Dannah Gresh : Quand vous effectuez les tâches quotidiennes, est-ce que vous y mettez tout votre coeur?
Nancy DeMoss Wolgemuth : Vous avez envie que vos enfants, que les personnes qui vivent avec vous, les personnes avec lesquelles vous travaillez puissent dire : « C’est une joie de servir Jésus. »
Dannah : Vous écoutez Réveille nos Coeurs avec la série « La reine de Séba » ! Le monde est rempli de merveilles. On peut les voir si on prend le temps de ralentir et de regarder. Aujourd’hui on va être encouragées à faire justement cela, à prendre le temps de voir les merveilles, alors qu’on découvre la suite du récit de la rencontre historique entre deux puissants dirigeants mondiaux.
Nancy : Nous allons reprendre là où nous nous sommes arrêtées la dernière fois dans 1 Rois, chapitre 10. Si vous pouvez prendre ce passage dans …
Dannah Gresh : Quand vous effectuez les tâches quotidiennes, est-ce que vous y mettez tout votre coeur?
Nancy DeMoss Wolgemuth : Vous avez envie que vos enfants, que les personnes qui vivent avec vous, les personnes avec lesquelles vous travaillez puissent dire : « C’est une joie de servir Jésus. »
Dannah : Vous écoutez Réveille nos Coeurs avec la série « La reine de Séba » ! Le monde est rempli de merveilles. On peut les voir si on prend le temps de ralentir et de regarder. Aujourd’hui on va être encouragées à faire justement cela, à prendre le temps de voir les merveilles, alors qu’on découvre la suite du récit de la rencontre historique entre deux puissants dirigeants mondiaux.
Nancy : Nous allons reprendre là où nous nous sommes arrêtées la dernière fois dans 1 Rois, chapitre 10. Si vous pouvez prendre ce passage dans votre Bible, je vous encourage à le faire. Mon désir, avec Réveille Nos Cœurs, n’est pas que vous vous contentiez de ce que j’enseigne comme seule nourriture spirituelle, mais que vous preniez le temps d’entrer vous-mêmes dans la Parole. Je voudrais que les choses dont nous parlons vous conduisent à la Parole, à Christ, et vous donnent envie d’apprendre et d’étudier davantage.
Nous faisons en ce moment une courte étude — vraiment courte — sur l’un de ces personnages un peu secondaires de l’Ancien Testament : la reine de Séba. Et j’espère que ce dont nous parlons vous encouragera à approfondir encore plus et à écouter le Seigneur.
Permettez-moi de relire le passage dont nous avons parlé hier, puis nous reprendrons au verset 4. Je commence maintenant au verset 1 :
La reine de Séba apprit quelle était la réputation de Salomon, à la gloire de l’Éternel, et elle vint pour le mettre à l’épreuve par des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une suite très nombreuse, avec des chameaux chargés d’aromates, d’or en très grande quantité et de pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon et lui exposa toutes ses réflexions. Salomon répondit à toutes ses questions ; il n’y eut aucun mystère pour le roi : il lui expliqua tout. (1 Rois 10.1–3).
Voici donc une femme qui arrive avec beaucoup de présents et de richesses, mais surtout avec des questions. Elle pose ses questions, puis elle écoute ses réponses. Elle écoute les paroles de Salomon, elle écoute sa sagesse.
Nous l’avons vue écouter ; aujourd’hui, nous allons la voir regarder. Elle observe autour d’elle et examine attentivement tout ce qui l’entoure comme si elle devait rédiger un rapport en rentrant dans son pays, et que son entourage allait lui poser plein de questions : « Qu’as-tu vu ? Comment était-ce ? » Alors elle est extrêmement attentive à ce qu’elle observe.
La reine de Séba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit, les plats servis à sa table, le lieu d’habitation de ses serviteurs, les fonctions et les tenues de ceux qui le servaient…
Elle a même remarqué ce que portaient les serviteurs — la mode chez les serviteurs on pourrait dire. Pourquoi cela l’intéressait-elle ? Je ne sais pas. Je sais simplement qu’elle l’a observé. Elle a vu leurs vêtements. Elle a vu…
… ses responsables des boissons ainsi que les holocaustes qu’il offrait dans la maison de l’Éternel. Elle en eut le souffle coupé…
Il est évident que ce n’était pas un simple coup d’œil rapide. Parfois, dans notre façon de vivre, nous ne sommes pas très observateurs. Nous avons les yeux rivés sur notre smartphone et nous ne voyons pas ce qui se passe autour de nous.
