette loi, c’est qu’il devient le Juge. C’est lui l’arbitre, et c’est lui qui révèle la culpabilité ou l’innocence de cette femme. Il n’y a personne de plus élevé vers qui faire appel. Cela met un terme à la question.
Nancy : Une autre chose qui me marque dans l’Ancien Testament, et qui a transformé ma façon de voir les femmes, c’est la fréquence avec laquelle elles apparaissent dans des moments clés, des moments héroïques.
L’un des exemples qui me vient en premier à l’esprit est le livre de l’Exode, qui est une magnifique histoire de rédemption. Quand on pense à ce livre, on voit Moïse avec son bâton devant la mer Rouge. Mais comment est-ce que cette histoire commence vraiment ?
Si on ouvre le livre de l’Exode, on va y trouver cinq femmes. Elles agissent pour préserver la vie d’un bébé menacé. Elles protègent la vie d’un enfant.
Il y a la mère de Moïse, il y a Myriam, il y a les deux sages-femmes, il y a la fille de Pharaon — toutes ces femmes. Tout le livre commence avec des femmes. N’est-ce pas incroyable ?
Katie : Incroyable, en effet !
Nancy : Moïse n’est en vie que grâce à des femmes qui ont agi avec courage face à de grandes menaces.
Vous vous rappelez, Pharaon a donné l’ordre aux sages-femmes de faire mourir les bébés garçons, mais elles ont refusé de lui obéir.
Katie : Quel courage !
Nancy : Oui, et Dieu les a bénies.
Ainsi, il y a des femmes tout au long du récit — si on ouvre les yeux et qu’on les cherche — qui accomplissent des actes héroïques encore et encore.
Une autre que j’aime beaucoup est un personnage discret dans les livres des Chroniques et des Rois, appelée Joshabeath. Tu connais Joshabeath ?
Katie : Cela fait un moment… Tu vas devoir me rafraîchir un peu la mémoire.
Nancy : C’est à l’époque où la reine Athalie était au pouvoir, et elle a fait mourir toute la famille royale. La lignée de David était sur le point d’être anéantie à ce moment-là. Elle a vu une occasion de s’emparer du trône en Israël.
Et Joshabeath est, je crois, sa belle-fille. Elle prend alors le petit Joas, le plus jeune de cette lignée royale, et cache ce bébé.
C’est en réalité son neveu — son frère vient de mourir, et Joas est son plus jeune fils. Elle le protège, le garde caché et élève ce petit neveu pendant cinq ans dans le secret. C’est pas très commun de vivre une telle expérience en tant que maman ! Et ici, il s’agit d’une tante. Une personne connue pour prendre soin d’un enfant qui n’est pas le sien, et cela au péril de sa propre vie.
Et grâce à cela, avec son mari, ils peuvent rétablir Joas comme le roi légitime, préservant ainsi la lignée de David et la promesse. C’est un personnage discret, mais c’est une femme qui agit avec courage, que Dieu honore, et dont l’histoire est écrite pour toujours dans sa Parole.
Il y a des moments héroïques pour les femmes tout au long du récit de l’Ancien Testament.
Katie : Elles sont présentes à des moments décisifs. C’est tellement beau !
Nancy : Parfois, on interprète l’Ancien Testament à travers les repères de notre culture et on pense qu’il rabaisse les femmes. Notre culture sort certains éléments de leur contexte, y projette sa propre grille de lecture et dit : « Dieu n’aime pas les femmes. Regardez ceci, cela, et cela. »
Mais si on lit la Bible par nous-mêmes, dans son contexte, en la parcourant entièrement, j’en arrive à la conclusion suivante : non seulement l’Ancien Testament honore profondément les femmes, mais il le fait d’une manière surprenante, en contraste avec la culture et l’époque où il a été écrit.
Katie : Oh, absolument. Je pense à la femme de Proverbes 31. Quand tu parlais, cela m’a fait penser à elle. Quand on compare la femme de Proverbes 31 avec le modèle de féminité que beaucoup associent à la féminité biblique — rester isolée, penser petit, être insignifiante — il n’y a aucune force mentale dans ce modèle de féminité.
