Le pouvoir caché de l’hospitalité
Leslie Basham : Vous ne l’avez peut-être jamais réalisé, mais on peut adorer le Seigneur en faisant la cuisine et en préparant de bons plats.
Nancy Leigh DeMoss : Ne sous-estimez jamais le ministère de l’hospitalité qui consiste à fournir des repas ou un foyer à d’autres personnes. C’est l’expression du caractère bienveillant de Dieu
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs ! Aujourd’hui on commence une nouvelle série : « Un souffle de vie » .
Dans la vie, on passe tous par des hauts et des bas. Dans cette série, on va étudier la vie d’une femme qui aimait et craignait Dieu, et qui était généreuse. C’est une femme qui a connu une profonde tristesse, mais aussi une grande joie. À travers les hauts et les bas qu’elle a vécu, elle a vu Dieu œuvrer puissamment dans sa vie.
Est-ce que vous avez votre Bible …
Leslie Basham : Vous ne l’avez peut-être jamais réalisé, mais on peut adorer le Seigneur en faisant la cuisine et en préparant de bons plats.
Nancy Leigh DeMoss : Ne sous-estimez jamais le ministère de l’hospitalité qui consiste à fournir des repas ou un foyer à d’autres personnes. C’est l’expression du caractère bienveillant de Dieu
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs ! Aujourd’hui on commence une nouvelle série : « Un souffle de vie » .
Dans la vie, on passe tous par des hauts et des bas. Dans cette série, on va étudier la vie d’une femme qui aimait et craignait Dieu, et qui était généreuse. C’est une femme qui a connu une profonde tristesse, mais aussi une grande joie. À travers les hauts et les bas qu’elle a vécu, elle a vu Dieu œuvrer puissamment dans sa vie.
Est-ce que vous avez votre Bible à portée de main? C’est dans l’Ancien Testament qu’on trouve l’histoire de cette femme, dans le deuxième livre des Rois :
Nancy : Je vous invite à ouvrir votre Bible au chapitre 4 du deuxième livre des Rois. Le deuxième livre des Rois se trouve juste après le premier livre des Rois dans l’Ancien Testament. Pendant que vous ouvrez votre Bible, laissez-moi vous présenter les grandes lignes de cette série.
Cette période de l’histoire d’Israël est une période plutôt sombre. Elle correspond à la fin de la dynastie des rois d’Israël. À cette époque, le trône est occupé par un homme nommé Joram, fils du méchant roi Achab. Ce nom vous est peut-être plus familier. C’est une période de terrible apostasie, de défection, d’idolâtrie et de pratiques païennes. Finalement, la nation va partir en captivité. Dieu va les juger. Il va les discipliner, les châtier pour leur méchanceté. C’est une époque agitée et dangereuse de la vie du peuple d’Israël.
Tout au long de cette période, Dieu, dans sa miséricorde, envoie des prophètes pour avertir le peuple qu’il s’éloigne de lui et le supplier de revenir sur le bon chemin. Ils disent au peuple que s’ils ne reviennent pas, il y aura des conséquences graves. Ces prophètes les supplient donc de se repentir.
Parmi ces prophètes, il y a deux hommes : Élie, puis son successeur, Élisée. Il est facile de confondre ces deux personnages. Parfois, je dois revenir en arrière pour vérifier s’il s’agissait d’Élie ou d’Élisée, car leurs ministères présentaient de nombreuses similitudes. Lorsque nous arrivons au chapitre 4 du deuxième livre des Rois, nous sommes à l’époque d’Élisée, le deuxième de ces deux prophètes.
Ces hommes, parmi d’autres, étaient des hommes saints. Ils connaissaient Dieu, ils marchaient avec lui à une époque où c’était rare. Ils écoutaient Dieu et étaient ses porte-parole. Dieu leur donnait sa Parole et ils la transmettaient ensuite au peuple. Ce n’étaient pas des politiciens. Ils ne se présentaient à aucune élection. Ils ne prenaient pas leurs décisions au doigt mouillé, et ils ne faisaient pas de sondages pour savoir quelle direction le peuple voulait donner au pays.
