Entre les mains d’un Dieu fidèle
Leslie Basham : Aujourd’hui, on aimerait vous rappeler qu’il n’y a pas de coïncidences dans la vie.
Nancy Leigh DeMoss : Dieu est un merveilleux chef d’orchestre. C’est lui qui tisse les détails de l’histoire à travers sa providentielle orchestration des circonstances.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs avec la série Un souffle de vie.
La dernière fois, on a regardé ensemble dans la Bible, l’histoire d’une femme qui a connu des hauts et des bas dans sa vie. Elle a miraculeusement reçu un fils, puis elle l’a perdu. Ce fils a ensuite été ramené à la vie… mais peu de temps après, une nouvelle tragédie est arrivée : elle a perdu sa maison.
Est-ce que vous avez parfois l’impression que votre vie ressemble à ça ? On va voir comment affronter ces hauts et ces bas, dans ce dernier épisode de notre série.
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Leslie Basham : Aujourd’hui, on aimerait vous rappeler qu’il n’y a pas de coïncidences dans la vie.
Nancy Leigh DeMoss : Dieu est un merveilleux chef d’orchestre. C’est lui qui tisse les détails de l’histoire à travers sa providentielle orchestration des circonstances.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs avec la série Un souffle de vie.
La dernière fois, on a regardé ensemble dans la Bible, l’histoire d’une femme qui a connu des hauts et des bas dans sa vie. Elle a miraculeusement reçu un fils, puis elle l’a perdu. Ce fils a ensuite été ramené à la vie… mais peu de temps après, une nouvelle tragédie est arrivée : elle a perdu sa maison.
Est-ce que vous avez parfois l’impression que votre vie ressemble à ça ? On va voir comment affronter ces hauts et ces bas, dans ce dernier épisode de notre série.
Nancy : En préparant cette série sur la femme sunamite, j’ai eu plusieurs conversations avec des femmes qui passent par des périodes qu’elles n’avaient pas du tout prévues. Des situations qui les ont surprises, prises au dépourvu, parfois même complètement bouleversées, et qui, pour beaucoup, sont vraiment difficiles à traverser.
L’autre jour, j’étais dans un magasin, en train de discuter avec la vendeuse et une autre cliente. On bavardait tranquillement, c’était une conversation agréable. Puis la cliente est partie, et la dame derrière le comptoir m’a dit : « Cette femme traverse une période très difficile. Son mari est atteint de la maladie de Charcot. »
Elle m’a expliqué qu’il en est sans doute aux derniers stades de la maladie. Honnêtement, je n’aurais jamais pu le deviner en lui parlant. Elle semblait si joyeuse, si pleine de vie ! On n’aurait jamais cru qu’elle portait un fardeau aussi lourd sur ses épaules. Et pourtant, elle traverse une période vraiment éprouvante.
J’avais dans ma voiture un des livres de méditation que j’ai écrit. Alors j’ai demandé à la vendeuse : « Vous pensez que ce serait une bonne idée si je lui en donnais un exemplaire, en y ajoutant un petit mot et en lui disant que je prie pour elle ? »
Elle m’a répondu : « Oh oui, je suis sûre que ça lui ferait énormément de bien. » Alors j’ai saisi cette petite occasion. Je n’ai pas revu cette femme depuis, mais j’ai pu, d’une certaine manière, lui apporter un peu de réconfort dans une période vraiment difficile de sa vie.
Une autre femme m’a confié récemment : « Le travail de mon mari est en train de changer. Il a passé la soixantaine. Il n’a pas perdu son emploi, mais sa manière d’être rémunéré va changer, et on ne sait pas trop comment on va s’en sortir. » C’est une période pleine d’incertitudes, une mauvaise passe.
J’ai aussi parlé avec une jeune maman de deux enfants en bas âge. On discutait de ce qui se passe dans le monde aujourd’hui, des dérives inquiétantes de notre culture. Elle était assez silencieuse, puis elle a fini par dire : « J’ai tellement peur du monde dans lequel mes enfants vont grandir… et de ce qui pourrait leur arriver. » Maintenant qu’elle est maman, elle n’a pas le même regard que lorsqu’elle était dans la vingtaine. C’est quelque chose qui la préoccupe beaucoup.
