Dannah : Les croyants forment ensemble l’église, l’épouse de Christ. Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question suivante : comment est-ce que nos compromis affectent Jésus, notre époux bien-aimé ?
Nancy DeMoss Wolgemuth : Quelle douleur le Sauveur doit ressentir lorsqu’il voit son Épouse adultère dans des vêtements de noces tout déchirés, tachés et abîmés ! Que doit-il penser ? Que doit-il ressentir lorsqu’il voit celle qu’il aime séduite, fascinée et souillée par l’esprit du monde ?
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Coeurs ! Aujourd’hui, on va entendre un message très spécial, intitulé « Commencez par mon sanctuaire » . Il est basé sur les chapitres 8 et 9 du livre d’Ezéchiel.
Alors qu’on écoute, j’aimerais vous encourager, si c’est possible, à arrêter ce que vous faites, juste le temps de ce message. Demandons à Dieu ce qu’il veut dire à son peuple, à nos propres cœurs …
Dannah : Les croyants forment ensemble l’église, l’épouse de Christ. Est-ce que vous vous êtes déjà posé la question suivante : comment est-ce que nos compromis affectent Jésus, notre époux bien-aimé ?
Nancy DeMoss Wolgemuth : Quelle douleur le Sauveur doit ressentir lorsqu’il voit son Épouse adultère dans des vêtements de noces tout déchirés, tachés et abîmés ! Que doit-il penser ? Que doit-il ressentir lorsqu’il voit celle qu’il aime séduite, fascinée et souillée par l’esprit du monde ?
Dannah : Vous écoutez Réveille Nos Coeurs ! Aujourd’hui, on va entendre un message très spécial, intitulé « Commencez par mon sanctuaire » . Il est basé sur les chapitres 8 et 9 du livre d’Ezéchiel.
Alors qu’on écoute, j’aimerais vous encourager, si c’est possible, à arrêter ce que vous faites, juste le temps de ce message. Demandons à Dieu ce qu’il veut dire à son peuple, à nos propres cœurs et à ce monde, aujourd’hui. En fait, prions ensemble juste là.
Seigneur, on a besoin de toi. On a vraiment besoin de toi dans notre monde aujourd’hui. On a besoin d’une intervention divine face à toute la haine, la fracture, les conflits, le péché et l’égarement qu’on voit partout autour de nous. Dieu, nous te prions, commence ton œuvre en nous aujourd’hui, alors qu’on ouvre nos cœurs à ta Parole, à ce que tu dis dans Ézéchiel 8+9. Père, apprends-nous ce que cela signifie d’être dans ton sanctuaire, et aide nous à commencer là. Mets ton onction sur ces paroles pour chaque personne, chaque cœur qui nous écoute. Au nom de Jésus, amen.
Nancy : Aujourd’hui nous souhaitons réellement prendre du temps pour chercher ensemble la face de Dieu et crier à lui pour le monde mais aussi pour nous-mêmes et pour nos églises car nous reconnaissons qu’il n’existe aucune solution humaine capable de faire face à la vague de mal qui déferle dans le monde et à la perte de repères dans nos églises. Seule une intervention divine peut vaincre les ténèbres et l’égarement de notre monde et de nos propres cœurs.
Je crois qu’il faut commencer par se rappeler qu’il y a des prières que Dieu n’écoutera pas ; il y a des assemblées solennelles auxquelles il ne participera pas ; il y a des jeûnes qui ne lui plairont pas.
Lorsque les enfants d’Israël venaient jeûner et prier avec des mains impurs, Dieu disait : « Quand ils crieront à pleine voix vers moi, je ne les écouterai pas » , « Quand vous tendez les mains vers moi, je détourne mes yeux de vous. » (Ézéchiel 8.18 ; Ésaïe 1.15).
En fait, l’Écriture va même jusqu’à dire que nos prières et nos jeûnes sont une abomination pour Dieu s’ils ne sont pas accompagnés d’humilité et de repentance.
On reconnaît facilement le besoin de repentance pour les autres et ceux qui ne connaissent pas Dieu. Mais est-ce qu’on est aussi prompt à reconnaître notre propre besoin de repentance ?