C’étaient des hommes qui écoutaient Dieu, et lorsqu’il leur parlait, ils disaient au peuple : « Ainsi parle l’Éternel. Voici comment il en est. Voici ce que Dieu a à vous dire. » Ils étaient donc souvent impopulaires. En fait, il n’était pas rare qu’ils soient lapidés, tués ou martyrisés d’une manière ou d’une autre. Ils « allaient à contre-courant » . Souvent, le peuple ne voulait pas entendre ce que les prophètes avaient à dire. Ils se heurtaient à la rébellion du peuple.
C’étaient des hommes qui nageaient à contre-courant. La plupart du temps, le peuple refusait tout simplement de les écouter. Il se moquait de ce que Dieu avait à dire. Il ne réagissait pas. Heureusement, il y en avait toujours quelques-uns qui s’en souciaient, quelques-uns qui écoutaient, quelques-uns qui réagissaient. C’est ce que nous appelons dans les Écritures le reste, cette petite minorité qui avait vraiment des oreilles pour entendre et un cœur pour réagir à ce que Dieu disait. C’est à travers ce reste que Dieu manifestait souvent sa miséricorde, sa grâce et sa puissance de manière inhabituelle.
Ce que je viens de décrire à propos d’Israël pourrait, à bien des égards, s’appliquer à l’époque actuelle. Je suis tellement reconnaissante que Dieu s’assure toujours d’avoir un reste, même à une époque où très peu de gens s’intéressent, écoutent ou répondent à la Parole divine. Dieu a un reste qui veut le glorifier au milieu des ténèbres. C’est probablement l’une des raisons pour lesquelles vous êtes ici aujourd’hui, parce que vous faites partie de ce reste. Vous vous souciez d’entendre ce que Dieu a à dire, et vous voulez que la gloire de Dieu se manifeste dans votre vie en ces temps très sombres.
Lorsque nous arrivons au chapitre 4 du deuxième livre des Rois, nous voyons deux femmes qui ont accueilli le prophète de Dieu (Élisée). Des femmes qui ont écouté Dieu, qui ont répondu à sa Parole, des femmes qui étaient une rare exception à leur époque. Or, ces deux femmes craignaient Dieu. C’étaient des femmes qui le connaissaient, qui l’aimaient, qui marchaient avec lui. Mais à bien des égards, ces deux femmes étaient très différentes.
Nous ne nous intéresserons pas à la première femme aujourd’hui, mais je vais quand même vous faire une petite présentation. Dans les sept premiers versets de 2 Rois chapitre 4, vous pouvez lire l’histoire de cette veuve.
La deuxième femme, dont il est question à partir du verset 8 (celle sur laquelle nous allons nous concentrer aujourd’hui), était une femme mariée, une épouse.
La première femme était très pauvre, au bord de la faillite. Elle n’avait aucun moyen humain de subvenir à ses besoins.
La deuxième femme, en revanche, était une femme riche. Elle et son mari avaient les moyens de subvenir à leurs besoins et d’aider les autres.
La première femme avait deux enfants, tandis que la seconde n’en avait pas. Elle était stérile, et nous verrons que cela fait partie de son histoire.
Dans le cas de la première femme, ses enfants étaient sur le point de lui être retirés pour rembourser ses dettes, car cette veuve n’avait pas d’argent. Dieu est intervenu de manière surnaturelle pour épargner sa vie et celle de ses enfants.
Dans le cas de la deuxième femme, Dieu est intervenu de manière surnaturelle pour lui donner un fils. Puis, comme nous allons le voir, ce fils est mort, mais Dieu est intervenu miraculeusement pour lui rendre cet enfant.
Ces deux femmes ont donc toutes deux fait l’expérience de l’intervention miraculeuse de Dieu dans leur vie.
Dans le cas de la première femme, Dieu a utilisé un miracle d’Élisée pour la nourrir.
