Faire-parts de mariage. Photos de cartes de Noël montrant des familles souriantes, intactes, avec de nombreux petits-enfants en bonne santé. Annonces de naissance. Invitations à des baby shower…
Vous ne considérez peut-être pas l’ouverture de votre courrier comme un moment de tentation, mais cela peut l’être si votre vie ne s’est pas déroulée comme vous l’espériez. Lorsque vous êtes confrontées à toutes les bénédictions évidentes des autres, il peut être difficile d’obéir au commandement de Dieu : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent » (Romains 12.15).
À première vue, ce commandement semble facile à suivre. Qui ne voudrait pas être heureux pour les autres ? Mais lorsque les années passent et qu’elles apportent déception sur déception, l’amertume devient une réaction naturelle à la joie d’une autre personne. C’est pour cela que Dieu nous donne ce commandement, car se réjouir pour les autres ne nous vient pas toujours naturellement. C’est un pas d’obéissance qui doit être fait par la foi.
Alors, comment passer du ressentiment à la joie avec ceux qui se réjouissent ?
Se souvenir de ce que l’on mérite
Pendant des années, ma lutte pour la joie était centrée sur mon célibat. Je voyais mes amies se marier les unes après les autres, mais pas moi. Les filles des amies de ma mère se mariaient, mais moi, j’étais toujours célibataire. Il était très tentant de comparer ma vie à la leur et de compter toutes les raisons pour lesquelles je méritais davantage le mariage que toutes ces heureuses mariées dont je recevais les invitations.
Aujourd’hui, Dieu m’a donné la bénédiction inattendue du mariage, dans la trentaine. Je suis mariée depuis plus d’un an, et c’est un bonheur. Mais je n’ai pas d’enfant, et j’aimerais en avoir un. En même temps, je vois une amie annoncer sur Facebook l’arrivée de son cinquième (ou sixième ?) enfant. D’autres doivent réorganiser leur vie autour de grossesses « surprises » . Mais, pour l’instant, mon ventre est toujours vide. Il est très tentant de ruminer sur les raisons pour lesquelles je mérite davantage un enfant qu’eux.
Ce type de pensée est mortel pour mon âme. Dès que je commence à vivre avec une mentalité d’ayant droit, j’oublie que je ne mérite rien de la part de Dieu. Ce que je mérite, c’est la condamnation éternelle, mais le paiement de Christ à ma place m’a sauvée de la colère divine. Grâce à Dieu !
Il est vrai que vos amis et connaissances ne méritent pas les bénédictions de Dieu, mais vous non plus. Si Dieu donnait la santé, des emplois stables, le mariage, des enfants heureux et des petits-enfants uniquement à ceux qui les méritent, aucune d’entre nous ne posséderait aucune de ces choses. Nous ne les méritons pas.
De plus, lorsque je me concentre sur le fait de savoir si je mérite des bénédictions, je commence à croire que Dieu me refuse ce que je veux parce que je ne le mérite pas. Si je juge constamment les autres de manière critique dans mon esprit, je commence à supposer que c’est aussi comme cela que Dieu me voit. J’oublie qu’il est un Père compatissant qui désire me bénir, non pas parce que je le mérite, mais parce qu’il a fait de moi sa fille.
Croire au corps de Christ
L’apôtre Paul nous donne une raison convaincante de nous réjouir pour les autres chrétiens : nous sommes membres du même corps. « Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui » (1 Corinthiens 12.26). Si nous sommes des parties d’un même corps, alors la bénédiction d’un chrétien est aussi votre bénédiction. Ce qui est bon pour le pied est bon pour la jambe, la main et les yeux.
Les bénédictions ne sont pas un jeu de répartition d’une quantité limitée de bénédictions que Dieu peut accorder. Si une partie du corps reçoit une bénédiction, elle ne l’a pas volée à une autre partie, ni empêché cette dernière de recevoir la même bénédiction dans le timing parfait de Dieu.
Tout ce qui enrichit le corps de Christ enrichit tous ses membres. Si les parents de mon mari lui offrent un cadeau, ils me l’offrent également parce que nous sommes mariées et que tout ce qu’il possède est aussi à moi. De même, lorsqu’une partie du corps est bénie, chaque membre en bénéficie. C’est ce que nous disent les Écritures, encore et encore. Le croirez-vous ?
S’attendre à recevoir de la joie
Même en tenant compte du fait que nous sommes membres d’un même corps, il se peut que vous ne ressentiez pas spontanément de la joie pour quelqu’un d’autre. Ce n’est pas grave. Vous pouvez marcher par la foi et choisir d’obéir. Et même si vous ne ressentez pas immédiatement de la joie dans votre cœur, vous pouvez vous attendre à ce que la joie soit le résultat final.
J’ai une parente qui n’a pas d’enfants. Elle a connu des fausses couches, du chagrin et un divorce. Pendant ce temps, ses amies ont eu des enfants, et ces enfants ont grandi et ont eu leurs propres enfants. Elle aurait pu se replier dans l’amertume et se concentrer sur tout ce qu’elle n’avait pas. Mais au lieu de cela, elle a aimé les enfants et les petits-enfants des autres comme s’ils étaient les siens. Je me considère comme l’un de ceux qu’elle a « adoptés » . Je crois que lorsque Dieu m’a donné un mari, elle était aussi heureuse pour moi qu’elle l’aurait été pour une fille à elle. Son choix de se réjouir de mes bénédictions lui a apporté de la joie et a tenu l’amertume en échec.
Jésus a dit « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir » (Actes 20.35). Vous êtes peut-être celle qui organise une fête pour quelqu’un plutôt que celle pour qui la fête est préparée. Vous êtes peut-être celle qui apporte des repas, plutôt que celle qui les reçoit. Il est plus difficile de donner que de recevoir. Mais nous pouvons nous attendre à ce que les paroles de Jésus soient vraies, et que donner mène à la bénédiction — un autre mot pour le bonheur.
Croyons en ses promesses, obéissons à ses commandements, et entrons dans la joie de ceux qui se réjouissent !
Avez-vous du mal à vous réjouir pour les autres ? Y a-t-il une fausse croyance derrière cette lutte, comme l’idée que Dieu donne des bénédictions à ceux qui les méritent le plus ? Quel pas de foi pourriez-vous faire aujourd’hui pour vous réjouir avec ceux qui se réjouissent ?
Parlons-en...