J’ai une amie très proche dont la maman a eu un grave accident de voiture. Elle a été grièvement blessée… Et j’ai appris quelques jours plus tard qu’elle n’avait pas survécu. En une nuit, tout son monde s’est effondré, complètement bouleversé par des circonstances qu’elle n’aurait jamais pu anticiper.
En étudiant l’histoire de la femme sunamite, on voit une femme qui a connu une vie mouvementée. Certaines périodes étaient magnifiques — elle a reçu de grandes bénédictions — mais d’autres ont été très douloureuses. Elle a traversé de vraies épreuves. Au début de 2 Rois 4, on apprend que c’était une femme riche. Elle avait tout, sauf un enfant. Cette absence planait sur sa vie comme un nuage. Puis Dieu lui a fait la grâce d’un fils… mais cet enfant est décédé brutalement.
Comme on l’a déjà dit, cette femme a vécu des montagnes russes émotionnelles. Maintenant, en arrivant au chapitre 8 de 2 Rois, elle entre dans une nouvelle période de sa vie qu’elle n’aurait jamais pu imaginer quelque temps plus tôt.
Ce passage de 2 Rois 8 est moins connu que celui de 2 Rois 4, mais certains commentateurs pensent que cette histoire s’est déroulée peu de temps après que son fils ait été ramené à la vie. Lisons ensemble ce passage et voyons ce qu’il nous enseigne — 2 Rois chapitre 8, verset 1.
(Au passage, si vous lisez le livre de 2 Rois dans son intégralité, vous remarquerez que cette partie n’est probablement pas dans l’ordre chronologique. Ce qui se passe entre les chapitres 4 et 8 ne suit pas forcément la chronologie exacte. L’auteur a plutôt voulu regrouper les récits selon des thèmes, pour nous montrer certaines vérités spirituelles. Donc les événements entre ces deux chapitres ne sont pas nécessairement racontés dans l’ordre dans lequel ils se sont produits.) Verset 1 du chapitre 8 :
Élisée dit à la femme dont il avait fait revivre le fils : « Lève-toi, pars avec ta famille et installe-toi où tu pourras. En effet, l’Éternel appelle la famine. Elle vient même sur le pays pour 7 ans. »
Vous voyez ici que c’est Dieu qui a suscité cette famine, et cela nous rappelle qu’il est souverain, même sur les catastrophes naturelles. Dans un monde déchu et marqué par le péché, Dieu permet de telles situations pour nous rappeler à toutes la réalité d’un jugement éternel si on ne se repent pas.
Cela ne veut pas dire qu’il y a toujours une relation directe entre une catastrophe naturelle et un péché précis. Mais cela nous montre qu’on vit dans un monde de péché, un monde en rébellion, et que tout péché appelle des conséquences.
C’est donc Dieu qui a provoqué cette famine. On voit qu’il s’agit d’une famine locale, limitée à Israël. Cela montre que c’était la main de Dieu qui disciplinait son peuple, pour attirer son attention, pour l’amener à la repentance.
Quand vous disciplinez vos enfants, c’est pour leur bien, pas par colère ou par haine. Vous le faites pour qu’ils apprennent, pour qu’ils marchent dans le bon chemin et qu’ils puissent connaître les bénédictions d’une relation juste avec Dieu.
C’est exactement ce que Dieu faisait ici en envoyant cette famine sur son peuple. Elle devait durer sept ans, et à ce moment-là, il est probable que cette femme était veuve. On ne le sait pas avec certitude, mais tout le laisse penser. Dans le chapitre 4, on nous disait déjà que son mari était vieux, et dans le chapitre 8, il n’est même plus mentionné. On peut donc raisonnablement supposer qu’elle a perdu son mari entre-temps. Encore une nouvelle période de vie qui commence pour elle.
Elle avait été une femme riche, avec un mari et un enfant… mais tout a changé. C’est un rappel pour nous : il ne faut pas trop nous accrocher à une période de votre vie. Il faut accepter que tout ne se passe pas comme prévu. Dieu, lui, voit l’ensemble de l’histoire. C’est lui qui écrit chaque chapitre, c’est lui qui tisse tout cela ensemble pour sa gloire.
