Le cœur d’une mère qui prie
Leslie : Être appelée à devenir mère, ça va bien au-delà du fait de mettre des enfants au monde…
Janet : Que nous ayons des enfants biologiques ou non, nous sommes toutes des mamans spirituelles pour quelqu’un. Femmes célibataires, sans enfant, ou mère de famille nombreuse, on peut toutes être des femmes de prière. En tant que femmes selon son cœur, Dieu veut que nous puissions encourager ses enfants, à travers la prière.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. C’est le deuxième épisode de cette mini série appelée « Une femme centrée sur Dieu »
C’est vrai : qu’elle soit mère ou non, chaque femme est appelée à investir dans les générations futures par la prière. Chacune de nous peut prier avec un cœur de maman, quelle que soit la saison de notre vie.
Aujourd’hui, nous allons entrer dans la deuxième partie de l’histoire d’Anne, l’une …
Leslie : Être appelée à devenir mère, ça va bien au-delà du fait de mettre des enfants au monde…
Janet : Que nous ayons des enfants biologiques ou non, nous sommes toutes des mamans spirituelles pour quelqu’un. Femmes célibataires, sans enfant, ou mère de famille nombreuse, on peut toutes être des femmes de prière. En tant que femmes selon son cœur, Dieu veut que nous puissions encourager ses enfants, à travers la prière.
Leslie : Vous écoutez Réveille Nos Cœurs. C’est le deuxième épisode de cette mini série appelée « Une femme centrée sur Dieu »
C’est vrai : qu’elle soit mère ou non, chaque femme est appelée à investir dans les générations futures par la prière. Chacune de nous peut prier avec un cœur de maman, quelle que soit la saison de notre vie.
Aujourd’hui, nous allons entrer dans la deuxième partie de l’histoire d’Anne, l’une des épouses d’un homme qui s’appelait Elkana. La Bible mentionne que Penina, l’autre femme d’Elkana, avait des enfants, tandis qu’Anne n’en avait pas. D’ailleurs, vous pouvez lire ce récit dans 1 Samuel ch.1 Dans le contexte social de l’époque, une femme qui ne pouvait pas avoir d’enfant était mal considérée ; on pensait que sa stérilité était une punition de Dieu. De plus, Anne subissait régulièrement les moqueries de Penina. Mais Anne s’est tournée vers Dieu et nous allons maintenant la retrouver en train de prier avec ferveur dans le temple, pour que le Seigneur lui donne d’avoir un enfant. Et c’est alors qu’elle va lui adresser un vœu qui paraît très étrange…
Janet : Donc on continue l'histoire d’Anne dans le livre de 1 Samuel, au chapitre 1, et on est maintenant au verset 11. On peut lire ici le vœu qu’Anne a fait :
« Éternel, maître de l’univers, si tu consens à regarder la détresse de ta servante, si tu te souviens de moi, si tu n’oublies pas ta servante et lui donnes un fils [on l’a vu, elle aurait pu — comme la plupart d’entre nous l’auraient fait — s’arrêter là dans sa prière. “Donne-moi un fils.” C’est ça qu’elle veut, clairement, non ? Mais oh là là… elle ne s’arrête pas là. Elle dit :], je le consacrerai à l’Éternel pour toute la durée de sa vie.. »
Attendez une seconde. La seule chose qu’elle supplie Dieu de lui donner, c’est un fils — plus que tout au monde. Entre l’amertume, les moqueries de Peninna, sa stérilité, en sachant très bien que c’est Dieu lui-même qui l’a permise… “Oh Dieu, donne-moi un fils, donne-moi un fils.” C’est totalement compréhensible, c’est humain. Et là — “Je te le rendrai tout de suite après” ? On s’est déjà posé la question dans le dernier épisode : est-ce que nous aurions pu faire cette prière ? Est-ce qu’on aurait pu faire cette prière ? Est-ce qu’on aurait pu dire : « Dieu, si tu me donnes la seule chose que je désire plus que tout au monde… je te la rendrai tout de suite après » ? Comment Anne a-t-elle pu faire ça ? Parce qu’elle vivait centrée sur Dieu.
