Quand Dieu redonne la vie
Leslie Basham : Tôt ou tard, on passe toutes par une situation de crise. Et vous, vers qui vous tournez-vous quand une crise éclate dans votre vie ?
Nancy Leigh DeMoss : Aucun podcast, aucun livre, aucune conférence, rien — vraiment rien — ni personne, ne peut répondre à ce genre de besoin quand une vraie crise arrive. On a besoin d’une intervention divine.
Leslie Basham : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Aujourd’hui, on continue notre série « Un souffle de vie » , et c’est déjà le 5è épisode. Dans cette série on explore 2 Rois, et la dernière fois, on a découvert l’histoire d’une maman… on l’appelle la femme sunamite.
Alors que son fils unique venait de mourir, elle était capable de dire : « Tout va bien. » Dans quelques instants on va continuer cette série, mais pour commencer, j’aimerais partager avec vous …
Leslie Basham : Tôt ou tard, on passe toutes par une situation de crise. Et vous, vers qui vous tournez-vous quand une crise éclate dans votre vie ?
Nancy Leigh DeMoss : Aucun podcast, aucun livre, aucune conférence, rien — vraiment rien — ni personne, ne peut répondre à ce genre de besoin quand une vraie crise arrive. On a besoin d’une intervention divine.
Leslie Basham : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Aujourd’hui, on continue notre série « Un souffle de vie » , et c’est déjà le 5è épisode. Dans cette série on explore 2 Rois, et la dernière fois, on a découvert l’histoire d’une maman… on l’appelle la femme sunamite.
Alors que son fils unique venait de mourir, elle était capable de dire : « Tout va bien. » Dans quelques instants on va continuer cette série, mais pour commencer, j’aimerais partager avec vous le témoignage d’une auditrice. Elle a été très touchée par la paix intérieure que cette maman a montrée dans sa situation catastrophique. Voici ce que Rebecca nous a écrit:
Témoignage de Rebecca : J’étais vraiment impressionnée, en dévouvrant l’histoire de cette femme. Elle savait que la vie sert avant tout à glorifier Dieu. Quand on traverse des épreuves ou des périodes compliquées, on a tendance à oublier qu’il y a souvent un grand plan derrière tout ça. Ce qui m’a marquée, c’est qu’elle a dit plusieurs fois : « Tout va bien. » Du coup, j’ai fait ce que vous avez conseillé : j’ai cherché ce que voulait dire ce mot traduit par « bien » . Et en hébreu, ça veut dire « paix. » Et là, je me suis dit : Elle connaissait le Prince de la paix. Elle connaissait Dieu personnellement. C’est ça qui lui a permis de faire confiance et de dire : « Tu es souverain. Je ne comprends pas pourquoi je traverse tout ça, mais je choisis de te faire confiance. » Des années plus tard, une femme comme moi peut lire cette histoire et voir comment Dieu a été glorifié à travers la femme Sunamite. Elle a accepté de laisser Dieu utiliser sa vie pour montrer sa gloire./ d’être utilisée pour la gloire de Dieu.
Nancy : Le témoignage de cette auditrice résume parfaitement ce qu’on va voir dans la suite de l’histoire. Il s’agit de glorifier Dieu et de reconnaître l’histoire qu’il est en train d’écrire dans nos vies, comme on va le découvrir ensemble. Si vous venez juste de nous rejoindre dans cette série, on a parlé de l’hospitalité et du cœur généreux de cette femme sunamite (elle venait du village de Sunem). Elle avait même fait construire une chambre pour accueillir le prophète Élisée.
Et on a vu que, par un acte miraculeux, Dieu lui a accordé un fils. Quelques années plus tard, cet enfant qu’elle aimait tendrement est tombé malade… et il est mort. C’est ce qu’on a vu dans l’épisode précédent.
