Dannah Gresh : Parfois, on peut avoir l’impression de se heurter à des obstacles quand on cherche à servir le Seigneur! C’est là que c’est important de se rappeler de ne pas baisser les bras et de continuer à chercher la volonté de Dieu!
Nancy DeMoss Wolgemuth : Est-ce qu’il vous arrive de vous demander ce que Dieu est en train de faire ? Vous cherchez à lui obéir, vous cherchez à le servir, vous cherchez à le faire connaître… mais tôt ou tard, on découvre que les projets, les voies et les moyens du Seigneur sont souvent bien différents des nôtres.
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Est-ce que vous avez déjà essayé de traverser un labyrinthe ? Dans des jardins à la française, dans des champs de maïs ou même un labyrinthe de glaces…
Au début, vous pensez savoir par où aller, vous …
Dannah Gresh : Parfois, on peut avoir l’impression de se heurter à des obstacles quand on cherche à servir le Seigneur! C’est là que c’est important de se rappeler de ne pas baisser les bras et de continuer à chercher la volonté de Dieu!
Nancy DeMoss Wolgemuth : Est-ce qu’il vous arrive de vous demander ce que Dieu est en train de faire ? Vous cherchez à lui obéir, vous cherchez à le servir, vous cherchez à le faire connaître… mais tôt ou tard, on découvre que les projets, les voies et les moyens du Seigneur sont souvent bien différents des nôtres.
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs.
Est-ce que vous avez déjà essayé de traverser un labyrinthe ? Dans des jardins à la française, dans des champs de maïs ou même un labyrinthe de glaces…
Au début, vous pensez savoir par où aller, vous tournez à un coin, puis à un autre… et petit à petit, vous commencez à perdre l’orientation, et vous réalisez que vous ne savez plus où vous êtes ! Les parois qui vous entourent sont tellement hautes, que ce soit des buissons, des tiges de maïs ou des miroirs, vous tournez sur vous-même, vous tombez sur une impasse, puis une autre… et vous ne savez plus du tout quel chemin prendre !
Eh bien, parfois, dans notre ressenti, servir le Seigneur ressemble un peu à un labyrinthe. Est-ce que cela vous parle ? Vous faites de votre mieux, mais vous avez l’impression que vos efforts n’aboutissent à rien. Vous vous heurtez sans cesse à des impasses. Et alors que vous cherchez le bon chemin, vous finissez peut-être par vous demander : Qu’est-ce que Dieu est en train de faire ?
Aujourd’hui, on voudrait vous encourager à continuer, à continuer de servir le Seigneur, à continuer de le chercher ! Vous ne voyez peut-être pas encore le chemin, mais Dieu est à l’œuvre en coulisses… et, pour illustrer cela, on voudrait vous présenter l’une de nos nouvelles meilleures amies : Lydie.
Nancy : Si vous me connaissez depuis quelque temps, vous savez combien j’aime les biographies ! J’aime lire les histoires d’hommes et de femmes qui ont marché avec Dieu, qui lui sont restés fidèles et qui ont découvert que Dieu, lui aussi, leur est resté fidèle. Leurs histoires m’inspirent énormément.
Mes biographies préférées, de loin, sont celles qu’on trouve dans la Parole de Dieu. Aujourd’hui, et pendant les prochains jours, j’aimerais vous présenter une nouvelle amie. Enfin… pas tout à fait nouvelle. Vous avez déjà entendu parler d’elle, et moi aussi. Mais ces dernières semaines, j’ai passé beaucoup de temps à méditer sa vie dans la Parole de Dieu. Elle est devenue comme ma nouvelle meilleure amie… du moins pour aujourd’hui.
Alors, si vous avez votre Bible avec vous, ouvrez-la — ou faites défiler jusqu’au chapitre 16 du livre des Actes. On va rester dans ce chapitre pendant les prochains jours. Et lorsque vous écoutez Réveille Nos Cœurs, j’espère que, chaque fois que c’est possible, vous le faites avec votre Bible ouverte, ou sur votre téléphone.
Alors, si vous écoutez Réveille Nos Cœurs en conduisant, n’ouvrez surtout pas votre Bible ! Mais si vous le pouvez, je voudrais que vous vous imprégniez de la Parole de Dieu. Je ne veux pas simplement essayer de tout expliquer. Je veux que votre cœur soit saisi par la beauté et les merveilles de la Parole de Dieu !