On identifie facilement les péchés des gouvernements, des politiciens. Mais est-ce qu’on est devenues aveugles quant à la corruption dans nos foyers ?
On dénonce facilement le péché dans le monde. Mais ne tolère-t-on pas pratiquement les mêmes péchés dans nos églises ?
On court le danger de penser que le problème se trouve ailleurs, dehors, chez nos politiciens, dans des idéologies, dans les divertissements comme la musique ou les films, sur les campus universitaires ou parmi les membres de pseudo églises. Mais quand on lit les Écritures, on voit que les reproches les plus sévères n’étaient pas adressées au monde païen, mais au peuple de Dieu.
Je prends pour exemple le prophète Ésaïe lorsqu’il proclame :
« Ciel, écoute! Terre, prête l’oreille! En effet, l’Éternel parle : « J’ai nourri et élevé des enfants, mais ils se sont révoltés contre moi.
Ils ont abandonné l’Éternel, ils ont méprisé le Saint d’Israël. Ils ont fait volte-face.
La tête entière est malade et tout le cœur est souffrant. De la plante des pieds jusqu’à la tête, rien n’est en bon état : ce ne sont que blessures, contusions et plaies vives qui n’ont été ni pansées, ni bandées, ni désinfectées.
Comment ! La ville fidèle est devenue une prostituée ! » (Ésaïe 1.2, 4–6, 21)
Tout au long de l’Ancien Testament, le cœur de Père et d’Époux de Dieu était profondément attristé par l’égarement de son peuple élu. Encore et encore, Il les suppliait de se repentir. Et quand les gens de son peuple refusaient, le Dieu du ciel poursuivait leurs cœurs obstinés et pécheurs par une discipline douloureuse.
Dans le Nouveau Testament, on entend l’accusation de Jésus contre les dirigeants spirituels de son époque, des hommes réputés pour leurs nombreux jeûnes et prières. Il disait :
« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi. » (Matthieu 15.8).
Les premières paroles du ministère de Jésus sur cette terre n’ont pas été : « Jeûnez et priez ! » mais : « Repentez-vous ! » .
Et lorsque le Seigneur Jésus glorifié a regardé depuis son trône dans le ciel, son message final aux églises dans Apocalypse n’a pas été : “Allez prêcher l’Évangile”, mais : « Repentez-vous ! » Car une église qui refuse de se repentir n’a ni la motivation ni la capacité d’accomplir la Grande Mission de notre Seigneur.
À la première de ces sept églises, il dit : Tu as commis l’adultère spirituel, « tu as abandonné ton premier amour » … Repens-toi !
À une autre : « Tu passes pour être vivant mais tu es mort… » . Repens-toi !
Et à l’église complaisante de Laodicée, il dit : « Tu dis (...) je n’ai besoin de rien, et tu ne sais pas que tu es malheureux, misérable, pauvre, aveugle et nu » . Repens-toi !
(Apocalypse 2.4 ; 3.1 ; 3.17)
Et encore aujourd’hui, le Seigneur Jésus supplie son Épouse bien-aimée : « Aies donc du zèle et repens-toi » sinon « j’enlèverai ton chandelier de sa place » (Apocalypse 3.19, 2.5).
J’ai été profondément touchée par le récit d’Ézéchiel chapitres 8 et 9, où, dans une vision, Dieu emmène son serviteur au temple de Jérusalem. Dieu dit à Ézéchiel pas moins de dix fois dans le chapitre 8 : « Lève les yeux ! Vois-tu ! Vois-tu ce qu’ils font ? » Regarde les choses abominables qui se déroulent au beau milieu de mon temple ! (Éz 8.5, 6, 9, 12, 13, 15, 17).
Vous savez, j’ai demandé à Dieu de m’aider à voir ce qu’il voit lorsqu’il pose ses yeux, qui savent toutes choses sur nos églises et les examine. Le résultat n’est pas beau et la vérité douloureuse à admettre. Mais on doit être honnêtes, si on espère attirer l’attention de Dieu.
La vérité, c’est qu’on ne s’est pas seulement amusées à flirter avec le monde, on a embrassé le monde, comme une femme adultère. Dans notre manière de penser, de vivre, de nous habiller, de parler et même de « faire le ministère » , on est devenues pratiquement impossibles à distinguer du monde.