Elle savait très bien qu’il n’y avait pas moyen que cet enfant revienne à la vie, à part un miracle, un vrai miracle de Dieu. Le même genre de miracle qui lui avait donné ce fils au départ… il allait falloir un autre miracle pour qu’elle puisse le retrouver. Vu la manière surnaturelle dont Dieu lui avait donné cet enfant, je pense qu’à ses yeux, c’était presque impensable que Dieu veuille maintenant le lui reprendre.
Cet enfant était clairement un don de Dieu. Pour elle, ça ne collait pas avec ce qu’elle connaissait de Dieu… que ça puisse finir comme ça. Alors, je sais bien que parfois, à court terme, oui, ça semble finir comme ça. Mais en fait, on voit juste une toute petite partie de l’histoire. Ce que j’aimerais, c’est qu’on lève un peu les yeux et qu’on s’intéresse à la vue d’ensemble — et c’est ce qu’on va faire aujourd’hui, prenons 2 Rois chapitre 4.
On s’était arrêté lorsque cette femme est en train de parler avec Élisée. Elle va vraiment lui ouvrir son cœur. Elle a fait des kilomètres — 15 ou 20 — juste pour venir le voir. Elle avait très certainement déjà entendu Élisée raconter cette autre histoire… celle d’un fils qui était mort, à l’époque du prophète Élie, son prédécesseur.
Cette histoire-là, elle se trouve dans 1 Rois 17. Vous vous rappelez peut-être de la veuve de Sarepta ? Elle et son fils étaient à bout… il leur restait juste une poignée de farine et un peu d’huile, et ils pensaient qu’ils allaient mourir. Mais Dieu est intervenu de façon miraculeuse. Il a répondu exactement comme il fallait pour qu’ils puissent survivre à la famine. Plus tard, quand son fils est tombé malade et qu’il est mort, cette mère, complètement bouleversée, a supplié le prophète Élie. Et Dieu s’est servi d’Élie pour ramener l’enfant à la vie.
C’est pratiquement certain que la femme sunamite connaissait cette histoire. Ce genre de chose, ça ne reste pas secret très longtemps — les gens en parlent ! Et comme elle connaissait Élisée, qui connaissait très bien cette histoire, elle avait dû l’entendre aussi. Elle savait que Dieu avait le pouvoir de donner la vie — elle en avait fait l’expérience personnellement — et elle savait aussi que Dieu a le pouvoir de vaincre la mort.
Elle savait aussi que l’esprit d’Élie avait été transmis à Élisée. C’est pour ça que, pendant qu’elle faisait ce long trajet sur son âne jusqu’au mont Carmel, elle n’était pas prête à abandonner l’espoir pour son fils… ce fils dont le corps sans vie était allongé sur le lit du prophète, dans la chambre qu’elle lui avait préparée chez elle.
Le commentateur Matthew Henry dit quelque chose de très fort : « C’est par la foi qu’elle ne prépare pas l’enterrement de son enfant, mais sa résurrection. » Elle ne savait pas ce que Dieu allait faire, mais on pourrait dire qu’elle préparait le chemin pour que Dieu puisse agir, s’il le voulait, et faire un miracle de résurrection.
Alors, elle a laissé l’enfant à la maison, elle a sellé son âne, et elle a fait ce long trajet en urgence pour aller chercher le prophète. Et dans 2 Rois 4, verset 27, on lit : « dès qu’elle fut arrivée près de l’homme de Dieu sur la montagne, elle lui attrapa les pieds. »
Elle se prosterne, elle se jette aux pieds du prophète.
Elle est peut-être à bout de souffle. Le trajet a été long. Elle est allée aussi vite qu’elle a pu, et là, elle s’effondre aux pieds du prophète. C’est vraiment l’image d’une femme désespérée : « Ça ne va pas du tout, j’ai besoin d’aide. » Mais en même temps, c’est aussi une attitude de respect, d’humilité. Elle se met à sa place — aux pieds de l’homme de Dieu.
