Dannah Gresh : Nous allons commencer avec une question qui peut laisser perplexe.
Nancy DeMoss Wolgemuth : Comment est-ce que je peux avoir un esprit paisible, doux, tranquille, tout en accomplissant beaucoup de choses et en étant productive ?
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. Bienvenue dans une nouvelle série de podcasts. Aujourd’hui on va faire la connaissance d’une femme qui, à son époque, était une figure influente sur la scène mondiale. C’était une aventurière et une grande penseuse sur un large éventail de sujets.
Nancy : On va ouvrir la Bible dans l’Ancien Testament, dans le premier livre des Rois et au chapitre 10. Que ce passage nous soit familier ou non, on va commencer par prendre un peu de recul et poser quelques bases ensemble pour cette courte série consacrée à la reine de Séba.
Je ne sais pas vraiment ce qui m’a …
Dannah Gresh : Nous allons commencer avec une question qui peut laisser perplexe.
Nancy DeMoss Wolgemuth : Comment est-ce que je peux avoir un esprit paisible, doux, tranquille, tout en accomplissant beaucoup de choses et en étant productive ?
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. Bienvenue dans une nouvelle série de podcasts. Aujourd’hui on va faire la connaissance d’une femme qui, à son époque, était une figure influente sur la scène mondiale. C’était une aventurière et une grande penseuse sur un large éventail de sujets.
Nancy : On va ouvrir la Bible dans l’Ancien Testament, dans le premier livre des Rois et au chapitre 10. Que ce passage nous soit familier ou non, on va commencer par prendre un peu de recul et poser quelques bases ensemble pour cette courte série consacrée à la reine de Séba.
Je ne sais pas vraiment ce qui m’a donné envie de m’intéresser à cette femme, mais plus je me suis plongée dans sa vie au travers de ce passage, plus j’étais enthousiaste à l’idée de partager avec vous tout ce que j’ai découvert et dont on va parler au cours de cette petite série.
Permettez-moi de lire tout le passage, les dix premiers versets, puis le verset 13. Ensuite, au cours des prochains podcasts, nous allons le découvrir et l’approfondir petit à petit.
La reine de Séba apprit quelle était la réputation de Salomon, à la gloire de l’Éternel, et elle vint pour le mettre à l’épreuve par des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une suite très nombreuse, avec des chameaux chargés d’aromates, d’or en très grande quantité et de pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon et lui exposa toutes ses réflexions. Salomon répondit à toutes ses questions ; il n’y eut aucun mystère pour le roi : il lui expliqua tout.
La reine de Séba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit, les plats servis à sa table, le lieu d’habitation de ses serviteurs, les fonctions et les tenues de ceux qui le servaient, ses responsables des boissons, ainsi que les holocaustes, qu’il offrait dans la maison de l’Éternel. Elle en eut le souffle coupé et dit au roi : « C’était donc vrai, ce que j’ai appris dans mon pays au sujet de ta situation et de ta sagesse ! Je ne le croyais pas avant de venir et de le voir de mes yeux. Et l’on ne m’en avait même pas raconté la moitié ! Tu as plus de sagesse et de prospérité que je ne l’avais appris par la rumeur. Heureux tes hommes, heureux tes serviteurs, puisqu’ils sont constamment devant toi et peuvent bénéficier de ta sagesse ! Béni soit l’Éternel, ton Dieu, qui t’a choisi pour te placer sur le trône d’Israël ! C’est parce que l’Éternel aime éternellement Israël qu’il t’a établi roi pour que tu exerces le droit et la justice. »
Elle donna au roi plus de 3 tonnes et demie d’or, une très grande quantité d’aromates et des pierres précieuses. Il ne vint plus autant d’aromates que la reine de Séba en donna au roi Salomon.
Le roi Salomon donna à la reine de Séba tout ce qu’elle désira, ce qu’elle demanda. Il lui fit en outre des cadeaux dignes d’un roi tel que lui. Puis elle repartit et rentra dans son pays avec ses serviteurs. (1 Rois 10.1–10, 13)
Ô Seigneur, nous te demandons d’ouvrir nos yeux, nos oreilles et nos cœurs pour recevoir tout ce que tu as pour nous à travers ce personnage de l’Ancien Testament, probablement d’il y a trois mille ans. Quelle pertinence peut-elle avoir aujourd’hui ? Nous voulons le découvrir, et nous te prions de nous enseigner. Enseigne-nous tes voies, et fait nous désirer la sagesse qui vient de toi. Nous prions au nom de Jésus, amen.