Dieu se sert du prophète Élisée pour avertir la Sunamite de la famine à venir et pour l’encourager à partir, afin qu’elle puisse être épargnée. Quelle belle image de la manière dont Dieu prend soin de son peuple !
Elle faisait partie du petit reste fidèle de cette époque — celles et ceux qui cherchaient encore Dieu, qui l’écoutaient, qui lui étaient attachés. Le reste du peuple, dans son ensemble, s’était détourné : il vivait dans l’idolâtrie, en suivant les pratiques des nations païennes qui les entouraient.
Dieu ne les a pas prévenus, il ne leur a pas offert de moyen d’échapper à la famine. Mais il est venu vers cette femme — une simple femme, dont on ne connaît même pas le nom. Dieu, lui, connaissait son nom. Il connaissait sa maison. Il savait exactement où elle vivait et ce qu’elle traversait.
J’aimerais ajouter que Dieu s’est toujours particulièrement intéressé aux veuves. On le voit partout dans les Écritures. Je sais qu’il y a des veuves qui écoutent ce programme. Permettez-moi de vous le redire : Dieu sait où vous habitez. Il connaît votre histoire. Il connaît vos besoins. Et il fera tout ce qu’il faut pour y répondre, si vous continuez à le suivre.
« La femme se leva et agit conformément à la parole de l’homme de Dieu : elle partit avec sa famille et s’installa pour 7 ans dans le pays des Philistins. » 2 Rois 8.2
Voici une femme qui écoute le conseil du prophète et qui fait exactement ce qu’il lui dit. Ça paraît simple, mais quand on y pense, ce n’était pas si facile que ça. Cette femme avait une belle maison — une maison à laquelle elle tenait, avec une pièce supplémentaire qu’elle avait fait construire pour Élisée. Elle était riche, donc sans doute qu’elle habitait l’une des plus jolies maisons du quartier. Elle y vivait peut-être depuis des années. Elle y avait ses repères, ses amis, ses voisins, sa famille élargie.
Je ne sais pas pour vous, mais plus on vieillit, moins on a envie de déménager, quelle qu’en soit la raison ! Pourtant, cette femme ne discute pas, elle ne proteste pas. Elle reconnaît dans ce message une main que Dieu lui tend et elle obéit.
Elle connaissait Élisée depuis longtemps. Elle savait qu’il était un homme de Dieu, qu’il marchait avec le Seigneur, et elle savait qu’elle pouvait faire confiance à ses conseils.
Dans votre vie, avez-vous une personne qui vous donne des conseils sages et inspirés par Dieu ? Est-ce que vous avez dans votre entourage des personnes qui connaissent vraiment le Seigneur, qui peuvent parler dans votre vie, vous aider à discerner ce qui est juste et vous conseiller avec sagesse quand les temps sont difficiles ?
Le Proverbes 12 dit : « il est sage d’écouter les conseils » (v.15). Est-ce que vous êtes ce genre de personne ? Ou bien est-ce que vous préférez suivre vos propres plans ? Aujourd’hui, on est tellement indépendants. On pourrait imaginer cette femme dire : « Je suis une adulte, je peux me débrouiller. Peut-être que cette famine ne durera pas sept ans… peut-être que ce ne sera pas si grave. Mon père s’occupera de moi, ou mon fils. » Mais non. On ne voit rien de tout cela chez elle. On voit simplement une femme qui écoute les conseils avec sagesse.
Mon père nous a beaucoup répété, quand on était petits, que les gens sages sont des gens avec un esprit disposé à apprendre et ouverts aux conseils. Et même maintenant, que j’ai la cinquantaine bien entamée, je peux vous dire que je demande encore très souvent conseil — sur toutes sortes de sujets pratiques ou spirituels — à des personnes qui en savent plus que moi. Même quand je pense savoir, je trouve une vraie sécurité dans le fait d’avoir autour de moi des personnes matures dans la foi : des couples, des femmes, des amis, des pasteurs, des guides spirituels… qui peuvent m’apporter un regard extérieur, me conseiller, m’aider à réfléchir. Il y a tellement de bénédiction quand on est prêt à écouter et à suivre de bons conseils.