Alors oui, Élisée n’est pas Dieu, bien sûr, mais c’est un homme de Dieu — un messager, quelqu’un qui parle de la part de Dieu. Souvenez-vous, comme on l’a dit dans l’épisode précédent : cette femme cherche Dieu de tout son cœur. Mais juste après, dans la suite du verset, on voit une autre scène : « Guéhazi [le serviteur d’Élisée] s’approcha pour la repousser. »
Il n’avait pas le cœur d’Élisée. Il n’avait pas le cœur de Dieu pour cette femme. Pour lui, c’était une gêne. « Qu’est-ce qu’elle fait là ? Elle dérange, elle trouble notre journée, elle interrompt… » On ne sait pas exactement ce qu’il pensait, mais en tout cas, il a voulu l’écarter. À l’époque, les femmes n’étaient pas souvent respectées. C’était une femme émotive, peut-être même perçue un peu « trop émotive » , comme on entend parfois dire. Une femme « compliquée » , comme certains diraient aujourd’hui. Qu’est-ce qu’il pensait exactement ? On ne sait pas. Mais ce qu’on voit, c’est qu’il a voulu la repousser.
L’homme de Dieu, lui, a réagi autrement. Il a dit : « Laisse-la, car elle est dans l’amertume, et l’Éternel me l’avait caché, il ne me l’a pas révélé. »
On voit vraiment un contraste fort entre ces deux hommes. Élisée, lui, c’était un vrai serviteur du Seigneur. Et quand on est un serviteur du Seigneur, on aime le peuple du Seigneur — on reflète le caractère de Dieu, avec un cœur rempli de compassion pour les autres.
Guéhazi, lui, il n’avait pas du tout les mêmes dispositions d’esprit. On le voit encore plus clairement dans le chapitre suivant (2 Rois 5).
Ça m’amène à me poser cette question : quand une personne en détresse croise mon chemin, est-ce qu’elle va me voir comme un Guéhazi ? Ou comme un Élisée ? Quand vos enfants sont bouleversés, qu’ils ont besoin de vous, qu’ils sont contrariés pour quelque chose qui, pour eux, est très important. Ou quand votre mari traverse un moment difficile. Ou quand quelqu’un à l’église ne va pas bien. Ou même quand cette sœur, un peu « à fleur de peau » , un peu exigeante, vient vous demander juste quelques minutes — même au fond, vous savez que ça ne va pas durer juste quelques minutes. Vous savez que ça va être une discussion longue, difficile émotionnellement. Est-ce qu’on agit comme des Guéhazis ? Est-ce qu’on repousse les gens ? Je ne peux même pas compter combien de fois j’ai fait ça moi-même — pas forcément en actes, mais dans mon cœur, dans mes pensées. Je fais semblant d’être présente, mais en réalité, je suis complètement ailleurs. Je n’écoute pas vraiment. Je ne m’en préoccupe pas vraiment. Et vous savez quoi ? Les gens le sentent. Ils savent quand on ne se soucie pas réellement d’eux. Ou alors… est-ce qu’on ressemble plutôt à des Élisées ? Quelqu’un qui se dit : « Voilà une personne dans le besoin. Je ne comprends pas encore tout, Dieu ne m’a pas tout révélé, mais je veux être là. Je veux être une représentante de Dieu pour elle. » Élisée, lui, avait une compassion tendre, sincère, profonde pour cette femme.
Alors, au verset 28, elle lui dit : « Ai-je demandé un fils à mon seigneur ? » En gros, « C’était pas mon idée. C’est toi qui as parlé de ça. Moi, j’étais en paix avec ma vie comme elle était. Et puis tu as eu cette idée que Dieu allait me donner un enfant. » Elle continue : « Ne t’ai-je pas dit de ne pas me tromper ? »
Autrement dit : « Ne me donne pas de faux espoirs si c’est pour les briser ensuite. » C’est exactement ce qu’elle avait déjà dit quand le prophète lui avait annoncé qu’elle allait avoir un enfant.
