Dannah : J’ai une question pour vous, qui pourrait un peu vous bousculer : « Est-ce que vos actions témoignent de votre foi ? »
Nancy : À quoi bon dire qu’on croit que Dieu est tout-puissant, qu’il sait tout, qu’il est plein de grâce et de miséricorde… si on vit comme s’il n’existait pas ? Est-ce que ça ne fait pas de nous des athées pratiquants ?
Pour la plupart d’entre nous, la solution n’est pas d’avoir une idée de génie, ou de découvrir une nouvelle clé pour la vie, mais simplement de mettre en pratique notre foi, de vivre au quotidien ce qu’on sait déjà.
Dannah : Vous écoutez Réveille nos coeurs, et on continue notre série « Regardez, voici votre Dieu » , qui est basée sur le chapitre 40 du livre d’Ésaïe.
Vous savez, on dirait que beaucoup de gens vivent dans un état constant …
Dannah : J’ai une question pour vous, qui pourrait un peu vous bousculer : « Est-ce que vos actions témoignent de votre foi ? »
Nancy : À quoi bon dire qu’on croit que Dieu est tout-puissant, qu’il sait tout, qu’il est plein de grâce et de miséricorde… si on vit comme s’il n’existait pas ? Est-ce que ça ne fait pas de nous des athées pratiquants ?
Pour la plupart d’entre nous, la solution n’est pas d’avoir une idée de génie, ou de découvrir une nouvelle clé pour la vie, mais simplement de mettre en pratique notre foi, de vivre au quotidien ce qu’on sait déjà.
Dannah : Vous écoutez Réveille nos coeurs, et on continue notre série « Regardez, voici votre Dieu » , qui est basée sur le chapitre 40 du livre d’Ésaïe.
Vous savez, on dirait que beaucoup de gens vivent dans un état constant d’épuisement. Est-ce que c’est quelque chose que vous aussi vous avez expérimenté ? Peut-être même que vous vous sentez comme ça en ce moment ? Alors, c’est bien que vous nous écoutiez, car aujourd’hui on va voir comment expérimenter une nouvelle force et comment renouveler notre énergie.
Nancy : Nous avons été très encouragés en recevant déjà des témoignages de femmes qui voient Dieu agir dans leurs vies au travers de cette série sur le chapitre 40 d’Ésaïe. J’espère que vous retournerez encore et encore à ce passage, et pas seulement au chapitre 40 lui-même, mais aussi au message qu’il apporte : « Regardez, voici votre Dieu »
On arrive aux derniers versets d’Ésaïe 40. Commençons avec le verset 25 où Dieu dit : « À qui me comparerez-vous pour que je lui ressemble? demande le Saint. »
Le Saint, c’est celui qui est mis à part, unique, totalement différent, infiniment plus saint qu’on ne pourrait jamais l’être. Il dit en quelque sorte : « Je suis tellement saint » , et comme on l’a vu précédemment dans tout ce passage, « Je suis tellement grand, tellement puissant, je sais tout. » . On a vu la sagesse et la puissance de Dieu, et Dieu dit : « À qui me comparerez-vous, pour que je lui ressemble ? Je ne ressemble à personne. Je suis bien plus élevé, bien plus éternel, et tout le reste, voire tout le monde, est insignifiant en comparaison à qui je suis. »
Puis, au verset 26, Ésaïe nous emmène dans une nuit claire, sous un ciel étoilé. Il s’adresse aux Israélites qui seront bientôt emmenés en captivité par l’armée babylonienne qui est en route. Il s’adresse à ce peuple qui devra bientôt faire face à toutes sortes d’épreuves et de difficultés. Et il leur dit : « Levez les yeux vers le ciel et regardez. Regardez en haut ! » .
Le problème, c’est :
- On ne lève pas les yeux assez souvent.
- On ne lève pas les yeux assez vite.
- On continue à se regarder soi-même et à fixer les yeux sur notre situation.