C’est parce que sa relation avec le Dieu vivant lui permettait de dire : « Seigneur, je te fais confiance. Je peux me remettre entièrement entre tes mains. Je crois que tu pourvoiras à mes besoins, je crois en ta compassion et en tes soins. Seigneur, donne-moi cet enfant, et laisse-moi te montrer combien je t’aime… en te le rendant. » C’est vraiment une prière magnifique.
Puis elle ajoute : « Le rasoir ne passera pas sur sa tête » . Personne ne lui coupera un seul cheveu. Les cheveux ont une signification particulière, surtout dans l’Ancien Testament. Ils représentaient une forme de protection, de couverture. Anne était presque en train de prophétiser, sans même connaître encore cet enfant, ni son nom, ni la manière dont Dieu allait l’utiliser. « Ô Dieu, je demande ta protection, pas un seul cheveu de sa tête ne sera coupé. »
Pendant qu’Anne continuait de prier l’Éternel, Éli observait sa bouche et le mouvement de ses lèvres. Je voudrais dire un mot sur le temple. Imaginons bien la scène. C’est là que tous ces aspects de l’étude biblique — l’anthropologie, l’histoire, la culture — prennent tout leur sens. Tout cela rend ces histoires encore plus vivantes.
Ce n’était pas comme le temple de Jérusalem. C’était un autre type de temple. Un temple, oui, mais fait de colonnes et de tentures de lin suspendues. Le vent soufflait à travers, et même si Anne se trouvait en arrière, à l’endroit réservé aux femmes, le vent faisait bouger les tentures et Éli, le prêtre, pouvait tourner la tête et la voir en train de prier.
Imaginez ce moment — un cri du cœur. L’avez-vous déjà vécu ? Avez-vous déjà crié vers Dieu dans un silence absolu, mais avec les lèvres qui bougent, simplement parce que la prière déborde en nous, et que nos lèvres suivent ce qui monte de notre âme ? Je suis sûre que chacune d’entre nous a déjà fait ça. Parfois, c’est plus fort que nous ; on ne peut pas l’arrêter. On a besoin de le laisser sortir, parce que c’est trop fort pour rester en dedans de nous. On se tient là, devant le trône de grâce, en train de supplier notre grand Roi.
Et que fait Éli ? Il la regarde. Comme Anne priait dans son cœur, ses lèvres bougeaient, mais aucun son ne sortait… Éli pense : « Elle est ivre. » Franchement, est-ce que ce n’est pas agaçant, ça ? Elle subit les moqueries de Péninna depuis des années. Elle monte au temple pour prier, pour faire ce vœu à Dieu … Elle répand son cœur devant l’Éternel, et là, le prêtre pense qu’elle est ivre. Remarquez bien son choix de mots — c’est ça qui m’a frappée — il lui dit : « Jusqu’à quand seras-tu ivre ? » (v. 14)
Quelle accusation. Il ne s’agit pas simplement d’être ivre un moment. Éli a l’air de sous-entendre carrément qu’Anne est alcoolique. Et à cette époque, c’était grave et un réel problème. Il faut nous rappeler que le temple était souillé, le pays en plein désordre… donc ce genre d’accusation était fort, et ce sont des choses qui pouvaient arriver. Il l’accuse d’être une femme ivre. Combien est sage sa réponse.
« Ce n’est pas cela, mon seigneur. Je suis une femme à l’esprit abattu, je n’ai bu ni vin ni boisson enivrante, mais j’épanchais mon cœur devant l’Éternel. Ne prends pas ta servante pour une femme légère, car c’est le trop-plein de ma douleur et de mon chagrin qui m’a fait parler jusqu’à présent. » (v. 16)
Anne répond dans la douceur même si le texte biblique ne rapporte aucune excuse de la part d’Éli. N’y a-t-il pas là une leçon pour nous, en tant que femmes de Dieu ? Son esprit doux, la façon dont elle répond à cette fausse accusation, et la grâce avec laquelle elle s’exprime.
Éli lui dit alors :
« Pars en paix et que le Dieu d’Israël exauce la prière que tu lui as adressée ! » (v. 17).