Là, Élisée comprend que, jusqu’à présent, elle ne lui a pas encore dit clairement ce qui s’est passé. Mais il sent que quelque chose ne va pas. Il y a quelque chose de grave avec son fils. Alors, au verset 29, il dit à son serviteur Guéhazi : « Noue ta ceinture, prends mon bâton à la main et pars. Si tu rencontres quelqu’un, ne le salue pas et, si quelqu’un te salue, ne lui réponds pas. »
En d’autres termes : « Dépêche-toi ! »
Apparemment, Guéhazi était plus jeune, et Élisée savait qu’il pouvait courir plus vite que lui. Alors il lui a dit : « Tu mettras mon bâton sur le visage de l’enfant. »
La femme avait tout fait pour rejoindre Élisée le plus vite possible. Élisée envoie Guéhazi dans l’autre sens, par le même chemin, et il lui dit clairement : « Ne te laisse pas distraire, ne perds pas de temps. » Il prend la situation très au sérieux. C’est vrai qu’on ne comprend pas exactement pourquoi Élisée a envoyé son serviteur dans une situation aussi urgente. Peut-être qu’il s’est dit : « C’est le moyen le plus rapide d’arriver jusqu’à l’enfant et d’intervenir. » Ou alors, il pensait que son bâton — qui représentait un peu sa présence et la puissance de Dieu — suffirait, et que Dieu allait agir par cet intermédiaire.
Mais au verset 30, on lit cette réponse incroyable de la mère : « « L’Éternel est vivant et ton âme est vivante ! Je ne te quitterai pas. » » Autrement dit : Elle refuse de partir avec Guéhazi. Elle veut coûte que coûte rester avec l’homme de Dieu.
Elle croit vraiment que c’est Élisée — et Dieu — qui peut l’aider dans cette situation. Peut-être qu’elle n’a pas vu chez le serviteur le même état d’esprit, le même reflet du caractère de Dieu. C’est une femme déterminée. Elle veut se saisir de la puissance de Dieu, de sa présence et de son prophète. Alors, Élisée se lève et la suit.
Au verset 31, on lit : « Guéhazi les avait devancés et avait mis le bâton sur le visage de l’enfant, mais il n’y eut ni voix ni réaction. Il repartit à la rencontre d’Élisée et lui annonça : “L’enfant ne s’est pas réveillé.” »
Autrement dit : L’enfant est mort. Il n’y a aucun signe de vie.
Le bâton, en lui-même ne servait à rien. C’était juste un morceau de bois. Il ne pouvait rien faire de miraculeux sans la puissance de Dieu et sans l’autorité de son prophète. Pour moi, c’est une image très forte de l’inutilité des efforts humains, de nos plans, de nos programmes, quand ils sont déconnectés de la présence et de la puissance de Dieu.
Quand vous traversez une situation vraiment désespérée, il faut le dire clairement : Aucun podcat, aucun livre, aucune conférence… rien. Aucune personne ne peut répondre à une crise comme celle-là — ni dans votre vie ni dans la mienne. C’est là qu’on a besoin d’une intervention divine. On a besoin de la puissance de Dieu. On a besoin de sa présence. C’était vrai pour ce petit garçon qui avait perdu la vie… Mais c’est tout aussi vrai spirituellement, pour ces enfants qui sont perdus loin de Dieu. Ces enfants qui vous tiennent à cœur, pour qui vous pleurez le soir, en vous endormant, en priant que Dieu les ramène à lui. Vous avez tout essayé. Vous leur avez fait l’école à la maison, vous les avez emmenés à des conférences, inscrits dans une école chrétienne, vous avez vu des conseillers, vous avez demandé de l’aide autour de vous. Mais rien ne bouge. C’est parce que — même si tout cela est très bon et très utile — cela n’a aucun pouvoir en soi. Ça ne produit pas de résultats à moins que Dieu lui-même n’intervienne, de manière surnaturelle.
