Dannah Gresh : « Libre d’être vraie. » C’est ce qu’on va explorer aujourd’hui, et en fait, ça parle de vulnérabilité.
Est-ce qu’il y a une personne dans votre vie avec laquelle vous pouvez laisser tomber tous les masques et juste être vous-même - être vraie?
Nancy Leigh DeMoss : Jésus va poser à cette femme une question qui va la pousser à faire tomber le masque. Il va toucher du doigt une partie de son histoire, un sujet qu’elle préfère éviter, une zone d’ombre qu’elle ne veut pas explorer. Et Jésus lui dit en quelque sorte : « Si tu veux cette eau vive, il va falloir accepter d’entrer dans cet endroit-là. »
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs avec la série « Libre d’être vraie »
On va ensemble découvrir ce concept de vulnérabilité, mais plus encore, on va apprendre où trouver cette liberté d’être …
Dannah Gresh : « Libre d’être vraie. » C’est ce qu’on va explorer aujourd’hui, et en fait, ça parle de vulnérabilité.
Est-ce qu’il y a une personne dans votre vie avec laquelle vous pouvez laisser tomber tous les masques et juste être vous-même - être vraie?
Nancy Leigh DeMoss : Jésus va poser à cette femme une question qui va la pousser à faire tomber le masque. Il va toucher du doigt une partie de son histoire, un sujet qu’elle préfère éviter, une zone d’ombre qu’elle ne veut pas explorer. Et Jésus lui dit en quelque sorte : « Si tu veux cette eau vive, il va falloir accepter d’entrer dans cet endroit-là. »
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs avec la série « Libre d’être vraie »
On va ensemble découvrir ce concept de vulnérabilité, mais plus encore, on va apprendre où trouver cette liberté d’être authentique, d’être vraie. Et une petite histoire va nous introduire dans le sujet:
Nancy : En méditant sur ce thème, « libre d’être vraie » , une histoire amusante m’est revenue en tête… Celle d’un acteur qui, pendant la récession, ne trouvait plus de travail, impossible de décrocher le moindre petit rôle.
Un jour, en feuilletant les petites annonces dans le journal, il tombe sur une offre émise par le zoo de la ville. Ils précisaient qu’ils manquaient de singes. Il s’est dit : « Pourquoi pas ? » Alors il s’est présenté au zoo, a postulé… et il a été embauché. On lui a remis un costume de singe. Il l’a enfilé. Et le voilà dans la cage des singes.
Comme c’était un comédien dans l’âme, il s’est mis à imiter les singes. Ils se grattaient ; il se grattait. Ils mangeaient des bananes ; il mangeait des bananes. Puis, il a remarqué une corde suspendue en haut de la cage. Et quand il s’y accrochait pour se balancer d’un bout à l’autre de la cage, la foule adorait ça. Alors il a commencé à faire des acrobaties, à enchaîner les figures. En tant qu’acteur, c’était parfait pour lui, il adorait ça.
Un samedi matin, il faisait un temps magnifique, un ciel bleu éclatant. Des familles étaient venues admirer ce singe incroyable, prêt à tout, qui se balançait d’un côté à l’autre de la cage. Ce que l’acteur n’avait pas encore remarqué, c’est que juste à côté se trouvait la cage des lions. Et à force de se balancer de plus en plus haut, de plus en plus loin, il a fini par passer au-dessus de la cage des lions.
Le public était en délire… jusqu’au moment où la corde a cédé. Il est tombé en plein milieu de l’enclos des lions. Et là, les lions se sont mis à le fixer, à grogner, à tourner autour de lui, prêts à bondir. L’un d’eux a même commencé à courir vers lui, comme pour l’attaquer.
Pris de panique, l’acteur a arraché son costume de singe et s’est mis à hurler : « Au secours ! Aidez-moi ! Sortez-moi de là ! » … jusqu’au moment où il a entendu l’un des lions lui dire : « Tais-toi, imbécile, ou on va tous perdre notre boulot ! »
En réalité, la plupart d’entre nous passons notre vie à porter une sorte de masque, à jouer un rôle. Si l’on est honnête, on n’est pas vraiment libres d’être vraies. On a honte de nos secrets, honte de notre passé bien souvent. Nous avons peur de ce que les autres pourraient penser s’ils savaient qui nous sommes réellement. Nous avons peur d’être rejetées. En fait, nous sommes des actrices, n’est-ce pas ?