Ésaïe les a déjà encouragés à contempler Dieu. Et là, il leur dit en quelque sorte : « Si vous avez besoin d’aide pour contempler Dieu, levez les yeux vers le ciel étoilé. Par une nuit claire, loin des lumières de la ville qui vous empêchent de voir les étoiles, regardez en haut… Qui a créé tout cela ? Ces étoiles que vous voyez, la splendeur du ciel nocturne…à votre avis, qui a fait tout ça ? »
Eh bien, c’est Dieu.
« Levez les yeux vers le ciel et regardez! Qui a créé cela? C'est celui qui fait sortir les corps célestes en bon ordre. Il les appelle tous par leur nom. Son pouvoir est si grand, sa force si puissante que pas un seul ne manque. » (verset 26)
Ésaïe utilise simplement la nature pour nous rappeler la grandeur du Créateur: la grandeur de Dieu.
Les Babyloniens, qui représentaient la prochaine puissance mondiale, pratiquaient l’astrologie. Ils adoraient les étoiles, ils étudiaient les étoiles pour y déceler des messages, ils y cherchaient la sagesse. Mais Ésaïe dit : « N’adorez pas les étoiles. Ne cherchez pas en elles la sagesse. Elles vous conduisent vers le Créateur, et elles nous orientent vers lui pour comprendre et pour recevoir la sagesse. »
Il dit : « Dieu est le Créateur. Il sait combien il y a d’étoiles.C’est celui qui fait sortir les corps célestes en bon ordre.. Il les appelle toutes par leur nom. » Il a donné un nom à chacune d’elles.
Et pour que vous ne vous mépreniez pas à croire qu’il s’agit d’une tâche facile… on dit qu’il y a au moins 100 milliards d’étoiles rien que dans notre galaxie: 100 milliards. J’ai lu qu’il pourrait y avoir jusqu’à 500 milliards d’autres galaxies, chacune avec ses milliards d’étoiles, et Dieu les a toutes comptées. C’est Dieu qui les fait briller dans le ciel la nuit. Il sait combien il y en a, et il a donné un nom à chacune de ces étoiles. D’ailleurs, même si tous les scientifiques du monde sacrifiaient leur vie à travailler ensembles à essayer de les compter et les nommer, il s’agirait encore d’une tâche impossible. Mais Dieu, lui, l’a fait.
En juillet 2003, des astronomes ont annoncé qu’il y aurait environ soixante-dix sextillions d’étoiles dans l’univers. C’est un 7 avec vingt-deux zéros. Je ne sais même pas comment ils arrivent à ce chiffre, et en réalité, eux non plus ne le savent pas vraiment. Mais selon leurs recherches, ils disent : « On ne sait pas exactement, mais c’est notre estimation basée sur ce qu’on peut observer jusqu’à maintenant. » Dieu, lui, sait exactement combien il y en a. Pas une seule n’est manquante.
Ce passage souligne la puissance de Dieu, sa force, son autorité, lui qui a créé ces étoiles, qui les régit par ses lois, qui les compte, qui les appelle par leur nom, et qui les établit dans le ciel nuit après nuit.
Et l’idée derrière ce passage est : si Dieu est capable de faire tout cela… est-ce que vous ne pensez pas qu'il a aussi la capacité de gérer les problèmes qui existent dans votre vie ?
Vous dites peut-être: « Ma vie est remplie de problèmes » . Combien exactement ? Combien de choses vous inquiètent: dix ?
Vous dites : « Non, bien plus que ça. »
Vingt ? Cinquante ? Est-ce que vous avez 300 raisons de vous inquiéter en ce moment ? Je sais qu’il y en a au moins une pour chaque membre de votre famille, sans parler des raisons associées à votre travail et celles rattachées à tout ce qui se passe autour de vous.
Vous dites : « J’ai énormément de choses dans ma vie qui me préoccupent et qui m’inquiètent. »
Mais si Dieu peut compter et nommer soixante-dix sextillions d’étoiles dans l’univers, les organiser, les maintenir en place, les faire subsister… est-ce que vous ne pensez pas qu’il peut aussi gérer tous les problèmes auxquels vous faites face dans votre vie ?
Est-ce que vous pensez que Dieu peut prendre soin de vos enfants ?
