Une bénédiction sacerdotale
Leslie Basham : Qu’est-ce qu’on fait quand on bénit quelqu'un? Qu’est-ce que c’est, une bénédiction ?
J’ai entendu une femme raconter une expérience de sa vie personelle, qui illustre une bénédiction: A la fin de la vie de son père, quand il était à l’hôpital, toute la famille était rassemblée autour de lui. Il a demandé à tenir dans ses bras sa toute première arrière-petite-fille. Quand on l’a déposée dans ses bras, il a cité Nombres 6.24–26 :
« Que l’Éternel te bénisse et te garde ! Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce ! Que l’Éternel tourne son visage vers toi et te donne la paix. »
J’ai vraiment été touchée par ce récit, que le père ait eu l’esprit tellement tourné vers le Seigneur, et qu’il ait voulu laisser un tel héritage.
Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. Vous avez …
Leslie Basham : Qu’est-ce qu’on fait quand on bénit quelqu'un? Qu’est-ce que c’est, une bénédiction ?
J’ai entendu une femme raconter une expérience de sa vie personelle, qui illustre une bénédiction: A la fin de la vie de son père, quand il était à l’hôpital, toute la famille était rassemblée autour de lui. Il a demandé à tenir dans ses bras sa toute première arrière-petite-fille. Quand on l’a déposée dans ses bras, il a cité Nombres 6.24–26 :
« Que l’Éternel te bénisse et te garde ! Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce ! Que l’Éternel tourne son visage vers toi et te donne la paix. »
J’ai vraiment été touchée par ce récit, que le père ait eu l’esprit tellement tourné vers le Seigneur, et qu’il ait voulu laisser un tel héritage.
Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. Vous avez probablement déjà entendu ces mots — bénédiction, que le Seigneur te bénisse, sois béni — mais est-ce qu’on sait vraiment ce que ces mots veulent dire ? Dans la série qui commence aujourd’hui et qui est intitulée: « Que l’Éternel te bénisse et te garde » , on va porter un regard nouveau sur ces mots.
Nancy DeMoss Wolgemuth : Dans les églises, si vous recevez un programme du service religieux, vous avez peut-être remarqué qu’à la fin, il y a parfois ce mot : bénédiction. Qu’est-ce que ça veut dire quand on parle d’une bénédiction à la fin d’un culte ? C’est justement cela : une bénédiction. Le mot « bénédiction » signifie littéralement parole de bien, parole de paix, parole prononcée pour faire du bien.
Aujourd’hui, j’aimerais qu’on puisse se pencher ensemble sur l’une des plus belles bénédictions de toute la Parole de Dieu. Il y en a plusieurs dans la Bible. À la fin de nombreuses lettres du Nouveau Testament, on voit qu’il y a de magnifiques bénédictions, qui nous encouragent profondément.
Par exemple, à la fin de 1 Corinthiens, Paul dit :
« Que la grâce du Seigneur Jésus[-Christ] soit avec vous ! Mon amour est avec vous tous en Jésus-Christ. » (1 Co 16.23–24).
Et à la fin de Romains :
« Que la grâce de notre Seigneur Jésus[-Christ] soit avec vous ! » (Ro 16.20).
Encore et encore dans les Écritures, on voit ces bénédictions : quelqu’un qui prononce des paroles de bénédiction sur d’autres. On peut facilement imaginer, comme c’est le cas dans certaines églises, le pasteur qui lève les mains — tout comme Christ l’a fait lorsqu’il s’apprêtait à retourner au ciel à la fin de son ministère terrestre.
Il a imposé les mains à ses disciples et a prononcé des paroles de bénédiction sur eux. C’était une bénédiction d’adieu — exactement comme celles qu’on utilise souvent à la fin de nos cultes, et qu’on retrouve à la fin de beaucoup d’épîtres du Nouveau Testament.
Quand on regarde dans l’Ancien Testament, il y a une bénédiction en particulier qui est très connue. Je l’ai beaucoup entendue au fil des années. Je l’ai moi-même prononcée sur d’autres personnes. Ces derniers temps, je l’ai étudiée plus en profondeur, et j’ai découvert tellement de trésors et de richesses de la part du Seigneur… Cela m’a vraiment fait du bien.
