Voix 1 : "Oh, chère Isabelle... Je ne sais plus quoi faire pour que mes enfants m'obéissent ! On a des règles à la maison, mais je suis épuisée de devoir toujours les leur rappeler. Ils n'en font qu'à leur tête! Qu'est-ce que je peux faire ? Tu aurais un conseil à me donner ?"
“Aimez vos enfants” , un podcast pour t’encourager à répondre avec joie à l'appel divin de la maternité.
Voix 2 : Bonjour chère maman qui nous écoute ! Bienvenue dans ce nouvel épisode d’Aimez Vos Enfants. Bienvenue dans la discussion d'aujourd'hui, où on va aborder à nouveau un sujet très important : les limites.
Car elles sont essentielles pour bien éduquer nos enfants.
Tite 2 nous dit que les femmes plus âgées forment les jeunes mères, afin qu'elles apprennent à leur tour à aimer et à éduquer leurs enfants. …
Voix 1 : "Oh, chère Isabelle... Je ne sais plus quoi faire pour que mes enfants m'obéissent ! On a des règles à la maison, mais je suis épuisée de devoir toujours les leur rappeler. Ils n'en font qu'à leur tête! Qu'est-ce que je peux faire ? Tu aurais un conseil à me donner ?"
“Aimez vos enfants” , un podcast pour t’encourager à répondre avec joie à l'appel divin de la maternité.
Voix 2 : Bonjour chère maman qui nous écoute ! Bienvenue dans ce nouvel épisode d’Aimez Vos Enfants. Bienvenue dans la discussion d'aujourd'hui, où on va aborder à nouveau un sujet très important : les limites.
Car elles sont essentielles pour bien éduquer nos enfants.
Tite 2 nous dit que les femmes plus âgées forment les jeunes mères, afin qu'elles apprennent à leur tour à aimer et à éduquer leurs enfants. C'est un héritage qui se transmet de génération en génération. Et comme on l'a souvent dit, nous, les aînées qui participons à ce podcast, croyons que ce rôle des femmes expérimentées est indispensable dans nos familles et au sein de l'église locale.
On voit beaucoup de jeunes mamans qui se sentent noyées et submergées par ce bel appel à la maternité. Les aînées de l'église devraient être prêtes à les conseiller et à les accompagner. C'est ainsi qu'on transmet la sagesse de Dieu d'une génération à l'autre, et qu’on s’encourage mutuellement dans cette course.
Car, mes amies, la famille est le premier champ de mission de l'Évangile, et on ne peut pas négliger ce bel appel de Tite 2.
Alors, prends une bonne tasse de café et on t’invite à écouter ce message que l'on a pour toi aujourd'hui.
Dans la Parole de Dieu, dans le livre de l'Exode, on voit Dieu établir une limite pour le peuple d'Israël. Au chapitre 19 d’Exode , verset 12, Dieu dit:
“Tu fixeras au peuple des limites tout autour de la montagne et tu diras: ‘Gardez-vous bien de monter sur la montagne ou d'en toucher le bord. Tout homme qui touchera la montagne sera puni de mort.” Exode 19.12.
Le peuple pouvait s'approcher de la montagne jusqu'à un certain point, mais s'il allait au-delà, il était en danger de mort.
As-tu déjà remarqué ces glissières de sécurité sur les routes ? Elles sont là pour délimiter les voies, pour éviter que les voitures ne tombent dans un précipice ou qu'elles ne heurtent un obstacle. Ces barrières sont vitales pour assurer la sécurité sur nos routes.
Les limites fonctionnent comme ces barrières de protection pour nos enfants. Elles les aident à rester sur le bon chemin et à restreindre leurs choix pendant qu'ils grandissent et gagnent en autonomie et en maîtrise de soi.
Il est donc important de faire la différence entre limites et règles. Beaucoup de mères me disent : « Mais, on met des règles ! » Et les deux sont importantes, les limites et les règles mais quelque chose les distingue. Aujourd'hui, on va surtout parler des limites.