Le Saint-Esprit vous montrera, pendant qu’on lit ce passage, des choses que je n’ai pas remarquées, que je n’ai pas vues ou que je ne prendrai pas le temps de souligner. Mais, pour vous, elles seront nouvelles et précieuses. Alors, allons ensemble dans Actes, chapitre 16. Avant d’entrer dans le cœur de ce passage, laissez-moi vous donner un peu de contexte.
Paul et Silas sont missionnaires. Ils effectuent leur deuxième voyage pour annoncer l’Évangile. Nous sommes environ quinze ans après la mort et la résurrection de Jésus. Ils arrivent dans une ville appelée Lystre. C’est là que Paul avait annoncé l’Évangile lors de son premier voyage missionnaire.
Cette fois-ci, lorsqu’il arrive à Lystre, un jeune disciple nommé Timothée se joint à eux. Il s’était peut-être converti lors du premier voyage. Paul et Silas repartent donc, désormais accompagnés de Timothée. Ils continuent de voyager de ville en ville, en encourageant les Églises qui avaient été fondées lors de ce premier voyage.
Ils enseignent l’Évangile à ces nouveaux croyants et leur transmettent les directives qu’ils avaient reçues des anciens de l’Église de Jérusalem, en particulier pour les Églises qui comptaient beaucoup de croyants d’origine non juive. Certains problèmes étaient apparus, et Paul apportait donc les recommandations des anciens de Jérusalem à ces différentes villes, à ces nouveaux croyants, pour leur montrer comment ils devaient vivre en tant que disciples de Christ.
Puis on arrive à Actes 16.5 : « Les Églises se fortifiaient dans la foi et augmentaient en nombre chaque jour. » Est-ce que ce n’est pas une magnifique description ? Est-ce que vous n’aimeriez pas que ce soit aussi le cas de nos Églises aujourd’hui ? Franchement, on ne peut pas faire beaucoup mieux que ça ! Et on peut imaginer Paul se dire : on ne peut pas rêver mieux ! On va arrêter ici et célébrer ces victoires !
Mais pas Paul. Alors, bien sûr, Paul se réjouissait des victoires, mais il voulait continuer, continuer d’avancer et annoncer l’Évangile dans des endroits où il n’avait encore jamais été annoncé. C’est donc ce qu’il entreprend de faire. On le voit au verset 6 : « Ils traversèrent la Phrygie et la Galatie » , qui se trouvent au nord de Lystre, là où Paul était auparavant.
Je fais une petite pause ici. Dans les versets qui suivent, il est question de beaucoup de lieux. La plupart de ces noms nous sont inconnus, parce qu’on ne vit pas dans cette région du monde. Certaines de ces villes ou de ces régions n’existent même plus aujourd’hui. C’est pour cela qu’il est si utile d’avoir une Bible avec des cartes à la fin.
Si vous avez votre Bible sous la main, regardez si elle contient des cartes. Et si ce n’est pas le cas… il vous faudra peut-être acheter une nouvelle Bible ! (rires) Dans la mienne, la dernière carte présente les voyages missionnaires de Paul. Et pourtant, malgré toutes les fois où j’ai lu et étudié ce passage, j’ai encore dû retourner voir cette carte pour me rappeler où se trouvaient tous ces endroits et me repérer. C’est vraiment un outil très utile pour étudier la Bible.
Ils traversent donc cette région de la Phrygie et de la Galatie. Vous pouvez aussi remarquer, au début du verset 6, qu’ils ont été : « Empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole en Asie. » Est-ce que vous saviez que Dieu nous dit parfois : « Ne va pas servir là-bas. » Ici, il s’agit de l’Asie Mineure, l’actuelle Turquie, qui se trouvait à l’ouest.