On a adopté les philosophies et les pratiques du monde. Autrefois, c’était l’Église qui disait au monde comment vivre ; aujourd’hui, c’est le monde qui dit à l’Église comment vivre. On s’est adaptées à la culture, au lieu d’appeler la culture à s’adapter et se soumettre à Christ.
Ainsi, l’église et le ministère sont devenus de grandes entreprises dans lesquelles on connaît mieux les principes de gestion et de marketing que ceux de la foi, de l’humilité, de la pureté et de la prière. Beaucoup de pasteurs et de responsables chrétiens sont devenus des PDG plutôt que des bergers spirituels.
On a utilisé presque toutes les méthodes et techniques imaginables pour attirer les non-chrétiens dans nos églises et, dans bien des cas, on a perdu à la fois notre différence mais aussi notre efficacité. On a bâti nos ministères sur le pragmatisme, « tout ce qui fonctionne » , sans prendre le temps de vérifier si les moyens utilisés sont conformes aux voies de Dieu et à sa Parole..
Dans nos efforts pour convaincre le monde que le christianisme est cool et sympa, on s’est nous-mêmes diverties et distraites jusqu’à l’épuisement spirituel. Pourquoi les célébrités chrétiennes et les humoristes remplissent-ils des salles, alors que les réunions de prière ne regroupent que juste quelques personnes ?
Qu’est-il arrivé à la puissance de Dieu ? Est-ce qu’on est devenues plus dépendantes des méthodes, des techniques, des stratégies et des programmes que de la prière et du Saint-Esprit ?
A-t-on perdu confiance dans la puissance de la Parole pour convaincre, la puissance de l’Évangile pour convertir et transformer les coeurs, la puissance de l’Esprit pour attirer les hommes à Christ ? On a vu ce que les efforts humains, l’ingéniosité, la créativité et la technologie peuvent accomplir. On sait ce que l’argent, l’organisation et la communication peuvent produire, mais on n’a pas vu ce que Dieu peut faire !
On se soucie davantage de notre image publique, de la façon dont les autres nous perçoivent, que de la manière dont Dieu nous voit ; on est plus préoccupé par notre réputation que par la sienne.
Dans notre approche centrée sur les potentiels visiteurs le dimanche, on a davantage peur de les offenser que d’offenser Dieu. On est plus préoccupé par le fait que les gens « se sentent bien » que par le fait qu’ils soient réellement en règle devant Dieu et réconciliés avec lui. On veut qu’ils repartent avec une bonne impression de l’église, de nous-mêmes et d’eux-mêmes, peu importe qu’ils aient offensé un Dieu saint et qu’ils soient sous sa condamnation et sa colère !
On a tellement peur de paraître intolérant ou sectaire qu’on tourne autour du pot et qu’on reste évasif quant aux vérités essentielles de la Parole de Dieu. Notre lâcheté pour prendre position avec Dieu sur des sujets comme le divorce et le remariage a fait de nous des complices dans la destruction de millions de familles chrétiennes. En fait, on s’est placées dans la dangereuse position de justifier et de défendre ce que Dieu dit lui-même détester !
On a commercialisé et marchandisé l’Évangile de Christ pour obtenir des gains financiers et l’acceptation du monde. On a parfois recherché l’unité au détriment de la pureté et de la vérité. Aujourd’hui, toute personne qui ose appeler le péché par son nom ou dénoncer des erreurs doctrinales risque d’être étiquetée comme une personne qui crée des divisions, quelqu’un qui manque d’amour ou un « légaliste » .
Dans notre désir de rendre le christianisme acceptable pour une génération fragilisée et centrée sur elle-même, on a prêché un message dilué qui évite la question du péché, supprime les exigences de la croix et ignore le besoin de conviction et de repentance.
Et dans notre désir de rendre notre message « pertinent » , on a fini par prêcher « un autre évangile » qui n’est pas l’Évangile du tout. On a présenté le christianisme comme un moyen de trouver l’épanouissement personnel, plutôt que comme un appel à suivre Jésus, quoi qu’il en coûte.