« Sans la présence et la puissance de Dieu, les efforts humains ne servent à rien. »
Si vous voulez voir Dieu restaurer le cœur d’une personne que vous aimez, d’une amie, ou de quelqu’un que vous tenez, sa présence et sa puissance sont indispensables. C’est ce qui se passe quand Élisée arrive à la maison, dans les versets 32 et 33 : « Lorsque Élisée arriva dans la maison, il vit l’enfant mort, couché sur son lit. Élisée entra, ferma la porte sur eux deux et pria l’Éternel. »
Le mot utilisé ici pour « prier » veut dire intercéder. Il se place entre l’enfant et Dieu, il s’accroche au trône de la grâce, et il dit : « Seigneur, on a besoin de toi. Viens rendre la vie à cet enfant. » C’est ça, le rôle d’un intercesseur : il fait l’intermédiaire entre la personne qui est dans le besoin et Dieu. « Seigneur, on a besoin de toi ! »
Élisée savait qu’il n’avait aucun pouvoir en lui-même pour donner la vie. Pas plus que vous ni moi. Moi, à travers ce ministère à la radio, je n’ai aucun pouvoir pour transformer la vie de qui que ce soit. Et pourtant, on voit énormément de vies de femmes et de foyers complètement transformés grâce à ce ministère. On voit des mariages restaurés, des femmes qui découvrent la foi en Christ… mais ce n’est pas moi qui ai le pouvoir de faire ça.
C’est pour ça que, ce matin, avant de venir enregistrer ici, j’étais à genoux dans mon bureau, en train de prier : « Seigneur, viens nous parler aujourd’hui. Envoie ta présence, ta puissance, et ton Saint-Esprit. Rien ne se passera dans la vie des femmes aujourd’hui si ce n’est pas toi qui agis. »
En fait, on n’est que des bâtons, des bouts de bois sans vie. On est comme Guéhazi, comme Élisée. Sans la puissance de Dieu, on ne sert à rien. Alors Élisée prie, se réclamant des paroles de Jésus, « Sans moi, vous ne pouvez rien faire » .
Élisée le fait seul. Il est là, juste lui et l’enfant. Il ferme la porte. Pas de mise en scène, pas de grand discours. Juste une prière sincère, profonde, personnelle.
Je me demande combien parmi vous, mamans, grands-mères, prennent vraiment le temps de fermer la porte derrière vous, de vous retirer à l’écart et de supplier Dieu d’intervenir dans la vie de votre enfant, de votre mari, ou de quelqu’un que vous aimez profondément ? Élisée a prié. Puis, au verset 34, il est écrit : « Il se coucha sur l’enfant ; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains. »
Élisée était évidemment plus grand que l’enfant. Donc, il ne s’est sans doute pas allongé entièrement sur lui d’un coup, mais il s’est aligné, partie par partie, main contre main, visage contre visage. Il s’est vraiment placé sur l’enfant, dans un geste fort et intense. Oui, ça peut paraître un peu étrange… jusqu’à ce qu’on réalise que Dieu a utilisé ce geste. « Pendant qu’il s’étendait sur l’enfant, le corps de l’enfant se réchauffa. »
Et il faut bien le dire : cet enfant était mort. Pas dans le coma, pas juste malade ou endormi. Il était bel et bien mort. Ce n’est pas le corps d’Élisée qui a ramené la vie. C’est le Saint-Esprit qui a agi à travers le prophète, l’homme de Dieu, pour insuffler une vie nouvelle, pour faire revenir le souffle de vie dans ce petit corps.