Ils ont essayé d’y aller, mais Dieu leur a dit : « Non, n’y allez pas. » On ne sait pas comment Dieu le leur a fait comprendre, mais on sait que son message était clair. Puis, au verset 7 : « Arrivés près de la Mysie, [située un peu plus au nord et plus à l’ouest] ils se préparaient à entrer en Bithynie, [encore plus au nord], mais l’Esprit [de Jésus] ne le leur permit pas. »
Le message est vraiment très clair. Paul cherche à annoncer l’Évangile à de nouvelles personnes, et Dieu lui répond sans cesse : « Pas là. Pas là. Pas là. » À chaque fois, ils sont arrêtés, parce que Dieu avait prévu un autre endroit et un autre projet pour Paul. L’Évangile arriverait plus tard dans ces régions. Dieu utiliserait d’autres personnes. Mais, à ce moment-là, Dieu voulait envoyer Paul ailleurs.
Est-ce qu’il vous arrive de vous demander ce que Dieu est en train de faire ? Vous cherchez à lui obéir, vous cherchez à le servir, vous cherchez à le faire connaître… mais vous avez l’impression que, partout où vous allez, Dieu vous arrête. Il semble mettre des obstacles sur votre route, alors que vous essayez de le servir et de parler de lui autour de vous. Vous vous heurtez sans cesse à des impasses.
« Je pensais que c’était là que je devais aller. Je pensais que c’était ce que je devais faire. » Vos intentions étaient bonnes. Votre cœur était bien disposé. Vous vouliez sincèrement faire ce qui est juste. Mais, tôt ou tard, on découvre que les projets, les voies et les moyens du Seigneur sont souvent différents des nôtres. C’est pour cela qu’on doit lui faire confiance.
On doit suivre la direction de son Esprit et ne pas chercher à forcer les choses simplement parce qu’elles nous semblent justes ou logiques. On peut imaginer Paul dire : « Mais ces gens ont besoin d’entendre l’Évangile ! » Pourtant, il a suivi la direction du Saint-Esprit.
Regardons maintenant le verset 8 : « Ils traversèrent alors la Mysie » — puisque le Saint-Esprit leur avait dit : « N’allez pas là. » — « et descendirent à Troas. » C’était une ville importante, située encore plus à l’ouest, sur la côte de la mer Égée.
Au total, il y a plus de six cents kilomètres entre Lystre et Troas. Vous vous dites peut-être : « Ce n’est pas si loin. » Mais ils faisaient ce trajet à pied ! C’était donc un très long voyage. Paul n’était jamais allé aussi loin auparavant. Et c’est à Troas que Dieu lui a montré où il devait ensuite annoncer l’Évangile.
Le verset 9 dit : « Pendant la nuit, Paul eut une vision ; un Macédonien lui apparut et le supplia : “Passe en Macédoine, secours-nous !” » Alors, où se trouve la Macédoine ? Si vous regardez la mer Égée sur une carte, Troas se trouve sur la rive est. La Macédoine est de l’autre côté de la mer Égée, sur la rive opposée : c’était le point le plus oriental de l’Europe.
Bien sûr, Paul n’utilisait pas ce terme à l’époque, puisqu’on ne parlait pas encore de l’Europe comme on le fait aujourd’hui. Mais il faut retenir que c’était un endroit où l’Évangile n’était encore jamais arrivé. Il s’agit de la Grèce actuelle, dans le sud-est de l’Europe. Dieu donne donc à Paul cette vision d’un homme qui lui dit : « Viens chez nous et secours-nous ! » C’était complètement différent de ce que Paul avait prévu.
Alors, qu’a fait Paul ? Il a fait ses bagages et il est parti pour l’Europe. Regardez le verset 10 : « Suite à cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle. » Vous savez, lorsque Dieu ferme une porte quelque part, il a un autre endroit, un autre chemin, une autre manière de vous envoyer et de vous utiliser.
C’est pour cela qu’il est si important de marcher par l’Esprit, d’être attentifs à sa direction et de la suivre, en renonçant à nos propres projets. Ce qui nous semble le meilleur, ce qui nous paraît logique, n’est pas toujours ce que Dieu a prévu pour nous.
Les versets 11 et 12 disent : « Après avoir embarqué à Troas, nous avons fait voile directement vers Samothrace, et le lendemain vers Néapolis. De là nous sommes allés à Philippes… » Voilà un nom qui vous est peut-être familier. On connaît la lettre aux Philippiens, écrite à l’Église qui était sur le point de naître à Philippes. Le texte poursuit : « … Philippes, qui est la première ville du district de Macédoine et une colonie. Nous avons passé quelques jours dans la ville même. » Philippes était une colonie romaine prospère, située en Macédoine, à l’extrémité orientale du continent européen.