À cette époque, quand un prêtre faisait ce genre de déclaration, c’était souvent perçu comme quelque chose de prophétique. Donc, si le prêtre le disait, elle pouvait raisonnablement penser que peut-être — peut-être — sa prière serait exaucée. Elle répond :
« Que ta servante trouve grâce à tes yeux ! Cette femme s’en alla. Elle se remit à manger et son visage ne fut plus le même. » (v. 18).
Un petit détail nous est donné ici, et je l’apprécie beaucoup. Anne se remit à manger. Il y a un lien entre le fait de manger et de se sentir mieux. :)
Et puis le temps qui passe… Ce qui est génial avec la Bible, c’est qu’on peut lire le chapitre 1 et le chapitre 2 à la suite, et tout ça nous prend à peine cinq minutes. Mais lorsqu’on lit la « biographie » d’Anne, il faut vraiment entrer dans son vécu, voir les choses de son point de vue. Elle ne sait pas comment l’histoire va se terminer.Elle doit simplement faire confiance à Dieu, n’est-ce pas ? Vous et moi, on connaît la fin de l’histoire ; toutefois on a le privilège de plonger dans son expérience et d’observer comment elle choisit de lui faire confiance. A chaque moment. Donc que se passe-t-il alors ?
« Ils se levèrent de bon matin et, après avoir adoré l’Éternel, ils partirent et retournèrent chez eux à Rama. Elkana eut des relations conjugales avec Anne, sa femme, et l’Éternel se souvint d’elle. » .(v. 19–20)
Pas besoin de vous faire un dessin. On comprend bien de quoi il est question ici. Elkana s’est donc uni à Anne. Et on aurait toutes les raisons de penser qu’elle n’est sûrement pas tombée enceinte tout de suite.
« J’ai fait un vœu, Seigneur. Si tu me donnes un fils, je te le rendrai. Tous les jours de sa vie, il sera à toi. C’est ma façon de te remercier pour ce don souverain, pour ta miséricorde et ton amour envers ta servante. »
Elle a reçu une fausse accusation de la part du prêtre. Elle n’a pas répliqué, au contraire, elle a répondu avec grâce et douceur et est rentrée chez elle… Et ensuite, « au cours de l’année… » … Elle marche encore par la foi, à faire confiance à Dieu à chaque instant — « Est-ce que le prêtre avait raison ? Est-ce que je vais concevoir ? Est-ce que j’aurai un fils ? Oh non Pennina…. Pas aujourd’hui… » Mais elle continue malgré tout, pas à pas, à lui faire confiance.
« Dans le cours de l’année, Anne devint enceinte et elle mit au monde un fils qu’elle appela Samuel, car, dit-elle, je l’ai demandé à l’Éternel. » (v. 20)
Waouh. Et l’histoire ne s’arrête pas là. Maintenant, elle veut le consacrer, parce que son vœu était : « Éternel… si tu me donnes un fils, je le consacrerai à l’Éternel pour toute la durée de sa vie. »
C’est dur. Vous voulez ce petit garçon. Ce bébé, il a grandi en vous, il a donné des coups, il a bougé dans votre ventre, il a eu le hoquet. Vous avez maintenant les crampes que Peninna a connues. Vous savez ce que c’est. Chaque jour pendant ces neuf mois de grossesse, à chaque mouvement, chaque petit coup, chaque vibration, elle devait faire une prière silencieuse : « Oui, Seigneur, il est à toi. Oui, Seigneur, il est à toi. »
Elle n’a jamais reculé. Elle a renoncé à son enfant encore et encore, à chaque instant, nous rappelant cette réalité profonde : nos enfants ne nous appartiennent pas. Ils ne nous ont jamais appartenu, ils sont à lui. Ils nous sont prêtés temporairement. Dieu nous permet de toucher leur cœur, leur esprit, de leur transmettre la vérité, de leur faire connaître et aimer le Sauveur, de les amener à aimer sa Parole. Mais au final, ils sont à lui, et à lui seul.
J’ai moi-même vécu cette réalité d’une manière très forte. Il était trois heures du matin, et un policier se tenait devant notre porte. Il a dit : « Vous avez un fils qui s’appelle Sam ? » On a répondu : « Oui. » Et il a dit : « Votre fils a reçu une balle dans la tête. On ne sait pas s’il est mort ou vivant. »
Et pendant trois heures, en pleine nuit, à travers les montagnes Blue Ridge, tout ce qu’on pouvait faire, c’était se tenir la main et prier en silence, sans savoir si, en arrivant là-bas, notre Samuel serait vivant… ou non.