Dans bien des cas, on se préoccupe davantage du nombre de personnes ajoutées aux statistiques que des véritables conversions, ou même de la qualité de ces conversions. Et une chose qui devrait nous attrister profondément c’est que jamais auparavant dans l’histoire de l’Église il n’y a eu autant de millions de personnes inscrites sur les registres des églises, professant être chrétiennes, étant même capables de donner la date et le lieu de leur « conversion » , alors que leur vie ne démontre absolument aucune preuve crédible d’une relation authentique avec Jésus-Christ.
Que Dieu nous vienne en aide !
À l’intérieur même de l’Église, et de bien plus de manières qu’on voudrait l’admettre, on ne vit pas selon les Écritures. Comme le roi Saül, on affirme avoir obéi à la Parole de Dieu ; mais alors, comment expliquer toutes les preuves du contraire ?
On est une communauté de personnes pardonnées qui refusent de pardonner. On vit avec des conflits non résolus, dans nos foyers, dans nos églises, parmi ceux en charge de ministère et parmi l’assemblée.
On a ignoré ou rejeté les standards bibliques concernant les responsables spirituels. Au lieu de cela, on place les dons au-dessus de la piété, et on met en avant des gens dont la vie et la famille sont loin de correspondre aux critères de la Parole de Dieu.
On cache sous le tapis des péchés connus. Pourquoi si peu d’églises pratiquent-elles la discipline biblique ? Et pourquoi permet-on à des croyantes et croyants qui refusent de se repentir de rester membres de l’église ?
L’Épouse de Christ a oublié comment rougir. On commet le péché sans honte. On a perdu la capacité de pleurer, de s’attrister et de gémir à cause du péché. Même notre langage révèle une théologie de l’irresponsabilité. On parle de responsables qui ont « trébuché » dans le péché, au lieu de reconnaître qu’ils ont volontairement choisi un chemin de compromission et de satisfaction de leurs propres désirs..
En accord avec l’époque dans laquelle on vit, nous, les femmes chrétiennes, avons rejeté les notions telles que la vertu, la modestie, la féminité et la soumission sous prétexte qu’elles sont démodées. On a remplacé l’ornement d’un esprit doux et paisible par un esprit en colère, exigeant et dominateur. En abandonnant notre rôle voulu par Dieu comme aides, on a insisté pour prendre les commandes dans nos foyers et dans l’église.
Dans notre christianisme décontracté, il y a très peu de crainte respectueuse de Dieu. Sinon, comment expliquer que des millions de personnes assistent à la prédication de la Parole semaine après semaine et repartent inchangées, insensibles ? Comment expliquer que des personnes qui se disent croyantes, qui prétendent croire à la sainteté, puissent rester dans leur salon à regarder la télévision et s’amuser de toutes sortes de blagues, de styles de vie et de philosophies qui ne glorifient pas Dieu ? Quand est-ce que vous avez vu pour la dernière fois le peuple de Dieu « trembler à la Parole du Seigneur » ? Quand est-ce que, moi-même, j’ai tremblé devant sa Parole ?
Faut-il vraiment s’étonner que le monde rejette notre message, lorsque nos vies témoignent si peu de sa vérité et de sa puissance ?
Au cœur du problème se trouve ce péché subtil et mortel qu’est l’orgueil, un orgueil insidieux, destructeur et aveuglant. On est fières de notre orthodoxie doctrinale, fières de nos accomplissements spirituels, fières de nos statistiques, fières de nos positions morales, fières de notre réputation et du niveau de nos sacrifices.
L’orgueil nous rend suffisantes, justes à nos propres yeux et pleines d’autosatisfaction. Il nous aveugle sur notre véritable condition et notre immense besoin du Sauveur. Il nous pousse à craindre les hommes plutôt que Dieu. L’orgueil nous amène à nous comparer aux autres et nourrit en nous un esprit compétitif et critique. Notre orgueil est en train d’étouffer la vie même de Jésus dans l’église.
Et pourtant, même en dressant cette liste de péchés, certaines d’entre nous peuvent penser qu’elles n’ont pas rejeté les voies, ni la Parole de Dieu. Alors, permettez-moi de vous poser les quelques questions que Dieu me pose depuis plusieurs jours.
