Un appel audacieux sur votre vie
Leslie Basham : Vivre selon la Parole de Dieu et vraiment faire confiance à Dieu, c’est comme marcher à contre-courant dans un monde qui va dans la direction opposée.
Nancy DeMoss Wolgemuth : L’appel de Dieu, ce n’est pas un appel au confort, à la commodité ou à l’épanouissement personnel. C’est un appel à glorifier Dieu, en offrant notre vie en sacrifice. Il y aura des épreuves quand nous suivrons les traces du Sauveur, lui qui a été prêt à donner sa vie pour que nous puissions vivre.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs, avec la série « Pour un temps comme celui-ci » .
Dans les deux premiers épisodes de cette série, on a découvert l’histoire d’Esther et les enseignements précieux que nous pouvons en tirer. D’ailleurs, si vous avez manqué ces podcasts, vous pouvez les retrouver sur notre site reveillenoscoeurs.com.
On a vu …
Leslie Basham : Vivre selon la Parole de Dieu et vraiment faire confiance à Dieu, c’est comme marcher à contre-courant dans un monde qui va dans la direction opposée.
Nancy DeMoss Wolgemuth : L’appel de Dieu, ce n’est pas un appel au confort, à la commodité ou à l’épanouissement personnel. C’est un appel à glorifier Dieu, en offrant notre vie en sacrifice. Il y aura des épreuves quand nous suivrons les traces du Sauveur, lui qui a été prêt à donner sa vie pour que nous puissions vivre.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs, avec la série « Pour un temps comme celui-ci » .
Dans les deux premiers épisodes de cette série, on a découvert l’histoire d’Esther et les enseignements précieux que nous pouvons en tirer. D’ailleurs, si vous avez manqué ces podcasts, vous pouvez les retrouver sur notre site reveillenoscoeurs.com.
On a vu que le peuple d’Esther avait été emmené en captivité dans un pays étranger. C’est dans ce pays, que Esther a été amenée de force dans le harem du roi et qu’elle a été élevée à la position de reine. Ce n’était pas un conte de fées à la Cendrillon, mais une situation extrêmement difficile. Plus tard, lorsque les Juifs ont été menacés d’anéantissement, Esther a été appelée à prendre la parole, à être une femme de Dieuet à entrer en action au moment désigné par Dieu, selon le bon moment fixé par lui.
Aujourd’hui, c’est le dernier podcast de cette série. Alors qu’on arrive à la conclusion de cet enseignement on va découvrir une autre femme qui elle aussi savait qu’elle était appelée à servir le Seigneur « pour un temps comme celui-ci » .
Nancy : Vous connaissez peut-être l’histoire et les écrits d’Amy Carmichael, cette jeune femme célibataire de 28 ans qui est partie en Inde en 1895. Elle y est restée cinquante-cinq ans, sans jamais prendre de congé. Lorsqu’elle est arrivée, elle a découvert que des enfants, des nourrissons, de jeunes filles, de jeunes femmes, étaient enlevés et vendus à la prostitution dans les temples hindous. Son cœur a été brisé par ce qu’elle a vu, et elle a dit : « Il faut faire quelque chose »
Dieu avait amené Amy Carmichael dans son royaume pour un temps comme celui-ci. Elle et son petit groupe de collaboratrices ont ainsi commencé à sauver ces enfants des temples, hindous où ils étaient retenus. Petit à petit, une personne à la fois. C’était un travail dangereux. C’était un travail difficile. Elles ont dû résister à des traditions religieuses et culturelles profondément enracinées depuis des siècles. Elles devaient aller à contre-courant.
Quand nous parlons de cette révolution contre-culturelle, je dis souvent aux femmes : « Nous devons être prêtes à être comme le saumon, nageant à contre-courant. » Que font les saumons ? Vous avez entendu les histoires et vu les images, comment ils remontent les rivières. Ils se blessent, ils s’écorchent contre les rochers, ils sont malmenés par le courant. Pourquoi font-ils cela ? Pour aller pondre. Ils donnent la vie, et ensuite, ils meurent. Et vous vous dites : « Cela ne ressemble pas vraiment à un appel que j’aimerais recevoir. » Mais quelle image puissante du cœur de Christ, du cœur du Calvaire — lui qui a nagé à contre-courant, ensanglanté et battu, pour nous donner la vie spirituelle, offrant sa propre vie pour que nous ayons la vie éternelle.