Vous dites peut-être: « J’ai beaucoup d’enfants. »
Dieu, lui, a énormément d’étoiles. Et il les gère parfaitement. Il les connaît. Et il connaît votre nom: pas seulement le nom de ses étoiles.
- Il connaît votre nom.
- Il connaît votre situation.
- Il connaît vos inquiétudes.
- Il connaît vos préoccupations.
- Il est Dieu. Et il est capable de tout gérer.
Alors au verset 27, on lit :
« Pourquoi dis-tu, Jacob, et pourquoi affirmes-tu, Israël: 'Ma situation échappe à l'Éternel, mon droit passe inaperçu de mon Dieu' ? »
Au moment où cela se passait, le peuple d’Israël était en exil et les Israélites croyaient que Dieu les avait oubliés, qu'il ne voyait pas ce qu’ils traversaient. Alors ils se sont plaints et ils ont parlé contre Dieu.
Cette expression : « Pourquoi dis-tu, Jacob, pourquoi affirmes-tu, Israël » , est traduite dans certaines versions par : « Pourquoi te plains-tu ? » Le temps du verbe utilisé suggère que ce n’est pas quelque chose qu’ils font une seule fois, mais plutôt qu’il s’agit d’une action continue, répétée. C’est devenu une habitude dans leur vie : s’inquiéter, être anxieux, penser que Dieu ne sait pas ce qui se passe.
C’est une habitude qu’ils ont prise. Ils se sentent abandonnés. Ils ont l’impression que Dieu les a oubliés ou qu’il n’a pas fait ce qui est juste. Et alors ils disent :
« Ma situation échappe à l'Éternel, mon droit passe inaperçu de mon Dieu » (verset 27)
Ce mot « inaperçu » veut dire passer à côté, passer sans s’arrêter. L’image est celle de quelqu’un qui passe juste à côté de vous sans même remarquer votre présence; complètement indifférent à votre besoin. C’est comme être en panne sur l’autoroute, et voir voiture après voiture passer sans s’arrêter, sans se soucier de vous ni de votre problème.
C’est exactement ce qu’Israël disait de Dieu : « Dieu passe son chemin. Il ne fait pas attention. Il ne s’arrête pas pour intervenir dans notre situation: ma voie est cachée à l’Éternel, mon droit est ignoré par mon Dieu. »
Alors ils se plaignent. Ils parlent contre le Seigneur. Ils développent cette habitude liée à leur anxiété.
Je veux vous dire, mesdames, et je le sais par expérience personnelle, si on ne s’entraîne pas, si on ne se discipline pas à contempler notre Dieu au milieu de difficultés, on va devenir une personne frustrée, remplie d’amertume, anxieuse et exigeante. On finit par accuser Dieu, par devenir amère envers lui.
Vous dites : « Moi, je ne suis pas amère envers Dieu. »
Ce n’est peut-être pas le cas pour vous, mais on risque d’en arriver là si on n’apprend pas à contempler notre Dieu dans l’adversité. Et par le fait même, nous donnerons au monde une image erronée de Dieu. Le monde regardera votre attitude, votre manière de réagir face aux situations, et en conclura que le Dieu que vous dites adorer… ne peut pas réellement être digne de confiance.
Je peux vous dire que c’est ce qui me brise le cœur parfois, quand je pense à mes propres réactions face aux pressions de la vie et aux problèmes. C’est une chose de ne pas faire confiance à Dieu… mais c’en est une autre de voir les autres m’observer être inquiète, anxieuse, craintive, et de réaliser qu’ils pourraient sous-estimer Dieu à cause de ma propre réaction face aux difficultés.
Notre mission, comme l’a exprimé John Wesley, c’est de donner au monde une image juste de Dieu. Quand on sait contempler Dieu au milieu de nos difficultés, la façon dont on réagit fortifie non seulement notre foi, mais elle devient également une source de grâce, de force et de courage pour les autres.
Le problème des Israélites à cette époque, c’est qu’ils avaient oublié qui est Dieu. Ils avaient oublié quel est le caractère de Dieu. Ils avaient besoin qu’on le leur rappelle, et Ésaïe est en train de dire: « Comment Dieu pourrait-il vous oublier ? Il connaît toutes les étoiles. Il sait quand un simple petit moineau meurt. Même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Comment Dieu pourrait-il oublier ? »
Alors il dit au verset 28 :
« Ne le sais-tu pas ? Ne l'as-tu pas appris ?