Je vous invite à ouvrir votre Bible dans l’évangile de Jean, chapitre 4. Je vais commencer à lire à partir du verset 3. On voit que Jésus quitte la Judée, dans le sud d’Israël, pour se rendre en Galilée, tout au nord du pays. Et il devait passer par la Samarie.
Alors, si vous avez déjà étudié ce passage, vous savez que la Samarie se trouve justement entre la Judée et la Galilée. Mais en général, pour des raisons que nous allons explorer dans un instant, les Juifs évitaient ce chemin direct. Ils préféraient faire un détour, même s’il était plus long, à cause d’une très forte haine ancestrale entre les Juifs et les Samaritains.
Mais l’Écriture nous dit que Jésus devait passer par la Samarie. Je crois que si Dieu lui a indiqué ce chemin, c’est parce que, dans sa providence, il savait qu’une femme serait là. Une femme qui avait besoin de rencontrer Jésus.
Comme il devait traverser la Samarie, il arriva dans une ville de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph. Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ midi.
Une femme de Samarie vint puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » En effet, ses disciples étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger. La femme samaritaine lui dit : « Comment ? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? » (Jean 4.4-9).
Alors, sans trop entrer dans le détail, ce qu’il faut comprendre, c’est que cette femme savait qu’elle partait avec deux handicaps, au minimum. D’abord, elle était Samaritaine — un peuple méprisé par les Juifs — et ensuite, elle était une femme, souvent reléguée au second plan par les hommes à cette époque. Le simple fait que Jésus engage la conversation avec elle était en soi quelque chose de surprenant, presque choquant.
Et pourtant, Jésus lui parle. Il lui dit :
« Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit : “Donne-moi à boire”, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t’aurait donné de l’eau vive. » (Jean 4.10)
Il faut se souvenir d’une chose essentielle : quand il s’agit de la grâce, ce n’est jamais nous qui faisons le premier pas vers Dieu. C’est toujours lui qui vient vers nous, qui prend l’initiative de la relation. Et ici, Jésus dit à cette femme :
« Si tu savais qui je suis, ce que j’ai à t’offrir, ce que je peux faire pour toi, c’est toi qui m’aurais demandé à boire — et moi, je t’aurais donné de l’eau vive. »
Cette femme était venue au puits pour chercher de l’eau, de l’eau bien réelle, de l’eau normale. Elle savait ce qu’était cette eau-là. Et Jésus, d’ailleurs, lui avait demandé à boire, de l’eau physique. Mais à ce moment précis, Jésus fait basculer la conversation sur un autre thème. Il parle d’une eau spirituelle, d’une eau vive. Une eau capable de désaltérer son âme assoiffée — ce qui, au fond, était son vrai besoin, et sans doute la vraie raison pour laquelle Dieu l’avait conduite jusqu’à ce puits ce jour-là.
Mais la femme est déconcertée, elle ne comprend pas. Elle n’a aucune idée de ce qu’est cette « eau vive » . Tout ce qu’elle connaît, c’est l’eau, au fond du puits. Et elle répond :
« Tu n’as rien pour puiser et le puits est profond. D’où aurais-tu donc cette eau vive ? Es-tu, toi, plus grand que notre ancêtre Jacob qui nous a donné ce puits et qui a bu de son eau, lui-même, ses fils et ses troupeaux ? »
Et Jésus lui répond :
« Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif. En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4.11-14)
Jésus offre à cette femme — et à vous aujourd’hui — une eau qui apaise la soif de votre âme pour toujours, éternellement.
En revanche, celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura plus jamais soif et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi cette eau afin que je n’aie plus soif et que je n’aie plus à venir puiser ici. » (versets 14-15)
Alors, Jésus avait dit quelques versets plus tôt : « Si vous me le demandez, je vous donnerai cette eau vive. » Maintenant, elle demande. Et on pourrait s’attendre à ce que Jésus lui réponde immédiatement : « Voici l’eau vive. » Mais il se passe quelque chose d’assez surprenant à ce moment-là, dans le récit. Jésus fait une sorte de détour. Il ne lui donne pas tout de suite cette eau.