Alors, j’aimerais qu’on prenne un peu de temps ensemble pour étudier cette bénédiction, cette bénédiction sacerdotale. « Sacerdotal » peut être un mot un peu méconnu — en fait, c’est tout ce qui est relatif au sacerdoce, au prêtre ou à sa fonction.
Si vous avez votre Bible avec vous, ouvrez-la dans Nombres, chapitre 6. Je vais lire à partir du verset 22 jusqu’à la fin du chapitre.
« L’Éternel dit à Moïse : “Transmets ces instructions à Aaron et à ses fils : Voici comment vous bénirez les Israélites. Vous leur direz : ‘Que l’Éternel te bénisse et te garde ! Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce ! Que l’Éternel se tourne vers toi et te donne la paix !’ C’est ainsi qu’ils mettront mon nom sur les Israélites et je les bénirai.” »
Prenons simplement le temps de décomposer tout cela — mot par mot, phrase par phrase. Quand on étudie les Écritures, c’est comme ça qu’on fait : on médite une phrase, ou même une partie de phrase à la fois, et on demande au Saint-Esprit de nous aider à faire des liens avec d’autres passages de la Bible, des textes qui peuvent nous éclairer pour mieux comprendre ce que Dieu veut nous dire. Et pendant qu’on étudie, on lui demande aussi de nous aider à le mettre en pratique directement dans notre cœur.
C’est une bénédiction sacerdotale. Dieu a parlé à Moïse, et il lui a dit : « Voici ce que tu dois dire à Aaron et à ses fils. » Et qui était Aaron par rapport à Moïse ? Aaron était son frère aîné. Mais il avait aussi un rôle très particulier : il était le premier grand-prêtre d’Israël.
Dieu dit donc à Moïse : « Va voir ton frère et dis-lui qu’en tant que prêtre pour mon peuple, il doit le bénir. » Il doit prononcer une bénédiction sacerdotale. Certains appellent cela la bénédiction aaronique, parce qu’elle a été transmise par Aaron. Aaron devait bénir le peuple d’Israël, et voici exactement ce qu’il devait leur dire.
Et en étudiant cette bénédiction, on va voir qu’elle repose sur une relation d’alliance. Ce ne sont pas les Moabites, ni les Ammonites, ni les Hittites — ni tous les autres peuples du pays de Canaan — qui sont concernés ici. Non, cette bénédiction est pour le peuple d’alliance de Dieu : les enfants d’Israël.
C’est vrai que, dans un certain sens, Dieu accorde aussi des bénédictions aux justes et aux injustes. Il fait tomber la pluie sur ses enfants, mais aussi sur ceux qui ne le connaissent pas. Le soleil brille pour tout le monde. Il y a des grâces communes que Dieu donne à tout le monde. Mais certaines bénédictions, plus profondes, plus spirituelles, sont réservées à ceux qui lui appartiennent.
Cette bénédiction-là était spécialement pour Israël. Et je crois que dans le Nouveau Testament, on peut aussi l’appliquer à nous, en tant qu’enfants de Dieu.
Remarquez bien que cette bénédiction ne vient pas de l’initiative du prêtre, mais de Dieu. On voit que Dieu est la source, l’origine, la fontaine de toute bénédiction. C’est son idée. C’est lui qui l’a pensée. C’est lui qui a pris l’initiative de bénir les enfants d’Israël, et c’est lui aussi qui prend l’initiative de bénir nos vies.
Le contexte immédiat, ici, c’est que les enfants d’Israël, dans le livre des Nombres, sont en plein dans le désert. Ils viennent de quitter l’Égypte, où ils ont été esclaves pendant 400 ans. Ils ont été délivrés par Dieu, grâce au sang de l’agneau pascal. Dieu les a fait sortir d’Égypte, Il les a fait passer à travers la mer Rouge, il les a libérés de leurs oppresseurs, les Égyptiens. Ils sont allés jusqu’au mont Sinaï, où ils ont reçu la Loi de Dieu, et maintenant, il est temps pour eux d’entrer dans le pays promis.