C'est le Dieu d'éternité, l'Éternel,
qui a créé les extrémités de la terre.
Il ne se fatigue pas, il ne s'épuise pas.
Son intelligence est impénétrable. »
Qu’est-ce qu’Ésaïe est en train de dire aux Israélites, et qu’est-ce que Dieu nous dit à travers ce passage ? « Apprenez à parler à votre cœur selon la vérité. Rappelez-vous ce que vous savez être vrai. »
On a besoin de se rappeler les unes aux autres ce qu’on sait être vrai. C’est exactement ce qu’Ésaïe dit à ce peuple qui affirme : « Dieu m’a oublié. Dieu ne s’occupe pas de ma situation. »
Ésaïe répond : « Ne le savez-vous pas ? Souvenez-vous. L’Éternel est le Dieu éternel. Revenez à ce que vous savez être vrai. »
Certaines d’entre nous ont beaucoup de connaissances théologiques… mais à quoi ça sert au quotidien si on est constamment inquiète ou anxieuse ? À quoi bon dire qu’on croit que Dieu est tout-puissant, qu’il sait tout, qu’il est plein de grâce et de miséricorde… si on vit comme s’il n’existait pas ? Est-ce que ça ne fait pas de nous des athées pratiquants ?
Alors, pour la plupart d’entre nous, la solution n’est pas d’avoir une idée de génie, ou de découvrir une nouvelle clé pour la vie, mais simplement de mettre en pratique notre foi, de vivre au quotidien ce qu’on sait déjà.
Et qu’est-ce qu’on sait déjà ? Que « L’Éternel est le Dieu éternel » .
Ça veut dire qu'il n'a ni commencement ni fin. Il était là avant nous; Il était là avant même que nos problèmes existent; et il sera encore là après nous et quand nos problèmes seront passés. Il est le Dieu éternel.
Je sais que j’ai tendance à m’enflammer un peu quand je parle de tout ça, mais c’est parce que je sais que j’ai besoin de prêcher ces vérités à mon propre cœur. Quand je deviens craintive, anxieuse ou inquiète, je dois revenir à ces vérités que je connais.
Il est le Dieu éternel. Il est le Créateur des extrémités de la terre. Il ne se fatigue pas, il ne s’épuise pas.
Qu’est-ce que ça veut dire ? Ça signifie qu’il n’y a aucune limite à sa capacité à supporter la pression.
- Dieu n’a aucune limite.
- Dieu n’a aucune faiblesse.
- Dieu ne s’épuise jamais.
- Dieu ne se fatigue jamais.
- Dieu ne se vide jamais.
- Rien ne le met sous pression ni ne le dépasse.
- Dieu possède une réserve de puissance infinie.
Gardez bien ça à l’esprit, parce que ça nous permet de voir le contraste. Nous, en revanche, on se fatigue et on s’épuise. Le verset 29 dit :
« Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout. Les adolescents se fatiguent et s'épuisent, les jeunes gens se mettent à trébucher, mais ceux qui comptent sur l'ternel renouvellent leur force. Ils prennent leur envol comme les aigles. Ils courent sans s'épuiser, ils marchent sans se fatiguer. » (versets 29 à 31)
On a vu que Dieu, lui, ne manque jamais d’énergie. Il ne faiblit jamais. Il ne se fatigue jamais. Et ça, honnêtement, notre intelligence humaine a du mal à le comprendre. Moi, par exemple, j’ai souvent besoin d’une sieste pour tenir toute une journée. Je me fatigue. Je m’épuise. Physiquement, j’arrive à bout, et vous aussi. On a besoin de recharger nos batteries. Mais Dieu, lui, n’a jamais besoin d’être rechargé. Il ne s’épuise jamais. Il ne se vide jamais.