On estime qu’à cette époque, la ville comptait entre dix mille et quinze mille habitants, ce qui en faisait une ville assez importante. Elle était connue pour son commerce, pour son service postal, pour son remarquable réseau de routes romaines pavées — j’aimerais bien qu’on puisse en avoir quelques-unes chez nous ! (rires) — ainsi que pour son architecture. C’était une ville moderne.
Mais, dans sa providence, Dieu avait prévu quelque chose d’encore plus important pour cette ville. Tout allait commencer modestement, mais cela aurait un impact immense et durable sur le monde. C’est ainsi que fonctionne le royaume de Dieu. Jésus l’a comparé à une graine de moutarde, la plus petite de toutes les graines. Elle est minuscule, elle n’a rien d’impressionnant, elle ne paie pas de mine… mais elle grandit !
Aujourd’hui, l’ancienne ville de Philippes est en ruines. En revanche, ce que Dieu y a accompli — ce dont on parle cette série sur Actes 16 — a eu un immense impact pour l’éternité ! Paul et ses compagnons ont donc trouvé un endroit où loger à Philippes.
On peut supposer qu’ils récupéraient du long voyage qu’ils venaient de faire. Mais je suis presque certaine qu’ils faisaient aussi un peu de reconnaissance spirituelle. Ils observaient la ville, cherchaient à comprendre ce qui s’y passait et guettaient une occasion d’annoncer l’Évangile.
Le verset 13 nous dit : « Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus à l’extérieur de la ville, au bord d’une rivière où nous pensions trouver un lieu de prière. » Tout au long des Écritures, on voit que Paul cherchait activement des occasions d’annoncer l’Évangile. Il n’attendait pas que les occasions viennent à lui.
Parfois, les occasions venaient à lui, comme cet homme dans la vision qui disait : « Passe en Macédoine et secours-nous ! » Mais, le plus souvent, Paul allait lui-même chercher des occasions de parler de l’Évangile. Il se laissait conduire par le Saint-Esprit. Il allait à la rencontre de ceux qui seraient peut-être prêts à entendre parler de Jésus.
Quand il arrivait dans une nouvelle ville, son habitude était d’aller d’abord à la synagogue, le lieu de culte des Juifs. Mais ici, il n’y avait pas de synagogue. Qu’est-ce que cela nous apprend sur Philippes ? Cela signifie qu’il y avait très peu de Juifs dans cette ville, car, pour fonder une synagogue, il fallait au minimum dix hommes juifs.
Il n’y avait apparemment même pas dix hommes juifs à Philippes. C’est pourquoi il n’y avait pas de synagogue. Pourtant, le livre des Actes nous dit que Paul s’attendait à trouver un lieu de prière. Dans les villes de l’Empire romain où la population était majoritairement non juive et où il n’y avait pas de synagogue, les autorités romaines désignaient souvent un endroit où les Juifs et les personnes converties au judaïsme pouvaient se réunir pour prier et adorer Dieu.
Parfois, ce lieu de prière était simplement en plein air. Parfois, on y construisait un petit abri. Mais ces lieux étaient souvent situés près d’un point d’eau — une rivière, un ruisseau ou la mer — parce que les Juifs se lavaient les mains avant la prière, selon leurs rites de purification. C’est pour cela que ces lieux se trouvaient près de l’eau.
Le lieu de prière de Philippes — celui que Paul pensait trouver, et qu’il a effectivement trouvé — se trouvait donc à l’extérieur de la ville, au bord d’une rivière. J’ai d’ailleurs eu l’occasion d’aller à cet endroit. Il y a plusieurs années, j’ai eu le privilège de participer à un voyage sur les traces de Paul.
On a célébré un temps de culte au bord de cette rivière. On s’est rassemblés là, on s’est assis, on a prié, puis on a écouté notre guide enseigner les Écritures, exactement comme Paul et ses compagnons l’avaient fait ce jour-là, dans ce lieu de prière.
Le verset 13 poursuit : « Nous nous sommes assis et avons parlé aux femmes qui étaient réunies. » Qui désigne ce « nous » ? Paul, Timothée et Silas. Dans sa vision, Paul avait été appelé en Macédoine par un homme. Il avait sans doute pensé que cette vision signifiait que des gens attendaient avec impatience d’entendre l’Évangile, qu’ils avaient hâte qu’on vienne leur parler de Jésus.
