Quand l’Esprit fait brûler la Parole de Dieu dans nos cœurs, on ne peut pas la garder pour nous ! C’est ce qui est arrivé aux disciples sur le chemin d’Emmaüs, et cela peut aussi t’arriver. Nancy en parle dans son message tiré de Luc 24.
Transcript
Je vais juste dire merci à vous toutes d’être venues ce week-end : merci à toutes celles et ceux qui se sont occupés de vos enfants à la maison, merci à celles qui nous ont rejointes en ligne, et merci aux centaines de personnes du staff, aux volontaires, et à toutes celles qui ont servi (ici et ailleurs) pour que ce week-end puisse avoir lieu.
Merci à toutes celles et ceux qui ont pris la parole, et merci à toutes les participantes. Nous sommes tellement reconnaissantes.
Une des choses pour lesquelles vous pouvez prier — pour moi, pour mon équipe, pour toutes les personnes qui ont parlé, et pour nous toutes — c’est ce que j’appelle parfois « la bataille après la bataille ».
C’est comme si on avait été aux portes du ciel, parfois pendant quinze minutes… parfois pendant quinze heures… puis on rentre à la …
Je vais juste dire merci à vous toutes d’être venues ce week-end : merci à toutes celles et ceux qui se sont occupés de vos enfants à la maison, merci à celles qui nous ont rejointes en ligne, et merci aux centaines de personnes du staff, aux volontaires, et à toutes celles qui ont servi (ici et ailleurs) pour que ce week-end puisse avoir lieu.
Merci à toutes celles et ceux qui ont pris la parole, et merci à toutes les participantes. Nous sommes tellement reconnaissantes.
Une des choses pour lesquelles vous pouvez prier — pour moi, pour mon équipe, pour toutes les personnes qui ont parlé, et pour nous toutes — c’est ce que j’appelle parfois « la bataille après la bataille ».
C’est comme si on avait été aux portes du ciel, parfois pendant quinze minutes… parfois pendant quinze heures… puis on rentre à la maison, et on a l’impression de découvrir que notre mari a laissé les enfants regarder des choses qu’on ne voulait pas qu’ils regardent. Et là, on « pète un câble ».
Rappelez-vous : ce qu’on a vécu ici était précieux, mais nous sommes faites de chair. Nous sommes vulnérables. Nous avons besoin de la protection de Jésus, de sa vérité, de son Esprit — dans la bataille… et après la bataille. On en a besoin tout le temps.
Alors prions les unes pour les autres, dans les jours qui viennent, quand tout sera fini.
Je vais parler à mon mari ce soir, quand je serai vraiment très fatiguée… et la manière dont je vais lui parler ce soir est beaucoup plus importante que la manière dont je vous parle aujourd’hui. Et c’est pareil pour vous, chez vous. Que Dieu nous protège.
Je veux aussi dire ceci : pendant quelques jours, nous avons eu ici des femmes de 90 pays différents qui nous ont rejointes ce week-end. C’est vraiment précieux.
Alors, comme Jackie dit… allez, on y va. C’est parti.
Luc 24 : je vous invite à ouvrir votre Bible dans l’Évangile de Luc, au chapitre 24. C’est assez long, et je vais essayer de vous guider à travers ce chapitre. On ne va pas tout voir, mais j’aimerais que vous puissiez repartir avec quelque chose de ce passage.
Quand on lit ce chapitre, on remarque une centralité de la Parole. Je n’avais jamais vu autant ce qu’on voit ici : la Parole écrite et la Parole vivante.
Quand on arrivera aux versets qui parlent vraiment de cela, vous verrez sur l’écran le texte surligné, avec les références : chaque fois qu’il est question de la Parole — le Verbe, la Parole de Dieu. Et on verra que la Parole donne la vie, qu’elle change des vies, qu’elle transforme des vies.
Je vais d’abord lire le dernier verset de Luc 23, verset 49.
Luc raconte l’histoire de la crucifixion : Jésus a été mis à mort. Il a été pendu entre deux criminels. À midi, il a fait nuit pendant trois heures. Le voile s’est déchiré, pour que nous puissions avoir accès à Dieu de nouveau. Puis Jésus a rendu son dernier souffle… et il est mort.