Je me souviens du début de notre relation, mon mari et moi. Nous étions quelque part où il y avait un coucher de soleil — disons que lui préférait les levers de soleil, et moi les couchers. Ce soir-là, Robert avait la tête penchée sur son ordinateur portable, si je me souviens bien, et je lui ai dit : « Mais il faut que tu lèves les yeux ! Tu ne peux pas ne pas rater ce coucher de soleil. » Et à partir de ce jour, chaque fois qu’on regardait un coucher de soleil, on s’arrêtait, on regardait, on s’émerveillait. Et on remerciait le Seigneur. Vous vous dites peut-être qu’on était un peu fous, mais non, on cherchait simplement à contempler les merveilles et la majesté du Seigneur.
La reine de Séba a pris le temps de tout observer : le magnifique palais royal construit par des maîtres artisans, le personnel du palais avec chacun son rôle précis, les banquets royaux qu’ils préparaient. Elle a remarqué tous les détails.
Certains de ces détails sont décrits plus précisément dans le chapitre 5 du premier livre des Rois. Je vais vous en lire un passage qui nous donne une idée de ce qu’elle a pu voir.
Il s’agit de logistique avec la liste des provisions de Salomon pour un seul jour — pour un seul jour, pour le palais, pour tous ceux qui y vivaient, ses serviteurs et sa famille — « étaient de 6600 litres de fleur de farine et 13 200 litres de farine, dix bœufs engraissés, vingt bœufs de pâturage et cent brebis, en plus des cerfs, des gazelles, des daims et des volailles engraissées » (1 Rois 5.2-3).
Waouh ! Ça en fait des provisions pour une seule journée ! Imaginez devoir ranger tout cela dans votre garde-manger !
Verset 6 : « Salomon avait 40 000 stalles pour les chevaux destinés à ses chars et 12 000 cavaliers. Les intendants pourvoyaient à l’entretien du roi Salomon et de tous ceux qui étaient admis à sa table, chacun pendant le mois qui lui était attribué » [y compris, dans le passage de 1 Rois 10, la reine de Séba et toute sa suite.] « Ils ne les laissaient manquer de rien. »
1 Rois 5.9 : « Dieu donna à Salomon de la sagesse, une très grande intelligence et des connaissances aussi nombreuses que le sable qui est au bord de la mer. La sagesse de Salomon dépassait celle de tous les nomades de l’est et toute la sagesse des Égyptiens. »
Alors la reine de Séba — revenons maintenant à 1 Rois 10 — prend note de tout cela. Elle voit toute cette magnificence, toute cette richesse, toute cette abondance, et elle est profondément impressionnée.
Elle a aussi vu les holocaustes qu’il offrait dans le temple qu’il avait construit pour l’Éternel. Et en voyant cela, cette reine païenne a été confrontée à l’idée qu’un substitut devait mourir pour que les pécheurs puissent recevoir le pardon de leurs fautes. Pour que des pécheurs puissent s’approcher d’un Dieu saint, un animal innocent devait mourir.
Elle est attentive. Elle pose des questions. Elle écoute. Elle lui dit tout ce qu’elle a sur le cœur. Nous ne savons pas combien de discussions théologiques ils ont eues, mais nous savons qu’ils ont beaucoup parlé. Nous savons qu’elle a beaucoup écouté. Nous savons qu’elle a regardé, observé, et tout intégré.
Cette reine n’était pas étrangère à la richesse, à la splendeur, au fait d’avoir des serviteurs et un royaume. Elle n’était pas étrangère à la religion. Mais ce qu’elle a vu de ses propres yeux à Jérusalem lui a coupé le souffle. Elle en est restée sans voix, saisie d’émerveillement, profondément impressionnée. Elle était stupéfaite.