Nous nous situons donc environ mille ans avant l’époque de Christ. Salomon, le fils de David est roi et sa réputation s’est répandue partout. Vous le voyez au verset 1, dans 1 Rois 10 : « La reine de Séba apprit quelle était la réputation de Salomon, à la gloire de l’Éternel, et elle vint pour le mettre à l’épreuve par des énigmes. »
- Salomon a accumulé de grandes richesses.
- Il a étendu les frontières du royaume.
- Il est renommé pour sa sagesse, c’est l’âge d’or de Salomon.
- Il importe et exporte des marchandises des pays les plus reculés, y compris avec Séba.
Ainsi, cette femme le connaît déjà.
Beaucoup de commentateurs pensent que le royaume de Séba se trouvait à l’extrémité sud de la péninsule arabique, le long de la mer Rouge, dans ce qui correspondrait aujourd’hui au Yémen — à environ 2500 km au sud de Jérusalem. Ce n’est donc pas la porte à côté, surtout à cette époque, où l’on voyageait essentiellement à pied, à dos de chameau ou par des moyens similaires.
Israël et Séba étaient tous deux engagés dans le commerce international. Le royaume de Séba était bien connu pour ses parfums et ses épices et échangeait des ressources précieuses comme l’or, l’encens et la myrrhe à travers l’Afrique, l’Inde et la région méditerranéenne.
L’Écriture ne nous dit pas grand-chose sur la reine de Séba. Tout ce que nous savons se trouve dans ce passage de 1 Rois et dans un passage parallèle en 2 Chroniques 9, qui est presque identique. Il y a quelques petits détails mentionnés seulement dans l’un ou l’autre de ces passages.
En dehors de cela, nous avons aussi un passage dans le Nouveau Testament — en fait deux : un dans Matthieu 12 et l’autre dans l’Évangile de Luc, qui est parallèle. Mille ans plus tard, Jésus a parlé de la reine de Séba, et nous y reviendrons dans la suite de cette série.
Il existe beaucoup de folklore et de légendes autour de la reine de Séba. Si vous cherchez son nom sur Internet, vous trouverez toutes sortes de choses fascinantes — et d’autres beaucoup moins, parfois même étranges. Certains ont suggéré qu’elle serait la Sulamite mentionnée dans le Cantique des cantiques.
Selon une légende, elle aurait eu une liaison avec Salomon, dont serait né un fils qui se serait ensuite installé en Abyssinie, également appelée Éthiopie. Et jusqu’à aujourd’hui, si j’ai bien compris, la famille royale d’Éthiopie affirme descendre de Salomon et de la reine de Séba. La Bible est claire : Salomon a eu de nombreuses femmes et a aimé beaucoup d’étrangères, mais il n’existe aucune preuve historique ou biblique que la reine de Séba ait été l’une d’elles.
Vous trouverez encore davantage de récits légendaires à son sujet dans le Coran. Mais cette semaine, nous allons nous en tenir à la Bible, parce que c’est ce que nous savons être vrai. Dieu nous a révélé ce que nous devons savoir, et c’est sur cela que nous allons fonder cette étude. Le reste relève de conjectures. Les éléments que je viens de mentionner ne reposent sur aucune preuve. Alors, restons attachées à l’Écriture, nous pouvons être sûres de ce que nous y trouvons.
Voici une femme qui possédait de grandes richesses, du pouvoir, une position élevée et de l’influence. Et l’Écriture dit : « Elle apprit quelle était la renommée de Salomon, à la gloire de l’Éternel. » Elle avait entendu parler de quelqu’un d’encore plus renommé qu’elle.