Dans le calme profond de cette nuit, Dieu m’a doucement rappelé : « Janet, il ne t’a jamais vraiment appartenu. » Et tout ce que j’ai pu dire, c’était : « Merci, Père, parce qu’il te connaît comme Seigneur. S’il est parti, alors il est absent du corps mais présent auprès de toi. Et s’il est encore là, toi, le Grand Médecin, tu es déjà passé avant nous. Alors je te loue et je te remercie. »
Mais tout au long de cette nuit, j’ai senti que je devais relâcher ma prise, lâcher prise… parce que je comprenais qu’il n’était pas à moi — il était à lui.
Quand Sammy est né, je disais sans cesse : « Cet enfant, je l’ai demandé au Seigneur, et il m'a accordé ce que je lui avais demandé. » C’est facile à dire au début. Mais… et si je devais le laisser partir avant le moment que moi je jugeais juste ?
Grâce à Dieu, Sammy s’est remis. Après de longs, très longs mois de thérapie et de rééducation. Aujourd’hui, il est marié, et il nous a donné trois petits-enfants. Notre Dieu est un Dieu extraordinaire.
Ensuite, que fait Anne ? Quand Elkana est monté avec toute sa famille pour offrir à l’Éternel le sacrifice annuel et accomplir son vœu, elle n’est pas montée pas à Silo. Elle a dit à son mari : « Lorsque l’enfant sera sevré, je l’y conduirai afin qu’il soit présenté devant l’Éternel et qu’il reste là pour toujours. » (v. 21–22)
Permettez-moi de reparler un peu des coutumes de l’époque. Le sevrage, à cette époque-là, était généralement autour de l’âge de trois ans. Cela signifie que pendant trois ans — trois ans — trois ans, elle lui a appris à nouer ses sandales. Elle lui a montré comment faire ses petites corvées ; elle lui a appris à prier, à préparer son petit lit ; elle l’a élevé dans la crainte et l’amour du Seigneur. Et chaque jour, Anne savait qu’elle se rapprochait du moment où elle devrait le laisser partir et le remettre à l’Éternel.
Comment a-t-elle bien pu faire ça ? Elle l’a fait parce qu’elle était une femme selon le cœur de Dieu. Elle l’a fait parce que sa vie était centrée sur Dieu, et non sur elle-même. Elle aurait eu mille raisons — même selon les standards d’aujourd’hui — de dire : « Et moi, alors ? » Mais elle a choisi de faire confiance à Dieu. Elle se dit : « Seigneur, je ne sais pas ce que l’avenir me réserve, mais je sais que tu tiens l’avenir entre tes mains. Tu m’as donné cet enfant, et Père, je vais tenir parole, je vais te le rendre, et il sera à toi tous les jours de sa vie. »
Anne a lâché prise — elle s’est abandonnée. Elle a dit : « Oui, Seigneur. » Voilà comment elle a pu le faire. Sinon, comment aurait-elle pu ? En agissant ainsi, elle devient pour nous un modèle magnifique, un exemple de ce que signifie d’être une femme selon le cœur de Dieu.
On comprend bien qu’à ce moment-là, elle a aussi besoin de l’accord de son mari. Elkana lui répond :
« Fais ce qui te semblera bon, attends de l’avoir sevré. Seulement, que l’Éternel accomplisse sa parole ! » La femme resta donc là et elle allaita son fils jusqu’au moment de son sevrage. (v. 23)
Ce vœu avait été approuvé par Elkana ; Samuel était son enfant aussi. Elle avait le soutien de son mari. Elle a tenu sa promesse. Chaque jour, elle prenait soin de ce petit, en l’aimant, en le berçant, en caressant son front fiévreux quand ses premières dents sont sorties. Elle savait que lorsqu’il serait sevré, à trois ans, elle l’emmènerait au temple. Mais à trois ans, c’est encore un bébé ; regardez l’intimité et la tendresse qu’il y a dans l’allaitement.