Luc 23.49 :
« Mais tous ceux qui connaissaient Jésus, et les femmes qui l’avaient accompagné depuis la Galilée, se tenaient à distance et regardaient ce qui se passait. »
Dans les versets suivants, on voit Joseph d’Arimathée venir chercher le corps de Jésus. Il le met dans un tombeau, et on apprend que le sabbat allait commencer : c’est donc tard, le vendredi soir.
Les femmes qui étaient là, qui ont regardé la crucifixion, continuent de suivre le corps de Jésus. Au verset 55, elles regardent le tombeau, et comment son corps y est placé. Puis elles s’en retournent, elles préparent des aromates et des parfums, et elles observent le sabbat — c’est-à-dire du vendredi soir au samedi soir, selon le commandement.
Et voici la première référence à la Parole de Dieu dans ce passage : ces femmes connaissaient la Parole de Dieu. Même si elles n’avaient pas une Bible physique, au milieu de l’énorme perte, du deuil, et de la souffrance, elles gardent fidèlement les commandements de Dieu.
Dieu avait commandé d’observer le sabbat, de le garder saint. Elles auraient pu se dire : « On a une bonne excuse, aujourd’hui, pour ne pas le faire. » Mais non. Elles obéissent à la Parole de Dieu.
Puis on arrive au chapitre 24, verset 1.
Le premier jour de la semaine — donc, pour nous, le dimanche — très tôt le matin, les femmes vont au tombeau avec les épices qu’elles avaient préparées.
Vous vous rappelez ce qu’elles découvrent ? Elles voient que la pierre a été roulée. Le corps de Jésus a disparu. Deux hommes leur apparaissent, dans des vêtements resplendissants — nous savons maintenant que ce sont des anges.
Les femmes sont terrifiées. Évidemment qu’elles sont terrifiées. Elles se demandent : « Qu’est-ce qui se passe ? »
Et ces hommes leur disent :
« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? »
Puis au verset 6 :
« Il n’est pas ici, mais il est ressuscité. »
Alors, nous, on se dit : « Ah oui ! Il est ressuscité ! » C’est ce qu’on dit à Pâques : « Il est ressuscité ! » Mais ce message n’est pas celui que les femmes attendaient. Elles venaient trouver un corps sans vie : le corps de celui qu’elles avaient suivi et aimé.
Et les anges ajoutent :
« Souvenez-vous de quelle manière il vous a parlé… Souvenez-vous quand il était encore en Galilée, et qu’il disait : “Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié, et qu’il ressuscite le troisième jour.” »
Et alors, au milieu de leur confusion, de leur tristesse et de leur peur, elles se souviennent des paroles de Jésus.
Elles avaient besoin qu’on leur rappelle ce que Jésus avait dit. Et c’est la Parole de Christ qui transforme leur terreur en clarté, en foi, et finalement en joie.
Sa Parole nous donne la paix, au milieu de circonstances qui n’ont aucun sens pour nous, humains. Ça paraît complètement fou. On est confus. On se dit : « Ce n’est pas possible. » Et pourtant, elles se rappellent sa Parole : ce qu’il avait dit.
Alors, quand vous allez rentrer à la maison — ou quand vous retournez à l’église, au travail, là où c’est peut-être difficile — rappelez-vous sa Parole.
Au verset 9, elles quittent le tombeau pour annoncer tout cela aux onze et à tous les autres : Marie de Magdala, Jeanne, Marie mère de Jacques, et les autres femmes avec elles.
Elles racontent aux apôtres ce qui s’est passé. Mais leurs paroles leur paraissent une folie, une niaiserie, et ils ne croient pas ces femmes.
Pierre, lui, se lève et court au tombeau. On sait par Jean 20 que Jean est avec lui. Il se baisse, regarde, et ne voit que les bandelettes à terre. Puis il repart chez lui, étonné de ce qui est arrivé.
Verset 13.
Ce même jour — donc toujours le dimanche, le jour de la résurrection — c’est une journée très longue. Les femmes sont parties au tombeau très tôt. Et maintenant, dans la même journée, une autre scène commence.