C’est une puissante image de ce que Dieu veut faire à travers vous lorsque vous vous « étendez » symboliquement sur ceux que vous aimez. Ça me fait penser à ce que Paul dit dans 1 Thessaloniciens : « nous aurions voulu, dans notre vive affection pour vous, non seulement vous donner l’Évangile de Dieu, mais encore notre propre vie » .
Vous ne pouvez pas apporter une vie nouvelle à vos enfants, à vos amies, ou aux personnes dans le besoin autour de vous juste en leur disant la vérité. Bien sûr, il faut dire la vérité, mais ce n’est pas suffisant. Il faut donner votre vie, vous investir pleinement, y consacrer votre temps, vos ressources, vous engager pour de vrai, de tout votre cœur. C’est en vous « étendant » sur cette personne si on peut dire, en vous impliquant concrètement, que Dieu peut agir à travers vous, par la puissance de son Esprit, pour apporter une vie nouvelle chez les personnes que vous aimez.
On voit bien ici que c’est un processus. La restauration n’a pas été immédiate. Le verset 35 dit : « Élisée s’éloigna, marcha de long en large dans la maison, puis remonta s’étendre sur l’enfant. Alors l’enfant éternua sept fois avant d’ouvrir les yeux. »
Il y a eu un processus ici. Et il y a eu de la persévérance.
Élisée n’a pas abandonné quand l’enfant n’est pas revenu à la vie dès la première fois. Et finalement… l’enfant revient à la vie. C’est un miracle ! Puis, aux versets 36 et 37, il est écrit : « Élisée appela Guéhazi et lui dit : “Appelle notre Sunamite.” Guéhazi l’appela et elle vint vers Élisée qui dit : “Prends ton fils !” Elle alla se jeter à ses pieds et se prosterna jusqu’à terre. Puis elle prit son fils et sortit. »
Ce que j’aime particulièrement dans ce moment… c’est sa toute première réaction. On pourrait croire que la première chose qu’elle ferait, ce serait de courir vers son fils pour l’embrasser, n’est-ce pas ? Mais non. Elle se jette aux pieds du prophète.
Tout avait commencé là, à ses pieds lorsqu’elle le suppliait pour que Dieu intervienne. Et maintenant que Dieu l’a fait… elle retombe à ses pieds, mais cette fois, ce n’est plus du désespoir… c’est de la reconnaissance, de l’adoration. Elle adore avant même de prendre son fils dans ses bras. La première fois, elle était à genoux dans la détresse. Maintenant, elle est à genoux dans la joie, la gratitude, l’allégresse. Elle revient pour remercier, avant de repartir avec son enfant. Et ce beau récit de la Sunamite, aussi incroyable soit-il, annonce une histoire encore plus grande, plus majestueuse.
Le village de Sunem se trouvait au pied du versant sud d’une colline appelée Moré. On l’appelle parfois le mont Moré, mais en réalité, il ne fait qu’environ 400 mètres de haut, donc c’est plutôt une colline. Sunem est juste à la base de cette colline. Et c’est là, dans ce petit village, que ce miracle avec Élisée a eu lieu.
À un peu plus de trois kilomètres de Sunem, sur le versant nord de cette même colline de Moré, il y a un autre village : Naïn. Si on avance dans le temps d’environ neuf cents ans. Est-ce que ça vous dit quelque chose ? On en parle dans Luc 7.11–15 :
« Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn ; ses disciples en assez grand nombre et une grande foule faisaient route avec lui. Lorsqu’il fut près de la porte de la ville, voici qu’on portait en terre un mort, fils unique de sa mère qui était veuve ; beaucoup d’habitants de la ville l’accompagnaient. En voyant la femme, le Seigneur fut rempli de compassion pour elle et lui dit : “Ne pleure pas !” Il s’approcha et toucha le cercueil ; ceux qui le portaient s’arrêtèrent. Il dit : “Jeune homme, je te le dis, lève-toi !”Et le mort s’assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère. »
On ne peut pas passer à côté des parallèles entre le miracle qui a eu lieu avec le fils de la femme sunamite dans 2 Rois 4, et celui qui s’est produit neuf cents ans plus tard, à seulement trois kilomètres de là, dans le village de Naïn. Les deux miracles ont eu lieu au pied de la même colline.