Si je suis si proche de Dieu, où est ma passion ? Où sont le zèle, l’onction, le feu ? Où sont mes larmes ? Où sont mes pleurs, mon deuil, mes gémissements ? Pourquoi mes yeux sont-ils secs et mon cœur insensible ? Où sont mes cris du cœur et mon intercession dans la douleur de l’âme ?
Où sont celles et ceux qui s’écrient avec David :
« Il est temps d’agir pour toi, Éternel, car on viole ta loi » ? (Psaumes 119.126)
Où sont les Ésaïe qui se lèvent pour crier à Dieu avec ferveur et prier :
« Oh ! si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! » ? (LSG, Ésaïe 64.1)
Où sont celles et ceux qui supplient avec le Psalmiste :
« Alors nous ne nous éloignerons plus de toi. Fais-nous revivre et nous ferons appel à ton nom ! » ? (Psaumes 80.19)
Où sont celles et ceux qui haïssent le péché, dans le monde, dans l’Église ou dans leur propre cœur, et qui s’écrient :
« Une colère ardente s’empare de moi à cause des méchants qui abandonnent ta loi » ? (Psaume 119.53)
Où sont les Jérémie dont le cœur est touché et dont les yeux débordent de larmes à cause de la ruine du peuple de Dieu ?
Où sont les prophètes prêts à risquer leur réputation, leur salaire ou leur fond de retraite et leur acceptation dans le milieu chrétien afin de dire ce qui doit être dit à notre génération ? Où sont les hommes qui sonnent l’alarme pour réveiller l’Église de son sommeil et de sa léthargie ?
La Parole de Dieu n’est-elle pas « comme un feu » et comme un « marteau qui pulvérise la roche » (Jér. 23.29) ? Alors où est la prédication remplie de conviction, de confrontation, de feu divin et de l’onction du Saint-Esprit ?
Où sont l’urgence et le sérieux lorsque l’on parle aux hommes de l’éternité et de l’état de leur âme ?
Où sont l’intensité et la gravité quand on parle du jugement et de la colère de Dieu ?
Et d’ailleurs, où sont la tendresse, la compassion et la passion quand on parle de la douceur, de la beauté, de la grâce et de la splendeur de notre Seigneur Jésus ? Est-ce que seuls nos esprits ont été stimulés sans que nos cœurs soient profondément touchés ?
Où sont les cœurs brûlants, embrasés par le charbon de l’autel du Seigneur ?
Où sont les personnes qui ont passé du temps avec Dieu, qui sont restées longtemps dans sa présence jusqu’à entendre sa voix, pour ensuite redescendre de la montagne avec la gloire de Dieu rayonnant sur leur visage et la puissance de Dieu vibrant dans leur cœur ?
Le chapitre 9 du livre d’Ézéchiel comporte un passage qui nous lance un avertissement très sérieux. Après avoir montré à Ézéchiel les abominations qui avaient lieu dans le parvis intérieur du temple, Dieu envoie dans la ville sainte un homme portant une écritoire. Il lui dit :
« Passe au milieu de la ville, au milieu de Jérusalem, et fais une marque sur le front des hommes qui gémissent et se lamentent à cause de toutes les horreurs qui s’y commettent ! » (Éz. 9.4).
Puis des exécuteurs sont envoyés dans la ville avec l’ordre de frapper tous ceux qui n’ont pas sur leur front la marque de l’intercesseur. Et le Seigneur dit :
« Commencez par mon sanctuaire. » (Éz. 9.6)
Dans ce passage, comme pour nous aujourd’hui, il n’y a en réalité que deux groupes de personnes : celles qui font partie du problème, et celles qui gémissent et pleurent avec un cœur repentant. Il n’y a pas de terrain neutre.
Nous connaissons quelqu’un qui, de sûr, porte ce fardeau dans son cœur aujourd’hui : c’est le Seigneur… Quelle douleur le Sauveur doit ressentir lorsqu’il voit son Épouse adultère dans ses vêtements de noces tout déchirés, tachés et abîmés !