L’autre jour, j’ai lu une interview de John Piper à propos d’un problème qu’il décrit comme « une épidémie parmi les êtres humains en général » : les gens ne savent plus s’émerveiller ou s’étonner. Il a dit :
« Nous nous lassons si facilement d’une réalité pourtant glorieuse. Nous allons visiter les magnifiques Rocheuses, les Alpes, ou l’Himalaya et, pendant un jour ou deux, nous sommes sans voix, émerveillées. Mais à la fin de la semaine, nous sommes assis devant la télévision dans notre chalet au sommet de la montagne, à regarder de pauvres hommes qui tentent de produire de l’émerveillement sur un écran de cinéma. C’est l’un des grands effets tragiques de la chute : la superficialité dans un monde rempli de merveilles, l’ennui facile, aimer quelque chose deux ou trois fois, puis ensuite… bof.
Nous devons renverser cette mentalité superficielle et la remplacer par un esprit profondément joyeux, prêt à découvrir des merveilles et à s’émerveiller partout où nous regardons. Nous devons nous engager consciemment dans une quête pour cultiver une intelligence spirituelle pleinement attentive aux gloires de Dieu. » (traduction libre)
Quand j’ai lu cette interview, j’ai pensé à la reine de Séba, qui était pleinement attentive à la splendeur du royaume de Salomon, aux merveilles de tout ce qu’elle voyait. Cela lui a coupé le souffle. Elle est restée sans voix. Elle était bouleversée. Elle était engagée dans cette quête intentionnelle, consciente, l’esprit totalement éveillé à ce qui se trouvait devant elle.
Le psalmiste avait le même état d’esprit.
Le Psaume 111, par exemple, au verset 2, dit : « Les œuvres de l’Éternel sont grandes, recherchées par tous ceux qui les aiment. Son activité n’est que splendeur et magnificence. » Il y a là un sens profond de l’émerveillement, de la crainte respectueuse.
J’aime ces passages dans les Psaumes — on en voit aussi dans le livre de Job et ailleurs dans l’Écriture — où il est question des merveilles du Seigneur, et où il est même question de la pluie. La pluie, une merveille du Seigneur ? Eh bien quand nous prenons le temps d’étudier ce qu’il faut pour que la pluie se forme, comment elle se développe, comment elle tombe sur la terre, comment elle s’intègre dans l’ensemble de la création, c’est réellement merveilleux.
Et pourtant, nous ne nous arrêtons pas souvent pour réfléchir, étudier, méditer et nous réjouir des œuvres du Seigneur, parce que nous allons trop vite — et je me parle à moi-même en disant cela. Si nous nous arrêtions pour contempler et méditer la sagesse et les œuvres merveilleuses de Dieu, cela nous couperait le souffle.
Eh bien, au verset 6 de 1 Rois 10, la reine de Séba dit au roi :
« C’était donc vrai ce que j’ai appris dans mon pays au sujet de ta situation et de ta sagesse ! Je ne le croyais pas avant de venir et de le voir de mes yeux. Et l’on ne m’en avait pas raconté la moitié. Tu as plus de sagesse et de prospérité que je ne l’avais appris par la rumeur. »
À près de 2 400 kilomètres de là, dans le royaume de Séba, la reine avait entendu des récits au sujet de la sagesse de Salomon, de sa renommée, de sa richesse, de ses accomplissements — probablement par des marchands et des commerçants qui traversaient son territoire. Au début, elle était sceptique. Ces récits semblaient trop beaux pour être vrais. Ils paraissaient exagérés. Alors elle a décidé d’aller vérifier par elle-même pour voir si tout cela était réellement vrai.
Ce que la reine de Séba avait entendu au sujet de Salomon était vrai. C’était vrai avant même qu’elle ne le croie. C’était vrai. Mais elle ne l’a pleinement cru qu’après en avoir fait l’expérience personnellement, après l’avoir vu de ses propres yeux. Les témoignages indirects ne suffisaient pas.