Mais ce que Dieu sait — et qu’eux ne savent pas encore — c’est qu’ils vont passer les quarante prochaines années, n’oublions pas que c’est environ deux millions de personnes, à errer dans ce désert aride. Dieu sait qu’ils vont avoir besoin de cette bénédiction.
Et Dieu sait aussi dans quel désert vous vous trouvez aujourd’hui. Il sait dans quel désert vous allez peut-être marcher dans un an, ou dans deux ans, ou même dans trente-huit ans. Dieu adapte ses bénédictions exactement à ce qu’il sait que vous avez besoin, à ce moment-là, dans cette saison de votre vie.
Alors, de quoi les enfants d’Israël allaient-ils avoir besoin dans ce désert ? Ils allaient avoir besoin de protection et de nourriture. Qui allait nourrir tout ce peuple ? Où allaient-ils trouver de la nourriture ? À un moment donné, ils ont même demandé à Dieu : « Peux-tu préparer une table dans le désert ? » Comment nourrir deux millions de personnes dans un désert, sans aucun magasin, aucun fast-food ?
Dieu allait devoir répondre à leurs besoins. Ils allaient avoir besoin de sa présence. Ils allaient avoir besoin de sa bénédiction. Ils ne pouvaient pas survivre sans elle.
Et vous, et moi, peu importe où on se trouve dans notre marche, on est dans un endroit où on ne peut pas avancer sans la bénédiction de Dieu. On a besoin de sa bénédiction, et Dieu le sait. Alors il envoie cette bénédiction pour nous encourager, nous apporter de l’espoir, et de la paix, même au cœur des circonstances les plus dures.
Dieu savait que ça allait être difficile. Il savait qu’ils allaient arriver à des endroits où il n’y aurait pas d’eau, où il n’y aurait rien à manger, ou encore où des ennemis les menaceraient. Dieu leur a dit à l’avance : « J’ai préparé une bénédiction pour vous. » C’était une bénédiction destinée à les accompagner, à les couvrir pendant toutes ces années dans le désert, et aussi dans le pays promis, avec toutes les batailles qu’ils auraient à affronter là-bas.
Cette bénédiction était un rappel :
- de l’amour de Dieu pour ses enfants,
- de sa fidélité envers eux,
- de l’attention qu’il leur porte,
- du fait que Dieu pensait à eux,
- qu’il ne les oubliait pas,
- qu’il posait son regard sur eux,
- qu’il connaissait leurs besoins avant même qu’eux-mêmes en aient conscience.
Ils ne réalisaient probablement pas à quel point ils allaient rapidement être dans un besoin criant, mais Dieu, lui, le savait.
Et quand cette bénédiction est donnée par Dieu, à travers ses prêtres, pour son peuple, c’est en réalité une série de prières, de requêtes adressées à Dieu — mais c’est aussi une promesse. Une promesse de la faveur de Dieu, une promesse qu’il posera son regard sur son peuple, et qu’il viendra répondre à leurs besoins.
On a vu que le contexte immédiat, c’est celui des enfants d’Israël dans le désert, avec un besoin urgent de la bénédiction et des promesses de Dieu. Et maintenant, en explorant cette bénédiction ensemble, on va découvrir qu’elle annonce, en quelque sorte, une autre bénédiction encore plus grande, que l’on trouve dans le Nouveau Testament.
Je crois que l’un des endroits clés dans le Nouveau Testament où cette bénédiction trouve son accomplissement, c’est Jean chapitre 17, où le Seigneur Jésus, notre grand souverain sacrificateur, prie pour nous, les croyants du Nouveau Testament. Dans un prochain podcast, on parlera justement des parallèles entre cette bénédiction de Nombres 6 et la prière sacerdotale de Jésus pour nous.
