Je me sentais complètement désarmée. Les livres sur l’éducation des enfants m’aidaient certes un peu, mais j’avais beaucoup de mal à prendre soin de mon nouveau-né. Mon cœur criait, désespéré : « J’aimerais tellement que quelqu’un puisse me dire comment être maman ! » Une femme plus âgée m’a proposé de m’aider. L’expérience de Cheryl ne laissait pas de doute. Ses cinq enfants en étaient la preuve vivante. Je buvais chacune de ses paroles. Plus tard, lorsqu’elle m’a parlé de Dieu, j’ai placé ma confiance en Jésus pour être sauvée.
Aujourd’hui, c’est moi qui me retrouve dans le rôle de la femme plus âgée. Après avoir grandi avec Christ pendant plus de quarante ans, j’ai reçu cette responsabilité biblique : « Que chaque génération dise à celle qui la suit combien tes œuvres sont belles. » (Psaume 145.4 BDS). Permettez-moi de partager avec vous quelques conseils que j’aurais aimé recevoir lorsque j’étais une jeune chrétienne.
1. Remplissez votre esprit et votre cœur de la vérité de Dieu.
N’oubliez pas que vous êtes chrétienne ! Vous vous demandez peut-être qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici. Vous êtes maintenant et pour toujours une enfant de Dieu. Il est votre Père. Peu importe si vous êtes une jeune chrétienne ou si vous avez passé de longues années avec Christ. Votre identité repose sur cette solide fondation, et vous cela ne changera jamais. Dieu vous a créée pour sa gloire (Genèse 1.26, Psaume 16.11). Il vous a libérée d’une vie centrée sur vous-même. Faites-lui confiance pour vous donner des missions précises et des occasions de réussite, et sachez que ni la performance ni les accomplissements ne pourront jamais vous combler. Il vous a créée à son image (1 Jean 3.1–2). Votre objectif est désormais d’apprendre à le connaître, de l’aimer, de trouver votre joie en lui et de le glorifier.
Cela ne vous empêchera pas de vous sentir seule quelquefois. Vous vous demanderez comment trouver la satisfaction. Lorsque vous doutez, accrochez-vous à cette vérité : votre Père est toujours proche. Votre cœur est sa demeure pour toujours. Il connaît vos pensées. Il ressent ce que vous ressentez. Lorsque j’étais plombée par ma propre tristesse, j’aurais aimé savoir que mon Père me donnait une occasion de regarder autour de moi et de voir d’autres personnes blessées. J’aurais aimé regarder davantage vers Jésus et apprendre comme lui à consoler et guider les autres (Jean 16.12–15). Il a quitté la joie du ciel pour prendre soin de nous sur cette terre. Il a promis de répondre à vos besoins les plus profonds jusqu’à son retour (Luc 10.25–37).
Même si vous êtes une nouvelle créature, il vous arrivera encore parfois d’avoir peur. Que pouvez-vous faire ? Dieu sait que nous sommes des créatures craintives, alors criez à lui comme David : « Quand je suis dans la crainte, je me confie en toi. » (Psaume 56:4). J’aurais aimé savoir que lire la Parole de Dieu me donnerait du courage, que recevoir sa vérité dans mon esprit et dans mon cœur me fortifierait dans tout ce que j’aurais à affronter. J’aurais aimé savoir que se nourrir du pain quotidien est une question de croissance pratique dans la foi (Luc 17.5). La foi vient de ce qu’on entend de la Parole de Dieu, non seulement la première fois, mais tout au long de la vie (Romains 10.17).
2. Remplissez votre esprit et votre cœur de l’amour de Dieu.
Dieu donne de si beaux cadeaux — des maris, de la glace, des bébés, des fleurs, etc. Certains dons de Dieu durent toute une vie et d’autres disparaissent rapidement, mais les plus grands cadeaux divins durent éternellement. Vous êtes une enfant de Dieu. Vous êtes aimée d’un amour éternel. Il vous a adoptée dans sa famille pour toujours. Notre Père nous a donné son Fils Jésus, et nous pouvons savoir que sa sollicitude et toutes ses promesses sont les nôtres pour toujours (Romains 8.32). Dieu prend plaisir à nous aimer (Sophonie 3.17) ! Lorsque j’avais l’impression de ne pas avoir de temps pour la Parole de Dieu, j’aurais aimé savoir que je pouvais demander à notre Père de me donner ce temps. Quand j’ai perdu le désir de lire la Bible, j’aurais aimé savoir qu’il fallait malgré tout continuer à lire la Parole de Dieu. Le temps passé avec Dieu est un temps où l’on grandit dans notre amour pour lui.
Que vous aimiez prier ou que cela soit difficile pour vous, le jour viendra où vous aurez l’impression que la prière est une corvée. J’aurais aimé savoir que l’anxiété pouvait m’éloigner de la prière, mais que si je persévérais, Dieu me donnerait souvent sa paix. J’aurais aimé savoir que Dieu garde nos pensées et nos cœurs dans son amour souverain, sa puissance et sa vérité (Philippiens 4.6–7). J’aurais aimé savoir que la prière n’est pas une question de : « Si je ne fais pas cela, ma journée sera horrible. » La prière est le langage de l’amour de Dieu. J’aurais aimé savoir que lorsqu’un besoin me venait à l’esprit, je pouvais le transformer immédiatement en prière. L’amour pour notre Père grandit à mesure que nous dépendons de lui (1 Jean 5.14–15).