Si vous le pouvez, prenez avec moi Ésaïe 49.15 — juste pour souligner que Dieu comprend ce lien profond entre une mère et l’enfant qu’elle allaite.
« Une femme oublie-t-elle l’enfant qu’elle allaite ? N’a-t-elle pas compassion du fils qui est sorti de son ventre ? Même si elle l’oubliait, moi je ne t’oublierai jamais. »
Vous vous rendez compte à quel point c’est profond ?
Voici le Dieu de toute la création, celui qui a eu l’idée même de l’allaitement, de ce lien, de cette connexion incroyable entre une mère et son enfant. Quand la vie et la subsistance de ce petit, vient du corps de sa mère… ces moments où il s’endort dans nos bras, où on sent cette odeur de bébé si douce, où il enroule son petit doigt autour du nôtre en tétant. Et pourtant, les Écritures disent qu’un jour on va finir par oublier tout ça. Mais vous savez quoi ? Aussi profond, aussi intime, aussi nourrissant que soit ce moment, notre grand Dieu se tourne vers nous et dit : « Je ne t’oublierai jamais. »
Cela ne nous coupe-t-il pas le souffle ? « Je ne t’oublierai jamais. » Aussi intime, aussi maternelle, aussi universelle que soit cette expérience d’une mère qui allaite son enfant, elle finit par s’effacer. Mais Dieu dit : « Je ne t’oublierai jamais. » L’amour du Père pour nous est profond, vaste, immense. Poursuivons dans notre texte, au chapitre premier de 1 Samuel :
« Quand elle l’eut sevré, elle le fit monter avec elle à Silo. Elle prit 3 taureaux, 22 litres de farine et une outre de vin. Elle conduisit l’enfant à la maison de l’Éternel à Silo alors qu’il était encore tout jeune. Ils égorgèrent les taureaux et conduisirent l’enfant à Éli. Anne dit : ‘Mon seigneur, pardon, aussi vrai que ton âme vit, mon seigneur, c’est moi qui me tenais ici près de toi pour prier l’Éternel. C’était pour cet enfant que je priais, et l’Éternel a exaucé la prière que je lui adressais. Aussi, je veux le prêter à l’Éternel ; il sera toute sa vie prêté à l’Éternel.’ Et ils se prosternèrent là devant l’Éternel. » (v. 24-28)
En avançant un peu plus loin dans le deuxième chapitre jusqu’au verset 18, on peut lire :
« Samuel faisait le service devant l’Éternel et cet enfant était habillé d’un éphod en lin. »
C’était un petit vêtement sans manches porté par-dessus la tunique. Et le texte dit : « Sa mère lui faisait chaque année une petite robe » . Ça aurait pu dire un vêtement ou une tunique, simplement. Mais le fait que ce soit écrit une petite robe nous rappelle qu’il était encore tout petit.
Une fois par an, elle pouvait le voir et lui apporter un nouveau vêtement — une fois par an. Elle le lui apportait quand elle montait pour offrir le sacrifice annuel. À quoi pouvait ressembler cette visite ? « Samuel, comme tu as grandi ! Samuel, je n’avais jamais remarqué à quel point tes yeux sont bleus. Samuel, est-ce que tu te souviens de moi ? Samuel, tu appartiens à Dieu. »
Quand ils repartaient pour retourner à Rama, dans le calme de ce voyage du retour, Anne pensait peut-être : Encore un an avant de pouvoir revoir mon enfant... Ou est-ce qu’elle pensait plutôt : Seigneur, tu es si bon, si bienveillant. Tu m’as accordé ce que je t’avais demandé. Père, quel privilège et quelle joie de pouvoir te le redonner aussitôt ? Je crois que c’était la deuxième pensée.
« Eli bénit Elkana et sa femme en disant : ‘Que l’Éternel te fasse avoir des enfants de cette femme pour remplacer celui qu’elle a prêté à l’Éternel !’ Et ils repartirent chez eux. Lorsque l’Éternel fut intervenu pour Anne, elle devint enceinte et elle eut trois fils et deux filles. »
Prends ça, Pennina ! :) Au moment où elle a offert son fils, elle ne savait pas que cela arriverait. Mais regardez comment est notre Dieu — Il fait infiniment au-delà de tout ce que nous pourrions demander. « Est-ce que nous lui faisons confiance ? Est-ce que nous sommes prêtes à tout lui remettre ? Est-ce que Dieu nous aime ? » Quelle histoire incroyable.