Alors, qu’est-ce qui l’a motivée à entreprendre ce long et pénible voyage jusqu’à Jérusalem pour rencontrer Salomon ? Eh bien, elle avait entendu parler de sa renommée. Elle voulait vérifier si tout ce qu’on disait de lui était vrai. Ainsi, « elle vint pour le mettre à l’épreuve par des énigmes » , pour le tester.
Elle avait entendu parler de ses immenses richesses. Elle voulait les voir de ses propres yeux.
Elle avait entendu parler de sa sagesse. Il est dit « elle vint pour le mettre à l’épreuve par des énigmes » . C’était une sorte de sport entre les monarques du Proche-Orient antique : poser des énigmes et raconter des histoires — vous en trouvez des exemples dans l’Ancien Testament — afin de voir lequel des deux était le plus intelligent, le plus sage.
La reine connaissait certainement les ressources produites par Israël grâce au commerce international ; elle était peut-être aussi intéressée par la possibilité d’un accord commercial.
Mais, quelles que soient les autres raisons qu’elle pouvait avoir, il y en avait au moins une de plus. Elle avait entendu parler, comme le dit une traduction au verset 1, de lui en « relation avec l’Éternel » . Elle avait entendu parler de sa sagesse et de son attachement à l’Éternel. Elle avait probablement entendu parler d’une maison qu’il avait construite, où les gens pouvaient réellement s’approcher de leur Dieu.
Beaucoup de nations avaient des temples, mais il y avait une nation où les gens pouvaient venir et réellement rencontrer leur Dieu. J’imagine que cette femme était curieuse. Elle était avide de comprendre. Elle se posait des questions. Elle voulait en savoir plus sur Salomon, et peut-être aussi en apprendre davantage sur son Dieu.
Il n’était pas inhabituel que des nations envoient des délégations et des présents à Salomon. Mais cette femme n’a pas envoyé une délégation. Elle n’a pas envoyé un ambassadeur. Elle y est allée elle-même. Ainsi, les Écritures disent : « Elle arriva à Jérusalem avec une suite très nombreuse, avec des chameaux chargés d’aromates, d’or en très grande quantité et de pierres précieuses. »
Elle a fait le voyage. Elle est venue de très loin. Selon une estimation, la caravane décrite ici pouvait parcourir environ trente kilomètres par jour, ce qui signifie qu’il aurait fallu environ soixante-quinze jours pour accomplir ce voyage. C’était un effort immense. Un aller-retour d’environ cinq mille kilomètres. Mais elle a fait ce qu’il fallait pour y parvenir, parce qu’elle considérait que Salomon en valait la peine.
Maintenant, je veux que vous reteniez bien ces éléments, parce que d’ici peu, lorsque nous passerons au Nouveau Testament, vous verrez que Jésus souligne les efforts que cette femme a faits, la distance qu’elle a parcourue pour venir entendre la sagesse de Salomon. Ce sera important lorsque nous arriverons aux passages qui en parlent dans le Nouveau Testament.
Quand je me suis mise à étudier l’histoire de la reine de Séba, dans sa providence, Dieu m’a conduite vers le psaume 119. La plupart des commentateurs pensent que ce psaume a été écrit par David, le père de Salomon.
J’ai lu le Psaume 119 d’un seul trait, j’ai pris le temps de le lire en entier. Et de façon répétée, j’ai vu se refléter dans le cœur du psalmiste ce même état d’esprit que celui de cette femme, la reine de Séba, lorsqu’elle est venue voir Salomon.
Permettez-moi de vous donner quelques exemples. Le psalmiste, quel qu’il soit — probablement David — considérait la sagesse de Dieu et la Parole de Dieu comme ayant plus de valeur que toutes les richesses ou tous les gains matériels. Il croyait que la sagesse de Dieu et sa Parole méritaient d’être recherchées de tout son cœur. Alors, écoutez ces versets du Psaume 119.
Heureux ceux qui gardent ses instructions, qui le cherchent de tout leur cœur (v.. 2)
Pousse mon cœur vers tes instructions, et non vers le profit ! (v. 36)
Mieux vaut pour moi la loi de ta bouche que 1000 objets en or et en argent. (v. 72)
Que tes paroles sont douces pour mon palais ! Elles sont plus douces que le miel à ma bouche. (v. 103)
Voilà pourquoi j’aime tes commandements plus que l’or, plus que l’or fin, (v. 127)
Des princes me persécutent sans raison, mais mon cœur ne tremble qu’à tes paroles. (v.161)
Vous voyez à quel point le psalmiste accorde de la valeur à la Parole et à la sagesse de Dieu ? La reine de Séba, elle, accordait une grande valeur aux paroles et à la sagesse du roi Salomon.