Il devait avoir de grands espoirs quant à ce que Dieu allait faire à Philippes. Après tout, Dieu s’était donné la peine de leur envoyer cette vision, avec cet homme qui disait : « Passe en Macédoine et viens à notre secours ! » Paul s’attendait probablement à trouver beaucoup de Juifs à qui annoncer l’Évangile !
Bien sûr, il ne pouvait pas faire une recherche sur Google en tapant : « Combien y a-t-il de Juifs à Philippes ? » (rires),Mais lorsqu’ils sont arrivés, leur première rencontre n’a sans doute pas du tout été celle à laquelle il s’attendait. Il n’y avait là qu’un petit groupe… non pas d’hommes, mais de femmes.
Humainement parlant, ce n’était pas un début très prometteur. À cette époque, les femmes avaient peu d’influence et n’étaient pas particulièrement considérées dans cette culture. Alors on peut se demander : Paul et ses compagnons missionnaires ont-ils été déçus ? Est-ce qu’ils se sont dit : « Franchement, on espérait mieux que ça ! »
Quoi qu’ils aient ressenti, cela n’a pas découragé Paul. Il a vu dans cette situation une occasion que Dieu lui donnait, et il s’est dit : « Je vais saisir cette occasion ! Dieu a conduit ces femmes jusqu’ici. Ce sont elles que Dieu m’envoie servir. »
Paul n’a pas minimisé l’importance de ces femmes. Il n’est pas parti chercher quelque chose de plus grand, de plus impressionnant ou de plus prestigieux. C’est un rappel pour nous : on est appelés à servir fidèlement là où Dieu nous place.
Cela me fait penser à une période, il y a des années, lorsque je voyageais avec Life Action Ministries pour exercer un ministère de prière et de réveil auprès des femmes. Bien souvent, les Églises où j’intervenais étaient toutes petites. Et les groupes de femmes qui venaient étaient eux aussi très réduits.
Il m’arrivait de parler devant cinq ou dix personnes dans une salle. Il n’y avait pas de grand ministère. Pourtant, Dieu a fait des choses extraordinaires, profondes et tellement incroyables !
Aujourd’hui encore, une femme m’a raconté que, quarante ans plus tôt, elle m’avait entendue parler dans une Église. Ce jour-là, une parole l’avait profondément marquée. Dieu s’en est servi dans sa vie, et cette parole porte encore du fruit aujourd’hui. On ne sait jamais ce que Dieu a en tête !
Certaines d’entre vous, en ce moment, votre ministère, c’est de vous occuper de trois tout-petits, ou de deux jeunes enfants et d’un nouveau-né. Une amie me parlait récemment d’une femme qu’elle accompagne : elle est maman célibataire, elle a des jumeaux nourrissons, un enfant de trois ans et un autre de sept ans qui est autiste.
C’est une situation difficile. Elle rêve peut-être à de plus hautes destinées. Et, dans un contexte comme celui-là, on peut facilement se dire : « J’aimerais tellement que Dieu puisse se servir de moi ! » Pourtant, Dieu vous a placée exactement là où il veut vous utiliser.
Cela me fait penser à la conversion de mon père. Il a rencontré le Christ lors d’une campagne d’évangélisation à l’ancienne, à Albany, dans l’État de New York. Le prédicateur s’appelait Hyman Appelman. C’était un évangéliste baptiste du Sud, d’origine juive, né en Russie. Bien sûr, il ne connaissait pas mon père. Mon père était un vrai fauteur de troubles, un jeune homme rebelle, un vaurien. Mais Dieu l’a conduit à cette réunion, et c’est là qu’il a mis sa foi en Christ. Sa vie a été complètement transformée !
À ce moment-là, Hyman Appelman ne savait pas que mon père avait été sauvé. De son point de vue, il ne se passait pas grand-chose pendant ces réunions. À cette époque, les évangélistes restaient parfois plusieurs semaines, voire plusieurs mois, dans un même endroit, jusqu’à ce que Dieu les conduise ailleurs.