« Quant au jeune Samuel, il grandissait devant l’Éternel. »
C’est fou, la puissance des prières d’une maman.
Quand on lit le Magnificat, le cantique de Marie, on peut voir comment Marie, quand elle reçoit cette bonne nouvelle, répond : « Je suis la servante du Seigneur. Que ta parole s’accomplisse pour moi ! »
Anne a prié pour un fils qui allait transformer une nation. Marie a prié, et Dieu lui a donné un Fils qui allait transformer le monde. Les prières d’une mère sont d’une grande efficacité. Je crois qu’il y a là quelque chose à apprendre pour nous, les femmes qui prient : qu’on ait des enfants biologiques ou non, nous sommes toutes des mamans spirituelles pour quelqu’un. Femmes célibataires, sans enfant, ou mère de famille nombreuse, on peut toutes être des femmes de prière.À travers la prière, Dieu nous met en position d’être des femmes selon son cœur pour ses enfants. Et lorsque nous serons enfin dans la gloire, auprès de Dieu, nous rencontrerons celles et ceux pour qui nous avons prié fidèlement.
L’histoire d’Anne nous enseigne exactement ce que signifie être une femme selon le cœur de Dieu. Sa vie était centrée sur Dieu. Elle a lâché prise sur ses propres plans et a dit : « Seigneur, c’est toi qui décides. Pas moi. » Elle a ensuite fait confiance à Dieu : « Seigneur, je crois que tu peux répondre à cette prière. Je le crois tellement que je retourne à la maison. Je vais manger. Je me sens bien. Je te fais pleinement confiance. Je crois en toi. » Et puis elle a dit : « Oui, Seigneur. Oui, Seigneur. Oui, Seigneur. Oui, Seigneur. »
C’est une histoire très forte, mais aussi très difficile, car la maternité agit parfois comme un feu purificateur venant de Dieu. Le feu du fondeur… Quand on pense à avoir un bébé, on imagine les couvertures toutes douces, les hochets, les jouets… Mais la réalité, c’est que parfois, ce bébé est justement le feu purificateur que Dieu a choisi pour nous. Ce feu qui nous façonne à travers le fait de lâcher prise, de renoncer, de faire confiance, de croire qu’il est Dieu.
C’est une histoire incroyable. Anne est un exemple profond de ce que signifie être une femme selon le cœur de Dieu. Puissions-nous, comme elle, vivre des vies centrées sur Dieu, apprendre à lui faire entièrement confiance, et puis dire : « Oui, Seigneur. Oui, Seigneur. »
Leslie : C’est vraiment ça, la clé — vivre une vie centrée sur Dieu, lui faire complètement confiance et dire : « Oui, Seigneur. » Qu’on soit mariée ou pas, avec ou sans enfant biologique, Dieu veut former en nous un cœur de mère spirituelle. Un cœur qui crie vers Dieu, en voyant ce qui se passe dans notre monde, dans la politique, le terrorisme, l’économie, la désintégration morale, l’effritement du mariage. Et peut-être encore plus près de nous : des foyers brisés, des vies brisées, des enfants prodigues. Un cœur qui se présente devant le trône de Dieu et implore sa grâce.
Chères amies, dans ces deux podcasts on a été invitées à vivre des vies centrées sur Dieu. Et il se peut que vous souhaitiez en savoir davantage sur le cœur d’une mère selon Dieu. Nous avons préparé pour vous un nouveau podcast intitulé « Aimez vos enfants » . Vous trouverez toutes les informations à ce sujet sur le site de Réveille Nos Cœurs. A tout bientôt !
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Tous les extraits de la Bible sont tirés de la version Segond 21.
Réveille Nos Cœurs est le ministère francophone de Revive Our Hearts avec Nancy DeMoss Wolgemuth.
Avec les voix de Rachel Denis et Jeannette Kossmann.
Quelle que soit la saison de votre vie, Réveille Nos Cœurs vous encourage à trouver la liberté, la plénitude et à porter du fruit en Christ.
Le message a été apporté à l'origine par Janet Parshall