Cela m’amène à vous poser une question, en pensant aux efforts qu’elle a fournis : quels efforts, quels sacrifices êtes-vous prête à faire pour obtenir la sagesse ? Quels sacrifices êtes-vous disposée à accepter ? Êtes-vous prête à passer du temps dans la Parole de Dieu, à l’étudier, à la méditer, à la mémoriser, à y demeurer ?
Permettez-moi de poser la question autrement : combien de temps et d’argent dépensons-nous pour des choses qui ont peu d’importance pour maintenant et encore moins pour l’éternité ?
Vous voyez, nous avons toutes un système de valeurs. Nous choisissons ce que nous faisons de notre temps, ce que nous faisons de notre argent. Nous disons : « Je n’ai pas le temps de lire ma Bible. » Mais nous avons le temps d’aller sur tous nos réseaux sociaux. Nous avons le temps pour plein d’autres choses.
Je ne critique pas tout cela. Je les fais moi-même. Mais si j’ai du temps pour cela et pas pour apprendre à connaître la Parole de Dieu et le Dieu de la Bible, alors je suis en train de dire que j’accorde plus de valeur aux choses terrestres et temporaires qu’à la sagesse éternelle et infinie de Dieu.
Nous avons souvent tendance, dans notre vie chrétienne, à fournir un minimum d’efforts et à vouloir obtenir un maximum de résultats en un minimum de temps. Spirituellement, nous voulons vivre comme dans un fast-food, au drive. C’est comme si nous disions : « Donnez-moi mon petit menu rapide » . Nous le commandons en passant, nous payons vite fait, nous repartons et nous avons notre repas rapide et pas cher. C’est ainsi que beaucoup d’entre nous vivent leur vie spirituelle.
Je sais que, dans ma propre vie, il m’est arrivé que mon temps de méditation personnelle soit simplement une case cochée sur ma liste de choses à faire, avec le désir d’obtenir des résultats rapides et faciles plutôt qu’un moment où je me connecte avec Dieu. Je veux connaître le Dieu de l’univers. Je veux toute sa sagesse. Je veux savoir comment vivre. Mais je ne veux pas toujours prendre le temps de vraiment le connaître.
Proverbe 2 dit :
Si tu appelles la sagesse et si tu élèves ta voix vers l’intelligence, si tu la cherches comme l’argent, si tu la poursuis comme un trésor, alors tu comprendras ce qu’est la crainte de l’Éternel et tu trouveras la connaissance de Dieu. En effet, c’est l’Éternel qui donne la sagesse, c’est de sa bouche que sortent la connaissance et l’intelligence.
Vous voyez, la reine de Séba a appris la renommée de Salomon à cause de sa relation avec l’Éternel, et elle s’est dit : « Je veux en savoir davantage à ce sujet. » Alors elle en a payé le prix. Elle a pris le temps. Elle a fait l’effort d’y aller et de rechercher cela par elle-même.
Le livre des Proverbes dit que si vous voulez connaître la crainte de l’Éternel, si vous voulez connaître la sagesse du Seigneur, si vous voulez connaître les voies de Dieu, vous devez la chercher comme de l’argent, comme un trésor caché. Vous devez l’appeler, la rechercher, faire ce qu’il faut, et payer le prix pour obtenir cette sagesse.
Le Nouveau Testament l’exprime ainsi dans Colossiens 3 : « Recherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu » (v. 1).
C’est un effort constant, continu, intentionnel, proactif. C’est chercher sans cesse à connaître Christ, le rechercher par-dessus tout. Et je vois dans cette reine de Séba un exemple de recherche sincère et ardente de la sagesse.