Dans les deux histoires, il s’agit d’un enfant mort, fils unique, chéri de sa mère. Un fils qui représentait l’espoir de sa mère pour l’avenir, pour sa survie. À Sunem comme à Naïn, il y avait un homme de Dieu, un prophète, et dans les deux cas, l’enfant a été miraculeusement ramené à la vie. Dans 2 Rois 4, Élisée dit à la mère : « Prends ton fils. » Et dans Luc 7, « Jésus le rendit à sa mère. » Il y a tellement de similitudes entre ces deux récits.
Quand la foule autour de Jésus a été témoin de ce miracle, elle n’a pas pu s’empêcher de faire le lien avec ce qui s’était passé sur cette même colline, presque neuf cents ans plus tôt, avec le prophète Élisée qui était énormément respecté.
Le ministère miraculeux d’Élisée était en fait une sorte d’avant-goût du ministère encore plus puissant de Jésus. Et après que Jésus a redonné la vie à ce fils, dans le village de Naïn, l’Écriture dit :
« Tous furent saisis de crainte et ils rendaient gloire à Dieu en disant : “Un grand prophète a surgi parmi nous” et : “Dieu a visité son peuple.” Cette déclaration sur Jésus se propagea dans toute la Judée et dans toute la région. »
Il faut bien se rappeler que Jésus, c’était le Messie promis. Les Juifs s’étaient accrochés à cet espoir pendant des siècles. C’est lui que Moïse appelait le Prophète. Les miracles que Jésus accomplissait, c’était justement pour confirmer son identité : qu’il était le Fils de Dieu, le Messie attendu.
Pourtant, beaucoup refusaient d’y croire. Que ce soit au village de Sunem, ou neuf cents ans plus tard à Naïn, à quelques kilomètres de là, chaque fois qu’un fils mort a été ramené à la vie, la réaction a été la même : de l’adoration, de la joie, de l’émerveillement. Les gens du temps de Jésus se sont dit : « Mais… c’est le prophète dont Moïse parlait ! » Là, ils ont commencé à faire le lien.
Ils se sont dit : « C’est pas juste un homme comme les autres. C’est un homme de Dieu ! » Petit à petit, la révélation s’est faite. Ils ont compris qui Jésus était vraiment, en faisant le lien avec ce qui s’était passé neuf siècles plus tôt. Ils ont réalisé que Dieu, ce Dieu puissant qui rachète et sauve, était venu lui-même pour délivrer son peuple du péché et de la mort.
La femme sunamite, qui était profondément bouleversée par la perte de son fils, ne pouvait pas imaginer qu’elle jouait un rôle dans une histoire bien plus importante. Elle ne savait pas que Dieu était en train d’orchestrer les événements de sa vie pour annoncer Jésus, neuf cents ans plus tard… et même jusqu’à nous aujourd’hui, alors qu’on lit et qu’on parle encore de cette histoire.
C’est important de se rappeler que votre vie — notre vie — ne se limite pas à ce qu’on peut voir ou vivre ici et maintenant. Elle s’inscrit dans un grand récit de rédemption que Dieu déroule à travers les âges, pour glorifier son Fils et détruire les œuvres du diable, comme on le lit dans 1 Jean 3.
Dans cette histoire de la résurrection du fils de la Sunamite, on voit une puissante préfiguration du thème de la résurrection, la promesse de la vie après la mort. La mort, c’est un ennemi redoutable, qu’on ne peut pas vaincre par nos propres forces. Mais ce miracle, dans le village de Sunem, montre que Dieu a le pouvoir de faire revivre les morts.