Dieu a utilisé la deuxième femme pour nourrir Élisée, non pas par le biais d’un miracle, mais simplement par le ministère de l’hospitalité.
Alors que nous nous concentrons sur cette deuxième femme, à partir du chapitre 4 du deuxième livre des Rois, nous allons voir qu’elle manifeste plusieurs qualités d’une véritable femme de Dieu. En étudiant sa vie et en approfondissant son histoire, que je connais depuis de nombreuses années, j’ai médité sur son récit dans 2 Rois 4 et 8, et je me suis dit : « Je veux ressembler à cette femme. » Je veux avoir un cœur comme le sien.
Au fil de cette étude, j’espère que vous serez attirées par ses qualités et que vous aurez envie de dire : « Moi aussi, je veux ressembler à cette femme. »
Seigneur, ouvre nos yeux et nos oreilles. Donne-nous des oreilles pour entendre et des cœurs pour recevoir ce que tu nous dis aujourd’hui à travers ta Parole. Seigneur, je veux te remercier de te préparer un reste. Même si ces jours sont très sombres, tu appelles, tu choisis et tu utilises des femmes et des hommes qui nagent à contre-courant, qui écoutent ta voix et qui disent : « Oui, Seigneur » . Je prie pour que, en regardant cette femme dont nous ne connaissons même pas le nom, tu nous donnes un cœur comme le sien, et que nous soyons, à notre époque, de véritables femmes de Dieu qui reflètent ta gloire dans notre monde. Je prie au nom de Jésus, amen.
Commençons notre lecture dans 2 Rois, chapitre 4, verset 8 :
« Un jour, Elisée passait par Sunem. Il y avait là une femme de haute condition qui insista pour qu’il accepte de manger. Chaque fois qu’il passait par là, il se rendit désormais chez elle pour manger. »
Nous allons maintenant parcourir ce passage verset par verset et le commenter au fur et à mesure.
La ville s’appelait Sunem. C’est un village de la tribu d’Issacar, situé dans le nord d’Israël. Il se trouve à quelques kilomètres au nord d’une ville appelée Jizréel, qui occupe une place importante dans les Écritures. Elle se trouve sur une route commerciale principale reliant Samarie à Carmel, une route qu’Élisée empruntait fréquemment. Cette ville se trouvait donc sur son chemin, et il y faisait étape. Cette femme lui ouvrait sa maison, elle était devenue son amie et il s’y arrêtait pour lui rendre visite.
Nous ne connaissons pas son nom. Elle est simplement désignée comme « la femme de Shunem » ou la « Sunamite » et nous l’appellerons ainsi. On l’appelle d’après la ville où elle habite.
On nous dit qu’elle était riche. Dans la version SG21, on dit que c’était « une femme de haute condition » . D’autres traductions disent qu’elle était riche ou qu’elle avait de grands biens. Votre traduction dit peut-être qu’elle était une femme de distinction ou une femme aisée. Ce mot peut signifier riche, au sens matériel, ou influente.
Mais en lisant ce passage, nous découvrons autre chose à propos de cette femme, à savoir qu’elle était également une femme riche en foi. Je trouve cela intéressant, car être riche en foi ne va malheureusement pas souvent de pair avec la richesse matérielle.
Il y en a qui sont riches matériellement et qui sont également riches spirituellement, mais ils ne sont pas nombreux. La plupart d’entre nous, sinon tous, qui sommes dans cette salle aujourd’hui, sommes riches matériellement selon les normes du monde. Mais la question que nous voulons poser en parcourant ce passage est la suivante : sommes-nous riches spirituellement ? Sommes-nous riches aux yeux de Dieu ?
C’était une femme qui incarnait toutes ces qualités. Nous voyons ici qu’elle ouvre sa maison et offre l’hospitalité à Élisée. Rien n’indique qu’elle savait qui il était. Peut-être le savait-elle, mais rien ne l’indique. Elle a simplement ouvert sa maison à ce voyageur, pour découvrir ensuite qu’il était un homme de Dieu. Grâce à son hospitalité, une amitié chaleureuse s’est développée entre cette femme, son mari et Élisée, le prophète.