Et alors le verset 2 nous dit que « lorsqu’elle arriva auprès de Salomon, elle lui dit tout ce qu’elle avait sur le cœur. Salomon répondit à toutes ses questions ; il n’y eut rien que le roi ne puisse lui expliquer. »
J’ai médité sur ce passage, sur cette rencontre, en essayant de me mettre à la place de cette reine, dans cette situation. J’ai imaginé cette femme parlant à ce dignitaire, à ce chef d’État qu’elle rencontre pour la première fois — elle avait seulement entendu parler de lui — et maintenant elle se tient devant lui. Il semble que, presque immédiatement, elle lui confie tout ce qu’elle a sur le cœur. Peut-être des choses qu’elle n’avait jamais dites à personne. Elle se décharge auprès de lui.
Elle a dû se sentir accueillie. Elle a dû se sentir reçue chaleureusement par lui. Pour une raison ou une autre, elle a dû se sentir libre de tout lui dire.
Et lorsque nous venons au Seigneur, nous avons cette même liberté de lui dire ce qu’il y a sur notre cœur, ce qu’il y a dans nos pensées : à quoi pensons-nous ? Qu’est-ce qui nous préoccupe ? Sur quoi réfléchissons-nous ? Qu’est-ce qui nous trouble ?
Dans un certain sens, c’est cela la prière : tout dire à Dieu. Lui dire ce qu’il y a sur notre cœur, dans notre esprit, ce avec quoi nous luttons. Il ne s’agit pas seulement de grandes choses, de situations d’urgence. Ne serait-ce pas merveilleux que « prier sans cesse » , ce soit simplement cela : toujours dire au Seigneur ce qui se passe à l’intérieur de nous ?
Mais elle n’est pas venue seulement pour lui dire ce qu’elle avait sur le cœur ; elle est aussi venue pour lui poser des questions. Elle a apporté ses questions avec elle. Et il est dit qu’elles étaient difficiles. C’étaient des énigmes. Des mystères. Des perplexités. Des choses qu’elle ne comprenait pas, des choses pour lesquelles elle se demandait s’il pourrait, lui, apporter une réponse.
Voici donc une femme qui est venue vers le grand roi Salomon, le roi sage :
- non pas comme enseignante, mais comme élève, comme quelqu’un qui veut apprendre ;
- non pas avec des réponses, mais avec des questions ;
- non pas avec orgueil, mais avec humilité.
Elle était curieuse. Elle était disposée à apprendre. Elle avait un cœur d’élève.
Et là encore, je reviens au Psaume 119, qui m’a tellement rappelé l’état d’esprit de la reine de Séba lorsque je l’ai lu l’autre jour. Le psalmiste — probablement le père de Salomon — s’approchait de Dieu comme un humble élève, cherchant auprès de lui la sagesse et l’intelligence.
Douze fois dans le Psaume 119, vous lisez ces deux mots : « Enseigne-moi. » Enseigne-moi. Enseigne-moi…
« Béni sois-tu, Éternel ! Enseigne-moi tes prescriptions » (Ps. 119.12). Enseigne-moi ta loi. Enseigne-moi tes voies. Enseigne-moi ta Parole. Enseigne-moi à te connaître, à connaître les choses qui te concernent. Enseigne-moi ce que j’ai besoin de savoir, ce que j’ai besoin d’apprendre.
Pendant toute notre enfance, mon père vivait dans le livre des Proverbes. Il aimait la littérature de sagesse. Il aimait toute la Parole de Dieu, mais il lisait un chapitre des Proverbes chaque jour, depuis le moment où il a connu Jésus jusqu’à celui où il est entré dans la présence du Seigneur, vingt-huit ans plus tard. Il aimait les Proverbes. Et il nous rappelait souvent l’importance de rechercher la sagesse, un cœur d’apprenant, de demander de l’aide lorsque nous devions résoudre des problèmes difficiles.
Lorsque vous posez des questions au Seigneur, vous exprimez votre humilité. Vous dites : « Je ne sais pas tout. J’ai tellement à apprendre. Seigneur, tu sais tout. Veux-tu m’enseigner ? J’ai ces questions, et toi, tu as les réponses. » Vous lui apportez alors vos questions pour recevoir ses réponses.
Proverbes 1 dit : « Que le sage écoute et augmente son savoir » (v. 5). Nous devrions toujours apprendre.