Cette femme, elle, quitte tout son environnement familier : sa ville, sa maison, les terres familiales, les relations qu’elle avait là-bas. Il lui fallait de la foi — et on a vu, tout au long de son histoire, qu’elle était véritablement une femme de foi. Elle a dû croire qu’en allant vivre au pays des Philistins, Dieu répondrait mieux à ses besoins que si elle restait dans son confort. Apparemment, c’est ce qui s’est passé : pendant ces années passées chez les Philistins, Dieu a pris soin d’elle, même si la Bible ne nous donne pas tous les détails de cette période.
« Au bout des 7 ans, elle revint du pays des Philistins et elle alla chercher secours auprès du roi pour récupérer sa maison et son champ. »
Elle a donc passé sept ans au pays des Philistins, pendant que la famine faisait rage en Israël. Puis elle revient avec son fils… et découvre qu’elle a tout perdu. Sa maison, ses terres — tout a été confisqué, peut-être même par le roi. On ne sait pas exactement ce qui s’est passé, mais ce qui est sûr, c’est que ces biens ne lui appartiennent plus.
Et dans la culture juive, posséder une terre, c’était vital. C’était votre moyen de subsistance, mais aussi votre héritage à transmettre à vos enfants. C’était quelque chose d’extrêmement important.
Elle se rend alors auprès du roi pour lui demander de lui rendre sa maison et son champ. C’est le même roi à propos duquel Élisée lui avait déjà dit : « Veux-tu que je parle pour toi au roi ? »
Et à l’époque, elle avait répondu :
« Je n’ai besoin de rien. »
Mais maintenant, la situation a changé. Elle a besoin d’un geste du roi, d’une faveur. La maison où elle avait autrefois accueilli le prophète Élisée avec son mari ne lui appartient plus. Alors, avec foi et courage, elle va plaider sa cause pour récupérer son bien.
Juste un petit rappel, mes amies, sur la nature temporaire des biens matériels — la nature passagère de la richesse. On le voit tout au long des Écritures.
Proverbes 27.24 dit : « la richesse ne dure pas toujours. »
Quand on a lu l’histoire de cette femme dans 2 Rois 4, c’était une femme riche, prospère. Mais l’histoire ne s’arrête pas là : elle ne l’est plus. Les richesses ne durent pas toujours.
Et le Psaume 62.11 ajoute : « Quand les richesses augmentent, n’y attachez pas votre cœur ! » Ce n’est pas une mauvaise chose qu’elles s’accroissent, mais ne placez pas votre espérance là-dedans.
Proverbes 23.4-5 : « Ne te fatigue pas à acquérir la richesse, n’y applique pas ton intelligence. Veux-tu la poursuivre du regard ? La voilà disparue ! En effet, la richesse se fait des ailes et, comme l’aigle, elle prend son envol vers le ciel. »
Tout cela peut disparaître si facilement… en une seule journée à la bourse… ou dans un incendie qui réduit une maison en cendres. Ce ne sont que des biens matériels. C’est temporaire. Ce n’est pas éternel. N’y placez pas votre espérance, et gardez à l’esprit que cela peut vous être enlevé du jour au lendemain.
Voilà que cette femme se présente devant le roi, et — comme par « hasard » (si tant est qu’on croie au hasard, ce qui n’est pas notre cas !)
« Le roi était en pleine discussion avec Guéhazi, le serviteur de l’homme de Dieu, et il disait : “Raconte-moi donc to » utes les grandes choses qu’Élisée a accomplies.” Il racontait justement au roi comment Élisée avait rendu la vie à un mort quand la femme dont il avait fait revivre le fils vint chercher secours auprès du roi pour récupérer sa maison et son champ. »
Qui aurait pu écrire un tel scénario ? C’est vraiment une parfaite coïncidence. Ça me rappelle un peu Esther et les événements providentiels qui l’ont amené au pouvoir.
« Guéhazi dit : “Mon seigneur le roi, voici la femme en question et voici son fils, celui qu’Élisée a fait revivre.” (2 Rois 8.5)
Un timing à la seconde près ! C’est incroyable ! Signé Dieu! Guéhazi est justement en train de parler au roi à ce moment précis.