Oui, nous pourrions mourir en chemin, mais si c’est en accomplissant les desseins du royaume et la volonté de Dieu, qu’il en soit ainsi. Si je dois périr, je périrai. Je choisis de tout donner pour lui.
Voilà comment une année après l’autre, Amy Carmichael a risqué sa vie pour délivrer une petite fille, une jeune femme à la fois. Elle a combattu sans relâche pour les arracher aux ténèbres et révéler les œuvres du mal. Sa lutte n’était pas menée par ses propres forces, mais par la puissance de Dieu qui l’avait envoyée. Elle a persévéré. Il y a eu quelques victoires mais aussi de nombreuses pertes douloureuses. Pourtant, elle a tenu ferme face à des défaites qui semblaient totales.
De nos jours, les défis et les enjeux sont peut-être un peu différents de ceux de l’époque, bien que nous soyons confrontés à la question du trafic sexuel, qui est un fléau dans notre monde. Les problèmes qui nous entourent ne sont pas moins graves que ceux de ces petites filles vendues à la prostitution dans les temples. Aujourd’hui encore, les ténèbres emprisonnent des vies ; tant de femmes et de jeunes filles autour de nous vivent en captivité — esclaves de la culpabilité, de la peur, de l’amertume, de l’anxiété, des troubles alimentaires, des comportements destructeurs, des addictions, de la dépression. Elles ont besoin d’être délivrées de l’ennemi qui les a prises en captivité. Nous sommes appelées à combattre les puissances des ténèbres au nom et par la puissance et l’Esprit du Seigneur Jésus, et à nous joindre à Dieu dans sa grande mission de sauvetage. Nous sommes appelées à faire briller la lumière dans les ténèbres, à libérer les captifs et à glorifier son nom.
Alors que je priais avec des amis et des collègues au sujet du lancement du ministère Réveille Nos Cœurs, j’avais demandé aux membres de notre conseil d’administration et du conseil consultatif de notre ministère de prier à ce sujet. Lors d’une réunion du conseil, j’assistais à une discussion sur la question de savoir s’il était temps de lancer ce qui allait devenir le ministère radio de Réveille Nos Cœurs. Dans ce temps de prière et de discernement, Dieu avait placé autour de nous des hommes fidèles, dont Thomas Hunt, un enseignant biblique et homme de prière qui a servi le Seigneur durant de nombreuses années.
Il est resté très silencieux pendant un long moment, car il y avait beaucoup de discussions dans la salle. Puis, après que tout le monde eut donné son avis, Thomas Hunt a pris la parole et dit :
« J’ai beaucoup prié à ce sujet. Je veux vous dire que, depuis de nombreuses années, j’ai été profondément accablé et préoccupé dans mon cœur par la corruption croissante et répandue parmi les femmes dans notre culture, par leur endurcissement, leur rudesse, leur vulgarité, leur sécularisme. J’ai porté ce fardeau et prié à ce sujet pendant des années, réfléchissant à ce qui pourrait faire une différence, ce qui pourrait y remédier, ce qui pourrait aller à contre-courant.
Alors que je priais au sujet du lancement potentiel de Réveille Nos Cœurs, je crois que Dieu a suscité ce ministère pour être une lumière, pour faire une différence, pour combattre les puissances des ténèbres qui affectent les femmes, et pour renverser la vague de corruption qui les submerge. »
Quand j’ai entendu ce qu’il disait, mon cœur était partagé : d’un côté, j’étais reconnaissante pour la clarté apportée à la mission, cela m’inspirait. Mais de l’autre, je ressentais une profonde faiblesse, une certaine crainte. J’étais submergée et ne me sentais pas à la hauteur. Pourtant, le Seigneur m’a rappelé — comme il l’a fait à maintes reprises cette année-là — que ces sentiments ne sont pas un obstacle à son appel, mais souvent le lieu même où sa puissance se manifeste.
Je ne vous confie pas cela simplement pour raconter mon histoire, mais pour vous dire que, quel que soit l’appel de Dieu dans votre vie, il se peut que vous ressentiez vous aussi la faiblesse, la peur ou que vous ne vous en sentiez pas capables. Et je suis convaincue que je ne suis pas la seule à lutter avec ces choses. Mais souvenons-nous : c’est précisément dans notre fragilité que la force de Christ se révèle. Là où nous sommes faibles, lui est fort.