Lui qui est devenu péché pour nous afin qu’on devienne en lui la justice de Dieu. Lui qui a versé son sang précieux pour se racheter une épouse sainte, sans tache ni défaut. Que doit-il penser ? Que doit-il ressentir lorsqu’il voit celle qu’il aime séduite, fascinée et souillée par l’esprit du monde ?
Si ce qui brise le cœur de Dieu ne nous fait rien, si on ne fait pas partie du reste fidèle qui soupire, gémit et pleure intérieurement à cause des abominations commises dans le temple de Dieu, alors on fait partie de la multitude qui sera sévèrement reprise et qui a terriblement besoin de repentance.
En ce moment-même, Dieu nous appelle à nous repentir… à nous humilier, à pleurer et à nous affliger, d’abord à cause de notre propre péché. Car il n’écoutera pas nos prières pour le monde, aussi sincères soient-elles, tant qu’on ne se sera pas d’abord humiliées et détournées de nos mauvaises voies.
« C’est le moment où le jugement commence, et il commence par la maison de Dieu » ! (1 Pi 4.17).
C’est le moment de nous mettre à genoux, de nous humilier devant le Seigneur et de demander à Dieu — chacune, chacun — de sonder notre propre cœur.
Je vous invite à prier avec moi :
« Ô Dieu, ce n’est ni mon frère, ni ma sœur, ni mon pasteur, ni les diacres ou les anciens ; ce n’est ni mon église ni telle autre communauté dans ma ville ou dans mon quartier… c’est moi, ô Dieu, qui ai besoin de prier. Fais briller la lumière de ta sainteté jusque dans les profondeurs de mon cœur. Montre-moi comment j’ai péché contre toi, comment j’ai contribué au problème au lieu de faire partie de la solution. Montre-moi là où j’ai besoin de me repentir. Amen. »
Alors que le Saint-Esprit apporte la conviction dans nos cœurs, nous nous humilions tout simplement, nous confessons nos mauvaises voies et nous implorons notre Dieu plein de grâce pour sa miséricorde et son pardon. Et nous le louons et le remercions pour son pardon que nous avons en Jésus.
Oui, prenons le temps d’examiner nos voies, de les éprouver, de revenir à Dieu de tout notre cœur. N’ayons pas peur de prendre le temps, ces prochains jours, de jeûner, de pleurer et d’exprimer nos lamentations.
Dans le sanctuaire de la présence de Dieu en nous, mettons-nous à genoux, le coeur humble devant le Seigneur.
Dannah : Oui, si vous en êtes capables physiquement, je vous invite à vous mettre à genou devant Dieu et à prier, alors qu’on écoute la lecture des versets 23 et 24 du Psaume 139 :
Sonde-moi, ô Dieu, et connais mon cœur !
Éprouve-moi, et connais mes pensées!
Regarde si je suis sur une mauvaise voie,
Et conduis-moi sur la voie de l’éternité !
(Psaume 139.23-24)
J’espère que ces versets du Psaume 139 expriment l’attitude de nos cœurs, que nos cœurs reflètent cette humilité, le fait d’être contrits, brisés.
Si vous aimeriez relire ce message ou le réécouter, avoir le temps d’y réfléchir, il est disponible sur notre reveillenoscoeurs.com.
Il n’existe qu’une seule bonne réponse lorsqu’on est confronté à la puissante vérité de la Parole de Dieu : hisser le drapeau blanc, se repentir.
C’est dire à Dieu: « Dieu, c’est toi qui a raison, c’est moi qui ai tort. J’ai suivi mes propres voies, je me suis égarée. Avant de m’inquiéter de la paille dans l'œil des autres, j’ai besoin de m’occuper de la poutre qui est dans mon propre œil. Je me rends, je m’abandonne à toi, je te cède le pouvoir, le contrôle de ma vie. »
Je vous invite à prendre un peu de temps aujourd'hui pour examiner votre coeur, suite à ce puissant message qu’on vient d’entendre.
Et je vous invite aussi à nous rejoindre pour le prochain podcast, ici, sur Réveille Nos Cœurs. A tout bientôt!
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Sauf mention contraire, tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Christine Reymond et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.