Au lieu de cela, il prend une autre direction. Et je crois que c’est parce qu’il savait que cette femme cherchait simplement un soulagement temporaire à ses problèmes. Elle voulait juste fuir ses difficultés, comme nous avons toutes tendance à le faire parfois. Mais Jésus voulait lui offrir bien plus que ça. Quelque chose de plus profond, d’infiniment plus précieux qu’un simple apaisement momentané.
Il voulait lui donner une vraie libération. Quelque chose de permanent. Une liberté durable, une paix intérieure. Mais pour cela, pour lui offrir cette eau vive, il fallait aller plus loin. Il fallait traiter les vraies blessures de son cœur, ce qui se passait en profondeur, tout au fond d’elle.
Alors Jésus va poser à cette femme une question qui va la pousser à faire tomber le masque. Il va toucher du doigt une partie de son histoire, un pan de sa vie qu’elle a soigneusement mis de côté, un sujet qu’elle préfère éviter, une zone d’ombre qu’elle ne veut pas explorer. Et Jésus lui dit en quelque sorte : « Si tu veux cette eau vive, il va falloir accepter d’entrer dans cet endroit caché de ton cœur. »
Et donc, au verset 16, Jésus lui dit : « Va appelle ton mari, et reviens ici. »
Verset 17 : La femme lui répond : « Je n’ai pas de mari. »
À ce moment, si vous entrez vraiment dans le texte, vous sentez bien que ce que cette femme est en train de dire, au fond, c’est : « Ça suffit. C’est bon. Fin de la conversation. On n’ira pas plus loin. Pas question. Tu peux me poser des questions sur la météo, sur la politique, sur le sport, pas de souci. Mais le mariage ? Non. Ça, c’est non. Ça m’appartient. C’est une zone privée de mon cœur. Trop de douleur. Trop c’est trop… »
Il y a peut-être de la culpabilité, dans son cas. On ne connaît pas tous les détails. « Ne me parle pas de ma famille. »
Et vous ? Avez-vous un domaine de votre vie sur lequel vous ne voulez pas qu’on vous pose de questions ? Ce coin que vous gardez bien fermé à clé, que vous protégez derrière un masque ? Cette zone-là, justement, où vous vous sentez le plus mal à l’aise, dont vous ne voulez surtout pas parler ?
Permettez-moi de vous dire que si vous voulez cette eau vive que Jésus veut vous offrir pour apaiser, pour désaltérer votre âme assoiffée c’est précisément dans ce domaine-là qu’il va vous emmener.
Et ça m’amène à ma première observation sur ce passage : notre réflexe naturel, notre instinct humain, ce n’est pas d’être vraies. C’est plutôt de se cacher, de se dissimuler, de porter des masques.
Je me souviens d’un moment où je participais à un petit groupe. On faisait un tour de présentation, et la consigne était : « Donnez votre prénom, et partagez une chose que personne ne sait ici. »
Alors moi, j’ai sorti un truc du genre : « J’ai joué du violoncelle au lycée. » Bon, c’était vrai. Et effectivement, personne ne le savait. Mais soyons honnêtes : on a toutes des parties de notre histoire, des moments de notre passé, des recoins de notre cœur — et moi y compris — qu’on ne voudrait surtout pas partager dans un cercle comme celui-ci. On ne dit seulement que ce qu’on juge « acceptable » , ce qu’on veut bien que les autres sachent. Parce que notre tendance, c’est de nous cacher. Pas de nous montrer sous notre vrai jour.
Et ça remonte loin. Genèse, chapitre 3. Qu’ont fait Adam et Ève après avoir péché contre Dieu ? Ils se sont cachés derrière des buissons. Ils ont essayé de se dissimuler loin de Dieu. Imaginez un peu… c’est comme essayer de se cacher lorsqu’on est sur une scène éclairée avec des caméras partout. Impossible. Mais ils ont tenté. Ils se sont cachés.