Au début de cette campagne, Hyman Appelman a même dit : « Allons dans une autre ville, il ne se passe pas grand-chose ici. » Il ne savait pas que Dieu venait de sauver un jeune rebelle nommé Art DeMoss. Plus tard, ces deux hommes sont devenus de grands amis. Dieu était sur le point d’accomplir quelque chose de très important dans un endroit où, en apparence, il ne se passait presque rien.
Alors, qu’est-ce que Dieu a placé devant vous aujourd’hui ? Peut-être qu’il n’y a aucun croyant sur votre lieu de travail ou dans votre famille. Souvenez-vous simplement de ceci : Dieu est toujours à l’œuvre, d’une manière et dans des endroits que vous ne voyez pas. Ces femmes étaient en train de prier. Même s’il n’y avait aucun homme avec elles pour adorer Dieu, lui était bien présent. Il entendait leurs prières, et il y répondait.
Les prières de ce petit groupe de femmes réunies au bord de la rivière ont préparé le terrain pour que l’Évangile soit annoncé, qu’il prenne racine et qu’il se répande sur le continent européen. Voilà la puissance de la prière de femmes qui cherchent Dieu ! Dieu est présent, Dieu entend, et Dieu agit !
Donc le texte dit : « Nous avons parlé aux femmes qui étaient réunies. » (v. 13). Les Écritures ne nous disent pas quel était le message de Paul, ni le texte biblique qu’il a utilisé, ni son thème ou son sujet. Mais on sait ce qu’il a annoncé, parce que c’était toujours le même message, où qu’il aille : Jésus ! Jésus est le Messie promis que le peuple juif attendait depuis si longtemps !
Il leur a parlé de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. Il leur a dit : « Repentez-vous de vos péchés et mettez votre foi en Christ pour être sauvés. » C’est ce qu’il annonçait partout, parce qu’il n’existe pas de message plus grand ni de message dont le monde ait davantage besoin.
Puis, au verset 14, on fait la connaissance de ma nouvelle amie : « L’une d’elles s’appelait Lydie. C’était une marchande de pourpre originaire de la ville de Thyatire, qui craignait Dieu. » Le nom « Lydie » signifie littéralement « la femme lydienne » .
C’était peut-être son véritable prénom, mais il est aussi possible que ce soit une façon de dire qu’elle venait de la région de Lydie. Elle était originaire de la ville de Thyatire, située dans cette région, qui correspond aujourd’hui à l’ouest de la Turquie. La Lydie comprenait aussi des villes que vous connaissez peut-être davantage, comme Éphèse, Smyrne, Sardes et Philadelphie. Vous vous souvenez des lettres adressées aux Églises de ces villes dans le livre de l’Apocalypse ?
Comment des Églises ont-elles vu le jour dans ces villes ? Il n’est pas impossible que Dieu se soit servi de Lydie pour retourner dans sa ville d’origine et y apporter l’Évangile qu’elle avait entendu ce jour-là, au bord de la rivière, à Philippes… On ne le sait pas.
Ce qu’on sait, c’est qu’elle avait quitté sa ville natale pour s’installer à Philippes, à près de quatre cents kilomètres de là. À cette époque, c’était un énorme déménagement. Lydie était marchande de pourpre. C’était une femme cultivée, une femme de haut rang, une femme d’affaires. Comment est-ce qu’on le sait ?
Sa ville d’origine, Thyatire, était réputée pour ses teintures. Un commentateur explique que cette teinture faisait partie des plus coûteuses et des plus recherchées de tout l’Empire romain. On y fabriquait des tissus aux couleurs magnifiques, notamment dans les tons rouge profond et pourpres.
Dans les Écritures, la couleur pourpre est un symbole de royauté. Vous pensez peut-être à certains passages. Par exemple, dans Luc 16.19, il est question d’ « un homme riche, qui s’habillait de pourpre et de fin lin et qui chaque jour menait joyeuse et brillante vie. » . Le pourpre était le vêtement des riches. Ou encore dans Marc 15.17 : « Ils lui mirent un habit pourpre et posèrent sur sa tête une couronne d’épines qu’ils avaient tressée. »
Qu’est-ce qu’ils faisaient ? Ils se moquaient de lui en disant : « Voilà ton roi, le roi des Juifs ! » Mais la couleur pourpre, ce manteau de pourpre, était associée à la royauté. Lydie était donc une marchande de tissus, une commerçante. Peut-être était-elle la représentante d’un atelier ou d’un marchand de pourpre de Thyatire.