Je suis heureuse de savoir que des femmes de tous les âges écoutent nos podcasts et que notre public est composé d’un mélange de femmes plus jeunes et de femmes plus âgées.
Vous qui écoutez ce podcast, vous êtes toutes certainement d’âges bien différents. Mais je vous le dis : quel que soit votre âge, n’arrêtez jamais d’apprendre. Gardez comme objectif de continuer à grandir. Mais vous ne pouvez pas grandir si vous n’écoutez pas.
Alors, posez vos questions et écoutez ! Ouvrez la Parole de Dieu et écoutez. Demandez à Dieu : « enseigne-moi » pour avoir les réponses, pour rechercher. Oui, posons nos questions, et écoutons. Ouvrons la Parole de Dieu et écoutons. Disons : « Enseigne-moi, Seigneur. »
Ces derniers jours, grâce à la reine de Séba, j’ai posé des questions, j’ai appris, j’ai voulu grandir en sagesse. Proverbes 20, verset 5 dit : « Les projets dans le cœur de l’homme sont des eaux profondes, mais l’homme intelligent sait y puiser. »
N’est-ce pas exactement ce que la reine de Séba a fait avec Salomon ? Le conseil dans le cœur de Salomon était comme un puits profond. Mais elle est venue vers lui, elle a posé des questions, elle a écouté — et elle a puisé la sagesse.
Certaines d’entre nous n’apprennent jamais des personnes qui les entourent parce que nous ne prenons pas le temps de poser des questions, de faire sortir ce qu’il y a en profondeur. Peut-être que certaines d’entre nous pensent : « J’aimerais que mon mari partage davantage sa sagesse. J’aimerais qu’il s’exprime. J’aimerais qu’il exerce un leadership spirituel. » Permettez-moi de vous poser une question : votre mari a peut-être de la sagesse. Il a peut-être un puits profond de sagesse en lui. Mais l’écoutez-vous ? Lui posez-vous des questions ? Lui montrez-vous que vous avez envie d’apprendre, d’apprendre ensemble du Seigneur et l’un de l’autre ? Ou bien puisque vous allez à toutes les études bibliques, que vous avez vos crayons de couleur pour souligner votre Bible, il se sent un peu intimidé et se dit : « Je n’ai rien à lui apprendre. » ? Je sais que cela ne décrit pas tous les mariages, mais je suis sûre que cela en décrit quelques-uns.
Avez-vous un esprit bien disposé face aux enseignements ?
Les questions et les énigmes de la reine ne faisaient pas le poids face à Salomon. Quelle que soit la difficulté des questions qu’elle lui a adressées, il les a toutes traitées facilement.
Lorsque vous pensez à votre relation avec le Seigneur, vous avez sûrement toutes des questions auxquelles vous aimeriez vraiment avoir des réponses. Avez-vous des questions difficiles, des choses qui vous troublent, des problèmes auxquels vous faites face ? Certaines de ces questions sont communes à beaucoup d’entre nous.
Peut-être avez-vous besoin de conseils, d’être guidée pour prendre une décision importante. Quelle est la volonté de Dieu ? Que dois-je faire maintenant ? Quelle école devrais-je choisir ? Quelle filière devrais-je suivre ?
Peut-être vous posez-vous des questions comme :
- Comment être en règle avec Dieu ? Comment avoir une relation juste avec lui ?
- Comment faire face aux personnes difficiles dans votre entourage?
- Comment traverser la douleur, le chagrin ou le deuil ?
- Comment trouver la paix ?
Peut-être que votre esprit est tourmenté par tout ce qui se passe autour de vous, et vous avez l’impression que votre tête tourne avec tout ce qui arrive, tout ce tumulte, et vous vous dites : « Je voudrais simplement un peu de paix. Comment l’obtenir ? »
Certaines d’entre vous ressentent peut-être une culpabilité persistante en pensant à votre passé, à un péché dans lequel vous avez été impliquée. Peut-être même quelque chose dans lequel vous êtes engagée actuellement, et vous vous dites : Je n’arrive pas à comprendre comment sortir de cette situation, ni comment faire face à cette tentation. Je rechute sans cesse, encore et encore. Comment puis-je avoir la victoire sur le péché, sur ces désirs-là ?