Le Seigneur m’a ramenée à ce passage de l’Évangile de Luc, chapitre 1, où l’ange dit à Marie : « Tu vas enfanter un fils, ce sera le Fils de Dieu. Je sais que tu n’es pas mariée et que tu n’as jamais eu de relations intimes avec un homme, mais c’est ce que Dieu va faire. » Marie posa la question évidente : « Comment cela est-il possible ? — car humainement, c’était impossible. » Chères sœurs, c’est exactement ce que nous ressentons lorsque nous contemplons l’ampleur de la mission que Dieu nous confie aujourd’hui. Comment cela peut-il se faire ? Nous voyons nos limites, notre manque de dons, de compétences, de ressources. Nous voyons la corruption grandissante autour de nous et nous nous disons : « Comment cela est-il possible ? » Ce ministère n’est pas une œuvre humaine, mais une œuvre divine. La réponse de l’ange à Marie demeure la même pour nous aujourd’hui : « Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. » La puissance du Très-Haut accomplira ce que nous ne pouvons pas réaliser par nous-mêmes.
Qui va remporter la bataille ? C’est Dieu. Qui va nous remplir de puissance ? C’est Dieu — c’est sa puissance. « Rien n’est impossible en Dieu, » dit l’ange. Quelle a été la réponse de Marie ? Si je devais choisir un verset comme guide pour ma vie, ce serait probablement celui-ci : Luc 1.38. Marie a simplement répondu, avec foi, humilité et soumission : « Je suis la servante du Seigneur. Qu’il en soit pour moi selon ta parole. » Marie a dit : « Oui, Seigneur. » Esther a dit : « Oui, Seigneur. » Amy Carmichael a dit : « Oui, Seigneur. »
Si vous demandiez à ces femmes aujourd’hui : « Cela en valait-il la peine ? Le referiez-vous ? » Avez-vous le moindre doute sur leur réponse ? Des millions de Juifs sauvés — la lignée par laquelle le Messie devait venir a été préservée. Des centaines de petites filles en Inde ont été délivrées des griffes de Satan et ont retrouvé la vie physiquement et spirituellement. Le Sauveur est né. L’appel de Dieu sur nos vies sera parfois difficile ; peut-être que vous êtes dans cet endroit difficile en ce moment. Son appel implique des épreuves, des souffrances, des obstacles. Je vous le dis simplement : ce n’est pas un appel à une vie facile. L’appel de Dieu, ce n’est pas un appel au confort, à la commodité ou à l’épanouissement personnel. C’est un appel à glorifier Dieu, en offrant notre vie en sacrifice. Il y aura des épreuves quand nous suivrons les traces du Sauveur, lui qui a été prêt à donner sa vie pour que nous puissions vivre.
Quand vous et moi verrons le visage de Christ — et ce jour approche — si nous avons été fidèles à son appel dans nos vies, nous dirons : « Jésus, cela en valait vraiment la peine pour toi. » En fait, je pense que la plupart, sinon toutes, diront : « J’aurais aimé t’avoir donné encore plus. » Le referions-nous ? Absolument.
Je prie pour que Dieu lève une armée de femmes, des femmes de courage, de foi, de compassion, d’humilité et de sagesse, des femmes remplies de Jésus, pour un temps comme celui-ci. Me rejoindrez-vous dans cette mission ? Ferez-vous partie de cette révolution contre-culturelle ? Direz-vous : « Oui, Seigneur. Je suis ta servante. Prends-moi, utilise-moi, dépense-moi. Accomplis tous tes saints desseins éternels en moi et à travers ma vie, quel qu’en soit le prix » ?
Oh, Père, je te prie de trouver une armée de femmes qui diront simplement : « Oui, Seigneur » pour l’amour de Jésus et pour l’avancement de ton grand royaume. Amen.
Leslie : Alors, nous voici face au défi de dire « Oui, Seigneur » , à tout ce qu’il nous appelle à faire. Afin de mieux comprendre ce que cela signifie de faire confiance au plan de Dieu pour notre vie, on aimerait prendre les minutes qui suivent pour revoir de plus près les trois acteurs principaux de l’histoire d’Esther.