Au contraire, il donne. Il donne de la force. Il donne de la puissance. Il ne cesse d’en déverser dans la vie de son peuple. C’est un Dieu généreux, n’est-ce pas ? Il nous donne sa force, et quand il donne, il ne s’affaiblit pas. Nous, quand on donne, à nos proches, à nos enfants, à notre mari… Ou bien au travail, on rentre à la fin de la journée et on est épuisées. On s’est vidées. Mais Dieu, quand il donne, il ne perd pas d’énergie et sa force n’en est pas diminuée.
« Il donne de la force à celui qui est fatigué et il multiplie les ressources de celui qui est à bout » Mais cette force, c’est quoi ? Et « multiplier les ressources » veut dire quoi ? C’est la vie surnaturelle de Christ qui vit en nous. C’est lui notre force. C’est lui notre source. C’est Christ qui vit et qui agit en moi. Voilà ce qui nous donne la puissance et la force.
On voit ça aussi au chapitre 12 de la 2e épître aux Corinthiens, quand Dieu répond à l’apôtre Paul, qui est confronté à une faiblesse, à une limitation physique ou humaine. Paul demande : « Est-ce que tu pourrais enlever cette écharde ? »
Et Dieu lui répond : « Je ne vais pas enlever l’écharde, mais voilà ce que je vais faire : je vais te donner ma grâce. »
« Ma grâce te suffit, car ma puissance s'accomplit dans la faiblesse. Aussi, je me montrerai bien plus volontiers fier de mes faiblesses afin que la puissance de Christ repose sur moi. » (verset 9)
Vraiment, Paul ? Tu veux être fier de tes faiblesses ? Exposer tes limites ? « Oui. » Pourquoi ?
« Afin que la puissance de Christ repose sur moi » (verset 9)
On ne connaîtra jamais la puissance de Dieu tant qu’on n’a pas atteint les limites de nos propres ressources.
Mamans; certaines d’entre vous ont beaucoup d’enfants, certaines font l’école à la maison, d’autres ont un travail très exigeant. Vous avez des responsabilités qui vous prennent énormément d’énergie. Certaines s’occupent de parents âgés. Vous êtes physiquement épuisées, vidées, parfois à bout… mais vous ne connaîtrez jamais pleinement la puissance de Christ dans votre vie tant et aussi longtemps que vous ne serez pas arrivées au bout de vos propres forces.
Parfois, lors d’un weekend de ministère, d’une conférence de Réveille nos coeurs, ou même quand je suis en train d’enseigner, de donner, d’accompagner… parfois en plein enregistrement, je me dis : « Je ne peux plus continuer. Je n’en peux plus. » Et en réalité, il est essentiel d’arriver à ce point-là, parce que c’est là que je crie à Dieu : « Seigneur, je suis faible, mais toi, tu es fort. Sois fort en moi. Donne-moi ta force dans ma faiblesse. »
Et c’est exactement ce que Dieu fait. Il dit qu’on est faibles, même les jeunes, même les plus forts… Et pour celles d’entre nous qui ne sont plus si jeunes, on ressent encore plus nos limites physiques. On regarde les jeunes et on se demande : « Mais comment font-ils ? » Les enfants courent sans arrêt, ils nous épuisent ! On se dit : « D’où leur vient toute cette énergie ? » Mais Dieu dit qu’eux aussi ont des limites. Ils finissent par s’écrouler de fatigue. Même les plus forts des hommes, même les jeunes, sont limités, fragiles.
Les athlètes olympiques eux-mêmes finissent par s’épuiser. Mais comparez cela à l’Ancien des jours : lui ne se fatigue jamais. Il ne faiblit jamais. Il ne s’essouffle jamais.
Alors qu’est-ce qu’on doit faire ? Le verset 31 dit : « mais ceux qui comptent sur l'Éternel renouvellent leur force. »
Compter sur l’Éternel: ce n’est pas une attitude passive, comme s’attendre à ce qu’arrive l’été ou attendre que les enfants grandissent. C’est une attitude active. Le mot veut dire « s’attacher » , « persévérer » , « désirer profondément Dieu » . C’est cette idée qu’on retrouve dans le Psaume 130 : « Je compte sur le Seigneur plus que les gardes n'attendent le matin, oui, plus que les gardes n'attendent le matin. »
Certaines d’entre vous ont déjà vécu ces longues nuits, soit à travailler tard ou à veiller auprès d’un enfant malade, en se disant : « Si seulement le matin arrivait… » . Vous essayez de garder les yeux ouverts, vous attendez avec impatience le lever du jour… vous comptez sur l’arrivée du matin.