Je pense qu’au départ, elle n’avait aucun moyen de savoir que cet homme qu’elle et son mari accueillaient finirait par être une source de grande bénédiction et de grâce dans leur vie. Nous ne voyons pas que cette femme ait donné dans un but intéressé, pour recevoir, mais en donnant, elle a reçu. Son don a été grandement récompensé, non seulement sur le court terme, mais aussi sur le long terme.
Voici une femme qui était généreuse avec ce qu’elle avait. Elle utilisait ses ressources pour soutenir l’œuvre de Dieu. Elle partageait sa nourriture avec Élisée. Elle ouvrait sa maison pour les repas. Mais on peut imaginer qu’au fil du temps, à mesure qu’ils apprenaient à connaître ce prophète, cet homme de Dieu, elle s’est dit : « J’aimerais faire plus pour lui. Que pouvons-nous faire de plus pour lui que de lui offrir un repas occasionnel lorsqu’il passe par ici ? »
Comme vous le verrez dans le verset suivant, elle et son mari ont décidé de construire une chambre d’amis. Ils ont agrandi leur maison afin de pouvoir accueillir le prophète. Verset 9 :
« Elle dit à son mari : “Vois-tu, je sais que cet homme qui passe toujours chez nous est un saint homme de Dieu. ‘Faisons une petite chambre indépendante et mettons-y pour lui un lit, une table, un siège et un chandelier, afin qu’il puisse s’y retirer quand il viendra chez nous.” »
Elle entreprend donc des travaux de rénovation. Ils agrandissent leur maison afin de créer une chambre privée pour le prophète. Ceux d’entre vous qui ont déjà fait des travaux de rénovation ou agrandi leur maison savent que cela a nécessité quelques aménagements. Il a fallu faire des travaux pour accueillir chez eux Élisée et son serviteur, Guéhazi. Comme nous le verrons, elle était prête à faire preuve de souplesse, à s’adapter afin qu’Élisée et son serviteur puissent séjourner chez eux.
En réfléchissant à ce passage, je pense qu’ici, en Occident, nous agrandissons souvent nos maisons. Nous achetons des maisons plus grandes. Nous achetons des résidences secondaires… non pas pour servir les autres, mais pour nous-mêmes, pour notre propre confort Si nous faisions un sondage aujourd’hui, juste dans cette salle, je me demande combien de chambres supplémentaires inutilisées nous avons dans nos maisons.
Certaines d’entre vous ont dans leur maison beaucoup plus d’occupants que de chambres, mais d’autres ont des chambres d’amis. Peut-être que vos enfants ont grandi ou ont quitté la maison, et que vous êtes désormais des parents d’enfants adultes. Peut-être avez-vous une maison que vous avez conçue pour accueillir beaucoup d’enfants, mais qui est désormais trop grande. Pensez au nombre de personnes qui agrandissent leur maison simplement pour avoir plus d’espace. Pourquoi ? Pour eux-mêmes, pour leur plaisir, pour leur confort.
Voici une femme qui dit : « Je veux agrandir ma maison, mais je ne veux pas le faire pour mon confort. Je veux le faire pour quelqu’un d’autre. Je veux le faire pour être une bénédiction, pour servir ce prophète de Dieu. »
Ne sous-estimez jamais le ministère de l’hospitalité qui consiste à fournir des repas ou un foyer à d’autres personnes en commençant par votre propre famille, puis les autres invités qui viennent chez vous, et enfin les serviteurs du Seigneur.
Je suis très reconnaissante que mes parents aient accueilli des missionnaires, des pasteurs, des travailleurs chrétiens et des invités pendant mon enfance. Ma mère était une « hôtesse hors pair » . Notre maison était toujours ouverte pour être une bénédiction pour les autres. C’est une expression de l’hospitalité de Dieu, notre Dieu bienveillant, notre Dieu généreux, qui se soucie de nos besoins.