C’est le Dieu de la résurrection. Si vous suivez bien l’histoire de cette femme sunamite, qu’est-ce qu’on remarque ? Une naissance miraculeuse, une mort soudaine et inattendue, puis un retour à la vie, totalement surnaturel. Ça vous fait penser à quelqu’un ? À un autre fils — le Fils de Dieu — qui lui aussi est né d’une manière miraculeuse, qui est mort d’une mort violente qu’il ne méritait pas, pour des fautes qu’il n’avait pas commises, et qui a été ressuscité par la puissance de Dieu.
Et ce même Dieu, aujourd’hui encore, a toujours le pouvoir de faire revivre les morts. En fait, d’après ce que dit la Bible, si vous êtes enfants de Dieu, vous avez déjà vécu une résurrection. Dans la lettre aux Éphésiens, il est écrit que…
« Quant à vous, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés… Mais Dieu est riche en compassion. À cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts en raison de nos fautes, il nous a rendus à la vie avec Christ — c’est par grâce que vous êtes sauvés —, il nous a ressuscités et fait asseoir avec lui dans les lieux célestes, en Jésus-Christ. » (Éphésiens 2:1–6)
Cette histoire est aussi un encouragement pour vous, les mamans, ou si vous avez des amies que vous aimez et qui ne marchent pas dans les voies de Dieu. C’est une invitation à vous accrocher à Dieu, à vous appuyer sur lui pour la vie spirituelle, pour la vie éternelle — pour qu’il vienne racheter vos enfants, vos petits-enfants, vos proches et tous ceux que vous aimez. Souvenez-vous que Dieu, lui, peut faire l’impossible.
C’est ce qu’on lit dans Hébreux 11.35 : « C’est par la foi que des femmes ont retrouvé leurs morts par la résurrection. » Mais il faut se souvenir que toutes n’ont pas revu leur enfant ici-bas. Le verset continue en disant : « D’autres ont été torturés et n’ont pas accepté de délivrance afin d’obtenir une meilleure résurrection. »
C’est important, de garder une vision d’ensemble : Dieu est un Dieu qui rachète, un Dieu qui redonne la vie à ceux qui sont morts en Christ. Cette résurrection n’a peut-être pas lieu ici et maintenant, mais il y a une autre résurrection à venir — celle de ceux qui sont morts en Christ.
« Le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel et ceux qui sont morts en Christ ressusciteront d’abord. » Le fils de la Sunamite est mort une seconde fois, tout comme Lazare après avoir été ressuscité. Mais cette histoire nous rappelle une chose essentielle : la mort n’est pas la fin en soi. Il y a la résurrection. Dieu les ressuscitera ceux qui meurent dans la foi.
Et c’est pour ça que Paul dit, après avoir parlé de la résurrection des morts en Christ : « Encouragez-vous donc les uns les autres par ces paroles » (1 Thessaloniciens 4.18).
Leslie : Nous voici à la fin du 5è épisode de notre série Un souffle de vie. On a suivi l’histoire d’une femme qui a perdu son fils unique, mais qui a su répondre avec foi en disant : « Tout va bien. » Il y a tellement de petits tracas dans la vie qui peuvent nous arriver et nous amener à nous comporter d’une manière qui exprime que ‘non, tout ne va pas bien’. Mais à travers le message d’aujourd’hui, on nous a rappelé quelque chose de crucial : on peut apprendre à garder les yeux fixés sur la gloire de Dieu, dans les petites contrariétés comme dans les grandes épreuves.
Chaque situation, qu’elle soit petite ou grande, est une occasion de crier à Dieu et de le voir agir.
Leslie : Il ne reste plus qu’un seul épisode de cette série, et la prochaine fois, on va répondre à la question : « Est-ce qu’il existe vraiment des hasards dans la vie ? » Je me réjouis de vous retrouver pour découvrir la réponse à cette question dans notre prochain épisode, ici, sur Réveille Nos Coeurs ! A très bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.