Nancy : Nous observons d’abord le roi, Assuérus (ou Xerxès) un roi très puissant. La Bible nous dit même qu’il règne sur un immense empire. L’histoire nous apprend qu’il a régné de 486 av. J.-C. à 465 av. J.-C., donc ce n’était pas juste un roi éphémère. Il a exercé le pouvoir pendant un bon moment.
C’est un homme — un dirigeant — sous lequel aucune d’entre nous ne voudrait vivre. Le chapitre 1 décrit un banquet somptueux de 180 jours, suivi d’une fête de sept jours. Cela révèle un roi qui aime afficher sa richesse et sa gloire. Lorsque la reine Vasthi refuse de se présenter devant lui, Xerxès réagit avec colère et consulte ses conseillers. Sa décision d’exclure Vasthi montre un souverain qui ne tolère pas la désobéissance.
Son comportement peut sembler excessif et capricieux. Il prend des décisions rapides, influencées par son entourage, ce qui met en lumière une faiblesse derrière son apparente force. Xerxès est puissant, et il baigne dans une culture qui clairement ne met pas en avant la justice. On le voit à travers la longue fête, l’abondance d’alcool, les guerres constantes, et le défilé de femmes exposées comme des objets de spectacle.
Leslie : Je trouve qu’il y a quand même pas mal de parallèles avec notre culture, notre monde d’aujourd’hui — en fait, avec toutes les cultures à travers l’histoire. Par exemple, les personnes au pouvoir dans cette histoire, on n'entend pas le nom de Dieu sur leurs lèvres. On ne les voit pas prendre des décisions alignées avec la justice. Et pourtant, cela ne retient en rien la main de Dieu.
Nancy : Ce qu’on voit aussi, chez le roi Xerxès, c’est que l’alcool ne lui apporte rien de bon. Il y a de la cruauté chez lui. C’est un dirigeant injuste. Il prend des décisions qui nous font grimacer. Nous en voyons la première ici, dans le chapitre 1. Qu’exige-t-il de sa reine ? De venir montrer sa beauté devant tout le monde.
Leslie : Qu’elle montre, qu’elle exhibe sa beauté… en tant que femmes, on sait bien que ce n’était pas un honneur qu’il lui accordait, n’est-ce pas ? Bien sûr que non, il voulait la montrer à des hommes ivres !
Nancy : C’est là que la reine Vasthi entre en scène, dans ce récit. Xerxès veut montrer Vasthi à ces hommes rassemblés depuis des jours, l’esprit occupé par la guerre, embrumé par l’alcool… et il l’appelle à paraître devant eux. Cela ne me semble vraiment pas juste. Je sais que si mon mari veut me présenter à un ami, il le fera avec respect. Mais on sent que ce n’est pas du tout le ton sur lequel le roi Xerxès convoque sa femme, n’est-ce pas? Et que fait Vashti ?
Eh bien, elle a rejeté son appel et elle a dit « Non ! » C’est fou, elle a osé! Elle savait très probablement quel en serait le prix. Je suis sûre qu’elle le savait.
Leslie : Oui, je pense aussi qu’elle savait quel serait le prix qu’elle aurait à payer. Et dans les versets 17 à 19 que je vais lire, on voit les conseillers du roi expliquer pourquoi il faut qu’il la punisse sévèrement. Alors, il disent :
« En effet, l’attitude de la reine déteindra sur l’ensemble des femmes et les incitera à porter un regard méprisant sur leur mari. Elles diront: ‘Le roi Assuérus avait ordonné qu'on fasse venir la reine Vasthi devant lui, et elle n'y est pas allée.’ Aujourd’hui déjà, les princesses de Perse et de Médie qui ont entendu parler de l’attitude de la reine s’adresseront de la même manière à tous les princes du roi, ce qui entraînera beaucoup de mépris et de colère. Si le roi le juge bon, il devrait émettre un édit royal et l’inscrire dans les lois des Perses et des Mèdes, avec défense de l’enfreindre. Cet édit interdirait à Vasthi de se présenter devant le roi Assuérus et préciserait que le roi donnera le titre de reine à une autre qui soit meilleure qu'elle. »
Alors, ce qui est intéressant, c’est qu’à ce stade de l’histoire, on n’a pas encore entendu la voix de Dieu, ni la lecture de la Loi, ni même le peuple de Dieu, et pourtant, la main invisible de Dieu est déjà à l’œuvre même dans cette situation.