Si tu as du mal à poser des limites à tes enfants, peut-être que tu confonds les deux et que tu penses qu’en établissant des règles tu es en train de poser des limites.
Les limites concernent plutôt les conséquences que l'enfant subira lorsque les règles seront transgressées.
Les limites sont établies par les parents, et les pères et mères peuvent les ajuster au fur et à mesure que les enfants grandissent et apprennent. On ne les met pas en place pour contrôler nos enfants, mais pour assurer leur sécurité et leur bien-être, à l'image des glissières de sécurité sur les autoroutes.
Ces limites sont des signaux clairs et fermes qui leur montrent ce qu'ils sont autorisés à faire et ce qui ne sera pas toléré. Elles vont agir comme un panneau « Stop » pour qu'ils ne continuent pas sur une mauvaise voie, et indiquent que violer ces limites entraînera une conséquence immédiate.
Par conséquent, les limites doivent être claires et précises. Lorsqu'elles sont respectées, elles garantissent un bon fonctionnement au sein de la maison et des relations, et évitent beaucoup d'irritation de la part des parents.
Regardons comment les limites se distinguent des règles, avec quelques exemples.
Voici d'abord quelques règles que l'on trouve souvent dans les foyers. Je vais en citer quelques-unes mais tu peux en rajouter d’autres : « Ne jette pas ta nourriture par terre, ne frappe pas ton frère ou ta sœur. Il faut que tu donnes ta tablette ou ton téléphone le soir à tes parents. » Ce sont de bonnes règles, n'est-ce pas ? Il y a aussi : « Fais ton lit tous les matins. Tu dois prendre ta douche tous les jours après l'école. » Ou encore : « Range tes jouets quand tu as fini de jouer. Garde ta chambre rangée. »
Ce sont de bonnes choses, et ce type de règles doit exister ! Ce sont comme des commandements.
Mais lisons ce que dit Proverbes 29 au verset 19 : “Ce n'est pas par des paroles qu'on corrige un esclave: même s'il comprend, il n'obéit pas.”
Souvent, on limite l'éducation de nos enfants à la mise en place de règles. Mais ils n'obéissent pas toujours. Pourquoi ? Parce qu'en tant qu'enfants, et même en tant que pécheurs, tout comme toi et moi, ils ont besoin de voir les conséquences pour pouvoir se soumettre aux règles.
Alors, comment peut-on établir des limites à partir de ces exemples pour aider nos enfants à obéir et à rester dans le bon chemin ?
Si par exemple tu leur dis « Ne jette pas ta nourriture par terre quand tu manges » , tu peux dire : « Si tu jettes ta nourriture par terre une fois de plus, je te retire ton assiette, et tu n'auras plus rien à manger. » C'est ça, la limite. Tu es libre de jeter ta nourriture si tu le choisis, mais si tu le fais, il y aura une conséquence: je vais te retirer ton assiette, et tu n'auras plus à manger.
Chaque limite doit être ferme, comme la glissière de sécurité. Imagine que la barrière de l'autoroute cède au moindre choc, elle n'aura servi à rien ! Tu as sans doute déjà vu ces glissières cabossées sur la route ? C'est bien parce qu'elles ont résisté au choc d'un véhicule, l'empêchant de tomber dans le fossé.
La barrière doit être là, solide, et fonctionner tout le temps.
Donc, si l'enfant continue de jeter sa nourriture, tu dois lui retirer son assiette. C'est ça, la limite.
Un autre exemple « Ne frappe pas ton frère ou ta sœur » , mais si il ou elle continue de frapper, tu le prends immédiatement par les mains, tu le regardes dans les yeux et tu répètes : « Tu ne peux pas frapper ton frère ou ta sœur. Va dans ta chambre jusqu'à ce que je te dise que tu peux en sortir, » ou « Assieds-toi sur cette chaise jusqu'à ce que je te dise que tu peux descendre » .
Il doit y avoir une conséquence.
Dans le cas de la tablette ou du téléphone le soir, la règle c’est « Tu ne peux pas utiliser la tablette électronique le soir. » ; la limite c’est : « À 21 h, nous, tes parents, allons retirer tous les appareils électroniques de ta chambre. » La règle existe, mais vous fixez la limite de l'heure et vous retirez les écrans.