Quand on lit cette bénédiction transmise par Aaron, le grand-prêtre, et par ses fils, on se souvient qu’on a, nous aussi, un grand-prêtre : Jésus. C’est lui qui prononce ces paroles de bénédiction sur nos vies. Il n’est pas seulement celui qui nous bénit, il est aussi l’accomplissement même de cette bénédiction. Il est la bénédiction. Il nous bénit, mais en même temps, il est la réponse à toutes ces prières. Tout est accompli en lui.
Ce qu’on va aussi voir, en lisant cette bénédiction, c’est que non seulement que Dieu a béni le peuple d’Israël, et qu’il nous bénit encore aujourd’hui à travers ces paroles de l’Ancien Testament — qui seront d’ailleurs reprises en substance dans le Nouveau Testament — mais aussi, qu’il nous donne un modèle pour bénir les autres. On bénit les autres comme on a été bénies. Et on n’a pas besoin d’un prêtre terrestre pour le faire. Pourquoi ? Parce qu’on a déjà un Grand-Prêtre au ciel, aujourd’hui, qui intercède pour nous.
Cette prière, cette bénédiction finale qu’on trouve dans Nombres chapitre 6, elle est encadrée, il y a comme un début et une fin. Aux versets 22 et 23, on lit :
« L’Éternel dit à Moïse : “Transmets ces instructions à Aaron et à ses fils : Voici comment vous bénirez les Israélites. Vous leur direz :…” »
Ici vient la bénédiction en elle-même. Et ensuite, on arrive au verset 27, la conclusion. La fin.
« C’est ainsi qu’ils mettront mon nom sur les Israélites et je les bénirai. »
Alors, qu’est-ce que ça nous dit ? Ça nous dit que quand on prononce la bénédiction de Dieu sur la vie de quelqu’un, ce qu’on est en train de faire, c’est créer un espace, une ouverture, dans laquelle Dieu peut vraiment bénir cette personne. Regardez bien. Au verset 23, Dieu dit : « Vous bénirez les enfants d’Israël. Dites-leur ceci. » Puis, à la fin : « Et moi, je les bénirai. » C’est incroyable, n’est-ce pas ?
Imaginez un instant… Et si Dieu choisissait d’agir dans la vie de ceux que vous aimez, conjoint, enfants, amis uniquement en fonction de ce que vous leur dites chaque jour ? Si Dieu les bénissait — ou les maudissait — dans la même mesure où vous bénissez ou maudissez les gens autour de vous, s’il n’accomplissait que ce que vous demandez pour eux, seulement vos vœux ou vos prières de bénédiction, à quel point ces personnes seraient-elles réellement bénies ?
Vous voyez, quand on parle de bénédiction, on pourrait se dire : « Oui, mais je ne suis pas prêtre. » Mais selon le Nouveau Testament, on a tous été faits prêtres pour Dieu. Ce n’est pas à un pasteur ou à un homme d’Église de le faire à notre place. C’est quelque chose que chacun de nous, en tant que croyants sous la Nouvelle Alliance, peut faire. On peut prononcer des bénédictions sur les autres. Et en le faisant, on devient un canal, un instrument, par lequel la bénédiction de Dieu se déverse dans la vie des autres.
La prière, structurée selon le style poétique hébreux, est encadrée par ces deux formules parallèles. : « Tu les béniras, et moi, je les bénirai » .
C’est une prière en trois lignes, chacune divisée en deux parties. Trois couplets. Le premier « Que l’Éternel te bénisse et te garde. » . Le deuxième : « Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce. » Et le troisième : « Que l’Éternel tourne son visage vers toi et te donne la paix. »
Ce sont en réalité six requêtes, six prières. Que le Seigneur fasse cela pour toi. Voici ce que c’est, une bénédiction.
- Que l’Éternel te bénisse.
- Que l’Éternel te garde.
- Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi.
- Que l’Éternel t’accorde sa grâce.
- Que l’Éternel tourne son visage vers toi.
- Que l’Éternel te donne la paix.
Remarquez la répétition dans cette bénédiction. C’est l’un des procédés fréquents dans la poésie hébraïque. D’abord, on observe que le visage de Dieu est mentionné deux fois. Le mot « visage » ou « face » — qu’on traduit parfois aussi par « présence » — vient du même mot hébreu. C’est l’image de la présence de Dieu. Deux fois, on parle du visage de Dieu, de sa présence qui repose sur nous.