C’est la providence, c’est cette manière souvent mystérieuse, toujours fascinante, par laquelle Dieu pourvoit aux besoins de ses serviteurs.
Nancy : Dans le récit, on voit donc que la reine a été forcée de quitter le pouvoir. Et cela va créer un vide que le Seigneur utilisera pour faire entrer en scène Esther ! En fait, elle s’appelle Hadassa, Esther est son surnom, en quelque sorte.
C’est ce qu’on peut lire au chapitre 2, les versets 5-7 :
« Il y avait à Suse, la capitale, un Juif du nom de Mardochée. C’était un fils de Jaïr, un descendant de Shimeï et de Kis, un Benjaminite qui avait quitté Jérusalem en compagnie du groupe d’exilés partis avec Jéconia, le roi de Juda, sur ordre de Nebucadnetsar, le roi de Babylone. Il se chargeait de l’éducation d’Hadassa, alias Esther, la fille de son oncle, car elle n’avait plus ni père ni mère. Cette jeune fille était belle à tout point de vue. À la mort de ses parents, Mardochée l’avait adoptée. »
Leslie : C’est fou comme la vie d’Esther a été difficile dès son enfance ! Ses parents sont décédés, elle est orpheline. On ne sait pas exactement quand Mardochée l’a recueillie, ce n’est pas précisé, mais on peut supposer qu’elle a grandi chez lui. Peut-être qu’elle ne le connaissait pas vraiment avant cela, on ne sait pas. On sait juste qu’il est de parenté avec Esther et qu’il l’accueille chez lui. Et qu’est-ce que ces informations nous apprennent sur Mardochée? C’est que sa vie à lui n’a pas été bien plus facile que celle d’Esther, n’est-ce pas ?
C’est beau, on le voit prendre Esther sous sa protection. Il l’adopte même comme sa fille. C’est quand même magnifique, c’est vraiment un bel exemple d’adoption.
Nancy : Oui, c’est un lien fort qui a été tissé entre ces deux personnes. Et ce qui est frappant, c’est que cela se passe après que Mardochée a été arraché à son pays. Le peuple de Dieu était en captivité, Mardochée a donc été déporté de Jérusalem à Suse, une distance d’environ 1 100 kilomètres à vol d’oiseau. Mais en réalité, cela représentait probablement près de 1 600 kilomètres de voyage. Il n’y avait ni avions, ni voitures ; il était très loin de chez lui !
Esther et Mardochée avaient tous deux traversé de grandes épreuves et beaucoup de souffrances. Je pense que nous avons parfois tendance à romancer ce qui va se passer ensuite dans l’histoire. Si vous avez vu des films sur Esther ou des représentations à l’école du dimanche, on a l’impression d’un conte de fées, où Esther passe de la pauvreté à la royauté. Il y a ce concours de beauté fastueux. Nous avons vu au verset 2 que les participantes étaient des jeunes filles vierges.
L’historien Josèphe estime qu’environ 400 jeunes filles vierges ont été rassemblées pour ce concours. Je trouve donc qu’il est important de ne pas passer trop vite sur ce détail ; prenons un moment pour réfléchir à ce qui se passe réellement. Quatre cents jeunes femmes ont été enlevées, prises et forcées d’entrer dans le harem du roi. Imaginez la culture de l’époque. On va réfléchir à ce qui se passe véritablement dans la vie de ces jeunes filles, à ce moment-là..
Leslie : C’est vrai, parce qu’on imagine souvent que ces jeunes filles étaient un peu comme les sœurs de Cendrillon, rêvant d’être choisies, et qu’elles pensaient : « Oh oui ! Le roi, le prince m’aimera moi ! Je l’aimerai ! Je veux être choisie ! » Est-ce qu’elles espéraient que le soulier de verre leur aille ?
Mais c’était plutôt une réalité d’avoir été arrachée à sa famille, à ses rêves, à tout ce qu’elles connaissaient. Tout était brisé, et ce n’est pas comme si on allait dans un bel endroit. Elles allaient dans un harem. Ce n’est vraiment pas une belle image, parce que là-bas, elles ne sont qu’un objet ces femmes, ces jeunes filles. Je pense que c’était horrible comme expérience.