La femme de Proverbes 31, elle, est active. Elle est en quelque sorte la gardienne de son domaine. C’est elle qui gère la sphère de son foyer. C’est une femme d’affaires avisée. Tout repose vraiment sur ses priorités. C’est là toute la différence.
Le monde dirait : « Fais tout pour ton épanouissement personnel. Que tu aies des enfants ou que tu te maries, la question, ce n’est pas : “Est-ce que je suis prête à donner ma vie pour le bien des autres ?” Mais plutôt : “Qu’est-ce que ces relations m’apportent à moi ? Est-ce que ça me rend heureuse ?” »
Cette petite différence va orienter notre manière d’interpréter non seulement des passages comme Proverbes 31, mais aussi toute l’Écriture et tous ses commandements.
Nancy : Oui, j’aime beaucoup que tu mentionnes la femme de Proverbes 31, parce que je pense qu’on a tendance à lire ce chapitre à travers un certain prisme.
Mais il faut y penser. Si on prête vraiment attention à tout ce qu’elle fait, comme tu l’as dit, elle agit avec sacrifice pour son foyer et sa famille. Et tout ce qu’elle met en œuvre pour que cela soit possible demande beaucoup de réflexion intellectuelle, de discernement, de planification et de stratégie.
Ce n’est pas quelque chose qui se fait sans intelligence. Je pense que c’est parfois l’idée qu’on peut avoir. Mais c’est une femme qui prend des décisions en utilisant les ressources et les opportunités dont elle dispose, dans des sphères d’influence — non seulement dans son foyer, mais aussi dans la communauté.
Elle ne se contente pas de prendre soin de son foyer, elle ne reste pas enfermée chez elle. Il y a en elle une véritable activité, même dans la communauté qui l’entoure.
C’est très moderne, si l’on peut dire. Je ne sais pas si les gens perçoivent cela ainsi, mais je pense que c’est, d’une manière très belle, le portrait d’une femme qui dit : « Je prends soin de mon foyer et je suis engagée dans ma communauté. »
Je trouve que c’est un chapitre unique qui, si on ouvre les yeux et qu’on l’étudie un peu, nous révèle une image magnifique de la féminité.
Katie : Oui, je suis d’accord. Elle envoie ses enfants dans le monde. Elle fait fructifier son travail et étend son influence dans la communauté.
Mais encore une fois, tout repose sur les priorités. Parce que deux femmes peuvent avoir des vies très semblables — toutes deux cheffes d’entreprise, toutes deux mères — et pourtant leurs priorités peuvent être très différentes dans la manière dont elles accomplissent ces responsabilités.
Nancy : Katie, je propose qu’on passe maintenant au sujet évoqué dans le titre de cet épisode, c’est-à-dire les lois de l’Ancien Testament qui concernent des aspects très liés au corps féminin, comme les menstruations, l’accouchement ou les relations sexuelles.
Katie : Oui ! C’est important de parler de ces lois biologiques. Elles sont très intéressantes. Est-ce que certaines d’entre vous ont déjà lu les lois concernant les règles ou l’accouchement et ressenti un certain malaise ? Oui. Pourquoi ? Parce qu’elles peuvent donner l’impression que les femmes sont exclues ou punies pour quelque chose qui n’est pas de leur faute.
Quand on y pense, c’est Dieu qui nous a créées avec des règles. Alors pourquoi donc est-ce qu’il punirait les femmes pour cela ? Eh bien, en fait, ce n’est pas du tout une punition. Et on va regarder ça de plus près pour comprendre pourquoi.
Dans la loi biblique, il existe des catégories spécifiques. Dans toute la loi hébraïque — et encore aujourd’hui dans la culture hébraïque chez les Juifs pratiquants — il y a une importance accordée à la distinction. Maintenir des catégories claires et des limites bien définies, en veillant à ce qu’elles ne soient pas brouillées, qu’elles ne se mélangent pas.
Dans la loi biblique, tout est soit commun, soit saint. Et si quelque chose est commun, cela ne signifie pas que ce n’est pas précieux. Non, pas du tout. Cela signifie simplement que ce n’est pas saint, que ce n’est pas mis à part. Souvent dans la Bible, « Saint » veut simplement dire « mis à part pour le Seigneur » , consacré, réservé pour Dieu. Tout le reste, et tous les autres, sont communs.