Quand un élément est répété dans l’Écriture, en particulier dans le style poétique hébreu, cela signifie qu’il y a une insistance, une véritable emphase. Il y a quelque chose d’essentiel à remarquer ici.
Et ce qu’on comprend, en voyant cette répétition — « Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi » , « Que l’Éternel tourne son visage vers toi » — c’est que la bénédiction suprême, c’est de pouvoir jouir de la présence de Dieu. Le but de toute l’œuvre rédemptrice de Dieu, c’est que l’on entre dans une relation intime avec lui.
La bénédiction, ici, est donc une prière pour qu’on fasse l’expérience de la faveur de Dieu, qu’on vive dans sa présence. Et c’est souligné par la répétition de la demande concernant son visage.
Mais il y a aussi autre chose qui est répétée dans ces prières. Quel est ce mot qu’on retrouve trois fois, aux versets 24, 25 et 26 ? Le nom de l’Éternel. C’est le nom divin — Yahweh, ou Jéhovah — qui est répété trois fois. Je crois que c’est là une image voilée, dans l’Ancien Testament, de la Trinité. Le Père te bénisse. Le Fils te bénisse. Le Saint-Esprit te bénisse. Trois personnes, un seul Dieu.
Chacune des personnes de la Trinité a une fonction. C’est le Père qui nous garde : « Que l’Éternel te bénisse et te garde. » C’est le Fils qui nous fait grâce : « Que l’Éternel fasse briller son visage sur toi et t’accorde sa grâce. » C’est là le ministère du Seigneur Jésus dans nos vies. Et qui nous donne la paix ? Le Saint-Esprit. « Que l’Éternel tourne son visage vers toi et te donne la paix. »
On voit donc ici le ministère du Dieu trinitaire. Nous sommes bénies par le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Cette prière est en réalité l’un des plus beaux, l’un des plus grands cadeaux que l’on puisse offrir aux autres. Je ne parle pas seulement des mots de cette prière — bien qu’elle soit une magnifique bénédiction — mais de ce principe : bénir les autres au nom du Seigneur est un cadeau merveilleux que l’on reçoit de Dieu, et que l’on est ensuite appelée à transmettre à ceux qui nous entourent. L’un des plus grands cadeaux que vous puissiez faire à votre mari, à vos enfants, à vos amis, c’est la bénédiction de Dieu sur eux.
Et maintenant, avant d’entrer dans le détail de cette prière, remarquez une chose : c’est une bénédiction à prononcer à haute voix.
« L’Éternel dit à Moïse : “Transmets ces instructions à Aaron et à ses fils : Voici comment vous bénirez les Israélites. Vous leur direz : » Vous leur direz. Cette expression souligne l’importance d’utiliser notre bouche, nos paroles, pour bénir.
Bien sûr, on peut bénir les autres de bien d’autres manières :
- par des actes de service ou de bonté,
- par un esprit doux,
- par d’autres expressions d’amour.
Mais assurez-vous que, quand vous pensez aux personnes que Dieu vous appelle à bénir, vous prononcez réellement des paroles de bénédiction sur leur vie.
« Vous leur direz : Que l’Éternel te bénisse et te garde. »
En regardant ces différentes requêtes, je voudrais vous poser une question : si vous ne pouviez demander à Dieu que quatre choses pour vous-même, quatre bénédictions — en pensant à tout ce dont vous avez besoin, tout ce que vous aimeriez voir Dieu faire dans votre vie — quelles seraient ces quatre choses ?
Pensez à ceux que vous aimez : votre mari, vos enfants, vos petits-enfants, vos parents, vos amis, votre pasteur… Si vous ne pouviez demander que quatre bénédictions pour eux, et que vous saviez que Dieu exaucerait chacune de ces demandes, que mettriez-vous sur votre liste ?