Quel encouragement pour nous ! Nos vies ne sont pas gouvernées par le hasard. Il n’y a pas de coïncidences avec Dieu. Comme je le dis souvent : « J’aime la providence de Dieu » , parce qu’on peut avoir confiance que c’est lui qui orchestre chaque détail. Dieu est un merveilleux chef d’orchestre. C’est lui qui tisse les détails de l’histoire à travers sa providentielle orchestration des circonstances. Il le fait par sa Parole, par des conseillers spirituels (comme il l’a fait en envoyant Élisée prévenir cette femme de la famine), et aussi par les situations qu’il met en place avec une précision parfaite.
Eh bien, le verset 6 dit :
« Le roi interrogea la femme et elle lui raconta toute l’histoire. Puis le roi mit un eunuque à sa disposition en lui donnant cette consigne : “Fais restituer à cette femme tout ce qui lui appartient, y compris tous les revenus de son champ, depuis le jour où elle a quitté le pays jusqu’à maintenant.” »
Je peux vous dire une chose : quand Dieu restaure et rachète, il ne le fait jamais à moitié. Il restaure pleinement, avec abondance ! Dans ce passage, il rend à cette femme toute la récolte des sept années précédentes. En un instant, elle passe de la misère — du moins, c’est ce qu’elle pensait — à l’abondance. Tout cela, c’est grâce à Dieu. Parce que Dieu est un Dieu qui restaure.
En arrivant à la fin de l’histoire de cette femme, telle qu’on la voit dans 2 Rois 4 et 2 Rois 8, tirons quelques leçons :
Premièrement, souvenez-vous queDieu prend soin des siens. « Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, car lui-même prend soin de vous. » (1 Pierre 5.7) Tout au long de cette histoire, on voit Dieu agir, répondre, on voit sa providence, sa protection, et son incroyable bienveillance envers son peuple.
Oui, il y a beaucoup de souffrance dans le monde. Et les croyants ne sont pas épargnés. Parfois, on se plaint de la situation économique, de nos inquiétudes matérielles… mais il y a des hommes et des femmes qui vivent dans des zones de guerre, et qui seraient reconnaissants d’avoir seulement nos problèmes financiers.
Pourtant, c’est vrai pour eux comme pour nous : Dieu n’oublie jamais les siens. Il ne les abandonne pas. Si vous lui appartenez, vous êtes en Christ, et Christ est en Dieu. Vous êtes dans la main de Dieu, et rien ne peut vous en arracher. Vous êtes peut-être au milieu d’un champ de bataille… mais vous êtes en sécurité pour l’éternité. Et vos besoins seront comblés parce que Dieu veille sur ceux qu’il aime.
Dans les Écritures, notamment dans l’Ancien Testament comme on est en train de lire ici, mais aussi dans un contexte plus large, on voit un Dieu qui s’implique auprès des nations, des rois, des Assyriens. Il suscite toutes sortes d’événements à l’échelle cosmique, il déplace des populations. Mais on découvre aussi un Dieu qui pense aux femmes, qui prend soin d’elles, même de celles dont on ne connaît pas le nom. Des veuves, des mamans endeuillées… un Dieu qui n’est pas trop lointain pour s’occuper d’elles, un Dieu qui vient à leur secours.
Peut-être que vous avez l’impression que Dieu a mieux à faire que de s’occuper de votre situation. Pas du tout ! Oui, Dieu s’intéresse à ce qui se passe à l’ONU, au Moyen-Orient, à l’économie mondiale, aux guerres partout sur la planète. Il est impliqué dans tout ça. Mais Dieu se soucie aussi de ce qui se passe entre les quatre murs de votre maison, dans votre couple, avec vos enfants, dans votre petit bureau au travail, dans vos relations, dans votre vie. Il s’en soucie. Il se soucie vraiment de vous !
Et ça veut dire qu’en tant qu’enfants de Dieu, on peut vivre libéré de la peur, de l’anxiété, du besoin de tout contrôler ou de tout gérer par nous-mêmes. Il y a une vraie liberté quand on réalise que Dieu prend soin de nous. Et il nous bénit en retour.