Vous pouvez déjà imaginer différents objets dans le temple : ceux-là sont saints. Les prêtres aussi, ils sont consacrés à l’Éternel. Tous les autres, en revanche, sont considérés comme communs.
Tout ce qui est commun peut se diviser en deux catégories — en quelque sorte deux sous-catégories. Si vous êtes « commun » , vous pouvez être soit pur, soit impur. Si vous êtes pur et commun, cela signifie que vous pouvez vous approcher des choses saintes. Vous pouvez entrer dans le temple. Mais si vous êtes commun et impur, pour une raison ou une autre, alors vous ne pouvez pas vous approcher des choses saintes. Vous ne pouvez pas être en contact avec ce qui est saint et mis à part pour le Seigneur.
Nancy : C’est particulier, ces termes « pur » et « impur » .
Katie : C’est vrai. Quand on entend « pur » et « impur » , on a souvent tendance à penser en termes de « coupable » ou « innocent » . C’est effectivement une catégorie, qui concerne la pureté morale ou l’impureté morale. Mais ce dont on parle aujourd’hui, ce n’est pas moral ou immoral — c’est simplement rituel.
La pureté et l’impureté rituelles concernaient la manière dont les gens vivaient, interagissaient les uns avec les autres, et adoraient le Seigneur au quotidien.
Katie : Par exemple, on va imaginer qu’on vit à l’époque du peuple juif dans la Bible, si moi, en tant que personne, je marche et que j’entre en contact avec la carcasse d’un animal mort, je deviens rituellement impure. Cela veut dire que si je te prends dans mes bras, tu deviens aussi rituellement impure. C’est un peu comme si ça se transmettait… Et puisqu’on est maintenant toutes les deux rituellement impures, on doit attendre une journée entière, puis nous laver — prendre un bain — et ensuite on est à nouveau considérées comme pures.
Jusqu’ici, personne n’a fait quelque chose de mal. Mais si, après avoir été en contact avec un animal mort, sachant que je suis rituellement impure, je vais quand même présenter un sacrifice à l’Éternel dans le temple… alors là… on franchit une limite. C’est grave. C’est profaner — c’est traiter comme quelque chose de banal, sans valeur — ce qui est saint aux yeux de Dieu.
À ce moment-là, je pourrais m’attendre à une sanction très sérieuse, parce que j’aurais choisi de m’approcher de Dieu selon mes propres conditions, et non selon les siennes.
Toutes ces lois sont pédagogiques. Elles enseignent quelque chose au peuple de Dieu. Et ce qu’elles ont en commun, que l’on parle des menstruations ou de l’accouchement, c’est l’impureté rituelle liée à l’écoulement de sang.
Chaque fois que le sang apparaît dans l’Ancien Testament, il doit être traité avec respect, parce que le Seigneur dit : « La vie est dans le sang. » Et qu’est-ce qu’on sait du rôle de la loi ? Comme le dit Galates 3, la loi est « le guide chargé de nous conduire à Christ » . (Gal 3.24)
Ce que le Seigneur fait à travers sa loi — en particulier dans les passages qui parlent de la manière de traiter le sang, peu importe d’où il vient ou de qui il vient — c’est préparer son peuple à honorer et à révérer le sang de l’Agneau qui ôte le péché du monde.
Nancy : C’est si beau de voir comment tout cela nous conduit vers le Seigneur Jésus ?
Katie : Oui tout dans la Bible nous conduit vers Jésus… Mais il y a aussi autre chose dans ces lois, et on le découvre en les approfondissant. Elles contribuaient aussi à limiter la propagation des microbes. On est ici bien avant le gel antibactérien, les lingettes, les antibiotiques… bien avant la médecine moderne. Même avant que les gens sachent ce que sont les microbes. Et pourtant, on voit que l’obéissance à ces lois aidait à réduire la propagation des infections et des maladies.
Alors attention, ce n’est pas leur objectif principal. L’objectif premier, c’est de révéler Dieu. Mais comme toutes les lois de Dieu, ce qui révèle Dieu est aussi pour notre bien. C’est aussi pour le bien, le bénéfice et la santé de l’humanité.