La Parole de Dieu est vraie, que vous y croyiez ou non. L’Évangile est vrai. Jésus est la vérité. Mais il ne suffit pas d’en entendre parler par un intermédiaire. Vous devez le voir et en faire personnellement l’expérience. D’ailleurs, c’est quelque chose pour lequel vous devriez prier concernant vos enfants et vos petits-enfants. S’ils grandissent dans un foyer chrétien, priez pour que leur foi devienne personnelle, qu’elle ne soit pas une foi par procuration. Qu’ils ne se contentent pas d’en entendre parler par vous, mais qu’ils le voient et qu’ils en fassent l’expérience eux-mêmes.
J’ai souvent fait cette prière pour les enfants de mes amis : « Seigneur, accorde-leur une rencontre personnelle, directe, transformatrice avec Christ » .
La reine de Séba a dit : « Ta sagesse et ta prospérité dépassent ce que j’avais entendu. »
Souvent, c’est l’inverse. Vous voyez ou entendez parler de quelqu’un de loin — peut-être quelqu’un qui vous intéresse sentimentalement, ou que vous envisagez d’embaucher, ou pour qui vous pensez voter, ou encore un pasteur d’une église que vous pensez rejoindre.
De loin, ces personnes semblent remarquables. Mais en apprenant à les connaître, vous découvrez qu’elles ne sont pas exactement comme vous l’imaginiez. Vous constatez des incohérences, des défauts, des faiblesses que vous ne perceviez pas à première vue.
Mais pour la reine de Séba, c’était tout le contraire. Plus elle se rapprochait de Salomon, plus elle était impressionnée. Ce qu’elle a vu dépassait largement tout ce qu’elle avait entendu ou imaginé.
Bien sûr, vous savez que Salomon avait aussi ses incohérences, ses défauts et ses faiblesses. Avec le temps, à mesure qu’il accumulait richesses et épouses, et que l’admiration autour de lui grandissait, ses faiblesses ont commencé à apparaître. C’était un être humain imparfait et faillible.
Mais lorsque vous recherchez Christ, vous ne le trouverez jamais inférieur à ce que vous avez entendu dire de lui. La réalité de ce que vous découvrez quand vous venez à lui et que vous lui apportez vos questions difficiles dépassera toujours tout ce que vous aviez entendu à son sujet. Il est plus grand que tout ce que vous avez pu entendre ou imaginer. Sa splendeur ne se ternira jamais, elle ne s’estompera jamais. Elle ne fait que grandir en beauté. Il ne vous décevra jamais.
Et un jour, lorsque vous verrez le Roi — avec un grand « R » — face à face, vous serez saisie d’émerveillement. Vous direz, comme la reine de Séba devant Salomon : « On ne nous en avait pas dit la moitié ! Nous n’avions pas imaginé combien tu es merveilleux. Ta sagesse, ta beauté, ta gloire dépassent tout ce que nous avions entendu. »
Eh bien, au verset 8 du chapitre 10, la reine de Séba poursuit et dit :
« Heureux tes hommes ! Heureux tes serviteurs puisqu’ils sont constamment devant toi et peuvent bénéficier de ta sagesse ! » [Elle les avait observés. Elle avait vu que c’étaient des personnes heureuses de servir le roi d’Israël, le roi Salomon.]
Ses employés étaient heureux. Ce mot signifie aussi bénis.
Les employés de Salomon étaient heureux. Ils étaient bénis. Ils auraient pu dire : « C’est le meilleur endroit au monde pour travailler. »
Mais il n’y avait pas que les employés qui étaient heureux ; la population en général l’était aussi. 1 Rois 4.20 dit : « Juda et Israël étaient aussi nombreux que le sable qui est au bord de la mer. Ils mangeaient, buvaient et se réjouissaient. »
C’était un âge d’or pour le royaume de Salomon. Le peuple était heureux, et la reine de Séba l’a remarqué. Cela devait être différent de ce qu’elle connaissait dans son propre pays, puisqu’elle l’a souligné comme quelque chose d’inhabituel. On dirait presque qu’elle enviait ceux qui avaient le privilège de vivre auprès de ce roi extraordinaire et d’entendre sa sagesse jour après jour. Eux l’avaient peut-être pris pour acquis, mais pas elle. Elle n’y était pas habituée. Pour elle, c’était spécial. Elle était ravie d’en être témoin et elle reconnaissait la bénédiction qu’il y avait simplement à être proche de ce roi.