C’est comme ça que nos âmes doivent compter sur le Seigneur — avec désir, avec attente, en s’attachant à lui. Psaume 37, verset 7 : « Garde le silence devant l'Eternel et espère en lui. »
Quel est l’opposé de cela ? Compter sur soi-même: être autosuffisant. « Je peux gérer ça. Je vais m’en sortir toute seule. Il suffit de me ressaisir, de me donner un bon coup de pied au derrière ! »
Mais… vous allez vous épuiser. Vous allez finir par manquer d’énergie. Et c’est justement là que vous devez apprendre à compter sur l’Éternel. Ça veut dire placer toute votre confiance en lui, espérer en lui, vous appuyer sur lui.
Et qu’est-ce qui se passe quand vous comptez sur l’Éternel ? Vous renouvelez vos forces. Il vous donne de la force dans l’épreuve. Il vous donne de la force malgré la fatigue. Il vous donne de la force dans la faiblesse.
Ce mot « renouveler » ne veut pas dire qu'il vous donne simplement un coup d’adrénaline pour continuer. C’est un mot puissant qui signifie « échanger » . Il vous donne sa force en échange de votre faiblesse. Ce n’est pas que, tout à coup, vous devenez forts… c’est que Dieu devient fort en vous. Il vous donne sa propre force.
C’est comme enlever un vieux vêtement pour en mettre un nouveau: pas simplement recevoir un second souffle, mais recevoir sa force à la place de votre faiblesse.
Et qu’est-ce qui se passe quand vous comptez sur l’Éternel, et qu’il renouvelle vos forces ? Vous prenez votre envol.
Ça signifie « monter » , « s’élever » . Cette expression est parfois utilisée pour parler du fait de passer d’un niveau à un autre, un niveau plus élevé. « Prendre son envol comme les aigles » ; l’image ici, c’est celle des aigles capables de planer au-dessus des tempêtes.
Les aigles, en réalité, sont portés vers des hauteurs plus élevées par les tempêtes. C’est-à-dire que plus le vent est fort, plus la tempête est violente, plus ces vents les portent vers des points plus élevés. Beaucoup d’oiseaux volent en battant des ailes. Les aigles, eux, ne battent pas constamment des ailes, ils planent plutôt au-dessus des vents.
Quelle image magnifique de ce à quoi notre vie peut ressembler quand on fait confiance à Christ et à sa force. Il nous permet de nous élever au-dessus des tempêtes. Ça ne veut pas dire qu’on ne doit pas aussi, parfois, traverser les tempêtes: faire face aux déceptions; aux épreuves; aux blessures; aux longues journées qui semblent ne jamais finir. Vous, les mamans, vous savez que la vie quotidienne avec des enfants peut être une tempête en soi. Mais les aigles laissent ces tempêtes les faire monter plus haut, vers de nouveaux sommets. Par la grâce de Dieu et la puissance de son Esprit en nous, il peut aussi nous amener à un point plus élevé, au-dessus de nos tempêtes.
C’est une chose de s’élever au-dessus des tempêtes. Mais c’en est une autre de continuer à avancer quand le quotidien est difficile. Et Ésaïe a aussi un encouragement à ce sujet.
Il dit : « Si vous comptez sur l’Éternel, il renouvellera vos forces. Vous prendrez votre envol comme les aigles, mais vous pourrez aussi continuer à courir sans vous épuiser. Vous pourrez marcher sans vous fatiguer » (voir verset 31).
Il faut de la force pour persévérer, de la force pour rester fidèle, de la force pour continuer jour après jour, à faire les mêmes choses, à assumer ses responsabilités à la maison, au travail, dans la société, à l’église. Continuer quand on est découragées, continuer quand personne ne semble remarquer ce qu’on fait, continuer quand on se dit : « Je n’ai plus la force de m’occuper de cette personne » .