Lorsque nous ouvrons notre maison pour partager un repas ou héberger quelqu’un pour la nuit, nous devenons un reflet de Dieu, un reflet de son caractère et un témoin puissant dans une culture qui a très peu de notions sur qui est Dieu. L’hospitalité est un excellent moyen de témoigner.
La Sunamite dit donc à son mari : « Je sais que c’est un saint homme de Dieu. Faisons quelque chose pour le servir. »
Il devait y avoir quelque chose dans la vie d’Élisée qui relevait du surnaturel. Je me demande si les gens perçoivent quelque chose de différent dans ma vie, dans la vôtre. Les personnes qui vous connaissent vaguement, peuvent-elles rapidement dire si vous êtes une femme qui connaît Dieu, une femme qui aime le Seigneur, une femme qui le craint ? Sont-elles attirées par cela dans votre vie, comme cette femme l’était par Élisée ?
Nous voyons en cette femme un cœur plein de bonté, de compassion et de générosité. Nous voyons une femme centrée sur les autres plutôt que sur elle-même, une femme qui était sensible. Elle était alerte, attentive aux besoins des autres, une femme qui prenait l’initiative de répondre aux besoins pratiques du prophète. Elle lui fournissait de la nourriture. Elle lui fournissait un abri. Elle lui fournissait un endroit tranquille où il pouvait se retirer, se reposer, étudier et prier.
Elle et son mari offrent une communauté, une famille, de l’amitié à ce prophète qui voyageait seul et menait un ministère itinérant. Remarquez qu’elle et son mari étaient tous deux impliqués dans cette démarche. Ce n’était pas seulement quelque chose qui lui tenait à cœur personnellement, elle le faisait avec la collaboration et l’approbation de son mari.
C’était une femme attentive aux détails. Quand elle a réfléchi à comment meubler la pièce, elle s’est rendu compte qu’il n’était pas nécessaire que ce soit quelque chose d’extravagant. Elle n’a pas construit le Taj Mahal pour le prophète, mais simplement un endroit adapté à son ministère et à ses besoins.
Il n’est pas venu une seule fois, mais c’est devenu une habitude. Chaque fois qu’il passait dans cette région, il allait séjourner chez cette femme et son mari. Elle lui offrait un accueil, un « chez-soi loin de chez lui » , si vous voulez, pour le serviteur itinérant du Seigneur, ainsi que pour son serviteur, Guéhazi.
Cela me rappelle deux sœurs du Nouveau Testament, Marie et Marthe, qui ont ouvert leur maison au Christ et à ses disciples. Elles l’ont nourri. Elles l’ont hébergé. Elles lui ont offert leur amitié alors qu’il voyageait et accomplissait son ministère terrestre.
Écoutez, l’hospitalité est un excellent moyen de servir le Seigneur, de servir les serviteurs du Seigneur, de servir votre famille, de servir les voyageurs. À l’ère des restaurants et des hôtels, c’est dommage, mais nous ouvrons si peu nos maisons aujourd’hui… Nous ouvrons rarement nos maisons aux autres, alors que le ministère de l’hospitalité apporte tant de bénédictions. Pouvez-vous deviner la racine de ce mot ? Exactement, « hôpital » ? C’est une maison où l’on soigne les blessés, un lieu où l’on répond aux besoins des autres, comme cette femme et son mari l’ont fait pour Élisée.
L’hospitalité, c’est simplement ouvrir son cœur et sa maison, être généreux avec ce que l’on a, chercher des moyens d’apporter de la grâce aux autres, de répondre à leurs besoins. L’hospitalité, c’est dire : « J’ai reçu la grâce de Dieu. Il m’a béni en me donnant un endroit où vivre, de quoi manger, une famille » — tout ce que Dieu vous a accordé. L’hospitalité revient à dire : « Je veux être un canal de cette bénédiction pour les autres » .
Nous recevons la grâce divine, pour la distribuer autour de nous. Dieu ne nous donne pas ces choses uniquement pour que nous puissions en profiter pour nous-mêmes. Il nous les donne afin qu’elles puissent se répandre à travers nous vers les autres et se révéler une bénédiction pour eux.