Dans l’exemple de « Tu dois faire ton lit tous les jours » , tu peux dire : « Tu pourras venir prendre le petit-déjeuner dès que ton lit sera fait. » L'enfant devra faire son lit pour prendre son petit-déjeuner et s'il ne le fait pas, il ne pourra pas le prendre.
Pareil pour la douche. Si la règle est de prendre le bain à 18 h, tu lui diras « Tant que tu n'as pas pris ta douche, tu ne peux pas venir dîner. »
Pour ce qui est de ramasser les jouets après avoir joué, encore une fois c’est une bonne règle, car les enfants laissent souvent tout en désordre après avoir joué. Mais dites-leur aussi : « Tant que tu n'as pas ramassé ce jouet, tu ne peux pas ouvrir un autre jeu ou jouer à autre chose. »
Pour le fait de garder sa chambre rangée, la limite serait : « Si ta chambre n'est pas rangée, tu ne peux pas sortir jouer. »
Tu auras déjà remarqué que, dans chacun de ces cas, ce n'est plus l'enfant qui est aux commandes, mais toi, ou ton mari. Ils choisiront ou non de suivre les instructions, les règles car tu n'as aucun contrôle là-dessus au final. Mais toi, tu as le contrôle de la conséquence que tu vas imposer à chaque fois.
Chacune de ces conséquences doit être appliquée, renforcée, et les enfants doivent savoir à l'avance à quelle conséquence s'attendre s'ils enfreignent la règle. Tu ne peux pas le blâmer pour avoir enfreint une limite que tu n’as pas annoncée à l'avance.
Ensuite, les limites ne fonctionnent pas si tu cèdes. Reprenons l'exemple de l'autoroute : si les glissières ne sont pas assez solides pour retenir un véhicule, elles n'empêchent pas les accidents.
Ces barrières ne peuvent donc pas céder.
Lorsque les parents sont constants et cohérents avec les limites, la friction et l'irritation se réduisent. On parle ici de cette friction qui naît de la lutte constante pour que nos enfants fassent ce qu’on leur dit. Quand les enfants comprennent que les barrières ne bougeront pas, ils vont apprendre à les respecter.
Une dernière remarque avant de conclure, sache que le fait que ton enfant refuse ou rejette une barrière, une limite, ne signifie pas qu'elle est mauvaise ou incorrecte. Les enfants ont tendance à résister aux barrières et aux limites.
On verra souvent cette lutte de pouvoir, mais il est important que nos enfants comprennent que ceux qui ont l'autorité, ceux qui ont le dernier mot et qui établissent la limite ce sont la maman ou le papa.
Une limite saine et sûre mènera à une relation plus harmonieuse et cultivera l'obéissance chez les enfants.
Alors, je t’encourage, maman qui m'écoute : n'aie pas peur de corriger, n'aie pas peur d'établir des limites saines pour tes enfants. Tu peux tout faire avec grâce et amour, mais avec fermeté.
Les enfants apprécient les limites, même s'ils s'y opposent parfois. Ils les apprécient parce qu'elles les aident à se gouverner eux-mêmes. Ils s'épanouiront dans un environnement où ils sont aimés et corrigés avec amour et cohérence.
Alors, je t’encourage à poursuivre cette conversation avec une sœur, une maman mature dans la foi, de ton église qui pourrait t’aider à voir si tu as des limites pour tes enfants, ou si tu as besoin d'en établir.
Merci de nous avoir rejoint aujourd'hui, et on t’invite à un nouvel épisode d’Aimez Vos Enfants.
Que Dieu te bénisse !
_
“Aimez vos enfants” est la version française de “Que amen a sus hijos” un podcast de “Aviva Nuestros corazones” adapté de l’espagnol pour “Réveille Nos Coeurs”, qui encourage les femmes à la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.
Bientôt de nouveaux épisodes sur notre site Internet et sur toutes les plateformes de podcasts numériques.