L’Écriture dit que Dieu donne cette force. Une force surnaturelle. Il vous donnera sa propre force pour vous élever au-dessus de la tempête, pour continuer à courir, pour continuer à marcher sans vous épuiser ni faiblir.
J’aime beaucoup ce vieux cantique qui me rappelle un peu cet aigle qui s’élève au-dessus des tempêtes et qui illustre bien ce chemin quotidien avec les forces que Dieu nous donne. Le chant va comme suit :
Je veux monter sur la montagne,
C’est là que l’on rencontre Dieu ;
C’est là que la joie nous inonde
Et que pour nous s’ouvrent les cieux.
Je veux laisser les joies du monde,
Et me tenir tout près de Dieu,
Je veux monter sur la montagne
C’est là que l’on est heureux.
Si le chemin est rocailleux,
Si les cailloux me blessent un peu,
Le Saint-Esprit me guidera
Et Jésus me consolera.
Sur le chemin Jésus monta,
Et mon Sauveur me précéda,
Avec lui je veux m’élever
Jusque sur les plus hauts sommets.
Sur ce chemin Jésus t’attend
Pour faire de toi son enfant
Il te suffit de croire en lui,
Tu auras la joie dans ta vie.
N’est-ce pas ce que vous désirez, vous aussi ? Vous élever au-dessus des petits soucis du quotidien, au-dessus de votre nature humaine, au-dessus de tout ce qui vous tire vers le bas, au-dessus de ces tempêtes qui vous menacent ? Vous voulez vous élever avec les ailes de l’aigle ? Vous voulez atteindre un niveau plus élevé, plus proche du cœur de Dieu ? Vous voulez courir sans vous épuiser ? Vous voulez marcher sans vous fatiguer? Alors retournez à Ésaïe 40.
Apprenez à compter sur l’Éternel, et au milieu de chaque tempête, de chaque situation qui représente un défi, de chaque épreuve, et ce, peu importe leur ampleur, apprenez à contempler votre Dieu.
- Fixez vos regards sur lui.
- Placez votre foi en lui.
- Tournez votre cœur vers lui.
- Reposez-vous en lui.
- Comptez sur lui avec patience.
- Faites de lui votre priorité.
- Concentrez-vous sur lui
- Méditez sur son nom.
- Méditez sur son caractère.
- Méditez sur sa puissance.
- Méditez sur sa grandeur.
Adoptez le point de vue de Dieu sur la vie ici-bas et sur cette terre déchue. Réalisez qu’il est le Créateur. Il est le Dieu éternel. Il ne se fatigue jamais. Il ne s’épuise jamais. Et alors que vous contemplez votre Dieu et que vous comptez sur lui, il vous fortifiera.
Je l’ai vu encore et encore dans ma propre vie. Bien des fois, quand je pensais ne plus avoir la force de continuer, j’ai crié au Seigneur : « Je n’y arrive pas! » Et Dieu m’a répondu : « Laisse-moi te donner ma force. » À mesure que je compte sur lui, que je le contemple, il devient ma vie. Il devient ma force. D’une manière surnaturelle, je reçois la puissance pour m’élever, pour prendre mon envol comme l’aigle, pour courir sans m’épuiser et pour marcher sans me fatiguer.
Regardez, voici votre Dieu. Contemplez votre Dieu. Comptez sur l’Éternel. Vous ne serez jamais déçus.
Dannah : Oui, que c’est important de se rappeler combien Dieu est grand! Malheureusement, nous arrivons déjà à la fin de cette série qui nous a si bien rappellé l’espérance solide qu’on peut avoir, même au milieu de situations très difficiles: cette espérance profonde qui est fondée sur la grandeur de Dieu. N’est-ce pas rassurant de connaître ce Dieu qui n’est jamais dépassé, et qui ne se fatigue jamais ?
Merci de nous avoir suivi pendant cette série « Regardez, voici votre Dieu » . On se réjouit d’en commencer une nouvelle la prochaine fois, et je suis sûre qu’elle sera elle aussi très encourageante pour vous ! Alors, à très vite, sur Réveille Nos Coeurs.
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.