Dieu est généreux avec nous quand on est généreux avec les autres. Cette femme sunamite avait des moyens et elle a utilisé ce qu’elle possédait pour bénir les autres. Maintenant, c’est à son tour de recevoir. Dieu lui rend au centuple pour s’assurer qu’elle ait ce tout qu’il lui faut dans un moment de grande détresse. Elle est bénie, car elle a elle-même été un instrument de bénédiction pour les autres.
D’ailleurs, si vous allez voir dans 2 Corinthiens — en fait, il y a deux grands chapitres sur le don et la générosité, les chapitres 8 et 9 — vous verrez ce que l’apôtre Paul dit sur la générosité; écoutez ce qu’il déclare :
« En effet, il ne s’agit pas de vous exposer à la détresse pour en soulager d’autres, mais de suivre un principe d’égalité. Dans les circonstances actuelles, votre abondance pourvoira à leurs besoins, afin que leur abondance aussi pourvoie à vos besoins. » (2 Corinthiens 8.13–14)
Quand vous traversez un moment où vous êtes dans le besoin, Dieu peut se servir d’autres personnes pour vous apporter l’abondance.
Au début, cette femme n’avait pas besoin du roi — elle n’avait pas de besoins particuliers. Mais plus tard, Dieu a utilisé ce même roi pour lui rendre sa terre, ses biens. Comme quoi, Dieu trouve toujours un moyen de bénir en retour.
Comme on l’a déjà dit, il faut se rappeler que votre vie s’inscrit dans une histoire bien plus grande, une histoire que Dieu est en train d’écrire. Et cette histoire — même si on a parfois du mal à l’admettre — elle ne tourne pas autour de vous ni de moi. Vos épreuves, vos galères, vos moments difficiles sont en réalité une scène sur laquelle Dieu peut montrer sa puissance au monde qui vous entoure.
Prenez la Sunamite, son mari, et le prophète Élisée. Ils forment une toute petite minorité dans un pays complètement tourné vers l’idolâtrie, la débauche… un pays sur le point de subir le jugement de Dieu, d’être envoyé en exil. Pourtant, au milieu de ce chaos, il y a ces trois-là — et quelques autres — qui mènent une vie à part, une vie sainte. Des personnes qui connaissent Dieu, qui lui font confiance, qui le servent. Et qui croient en lui, même quand tout semble s’effondrer. « Tout va bien… tout ira bien… tout est entre ses mains » .
Alors comment peut-on regarder ce qui se passe autour d’eux — ou autour de nous aujourd’hui — et dire : « Tout va bien » ? C’est parce qu’on sait que Dieu est Dieu. Que Dieu est bon. Que Dieu est sage. Et que c’est lui qui écrit le scénario. Il est en train d’écrire une histoire. Et vous, moi, on n’est qu’un tout petit bout de cette histoire. On a un tout petit rôle.
Je crois qu’il est important que nous apprenions à dire : « Seigneur, je ne suis pas indispensable. Si tu dois m’effacer du scénario pour te glorifier, si tu dois ébranler ma famille, chambouler mon monde… si je dois traverser non seulement des temps d’abondance, mais aussi des temps de pénurie, alors soit ! Seigneur, si tu me donnes un mari, ou pas, si tu me donnes des enfants, ou pas, si tu donnes, et si tu reprends… Béni soit ton nom.
Parce qu’au final, tout ira bien. Tout va bien dans le ciel. Et c’est là que mon cœur se trouve. C’est là ma vraie maison. C’est là que se trouve mon éternité. Et c’est là que tout va bien. »
Dans toutes les périodes de la vie, Dieu est fidèle. Oui, Dieu est fidèle.
Comme on l’a dit, cette femme sunamite a traversé différentes saisons de la vie — des périodes d’abondance et de bénédiction, mais aussi toute une série d’épreuves douloureuses : l’infertilité, la mort de son enfant, probablement le veuvage. Elle a dû quitter son pays à cause d’une famine (aujourd’hui ça peut sembler banal, mais à l’époque, c’était énorme) et vivre à l’étranger pendant sept ans. Quand elle est enfin rentrée, elle a découvert que sa maison et ses terres avaient été confisquées. Et dans chaque saison — que ce soit dans la joie ou dans la douleur — elle a fait l’expérience de la fidélité de Dieu, de sa providence et de sa restauration.