L’intimité a été brisée. Et quand Dieu est venu leur demander : « Qu’est-ce que vous avez fait ? » Est-ce qu’ils ont été honnêtes ? Pas du tout. Ils ont fui, ils ont caché, ils ont accusé l’autre, ils ont trouvé des excuses. Et aujourd’hui encore, nous aussi on est devenues de véritables expertes dans l’art de se cacher, de couvrir qui l’on est et ce qu’on a fait.
On est expertes pour :
– nous défendre,
– accuser les autres,
– rationaliser,
– justifier,
– faire semblant.
Oui, on est passées maîtresses dans l’art de faire semblant.
C’est pour ça que, quand on va à l’église et que tout le monde nous demande : « Comment allez-vous ? » , qu’est-ce qu’on répond la plupart du temps ? « Ça va. » Maintenant, si vous allez bien, c’est très bien de dire : « Ça va. » Mais en réalité, beaucoup d’entre nous… ne vont pas si bien que ça.
Il y a des femmes ici, dans cette pièce, qui pleurent toutes seules le soir avant de s’endormir, à cause d’un problème, d’un fardeau, d’un poids qu’elles ont sur le cœur, que ce soit pour elles-mêmes ou pour un proche. Mais on dit toutes : « Ça va. » Pourquoi ? Parce qu’on a peur d’être authentiques.
On se dit : « Peut-être que personne ne s’en soucie » , ou alors : « Si quelqu’un savait vraiment comment je vais, il ne m’accepterait pas. Il me rejetterait peut-être. » Alors il y a la peur, la culpabilité, la honte, et puis l’orgueil aussi.
La femme samaritaine dit : « Je n’ai pas de mari. » En d’autres mots : « Je n’ai pas envie de parler de ça. Je ne veux pas aller sur ce terrain-là. » Elle était mal à l’aise. C’était gênant. Il y avait certainement des choses dans son passé dont elle n’était pas trop fière. Peut-être de la honte, peut-être la peur d’être rejetée. Et ces choses-là… elles nous empêchent de sortir en pleine lumière.
On veut que Dieu, et les autres pensent qu’on va bien. Qu’on gère. Qu’on n’est pas meilleures que les autres, mais pas pires non plus. Qu’on est de bonnes épouses, de bonnes mamans, de bonnes amies, de bonnes sœurs, de bonnes personnes, de bonnes chrétiennes, bien spirituelles… Alors, on se cache.
Mais quand vous vous cachez derrière un masque, oui, c’est peut-être plus simple au début… mais il y a des conséquences. Pensez à cette femme qui vivait enfermée dans son passé. Regardez l’isolement, la solitude que ça avait créé. Vous me direz : « Comment vous le savez ? »
Eh bien, il y a un indice dans le passage. On voit que cette femme vient au puits toute seule. Et à quelle heure ? À midi. Or, midi, ce n’est pas l’heure habituelle pour venir puiser de l’eau. C’est l’heure la plus chaude de la journée. Transporter l’eau, c’est une tâche physique, fatigante. En général, les femmes venaient tôt le matin ou en fin de journée, quand il faisait plus frais.
Mais elle, elle vient à midi. Et seule. Pourquoi ? D’habitude, nous, les femmes, on aime faire les choses ensemble, en groupe. Franchement, c’est quand la dernière fois que vous étiez au restaurant pour un dîner entre couples, et qu’un homme s’est levé de table en disant : « Je vais aux toilettes, est-ce que quelqu’un veut venir avec moi ? » (rires) Dans mon pays, dans ma culture, ça n’est pas très probable. Mais nous, les femmes ? On fait ça. On y va à plusieurs.
Mais cette femme, elle, elle est venue seule. Pourquoi, à votre avis ? Je crois que c’était une femme mise à l’écart par les autres. Elle avait le sentiment d’être jugée à cause de son passé. Elle se sentait rejetée. Alors, elle est venue seule. Et voyez-vous, quand on vit derrière un masque, on n’est pas vrai avec Dieu. Et quand on n’est pas vrai avec Dieu, on ne peut pas se permettre d’être vrai avec les autres. Alors, on construit des murs.