Et celles qui étaient exilées avaient déjà été emmenées dans ce pays contre leur gré. Elles étaient enlevées une deuxième fois, en quelque sorte, pour être mises dans ce harem. Elles savaient ce que c’était d'être en exil. Certaines avaient pu retourner au pays, d’autres non, en gros, elles avaient traversé des tourments depuis un bon moment.
Le texte dit que les jeunes femmes ont été « rassemblées » . Ce n’est pas qu’elles étaient volontaires, elles ont été prises de force ; elles n’ont pas espéré être choisies dans un concours de beauté comme on l’imagine souvent.
Non, elles ont bel et bien été rassemblées, comme le verset 3 nous le dit. Après avoir été rassemblées, elles ont été mises dans un harem. Puis, après leur nuit avec le roi, elles sont reléguées parmi les concubines. Donc, elles ont été arrachées à leur famille, à leur rêve, mises dans un endroit avec plein d’autres jeunes filles désespérées comme elles probablement, et celles qui n’ont pas été choisies elles ne peuvent même pas rentrer chez elles.
Nancy : On est vraiment loin du conte de fée ! Ces 400 jeunes filles se retrouvent donc dans le harem, elles sont convoquées pour une nuit avec le roi… et on sait très bien ce que ça veut dire. Elles ne sont pas simplement assises sur un canapé en train de regarder un beau film romantique. Non, ça n’est vraiment pas cela.
Leslie : Non, elles sont convoquées selon le bon vouloir du roi et forcées de faire ce qu’il exige. Et seulement celle qui lui plaît est couronnée reine ; mais les chances d’être choisie sont presque nulles, sur 400 il y en a une de choisie. Donc 399 ont été convoquées, ont dû plaire au roi, sans être choisies, elles sont renvoyées parmi les concubines. Après ça, elles sont totalement oubliées, elles ne sont plus jamais appelées devant le roi.
C’est un système tellement dégradant qui traite les femmes comme des objets. C’est inimaginable de nos jours. Ce n’est pas romantique, ce n’est pas charmant, il n’y a pas de douceur. L’image que le texte nous donne de Xerxès, c’est qu’il est un homme qui abuse de son pouvoir pour obtenir ce qu’il veut. Et il utilise ces femmes pour satisfaire ses désirs.
Nancy : Voilà pourquoi il est très important, en lisant cette histoire, de garder à l’esprit ces circonstances difficiles, pour ces jeunes femmes ! Ni vous ni nous ne serons jamais confrontées à une situation aussi sombre. Nous ferons face à des épreuves, mais je ne peux pas imaginer une situation où nous serions rassemblées et détenues comme des objets, comme la propriété de quelqu’un, à disposition, selon le caprice d’un homme puissant. Ce sont des circonstances très, très difficiles… et pourtant… le Seigneur est à l’œuvre.
Leslie : On a des fois envie de se poser la question : mais pourquoi est-ce que Dieu a permis que cela arrive ? Pourquoi ? Où est-ce qu’il était dans tout cela, Dieu ? J’aime beaucoup le fait que Dieu ne cache pas qu’il y a des conséquences qui viennent de notre propre faillibilité, de la corruption humaine générale. Quelque part ça donne aussi de l’espoir. Parce que lorsque je me retrouve face à une situation où je me pose cette question : « Où est-ce que Dieu est à l’œuvre ici ? » , je peux regarder ce récit et voir la main invisible de Dieu qui a agit malgré les circonstances.
Nancy : Oui, c’est toujours la main de Dieu qui reste en action. Nous ne connaissons pas toujours la fin de l’histoire, tout comme Esther ne la connaissait pas, mais Dieu est là ! Il est en action.
Et j’aimerais souligner qu’il y a là un contraste assez frappant, ici. Vous avez remarqué que, malgré toutes ces horreurs, le mot « faveur » apparaît tellement de fois dans le texte? Ainsi, même au milieu de cette épreuve, Dieu accorde sa faveur à Esther parce qu’il avait un plan plus grand en tête. Il est important pour nous de comprendre que, même dans les ténèbres, Dieu fait briller sa lumière parce qu’il est en train d’agir !
Leslie : Oui, et que c’est là qu’on voit que c’est essentiel de ne pas perdre espoir, car Dieu est notre espérance ! Alors, peut-être que notre situation, nos circonstances ne changeront même pas. Esther, elle, ne savait pas si sa situation allait changer. Et ça me fait penser à Joseph : sa situation n’a pas changé pendant des années. Mais Dieu est avec nous, il est avec vous. Si vous lui appartenez, il est avec vous.