Nous avons toutes beaucoup de questions. L’une des questions que je me pose parfois — et que j’ai posée récemment à l’épouse d’un pasteur — c’est : « Comment est-ce que je peux avoir un esprit paisible, un esprit doux et tranquille, tout en accomplissant beaucoup de choses, en étant productive ? »
Je parlais avec cette femme très active. Elle a un agenda de ministre. Moi aussi je fais beaucoup de choses, mais bien souvent, je crée un tourbillon — à l’intérieur comme autour de moi — en les faisant. Alors cette question me troublait : « Comment garder un esprit doux et paisible ? Comment manifester la paix quand je fais tant de choses — quand je me prépare pour un enregistrement, que j’écris un livre, que je rencontre des personnes, ou autre ? » C’est une vraie question…
Pensez à vos propres questions. Où allez-vous chercher les réponses ? Vers qui vous tournez-vous ? Vers Internet ? Vers des amies ? Vers des livres ? Vers vos études ? Nous devons commencer par aller à la source de toute sagesse.
Je ne sais même pas répondre à toutes mes propres questions — encore moins aux vôtres. Une dame m’a parlé aujourd’hui, d’une situation difficile dans sa famille. C’est vraiment compliqué comme situation. Et j’ai dû lui dire : « Je ne sais pas ce que je ferais à votre place. Mais je sais que Jésus connaît la réponse à cette question. Je sais qu’il vous montrera quoi faire. Il possède la sagesse dont vous avez besoin dans cette situation. »
Le verset 3 dit que « Salomon répondit à toutes ses questions » . Une traduction dit : « Rien n’était trop difficile pour le roi, qu’il ne puisse lui expliquer. » D’où venait cette sagesse ? De Dieu. C’est Dieu qui la lui avait donnée.
Et aujourd’hui, vous et moi avons la possibilité de rencontrer quelqu’un d’encore plus grand que Salomon, quelqu’un qui possède toute sagesse. Nous le faisons en étudiant sa Parole, avec un cœur bien disposé, des oreilles ouvertes. Souvent, je prie — que ce soit dans un temps d’enseignement ou dans mon moment personnel avec le Seigneur : « Seigneur, ouvre nos oreilles, ouvre nos yeux, ouvre nos cœurs, ouvre nos esprits pour comprendre, pour recevoir ce que tu veux nous révéler sur toi-même, sur tes voies, sur ton Évangile et sur notre propre vie. »
Cherchez-vous la sagesse auprès du Roi des rois ? Ressemblez-vous à la reine de Séba en ce sens, c’est-à-dire que vous faites l’effort, que vous faites le sacrifice, que vous prenez le temps d’aller vers le Roi des rois pour obtenir la sagesse ?
Jacques 1 dit : « Si l’un de vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu — demandez-la à Dieu ; demandez-la à Dieu… — qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée » (v. 5).
Merci, Seigneur, de nous permettre de nous tourner vers toi, de venir à toi comme l’a fait cette reine il y a près de 3 000 ans, et de nous accueillir. Tu nous recevras. Tu écouteras ce qui est dans nos cœurs. Tu nous donneras la sagesse lorsque nous te la demanderons. Et avec cela, tu nous donneras bien plus encore, comme nous le verrons en poursuivant cette étude.
Aide-nous, Seigneur, à nous tourner vers toi, à nous tourner vers toi en premier, à nous tourner vers toi avant tout. À rechercher ta sagesse par-dessus toute autre sagesse que nous pourrions acquérir d’une autre source. Et merci de nous donner cette sagesse généreusement, et de ne nous reprocher en aucune façon de te la demander. Nous te rendons grâce, au nom de Jésus, amen.
Dannah : À quand remonte la dernière fois où vous avez été émerveillée par la splendeur du monde que Dieu a créé ? Dans le prochain podcast, on va discuter de comment retrouver ce sens de l’émerveillement chaque jour. Alors, n’hésitez pas à suivre cette série qui nous fait découvrir un peu mieux la reine de Séba. A tout bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.