Je pense que cette prière peut vraiment nous aider à y réfléchir. Je suis tellement reconnaissante qu’elle soit dans les Écritures, parce qu’elle nous rappelle ce qui est vraiment essentiel dans notre liste. Ce n’est pas la seule bénédiction que l’on trouve dans la Bible, et ce ne sont pas les seuls sujets valables de prière, mais cela nous montre le cœur de Dieu, ce qu’il veut vraiment accorder à son peuple.
Et quand on y pense, est-ce qu’on voudrait pas être connectée à Dieu en disant : « Je veux être béni comme toi tu veux me bénir. Je veux bénir les autres comme toi tu veux les bénir » ?
Donc, en avançant dans cette bénédiction, dans cette prière, on va voir qu’elle contient quatre bénédictions précises. Il y a six phrases, mais elles peuvent se regrouper en quatre demandes centrales qu’on adresse à Dieu pour nous-mêmes et pour les autres. Alors regardons tout d’abord le tout début : « Que l’Éternel te bénisse. » Encore une fois, on affirme ici que c’est l’Éternel qui bénit. C’est lui qui est à l’origine de toute bénédiction. « Que l’Éternel te bénisse. »
Vous savez, il m’arrive très souvent de signer mes petits mots, mes cartes, par « Sois béni » . Souvent, quand je quitte quelqu’un, je dis : « Sois béni » . Et en étudiant ce passage, cela m’a rappelé ce que je suis réellement en train de dire : « Que l’Éternel te bénisse. » C’est lui le véritable donneur de bénédictions. C’est lui la source de toute bénédiction. Tout vient de lui.
Je pense à ce passage dans Genèse 48, où Jacob bénit son fils Joseph alors qu’il s’apprêtait à mourir. Il dit : « L’Éternel m’a béni, et maintenant je te bénis. » Si on veut bénir les autres, on doit d’abord recevoir la bénédiction de Dieu. Il faut laisser Dieu nous bénir. Et il le veut — de ces 4 façons que nous sommes en train d’examiner ici, et aussi de bien d’autres manières encore.
Vous voyez, quand on bénit Dieu, cela signifie qu’on parle bien de lui. Mais quand Dieu nous bénit, c’est qu’il agit bien envers nous. Il fait ces choses, ces requêtes que l’on retrouve dans cette bénédiction. Cette prière résume les bénéfices de l’alliance que Dieu veut accorder à son peuple.
Dans l’Ancien Testament, les Juifs s’attendaient à ce qu’un père bénisse ses fils. Et Dieu est en train de dire ici : « Vous êtes mes enfants, et je veux vous bénir. » Alors, à ces personnes qui vous sont chères — vos proches, vos parents, vos enfants, votre conjoint — dites-leur : Que l’Éternel te bénisse. Demandez au Seigneur de les bénir, et dites-leur : Je prie pour que l’Éternel te bénisse.
Je vais vous dire une chose : même si vous n’aviez rien d’autre dans la vie qui vous rende heureuse, si vous avez été bénie par le Seigneur, alors c’est plus que suffisant. « La bénédiction de l’Éternel enrichit, et il ne la fait suivre d’aucun chagrin. »
Que l’Éternel vous bénisse.
Leslie : On vient d’entendre de si belles bénédictions ! Si vous n’avez pas réussi à prendre note du passage qui vous parlait, vous avez accès à la transcription du podcast sur notre site réveillenoscoeurs.com où vous trouverez la version audio et la version écrite et cette dernière contient toutes les références bibliques.
Aujourd’hui on a découvert une des bénédictions les plus connues de la Bible, celle qui est tirée du livre des Nombres au chapitre 6 et que je trouve particulièrement belle et touchante. Ce podcast fait partie de la série : « Que l’Éternel te bénisse et te garde. » et je me réjouis des deux épisodes à venir.
D’après la Bible, on est appelées à demander à Dieu de faire briller son visage sur son peuple. Mais qu’est-ce que ça signifie au juste? C’est ce qu’on va découvrir la prochaine fois, alors qu’on va continuer l’exploration de cette bénédiction dans Nombres chapitre 6. A très vite, sur Réveille Nos Coeurs!
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 ©
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.