Pratiquer l’hospitalité, c’est avoir un cœur accueillant, un cœur qui dit : « Entrez ! Je veux que vous fassiez partie de ma vie. » Partager est une action volontaire et cela présente souvent certains désagréments que l’on décide d’accepter.
Une famille vit chez moi depuis plusieurs semaines, une famille de missionnaires. Ils servent en Asie, mais ils sont rentrés au pays pour un congé temporaire. Ils sont donc chez moi avec leurs quatre enfants, âgés de huit ans et moins, dont un nouveau-né. C’est très agréable. J’adore entendre les enfants courir en criant dans toute ma maison.
Je vis seule, donc d’habitude, ma maison est très calme, mais là, actuellement, il y a beaucoup d’agitation et d’activité. C’est très agréable, mais cela demande beaucoup de travail, comme vous pouvez vous en douter. Il y a des inconvénients. Il y a des moments où vous préféreriez être tranquilles et où il y a un bébé qui pleure. Mais il y a une telle joie à offrir l’accueil du Christ à ceux qui ont besoin d’un endroit où trouver du réconfort.
Cela est rappelé à plusieurs reprises dans les Saintes-Écritures.
Romains 12 nous dit : « Pourvoyez aux besoins des saints et exercez l’hospitalité avec empressement (v13). » C’est un ordre qui nous est donné ici. C’est un privilège, mais aussi une grande responsabilité.
1 Pierre 4.9 : « Exercez l’hospitalité les uns envers les autres sans murmurer. » C’est une chose d’ouvrir son cœur, mais, vous savez, je peux me dire au fond de moi : « Oh, c’est vraiment pénible. » Non… « Exerçons l’hospitalité les uns envers les autres sans murmurer. » Réalisez à quel point c’est un privilège.
En fait, dans 1 Timothée 5, verset 10, nous lisons que l’hospitalité est une qualité requise pour une femme de Dieu. Si elle doit être prise en charge par l’église lorsqu’elle est veuve, une femme doit avoir exercé l’hospitalité. Écoutez ce verset (voici les qualités requises pour qu’elle soit prise en charge par l’Église) : il faut « qu’elle soit connue pour de belles œuvres : qu’elle ait élevé ses enfants, exercé l’hospitalité, lavé les pieds des saints, porté secours aux opprimés, cherché à faire le bien en toute occasion » .
Que dit la Bible ici ? Si, pendant vos années de maternité et celles passées à l’éducation des enfants — pour celles d’entre vous qui sont mariées —, vous utilisez votre maison et votre cœur pour faire preuve d’hospitalité, pour porter secours aux opprimés, pour laver les pieds des saints, pour prendre soin des autres, vous vous constituez un trésor. C’est un investissement pour plus tard, lorsque vous serez dans le besoin. Dieu répondra à vos besoins. « Donnez, et il vous sera donné. »
Hébreux 13 dit : « N’oubliez pas l’hospitalité, car en l’exerçant certains ont sans le savoir logé des anges » (v. 2). C’est une référence au livre de la Genèse, à l’histoire d’Abram et de Lot. Des hommes sont venus chez eux. Ils les ont accueillis, et il s’est avéré qu’ils hébergeaient des anges chez eux.
Cela m’amène à me demander si un ange a passé la nuit chez moi — pas que je sache, mais je n’ai aucune certitude. Mais je sais ceci : Jésus a dit que lorsque nous pratiquons l’hospitalité, c’est lui-même que nous accueillons.
Vous allez-dire, vous avez-lu ça où ?
Eh bien dans Matthieu 25 : « En effet, j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez accueilli ; […]Les justes lui répondront : « Seigneur, quand t’avons-nous vu affamé et t’avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t’avons-nous donné à boire ? Quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous accueilli ? […] Le roi leur répondra : « Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait cela à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. (v. 35–40). »
Ainsi, en accueillant ce couple et leurs quatre petits bouts de chou qui sont actuellement chez moi, en leur apportant ma bénédiction et en leur ouvrant ma maison, je rends service à Jésus. C’est un privilège de faire preuve d’hospitalité.