Celles qui reconnaissent la grandeur de notre Roi, le Roi Jésus, et sa sagesse, considèrent que ses serviteurs sont dans une position enviable. Être au service du Roi chaque jour en sa présence, écouter ses paroles et sa sagesse ne peut que procurer une immense joie. Cela devrait nous rendre heureuses. Et cela nous rendra heureuses.
Le Psaume 65, verset 5, dit : « Heureux celui que tu choisis et que tu fais approcher de toi pour qu’il habite dans tes parvis ! Nous nous rassasierons des biens de ta maison, de la sainteté de ton temple. »
C’est doux. C’est satisfaisant. Cela vous remplit. Cela vous bénit. Si vous êtes une enfant de Dieu depuis un certain temps, et que vous savez ce que signifie vous imprégner de sa Parole, demeurer dans sa présence, être avec son peuple, vous savez que, même s’il y a parfois des larmes, des épreuves, des passages difficiles — nous en parlons souvent dans les podcasts de Réveille Nos Cœurs — il y a aussi de la joie. Il y a du bonheur à être dans la présence du Seigneur et avec son peuple.
Dans Proverbes 8, verset 34, la Sagesse parle comme si elle était une personne, et elle dit : « Heureux l’homme qui m’écoute, qui veille chaque jour sur mes portes, et qui garde l’entrée de ma maison. »
Vous savez, appartenir à Jésus, servir le Roi Jésus apporte beaucoup de joie ! Je voudrais que les gens me regardent, comme la reine de Séba regardait les serviteurs de Salomon, et qu’ils voient cette joie qui transpire. Je veux que mon mari sache qu’il y a de la joie à servir le Seigneur.
Bien sûr, il y a des moments — comme juste avant un enregistrement — où j’ai l’impression d’être en plein travail d’accouchement, et ce que vous entendez, c’est presque : « Pousse ! » C’est difficile ; cela demande un effort. Mais je ne veux pas que le service du Christ nous laisse simplement une idée de pénibilité. Oui, il y a des choses difficiles. Il y a du travail. Il y a des efforts à fournir. Mais je veux que l’on retienne qu’il y a aussi de la joie à le servir. C’est un appel magnifique. C’est un appel rempli de joie.
Quel que soit l’appel que vous avez reçu pour servir le Roi Jésus, vous avez envie que vos enfants, que les personnes qui vivent avec vous, les personnes avec lesquelles vous travaillez puissent dire : « C’est une joie de servir Jésus. » . »
Celles qui le servent reçoivent des joies et des bénédictions que les autres ne peuvent pas connaître. Cette perspective apporte une lumière nouvelle sur ce que signifie connaître et servir Jésus. Être sa servante ne devrait pas être perçu principalement comme une obligation, mais comme un immense privilège, merveilleux et rempli de joie.
Des servantes et des serviteurs de Jésus qui sont heureux donnent aux autres une bonne image de lui. Et je ne parle pas seulement d’enseigner la Parole ou d’écrire des livres, par exemple. Je dois être une servante heureuse de Jésus en faisant cela. Mais vous aussi, vous devez être une servante heureuse de Jésus, dans tout ce que Dieu vous appelle à faire, jour après jour.
C’est ce que Paul dit aux Colossiens : « Faites votre travail comme pour le Seigneur et non pour des hommes » — pas seulement pour votre employeur humain, pas seulement pour vos enfants ou votre mari. Oui, vous les servez. Oui, vous servez sur votre lieu de travail. Mais en réalité, vous servez le Seigneur Christ. Vous voulez que vos enfants sachent que, lorsque vous les servez, vous servez Jésus — et qu’il y a de la joie à son service.
Au verset 9, la reine dit à Salomon :
« Béni soit l’Éternel, ton Dieu, qui t’a choisi pour te placer sur le trône d’Israël ! C’est parce que l’Éternel aime éternellement Israël qu’il t’a établi roi pour que tu exerces le droit et la justice. »
Les nations autour d’Israël étaient généralement polythéistes. Elles croyaient en plusieurs dieux. Israël, en revanche, était monothéiste. Le peuple croyait et adorait le seul vrai Dieu, Créateur du ciel et de la terre, Souverain de l’univers.
