Flagellé

Battu à coups de bâton.

Lapidé.

Victime d’un naufrage.

Constamment en danger.

Affamé.

Assoiffé.

Privé de sommeil.

On peut dire que l’apôtre Paul connaissait la souffrance. La liste des afflictions ci-dessus est loin d’être exhaustive. Dans presque chaque ville qu’il visitait, on le chassait ou on le jetait en prison. Finalement, il fut décapité sur l’ordre de l’empereur romain Néron.

Souffrance, persécution, affliction, vous pouvez appeler cela comme vous voulez, mais on peut dire que Paul était un habitué à la dure. Vous pourriez penser qu’il était continuellement découragé. Si j’avais eu la même vie que lui, j’aurais sûrement le moral à zéro. Pourtant, il encourage l’Église de Corinthe et leur parle du réconfort qu’il a reçu.

Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père plein de compassion et le Dieu de tout réconfort ! Il nous réconforte dans toutes nos détresses afin que nous puissions réconforter ceux qui se trouvent dans la détresse, grâce à l’encouragement que nous recevons nous-mêmes de la part de Dieu. (2 Corinthiens 1.3-4)

Le Dieu de tout réconfort

Le réconfort ne se trouve ni dans un traitement, ni dans un médicament, ni dans une technique, ni dans une retraite, ni dans une méthode. La source de la consolation est une personne. Toute la consolation et tout le soulagement que peuvent apporter les médicaments, les traitements ou les retraites proviennent au final d’une seule source : Dieu lui-même. Dans sa grâce, il nous console, parfois par l’intermédiaire d’autres personnes, parfois grâce à un temps de repos ou encore via une ordonnance médicale. Cependant, toutes ces choses ne peuvent offrir qu’une consolation imparfaite. Et certaines ne font qu’atténuer la douleur, sans apporter de véritable consolation. Elles ne sont que de pâles imitations de la véritable consolation, celle que Dieu seul peut offrir.

Les problèmes commencent lorsque nous considérons ces imitations comme des sources de véritable consolation. Cette mauvaise manière de penser conduit inévitablement à l’idolâtrie.

Pour savoir si vous avez suivi une fausse source de consolation, observez vos émotions. Qu’est-ce qui vous bouleverse ? Qu’est-ce qui vous donne de la joie ? Si vous péchez (en vous mettant en colère, par exemple) parce que votre consolation vous est refusée, alors vous êtes tombées dans l’idolâtrie. Si vous péchez (par le mensonge, par exemple) afin d’obtenir votre consolation, alors votre consolation est devenue votre dieu.

Nous devons suivre l’exemple du psalmiste et courir vers la source elle-même pour recevoir une consolation authentique :

Ô, Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche. Mon âme a soif de toi, mon corps soupire après toi, dans une terre aride, desséchée, sans eau. C’est pourquoi je t’ai contemplé dans le sanctuaire pour voir ta force et ta gloire, car ta bonté vaut mieux que la vie. (Psaume 63.1–3)

Qui d’autre ai-je au ciel ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi. Mon corps et mon cœur peuvent s’épuiser, Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et ma bonne part. (…) Pour moi, mon bonheur, c’est de m’approcher de Dieu. Je place mon refuge en toi, Seigneur, Éternel, afin de raconter tout ce que tu fais. (Psaume 73.25–26, 28)

Afin que nous puissions consoler

La beauté du réconfort qui trouve sa source en Dieu lui-même, c’est qu’il ne se limite pas à notre personne. Une personne qui utilise des médicaments ou les réseaux sociaux pour atténuer sa douleur n’a rien à offrir aux autres. Ces imitations de la véritable consolation ne feront que l’isoler davantage. La vraie consolation, qui vient uniquement d’en haut, produira un réconfort encore plus grand qui débordera inévitablement pour toucher la vie des autres.

Un impact à distance

La consolation authentique, puisée en Dieu lui-même est contagieuse, elle peut toucher tout croyant, dans n’importe quelle partie du monde et à n’importe quelle époque.