C’est une responsabilité, en particulier, de répondre aux besoins pratiques de ceux qui sont au service du Seigneur. Cela est souligné dans les Écritures.
Matthieu chapitre 10, verset 41 dit : « Celui qui accueille un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui accueille un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste. »
Lorsque nous accueillons dans nos maisons, dans nos vies et dans nos cœurs ceux qui sont au service du Seigneur, nous recevons avec eux une récompense pour leur service et leur ministère. Préparer les repas n’est pas une mince affaire. Je dis « préparer les repas » , mais je ne peux pas dire que je prépare réellement les repas chez moi en ce moment. Je m’occupe plutôt de leur procurer de la nourriture et de m’assurer qu’ils sont nourris. Je ne prétends pas être une grande cuisinière, mais je m’assure qu’ils ont tout ce dont ils ont besoin, qu’ils ont un endroit où séjourner, que l’environnement est accueillant pour eux.
Galates chapitre 6 : « Que celui à qui l’on enseigne la parole donne une part de tous ses biens à celui qui l’enseigne. » — répondre aux besoins pratiques de ceux qui nous servent (v. 6).
Nous devons donc pourvoir aux besoins matériels et pratiques de ceux qui servent le Seigneur, de ceux qui nous enseignent la Parole. « Ils sont dignes d’un double honneur » , comme le dit 1 Timothée 5. Et le ministère de l’hospitalité est une façon d’honorer ces serviteurs du Seigneur.
Maintenant revenons à la femme Sunamite, juste un mot pour conclure à son sujet. On nous dit qu’elle était une femme riche. Permettez-moi de vous rappeler que les Écritures disent qu’il n’y a rien de mal à être riche, mais elles enseignent également que les croyants, les disciples du Christ, devraient considérer la richesse d’une manière totalement différente par rapport au reste du monde.
Permettez-moi de lire un court passage de 1 Timothée chapitre 6, qui souligne ce point :
« Aux riches de ce monde, ordonne de ne pas être orgueilleux et de ne pas mettre leur espérance dans des richesses incertaines, mais dans le Dieu vivant, qui nous donne tout avec abondance pour que nous en jouissions. Ordonne-leur de faire le bien, d’être riches en belles œuvres, de se montrer généreux, prêts à partager. (v. 17-18). »
Que nous dit donc ce passage sur la façon dont nous devrions considérer les richesses matérielles ?
Tout d’abord, nous devons réaliser qu’elles sont temporaires. Ne vous fiez pas à elles. Placez votre confiance et votre espoir en Dieu, et ne vivez pas pour le présent, mais pour l’éternité. Ne vous amassez pas de trésors ici-bas, mais amassez-les dans les cieux.
Nous ne devons pas être fières de ce que nous avons, mais avoir un cœur humble.
Nous ne devons pas utiliser nos richesses matérielles à des fins égoïstes ou pour notre plaisir personnel, mais pour les besoins du Royaume.
Nous ne devons pas thésauriser, mais être généreuses, partager avec les autres, ne pas accumuler simplement pour avoir plus de choses, mais pour bénir les autres.
N’amassez pas des trésors ici-bas, sur terre, mais amassez des richesses spirituelles éternelles.
Leslie : Aujourd’hui, on a vu à quel point l’hospitalité est importante et pourquoi elle compte tellement. D’ailleurs, ce n’est pas forcément nécessaire d’avoir une maison parfaite afin de pouvoir servir les autres. Dans le prochain épisode, on aura le privilège d’entendre les témoignages de différentes femmes qui nous ont écrit. Dans leurs histoires personnelles, c’est un peu comme si elles avaient décliné l’enseignement d'aujourd'hui sur l’hospitalité de façon très pratique dans leur vie, et, j’en suis convaincue, ce sera très encourageant! Alors, rejoignez-nous la prochaine fois, ici, sur Réveille Nos Coeurs. A tout bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 ©
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.