Dieu agit d’une manière que nous ne pouvons pas voir, que nous n’aurions même pas pu imaginer ou osé ou pensé lui demander. Et pourtant, dans son timing parfait, Dieu utilise toutes ces choses pour notre bien !
Nancy : D’ailleurs, ça fait penser à ce que Paul exprime dans sa lettre aux Romains, chapitre 8, verset 28. Je suis sûre que vous avez déjà entendu ce passage de Romains 8.28:
« Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés conformément à son plan. »
Leslie : C’est ça la providence… la main de Dieu est toujours à l’œuvre dans la vie de ses enfants. Il fait tout concourir à notre bien. Avec le recul qu’on a en tant que lecteur, on a l’avantage de voir toute l’histoire d’Esther, du début jusqu’à la fin. Mais dans notre propre vie, on n’a pas cette vision d’ensemble.
Je vous pose la question: Est-ce que vous vous souvenez d’un moment de votre vie, à propos duquel vous pouvez dire, en regardant en arrière aujourd’hui : « Oui ! C’était la providence de Dieu. C’était Dieu qui faisait tout concourir à mon bien et à sa gloire. Je ne le voyais pas sur le moment, mais maintenant, c’est évident. » Est-ce qu’il y a un tel moment qui vous vient à l’esprit, où vous voyez clairement la main de Dieu à l’œuvre?
On voit que Dieu agit de façons très différentes, de façons que nous ne voyons pas et que nous ne pouvons pas voir. Et on voit qu’il pourvoit à nos besoins et il nous précède même dans les situations. Il nous donne exactement tout ce dont nous avons besoin.
Nancy: Et quand on lit dans la deuxième épître de Pierre, chapitre 1, verset 3 : « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui est nécessaire à la vie et à la piété en nous faisant connaître celui qui nous a appelés par sa [propre] gloire et par sa force » , c’est comme s’il ne nous manquait jamais rien pour accomplir le plan de Dieu dans notre vie, pour marcher d’une manière qui l’honore, ou pour lui plaire. Il pourvoira à tout, en son temps et à sa manière. C’est incroyable ! C’est une vérité extraordinaire à méditer encore et encore.
Leslie : Alors, on est toutes dans des situations différentes, toi et moi, et vous qui nous écoutez, vous êtes chacune, chacun dans une situation différente. Certaines d’entre vous vivent dans des circonstances favorables, d’autres dans des circonstances difficiles. Peut-être que ce sont des épreuves qui durent depuis longtemps, ou alors vous venez de recevoir un coup dur et vous vous dites : « Je ne vois vraiment pas comment Dieu pourrait utiliser cela ! »
Et bien, on aimerait vous encourager : on peut avoir confiance que la providence de Dieu est toujours à l’œuvre pour notre bien ! Vous et moi, on peut adopter la même approche qu’Esther, dans notre vie, dans notre propre culture… On a toutes besoin d’être encouragées à croire que la main invisible de Dieu agit malgré tout ! On a certainement tous des exemples en tête, en regardant l’actualité par exemple, où c’est important qu’on se rappelle : « Je ne sais pas comment, mais je sais que Dieu agit en coulisses dans notre monde, dans notre culture ! »
Nancy : Quand vous regardez la culture – peu importe ce que ce mot signifie pour vous – y a-t-il des domaines où vous avez besoin de vous rappeler que Dieu est à l’œuvre ? Il est à l’œuvre, il est vivant. Il est le même hier, aujourd’hui, demain et pour toujours. Et je crois vraiment qu’il nous appelle à rester fidèles, à continuer de nous aimer les uns les autres et à lui faire confiance.
Leslie : J’espère que cette petite série de messages vous a vraiment encouragée ! Et qu’elle vous a donné envie de passer plus de temps dans la Parole de Dieu afin de l’ancrer davantage dans votre vie. N’hésitez pas à partager ce podcast avec des personnes, qui elles aussi ont besoin de cet encouragement.
On vous donne rendez-vous tout bientôt pour une nouvelle série de podcasts. A très vite et que la bénédiction et la grâce du Seigneur vous accompagnent !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.