Nancy : Et au sujet des menstruations, il y a également des lois spécifiques, n’est-ce pas ?
Katie : C’est ça. Il y a aussi des lois concernant les menstruations dans Lévitique 15. Je vais vous faire un résumé, simplement pour gagner du temps. Ce passage décrit les règles normales, et dans ce cas, vous êtes rituellement impure pendant sept jours.
Un jour, j’expliquais cela à un groupe. C’était un groupe d’étudiants en théologie, et l’un d’eux, un jeune homme, a levé la main et a demandé : « Pourquoi sept jours ? »
Je pense qu’il n’avait pas tous les détails concernant les details concernant le cycle menstruel feminin et que a dure entre 5 à 7 jours……
Donc, avec les lois sur les menstruations, vous êtes rituellement impure pendant sept jours, et cela signifie que toute personne qui entre en contact avec vous devient elle aussi rituellement impure.
Vous avez la possibilité de vous isoler, de rester chez vous, mais ce n’est pas obligatoire. Vous pouvez sortir. Il faut simplement prévenir les autres : « Je suis dans un temps d’impureté » , ou comme Rachel l’a dit, « je suis indisposée » (Gen. 31.35), n’est-ce pas ? Et à partir de là, les gens savaient : « D’accord, si je la touche ou si je lui fais une accolade, je deviendrai moi aussi rituellement impur. »
L’autre restriction, c’est que son mari ne pouvait pas avoir de relations sexuelles avec elle. C’était une abstinence totale pendant sept jours. On va voir dans un instant pourquoi c’est important.
Certains interprètes disent aussi que tout ce qu’elle touchait pendant cette période devenait rituellement impur — par exemple les objets de la maison. C’est pour cela qu’elle avait son propre lit, qu’elle dormait à part, avec un lit séparé, une chaise à elle. Et elle n’était pas non plus autorisée à se rendre dans un lieu de culte — dans tout endroit considéré comme saint.
Alors, mesdames, voilà comment cela fonctionne : la loi de Dieu est tellement « oppressive » que, lorsque vous avez vos règles, le Dieu de l’univers vous dit d’aller vous allonger. De prendre une pause. De vous reposer.
Nancy : Si c’est ça, être opprimée, moi je veux bien !
Katie : (Vu comme ça, moi aussi!) Aujourd’hui, on applaudit les entreprises modernes qui donnent des « congés menstruels » aux femmes ! Les femmes ne sont pas malades, mais on reconnaît simplement qu’elles ont besoin de travailler de chez elles ce jour-là, et on célèbre ça : « Oh là là, c’est tellement progressiste ! » Eh bien, c’était déjà dans le livre du Lévitique.
Nancy : Parlons maintenant des lois concernant l’accouchement.
Katie : Alors, là aussi, c’est quelque chose qui est très souvent mal compris.
Après la naissance d’un petit garçon, la femme est donc rituellement impure. Encore une fois, elle n’a rien fait de mal. Elle est impure pendant sept jours. Toutes les restrictions précédentes s’appliquent : abstinence dans le mariage, pas de contact avec les choses saintes. Et cette impureté peut aussi se transmettre à quelqu’un d’autre pour une journée, puis il faut se laver, ce genre de choses.
Elle est donc impure pendant sept jours, puis trente-trois… Et là, on pourrait se demander pourquoi Dieu n’a-t-il pas simplement dit quarante ? Voici pourquoi :
Que se passe-t-il quand on a un petit garçon, au huitième jour de sa vie ? La circoncision. Vous imaginez un peu la situation ? Le père qui doit gérer cela tout seul avec le bébé, pendant que la maman est absente ? Ce serait difficile pour toute la famille.
Et pour la maman aussi, ce serait très dur. Non seulement elle manquerait ce moment important dans la vie de son fils, mais en plus, elle serait à la maison, inquiète pour lui.
Donc, il y a sept jours, puis une sorte de pause au huitième jour pour qu’elle puisse être présente avec sa famille lors de la circoncision, et ensuite on reprend avec trente-trois jours d’impureté rituelle — 7 + 33 = 40. Combien de temps le corps d’une femme met-il généralement pour se remettre après un accouchement ? Environ six semaines, soit quarante-deux jours. Intéressant, non ?