Les circonstances changent. Les saisons changent. Il y a des bons moments, et il y a des moments très difficiles. La vie est faite de hauts et de bas. Mais Dieu promet qu’il portera les siens à travers chaque saison de la vie.
On a tendance à vivre soit dans le passé — le bon vieux temps — soit dans le futur, à espérer que quelque chose change ou s’améliore. Mais on oublie de vivre ici et maintenant, dans la fidélité de Dieu. Tellement de femmes vivent dans le regret, l’insatisfaction, avec des attentes, des peurs, des « et si jamais… » , et du coup, elles passent à côté de ce que Dieu veut faire aujourd’hui. Alors, vivez le moment présent avec lui.
Une de mes citations préférées vient de François de Sales, qui a vécu entre les années 1500 et 1600. Il a dit :
« Ne regardez pas les changements et les imprévus de cette vie avec crainte ; mais regardez-les avec une pleine espérance, en sachant que, lorsqu’ils arriveront, Dieu — à qui vous appartenez — vous en délivrera. Il vous a gardée jusqu’à aujourd’hui. Tenez fermement sa main et il vous conduira en sécurité ; et quand vous ne pourrez plus tenir debout, il vous portera dans ses bras.
Le même Père éternel, qui prend soin de vous aujourd’hui, prendra soin de vous demain, et chaque jour dans l’avenir. Soit il vous épargnera la souffrance, soit il vous donnera une force inépuisable pour la supporter. Alors soyez en paix, et mettez de côté toutes ces pensées anxieuses et toutes ces imaginations. »
C’est une citation forte. Une parole qui parle à nos cœurs, aujourd’hui.
Il y a un cantique que vous connaissez peut-être, qui me revient souvent en pensant à cette femme et aux différentes saisons de sa vie. Laissez-moi vous le lire — je pense qu’il prendra encore plus de sens maintenant.
Dieu, ta fidélité va jusqu’aux nues,
Plus vaste est ton amour que l’horizon,
Ta tendre main est toujours étendue,
Inépuisable est ta compassion.
Dieu, ta fidélité, ton immense bonté
Se renouvellent envers moi chaque jour.
Tous mes besoins, c’est ta main qui les comble,
Dieu, ta fidélité dure à toujours.
Romance du printemps, or de l’automne,
Neige hivernale ou saveurs de l’été,
Tout l’univers, à ta louange entonne
L’hymne à ta grâce, à ta fidélité.
Ta joie et ton pardon en abondance,
Ta présence en mon cœur, ta chaude voix,
Ta force à chaque pas, ton espérance,
Par ta fidélité, tout est à moi !
Merci Seigneur pour ta fidélité incroyable, pour ta grâce merveilleuse, et pour l’exemple de cette femme — une vraie femme de Dieu — qui nous ouvre de nouveaux horizons, de l’espérance et la foi nécessaire pour continuer, peu importe la saison de vie dans laquelle nous nous trouvons aujourd’hui… demain… dans l’avenir. Nous te bénissons. Au nom de Jésus. Amen.
Leslie : On vient d’entendre où trouver la vraie source de paix. Que Dieu choisisse de répondre à nos prières comme on le souhaite — ou pas — on sait qu’il se tient à nos côtés.
La chose la plus précieuse qu’on reçoit quand on crie à Dieu, c’est sa présence.
Merci d’avoir écouté cette série de podcast intitulée « Un souffle de vie » . Si vous en avez manqué des épisodes, ils sont tous sur notre site reveillenoscoeurs.com. Et, si vous pouvez prendre un petit moment, faites vous plaisir et découvrez les différentes ressources qui sont là également, il y a d’autres séries de podcasts, des blogs, des défis de 30 jours, et bien plus encore.
Je me réjouis de vous retrouver pour la prochaine série, ici, sur Réveille nos Coeurs. A très bientôt!
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.