Comme on va le voir ensemble, quand on se cache derrière des masques, on ne peut pas vraiment se connecter avec Dieu. On ne peut pas être de véritables adoratrices. Oh, bien sûr, on peut chanter, lever les mains, fermer les yeux… mais soyons honnêtes : il y en a beaucoup parmi nous qui n’adorent pas Dieu de manière authentique ? Parce qu’on se cache. Parce qu’on se voile la face. On met des murs, des barrières, des masques.
Alors Jésus dit à cette femme : « Va, appelle ton mari. » Ce qu’il est en train de dire, c’est : « Je veux la vérité. Et si tu veux recevoir cette eau vive que je t’offre, il va falloir me dire la vérité. » Il veut la vérité sur qui elle est, sur ce qu’elle a vécu, sur ce qu’elle a fait, sur ce qu’on lui a fait. Il veut la vérité sur son passé et sur son présent, sur ce qu’elle cache, sur ce dont elle a honte, sur ses besoins profonds… et oui, aussi sur les moyens , parfois mauvais, qu’elle a utilisés pour essayer de combler ces manques.
Jésus voulait que cette femme vienne à lui telle qu’elle est. Sans orgueil, sans masque, sans tricherie, sans chercher à paraître respectable, sans dire : « Je vais bien » , alors que ce n’est pas vrai.
Alors au verset 17, Jésus lui répond : « Tu as bien fait de dire : “Je n’ai pas de mari.” » Et là, le souci pour certaines d’entre nous, c’est qu’on a lu ce passage tellement de fois… qu’on le connaît trop bien. Mais j’aimerais que vous vous mettiez à la place de cette femme. Imaginez : un parfait inconnu. Elle ne l’a jamais vu auparavant. Et cet homme lui dit…
« Tu as bien fait de dire : “Je n’ai pas de mari”, car tu as eu cinq maris et l’homme que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité. »
Si vous avez l’habitude de souligner ou de marquer des choses dans votre Bible, je vous encourage à entourer ou à surligner ce mot : « vérité » . Parce qu’il va revenir dans ce passage. Jésus veut la vérité. Il voulait l’entendre de cette femme. Et il veut l’entendre de notre bouche aussi.
On ne connaît pas tous les détails sur les raisons qui ont amené cette femme à avoir cinq maris. Peut-être des décès, des divorces, ou des deux. Ce qu’on sait, c’est qu’elle est aujourd’hui dans une relation immorale, et qu’elle a connu une succession de mariages brisés.
Mais au fond, les détails, ce n’est pas ce qui compte le plus. Ce qui compte vraiment, c’est qu’elle sait que Jésus, lui, le sait. Pas seulement qu’elle a eu cinq maris… mais aussi — et surtout — tout ce qu’il y a derrière chacun de ces échecs relationnels. Voilà ! Tout est révélé. Elle est mise à nu. Le masque tombe. Et c’est à ce moment-là précis… que l’espoir d’une vraie transformation devient possible. C’est là que l’eau vive peut jaillir.
Jésus touche à l’histoire de cette femme. Il s’intéresse à ses blessures, à ses rejets, aux griefs dont elle est victime… mais aussi à ses propres fautes. Parce que voyez-vous, le vrai problème, ce n’était pas le nombre de mariages. Ce n’était même pas la nature de la relation actuelle.
Le vrai problème, c’était sa relation brisée avec Dieu. Et ça se voyait à travers le fait que, dans son cas, elle courait après les hommes pour essayer de combler les besoins les plus profonds de son cœur. Mais nous aussi, on a toutes des choses comme ça, n’est-ce pas ? Des choses ou des personnes vers lesquelles on court, encore et encore, au lieu d’aller vers Christ, pour essayer de combler ce vide intérieur et nos besoins les plus profonds.
Alors, on voit que notre penchant naturel, ce n’est pas d’être vrai. C’est de nous cacher.
Mais il y a une deuxième vérité importante ici : Dieu peut voir derrière nos masques. Il sait qui nous sommes vraiment. Pas juste l’image qu’on donne aux autres. Pas seulement ce qu’on veut leur faire croire. Non, il connaît la vérité. Toute la vérité.