Il n’y a pas de preuve claire, dans ce passage, que la reine de Séba se soit convertie à la foi en l’Éternel. Nous ne le savons pas avec certitude, rien ne l’indique explicitement. Elle n’a pas offert de sacrifices dans le temple, ce qu’elle aurait peut-être fait si elle était venue à la foi. Nous ne savons pas. Mais nous savons qu’elle a été convaincue que le Dieu d’Israël existait et qu’il était au moins à la hauteur des autres divinités. Elle a attribué à l’Éternel la sagesse et la réussite de Salomon.
Tout ce qu’elle avait vécu, toutes les merveilles qu’elle avait vues, la grande sagesse et la prospérité de Salomon l’ont conduite vers le Dieu de Salomon. Elle a compris que ce qu’elle voyait était la preuve d’un Dieu invisible qui aimait son peuple et prenait plaisir en lui. Elle a dit : « Parce que Dieu aimait son peuple, il t’a établi roi. »
Le pasteur John MacArthur l’exprime ainsi : « La reine de Séba est venue voir la gloire de Salomon et, ce faisant, elle a rencontré la gloire du Dieu de Salomon. »
J’aime cette pensée ! Ainsi, quand des personnes viennent voir vos compétences, vos talents, la manière dont vous élevez vos enfants, la façon dont vous servez dans votre foyer, ou lorsqu’elles observent votre travail, ou assistent à une étude biblique que vous enseignez, ou parlent avec vous de choses spirituelles — elles viennent pour recevoir quelque chose de vous.
Quand une femme plus jeune vous dit : « Peux-tu me guider ? J’aimerais apprendre de toi » — et j’espère que cela arrive à mesure que vous devenez des femmes plus âgées — peut-être qu’elle veut d’abord voir votre sagesse, votre expérience, savoir comment vous géreriez telle situation. Elle vient voir votre « gloire » , en quelque sorte. Mais votre désir doit être que, à travers cela, elle rencontre la gloire de votre Dieu. Que ce qu’elle voit l’amène à dire : « Béni soit le Seigneur ! »
La reine a compris que Salomon avait été placé souverainement sur le trône par Dieu, établi comme son représentant pour exercer la justice et la droiture au nom de son peuple.
Mais, au final, Salomon n’a pas pleinement accompli son appel divin. C’est la partie triste de l’histoire qui suit l’épisode de la reine de Séba. Cependant, un jour, Dieu suscitera un autre Roi — avec un grand « R » — plus grand que Salomon, qui accomplira parfaitement toute la volonté de Dieu. Son nom est Jésus.
Nous venons à lui. Nous l’adorons. Nous l’aimons. Nous lui apportons nos offrandes. Nous recevons de lui. Et que toute notre vie lui soit offerte, afin que d’autres puissent voir : « Ce sont des adoratrices heureuses ! Ce sont des servantes de Jésus heureuses ! Elles croient vraiment qu’il est réel. Elles lui parlent. Elles le connaissent. Elles l’adorent. Elles trouvent leur joie en lui, et lui prend plaisir en elles. » Et alors, elles viendront aussi adorer la gloire de notre grand Dieu.
N’est-ce pas ce que vous désirez ? Oui ! Amen !
Dannah : Mais oui ! C’est ce que je désire! Vous aussi? Aujourd’hui, à travers le récit de l’Ancien Testament sur Salomon et la reine de Séba, on a vu que l’adoration joyeuse est d’une valeur inestimable. La reine de Séba a voulu connaître par elle-même les merveilles dont elle avait entendu parler. Et de la même manière, vous et moi, nous sommes invitées à nous aussi chercher à faire personnellement l’expérience de l’émerveillement, de la sagesse et de la beauté que l’on trouve dans la création de Dieu et dans l’Évangile de Jésus-Christ.
Quand on connait Jésus, on est d’une richesse exceptionnelle. Pourquoi ? Eh bien, c’est ce qu’on va découvrir la prochaine fois, dans le 3è et dernier épisode de cette série sur la reine de Séba. Alors, à très vite, ici, sur Réveille nos Coeurs.
—
Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.