Le moment peut venir où vous vous demanderez : « Pourquoi vais-je à l’église ? » J’aurais aimé savoir que lorsque Dieu m’a unie à Christ, il m’a aussi unie à son Église — à chaque croyant, partout dans le monde. J’aurais aimé savoir que toutes les églises ont des problèmes, mais que j’avais besoin de mon église locale. Nous ne pouvons pas vivre la vie chrétienne seules. Quand je me sentais insatisfaite, j’aurais aimé demander à Dieu de me montrer comment servir dans mon église. J’aurais aimé lui demander une amie dans l’église qui puisse prier pour moi et avec moi. J’aurais aimé lui demander de me montrer quelqu’un à encourager avec cette vérité : Dieu m’aime autant dans mes pires jours que lorsque je suis au top de ma forme. Dans l’église, nous apprenons à nous aimer les uns les autres comme Christ nous aime (1 Jean 3.11).
3. Remplissez votre esprit et votre cœur de la volonté de Dieu.
Avec le temps, vous réaliserez combien votre cœur échange facilement l’amour de Dieu contre ce qui paraît plus sûr ou plus facile à contrôler (Romains 1.22–23). J’aurais aimé savoir qu’il fallait me demander : « Vers quoi est-ce que je me tourne pour trouver du réconfort ? » Internet, le réfrigérateur ou retourner me coucher ? Se tourner vers autre chose que Dieu ne fait qu’atténuer temporairement la douleur. J’aurais aimé savoir avec quelle facilité je déformerais les dons de Dieu — un enfant, un travail, la prospérité, ou même le service pour Dieu — en les séparant du bien qu’il voulait réellement pour moi. J’aurais aimé lui demander son aide pour me tourner vers lui avec tous mes problèmes (1 Thessaloniciens 1.9). Notre Père nous promet une véritable satisfaction et un véritable accomplissement — bien plus que nous ne l’aurions imaginé.
Un jour, le décalage entre vos croyances et votre vie vous frappera. Ce sera peut-être un péché si petit que vous serez tentée de l’ignorer. Ou peut-être quelque chose de tellement important que vous ne pourrez pas le cacher. Dans les deux cas, le découragement pourra venir. J’aurais aimé regarder honnêtement la manière dont j’utilisais mon temps — les heures passées devant la télévision, sur le téléphone ou à travailler davantage étaient du temps perdu. Avez-vous du mal à briser vos mauvaises habitudes ? J’aurais aimé savoir qu’il fallait demander à Dieu pour m’aider à développer de nouvelles habitudes qui m’aideraient à rester proche du Seigneur afin de chasser les anciennes. J’aurais aimé savoir que le simple exercice de la maîtrise de soi n’est pas le but de l’étude biblique, de la prière et des autres disciplines spirituelles, mais qu’elles sont des investissements pour l’éternité. Notre Père nous promet une joie encore meilleure que tout ce que nous n’avons jamais connu.
Vous vous demandez peut-être s’il est possible d’aimer la volonté de Dieu plus que la vôtre. J’aurais aimé savoir que lorsque je blessais quelqu’un par mes paroles ou mes actes, gagner une dispute n’apporterait pas de joie, mais que demander pardon, oui (1 Jean 1.8–10). J’aurais aimé apprendre à demander l’aide de Dieu pour faire des choix plus sages. J’aurais aimé savoir qu’en obéissant, je découvrirais que Dieu me donnait la force d’accomplir ce qu’il demande (Philippiens 2.12–13). Nous pouvons apprendre à demander à notre Père de nous aider à faire ce qui est juste (2 Pierre 1.5–8).
Regarder en arrière et avancer
Voici la triste réalité : sans l’aide de Dieu, vous ne remplirez pas votre esprit et votre cœur de sa vérité, de son amour et de sa volonté (Romains 3.10–11). Dieu seul donne des cœurs nouveaux capables d’aimer sur le long terme (1 Pierre 1.22–23). J’aurais aimé savoir qu’il fallait demander sa grâce pour recevoir le désir de le chercher chaque jour (Éphésiens 2.8–9).
Enfin, j’aurais aimé savoir que chaque faiblesse était un cadeau — une invitation de mon Père à connaître son amour et sa puissance pour accomplir l’impossible (2 Corinthiens 12.9). Voulez-vous apprendre à connaître davantage Dieu et son amour ? Une joie et une récompense plus grandes encore nous attendent lorsque nous le cherchons de tout notre cœur, de toute notre âme, de toute notre pensée et de toute notre force (Matthieu 22.37 ; Hébreux 11.6). Cette exhortation biblique est aussi pour vous : « Que chaque génération dise à celle qui la suit combien tes œuvres sont belles. » (Psaume 145.4 BDS).
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