  •  «  Vous aviez projeté de me faire du mal, Dieu l’a changé en bien  » (Genèse 50.20). Ces paroles, prononcées par Joseph aux hommes mêmes qui, des années auparavant, l’avaient vendu comme esclave et abandonné, mettent en lumière la souveraineté de Dieu sur le mal commis contre nous.
  •  « C’est nu que je suis sorti du ventre de ma mère, et c’est nu que je repartirai. L’Éternel a donné et l’Éternel a repris. Que le nom de l’Éternel soit béni !  » (Job 1.21). Après avoir perdu ses enfants et tous ses revenus, Job continue pourtant d’adorer Dieu. Sa consolation ne venait ni de la sécurité financière ni de sa famille, mais de Dieu lui-même. Depuis des milliers d’années, cette véritable consolation traverse les pages des Saintes Écritures pour consoler les cœurs qui souffrent.

Ce sont là quelques exemples de la Parole inspirée de Dieu apportant la consolation. Ces paroles possèdent une puissance exceptionnelle parce qu’elles sont vivantes et efficaces (Hébreux 4.12). La consolation venant de Dieu ne se répand pas seulement à travers les personnages de la Bible.

  • La Cachette, les mémoires de Corrie ten Boom racontant le temps où elle cachait des Juifs puis sa détention dans les camps de concentration allemands, se sont vendues à des millions d’exemplaires et ont influencé des générations de lecteurs.
  • Le récit du martyre de cinq missionnaires, rapporté par la veuve de Jim Elliot dans Au seuil de l’éternité, a touché le cœur d’innombrables lecteurs au cours des soixante-dix dernières années.
  • Joni Eareckson Tada a perdu l’usage de ses membres il y a plus de soixante ans. Pourtant, six décennies en fauteuil roulant n’ont pas diminué sa passion pour Dieu et sa Parole. Au contraire, elle témoigne constamment du réconfort qu’elle trouve en son Sauveur. De très nombreuses personnes ont trouvé de la consolation dans son expérience.

Un réconfort personnel

Ces exemples venus de loin peuvent sembler extrêmes et exceptionnels. Après tout, peu d’entre nous vivront ce qu’ont vécu Corrie ten Boom, Elisabeth Elliot ou Joni Eareckson Tada. Pourtant, nos vies sont touchées par la souffrance, et celles de nos proches également.

J’ai récemment beaucoup réfléchi à cela lorsqu’une chère sœur en Christ, qui a profondément marqué ma vie, a quitté ce monde pour entrer dans la présence de son Sauveur après un bref, mais terrible combat contre le cancer. Je vivais assez loin de cette femme admirable et de sa famille, mais j’ai quand même pu les observer de loin (grâce à Internet) alors qu’ils combattaient pour garder la foi et couraient vers leur Refuge durant leur traversée de la vallée de la mort. En lisant leurs nouvelles, souvent les larmes aux yeux, j’ai été réconfortée par la manière dont ils se tournaient vers la véritable source de consolation.

Je ne veux absolument pas minimiser la douleur ou la souffrance ni dire que tout va bien. Pas du tout. La souffrance, par définition, fait mal. Mais la consolation offerte par le Dieu de tout réconfort peut toucher non seulement le cœur de celui qui souffre, mais aussi celui de nombreuses autres personnes. Seul Dieu pouvait créer une dynamique aussi belle.

Je ne sais pas quelle vallée, quelle épreuve ou quelle affliction vous traversez aujourd’hui. Mais je sais une chose : la véritable consolation ne peut venir que d’une seule source. En cherchant votre consolation en Dieu, vous pourriez être surprises de l’impact que vous aurez sur votre entourage proche ou moins proche, aujourd’hui ou demain.

À propos de l'auteur

Cindy Matson

Cindy Matson vit dans une petite ville du Minnesota avec son mari, leur fils, leur fille… et leur chien noir un peu loufoque. Elle aime lire, boire du café et entraîner une équipe de basket. Vous pouvez lire davantage de … En savoir plus …


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