Lydie avait l’esprit d’entreprise. Elle faisait le commerce de ces tissus de grande valeur. Peut-être vendait-elle des vêtements en soie luxueux à une clientèle aisée. Dans ce passage, il n’est jamais question d’un mari. Certains pensent qu’elle était veuve et qu’elle avait repris l’entreprise de son mari, car il était relativement rare, à cette époque, qu’une femme soit à la tête d’un commerce. Cela dit, dans le monde romain, c’était tout à fait possible.
D’autres pensent qu’elle n’était pas mariée et qu’elle vivait grâce à son activité professionnelle. On ne sait rien de sa situation matrimoniale, mais rien dans le texte ne laisse penser qu’elle était mariée à ce moment-là. On sait aussi qu’à Thyatire, il existait une célèbre corporation de teinturiers. C’était un groupe très respecté, et il est probable que Lydie en faisait partie.
Cette corporation était souvent liée aux religions païennes, à des fêtes et à des pratiques immorales. Lydie a donc probablement été très exposée à la mentalité du monde, ainsi qu’à des pratiques et des cultes païens.
On sait aussi qu’elle vivait dans une société dominée par les hommes. Elle devait donc être une femme courageuse, forte, dotée de qualités et de compétences naturelles. C’était une femme indépendante et une cheffe d’entreprise qui avait réussi. Et on verra un peu plus loin dans ce passage qu’elle possédait une maison suffisamment grande pour y vivre et pour y accueillir d’autres personnes.
Mais voici ce que j’aimerais que vous reteniez avant qu’on ne continue dans le prochain épisode avec la suite de ce passage. J’aimerais que vous voyiez la providence de Dieu dans l’histoire de Lydie… et aussi dans notre propre histoire. Tout d’abord, on voit que Dieu, dans sa providence, avait préparé son cœur. Lydie était une femme qui craignait Dieu, et elle écoutait. Elle était là, attentive, à l’écoute.
Dieu avait préparé son cœur à recevoir l’Évangile. On en parlera davantage la prochaine fois. Mais il y a aussi une autre chose qui me frappe. En regardant ces cartes, en voyant où se trouvent tous ces lieux, où se situe Philippes par rapport à Thyatire, sa ville d’origine, en voyant d’où Paul était parti et comment il est finalement arrivé à Philippes, après avoir parcouru des centaines de kilomètres par terre et par mer, après cette vision pendant la nuit, et après avoir essayé d’aller dans d’autres directions. On réalise que, tout au long de ce parcours, Dieu dirigeait souverainement les pas de Paul et les pas de Lydie pour les conduire tous les deux à Philippes, exactement au même moment.
Émerveillez-vous devant la providence souveraine de Dieu. Voyez comment il dirige et orchestre nos pas d’une manière qu’on ne peut pas voir sur le moment. Ce n’est souvent qu’en regardant en arrière qu’on se dit : « Ah ! C’est donc ce que Dieu était en train de faire ! » Et pourtant, il y a encore beaucoup de choses qu’on ne voit pas et qu’on ne comprend pas.
Quand vous regardez votre vie passée, comment avez-vous vu Dieu diriger vos pas, conduire votre vie ? Comment l’avez-vous vu orchestrer les événements pour vous amener à rencontrer Jésus ? Je pense à la manière dont mon père est venu à la foi alors qu’il avait un peu plus de vingt ans.
Ma mère, elle, a rencontré Jésus lorsqu’elle était en dernière année de lycée, dans une école publique, grâce à un cours optionnel d’étude de la Bible. Il lui manquait simplement un crédit pour valider son année, alors elle s’est inscrite à ce cours. Il y avait un enseignant chrétien — à cette époque, ce genre de cours existait encore dans les écoles publiques — et c’est en lisant la Bible que ma mère est venue à rencontrer Jésus.
Ma mère était donc encore adolescente. Mon père, lui, était déjà bien plus âgé lorsqu’il est venu à la foi. Le Seigneur a conduit mon père d’Albany, où il habitait, jusqu’à Charlotte, en Caroline du Nord. Ma mère vivait à Charlotte. Mon père intervenait lors d’un événement où ma mère chantait. C’est là qu’ils se sont rencontrés, et Dieu les a réunis.