Maintenant, lorsqu’elle donne naissance à une fille, tout est doublé. Pourquoi est-ce doublé ? Est-ce que Dieu est en train de la punir ? C’est ce que beaucoup de gens pensent. Ils se disent : « Elle est punie. Elle a eu une fille. Si elle avait eu un garçon, elle aurait été impure deux fois moins longtemps. »
Eh bien, quand une femme met au monde une petite fille, cela signifie aussi qu’elle reçoit quarante jours supplémentaires de repos obligatoire — en quelque sorte un congé maternité imposé.
Nancy : Est-ce qu’on a une idée de pourquoi Dieu a doublé cette durée ?
Katie : Honnêtement, non. C’est un argument basé sur le silence. Certains disent qu’elle était punie. Mais on sait que ce n’est pas vrai.
Déjà, le sacrifice qu’elle apporte à la fin de sa période de purification est exactement le même, qu’elle ait eu un garçon ou une fille. Si c’était une question de punition, on s’attendrait à un sacrifice différent. Or ce n’est pas le cas. Ce n’est pas une punition. Elle n’a rien fait de mal en accomplissant le mandat de la création : être féconde et se multiplier. Dieu sait comment il a créé le corps de la femme pour enfanter, n’est-ce pas ?
Une autre théorie dit qu’elle « porte » encore quarante jours d’impureté pour sa fille, qui, un jour, deviendra elle-même rituellement impure. C’est une idée intéressante, mais elle ne tient pas vraiment. D’abord, dans toute l’Écriture, on ne voit jamais quelqu’un être rituellement impur pour quelque chose qui pourrait arriver des années plus tard. C’est toujours lié au présent. Et cela correspond aussi au but pédagogique de la loi.
Nancy : En plus, qui sont les seules personnes dans l’Ancien Testament qui représentent quelqu’un d’autre en matière de pureté ou d’impureté devant le Seigneur ? Ce sont les prêtres. Donc cette théorie-là aussi ne tient pas
Katie : La seule explication qui me paraît un peu plus plausible — même si, encore une fois, on reste dans un argument basé sur le silence — je vous la donne en version rapide. Il y a environ cent ans, un médecin juif qui enseignait à l’université Johns Hopkins a étudié la biologie de femmes ayant accouché d’un garçon et d’autres ayant accouché d’une fille. Il a observé ce qu’on appelle les lochies — les pertes après l’accouchement, lorsque le corps continue d’éliminer.
Et voilà ce qu’il a découvert : chez les mamans ayant eu une fille, au même stade après l’accouchement, le niveau de bactéries encore éliminées par le corps était plus élevé. À tel point qu’il a conclu que cela pouvait avoir un lien avec la santé publique. Peut-être que le Seigneur savait simplement que le corps d’une femme a besoin de plus de temps pour revenir à la normale, plus de temps pour éliminer ces bactéries.
Tu savais cela ? Et tout cela bien avant la médecine moderne et les antibiotiques. On peut réfléchir à ça… Les relations sexuelles avant que le corps d’une femme ne soit rétabli après l’accouchement, ou encore pendant les règles… les niveaux de pH sont différents, l’ouverture du col de l’utérus est différente, la vulnérabilité aux infections sexuellement transmissibles est plus grande, sans parler de maladies comme les infections pelviennes — pour lesquelles il n’existait aucun traitement il y a des milliers d’années. Et si tout cela avait simplement pour but de protéger les femmes ? C’est impressionnant, non ? La loi de Dieu, bien en avance sur la science…
Dannah : Quand on commence à regarder au-delà de la surface des lois de l’Ancien Testament, on découvre de belles expressions de l’amour de Dieu pour les femmes.
La prochaine fois, on sera de retour avec le dernier épisode de cette série sur les lois de l’Ancien Testament concernant les femmes. On abordera plus particulièrement les lois liées aux agressions et à ce qu’on peut appeler « la honte imposée » . On expliquera tout cela dans le prochain épisode. Alors, à très bientôt, ici, sur Réveille Nos Cœurs.
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond, Jeannette Kossmann et Rachel Denis.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.