Comme le dit Proverbes 15, verset 3 : « Les yeux de l’Éternel sont partout, observant les méchants autant que les bons. »
Et les Psaumes nous disent…
Éternel, tu m’examines et tu me connais, tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu discernes de loin ma pensée. Tu sais quand je marche et quand je me couche, et toutes mes voies te sont familières. La parole n’est pas encore sur ma langue que déjà, Éternel, tu la connais entièrement.
Jésus a dit, dans l’Évangile de Luc :
« Il n’y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu. » (Luc 12.2)
Dans 1 Corinthiens 4, Paul écrit :
« [Quand le Seigneur viendra], il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres et il dévoilera les intentions des cœurs. » (verset 5)
Et dans Hébreux chapitre 4 :
« Aucune créature n’est cachée devant lui : tout est nu et découvert aux yeux de celui à qui nous devons rendre compte. » (verset 13)
Alors… quelle est cette vérité que vous essayez de garder enfouie ?
Permettez-moi de vous rappeler ceci : Jésus la connaît.
Il savait tout de cette femme samaritaine. Et il sait tout de vous.
Il sait ce que d’autres vous ont fait subir — le rejet, l’abus, l’abandon d’un mari… Le Seigneur sait.
Il connaît aussi les choses que vous préférez ne pas évoquer.
Et pas seulement ce que les autres ont fait… mais aussi ce que vous avez fait.
Il sait pour ces habitudes dont vous n’arrivez pas à vous débarrasser. Les dépenses excessives, les dettes, les dépendances — télé, séries, jeux vidéo, romans à l’eau de rose, nourriture, alcool, médicaments… toutes ces choses vers lesquelles vous courez pour fuir la douleur, pour fuir la réalité.
Il connaît cette colère que vous refoulez, ces excès de tempérament. Ce genre de choses que vous ne diriez jamais aux gens de votre église. Mais Jésus les connaît.
- Il sait pour les troubles alimentaires.
- Il sait que certaines d’entre vous sont en froid avec leurs parents
- Il sait pour les mariages multiples, les vœux brisés, les alliances rompues
- Il sait pour les relations sexuelles immorales
- Il sait que certaines femmes jouent avec le feu… avec un homme rencontré sur Internet ou au travail.
Personne d’autre ne sait ces choses-là. Même pas vos proches, ceux à qui vous ne pourriez jamais les dire. Mais lui le sait.
Il connaît des choses sur nous que personne d’autre ne sait.
Il connaît même des choses que nous-mêmes, on n’a jamais vraiment osé regarder en face. Des choses que le Psaume 19 appelle les péchés cachés de nos cœurs.
Et il sait qu’il y a parmi nous des femmes, qui, en apparence, vont très bien. Des leaders chrétiennes, des responsables d’études bibliques, des femmes qui dirigent des ministères dans leur église. D’un point de vue extérieur, tout est impeccable. Mais Jésus voit l’intérieur. Il connaît les cœurs, les pensées, les intentions, les motivations.
Il sait qu’on peut sourire à quelqu’un avec un air pieux, et en même temps, ne pas pouvoir le supporter dans notre cœur. Il sait tout.
Il sait et il attend juste qu’on soit honnêtes avec lui, parce que c’est là qu’il pourra enfin nous donner cette eau vive.
Dannah : Jésus avait adressé des paroles percutantes à une femme assise près d’un puits. Mais ces paroles, nous aussi on a besoin de les entendre. Et d’ailleurs, elles sont adressées à toute femme qui serait prête à les écouter.
C’est vrai, pourquoi porter un masque si de, toute façon, Jésus voit les profondeurs de notre cœur ? En plus, c’est tellement rassurant de savoir qu’on est en sécurité avec lui, qu’il n’y a pas de risque à être vraie avec lui, car il veut offrir la vie, et non pas la condamnation, la vraie vie en liberté.
On va écouter la deuxième partie de ce message dans notre prochain épisode. Et je me réjouis déjà de vous retrouver ici, sur Réveille Nos Coeurs pour la suite. A très bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21 © 2007 Société Biblique de Genève.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.