Ils se sont mariés. Je suis leur premier enfant, née neuf mois et quatre jours après leur mariage ! (rires) Et, dès ma plus tendre enfance, on m’a parlé de Jésus. Comment Dieu a-t-il orchestré tout cela ? Comment est-ce qu’il a conduit les vies d’Art et de Nancy DeMoss pour qu’ils se rencontrent, afin que je puisse, moi aussi, entendre l’Évangile ?
Mais pensez aussi à la manière dont Dieu vous a souverainement conduits vers d’autres personnes qui avaient besoin de connaître Jésus. Je racontais justement cette histoire à quelqu’un ce week-end. Cela faisait très longtemps que je n’y avais plus pensé. Il y a plusieurs dizaines d’années, lorsque j’étais étudiante en musique à l’Université de Californie du Sud, il y avait une jeune femme dans mon cursus qui s’appelait Marilyn. On était toutes les deux étudiantes en piano.
Pendant nos études, j’ai eu l’occasion de lui annoncer l’Évangile. Mais rien ne laissait penser qu’elle était réceptive ou intéressée. Elle n’a pas mis sa foi en Christ. Puis je n’ai plus eu aucune nouvelle d’elle pendant, je dirais, une trentaine d’années… jusqu’au jour où j’ai reçu un e-mail de cette femme qui disait :
« Tu ne te souviens peut-être plus de moi. Nous étions toutes les deux étudiantes en piano à l’Université de Californie du Sud. Tu m’as annoncé l’Évangile. Je n’étais pas prête à ce moment-là, mais Dieu a planté une semence dans mon cœur » .
Puis elle m’a raconté comment Dieu avait arrosé cette semence et comment, des années plus tard, elle était venue à la foi en Christ. Elle faisait même désormais partie de l’équipe d’un ministère chrétien consacré à l’évangélisation. Elle écrivait :
« Je voulais simplement te dire merci de m’avoir parlé de Jésus il y a toutes ces années. »
Quelle merveille de voir la providence de Dieu, qui nous a conduit à la foi et qui nous emmène aussi là où il veut se servir de nous pour faire connaître Jésus à d’autres !
Seigneur, merci pour cette grande et magnifique histoire que tu es en train d’écrire dans nos vies et à travers nos vies ! Merci pour ta providence. Merci pour les « non » , pour les déceptions, pour les obstacles inattendus et les barrières que tu places parfois sur notre route. Merci pour ces moments où on discerne si clairement ton appel et la direction que tu nous donnes pour aller là où on n’avait jamais prévu d’aller. Et merci parce que tu es toujours à l’œuvre dans le cœur des hommes et des femmes.
Aujourd’hui même, tu agis dans le cœur des femmes qui écoutent Réveille Nos Cœurs. Humainement parlant, elles ont peut-être l’impression d’être tombées sur cette émission par hasard… mais ce n’est pas un hasard. Elles ont lancé ce podcast, ou quelqu’un leur a dit : « Tu devrais écouter cette émission. » Et maintenant, elles sont en train d’écouter, tu leur parles, et tu les conduis à Jésus. Ô Dieu, tu es toujours à l’œuvre. Merci !
Aide-nous à être attentives à ta voix, prêtes à te suivre, prêtes à aller là où tu nous envoies, prêtes à parler de toi, même lorsqu’on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose. Donne-nous de croire que tu es à l’œuvre. Tu es en train de semer les graines de l’Évangile, tu bâtis ton Église, et on t’en remercie. Au nom de Jésus, amen.
Dannah : Amen ! Quelle joie d’ouvrir notre Bible pour découvrir ce que la vie de Lydie peut nous apprendre. Est-ce que vous vous trouvez face à des obstacles dans votre vie ? J’espère que ce qu’on vient d’entendre aujourd’hui vous a rappelé que Dieu est toujours à l’œuvre, même lorsque vous ne voyez pas sa main agir.
Est-ce que vous aimeriez voir les personnes qui vous entourent venir à la foi en Christ ? Moi, oui ! L’une des choses les plus importantes qu’on puisse faire est de prier pour que le Seigneur ouvre leurs yeux. La prochaine fois, on va voir comment on peut leur adresser une invitation. Alors, rejoignez-nous pour la suite, ici, sur Réveille Nos Cœurs. À tout bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.