Deux disciples sont en route vers un village nommé Emmaüs, à soixante stades de Jérusalem. Au verset 18, l’un d’eux s’appelle Cléopas. L’autre, on ne sait pas qui c’est : peut-être sa femme, peut-être un ami. Ce sont des disciples qui marchent ensemble.
Le texte montre qu’ils font partie de ceux qui connaissaient Jésus, qui avaient entendu le rapport des femmes, qui avaient entendu ce qu’elles avaient vu et entendu au tombeau… mais ils avaient pensé que les femmes étaient folles. Ils ne les ont pas crues.
Au verset 14, ils s’entretiennent de tout ce qui s’est passé. Ils discutent — intensément. Ce ne sont pas des touristes : ce sont des disciples, des gens qui faisaient partie du groupe de ceux qui suivaient Jésus.
Et pendant qu’ils discutent… Jésus lui-même s’approche, et fait route avec eux.
C’est tellement précieux.
Et combien de discussions, de disputes, ont lieu aujourd’hui parmi les croyants, à propos de ce qui se passe dans notre pays, dans notre monde ? Il y a tellement de confusion, tellement de conversations qui s’enflamment… mais je suis tellement reconnaissante que Jésus lui-même se rapproche de nous dans ces moments-là.
Il est avec nous. Il est en nous. Il marche avec nous par son Esprit. Il entre dans nos conversations, dans nos moments de confusion.
Et il le fera aussi chez vous. Il le fera quand vous vous disputerez avec votre mari, avec votre adolescent, ou même avec votre enfant de deux ans… qui est en train de gagner la discussion. Jésus lui-même viendra à vous, par son Esprit en vous, et il marchera avec vous.
Et ce qu’il fait ensuite change tout.
Au verset 16 : leurs yeux sont empêchés de le reconnaître. L’Esprit doit ouvrir nos yeux, pour que nous puissions reconnaître Jésus.
Ils sont avec lui. Ils ont sûrement passé du temps avec lui. Mais à ce moment-là, Jésus est glorifié dans son corps, et leurs yeux sont empêchés de le reconnaître. Ils ne peuvent pas le contempler.
Au verset 17, Jésus leur dit :
« Quels sont ces propos que vous échangez en marchant ? »
Et ils s’arrêtent. Ils ont l’air attristés, découragés. Il y a quelque chose qui pèse sur eux.
Cléopas répond :
« Es-tu le seul habitant de Jérusalem qui ne sache pas ce qui s’y est passé ces derniers jours ? »
Et j’aime beaucoup la réponse de Jésus au verset 19 :
« Quoi ? Quelle chose ? »
(Comme si Jésus disait : « Dites-moi. Qu’est-ce qui vous pèse ? Qu’est-ce qui se passe dans votre cœur ? »)
Évidemment, Jésus savait. Il savait exactement ce qui s’était passé. Il savait qu’ils étaient abattus. Mais avant de répondre à leurs questions, avant de traiter leur détresse émotionnelle, il veut qu’ils expriment ce qu’ils pensent — où est le problème dans leur cœur.
Alors ils déversent tout.
Ils disent :
« Ce qui s’est produit au sujet de Jésus de Nazareth… un prophète puissant en œuvres et en paroles devant Dieu et devant tout le peuple. Nos principaux sacrificateurs et nos chefs l’ont livré pour être condamné à mort, et l’ont crucifié. Nous espérions que c’était lui qui délivrerait Israël… »
Puis ils ajoutent :
« Voilà déjà le troisième jour… Quelques femmes d’entre nous nous ont étonnés : elles sont allées de bon matin au tombeau. Elles n’ont pas trouvé son corps. Elles ont dit que des anges leur étaient apparus, et qu’ils déclaraient qu’il était vivant. Quelques-uns des nôtres sont allés au tombeau : ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit… mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
Ouf. Ils lâchent tout. Pensées confuses, désordonnées, découragées… et Jésus écoute patiemment.
Et nous sommes tellement reconnaissantes qu’il fasse cela. Oui, il peut supporter nos pensées confuses.
Ils connaissaient Jésus. Ils l’aimaient. Mais leurs espoirs avaient été anéantis.
« On espérait… On espérait que c’était lui… le Messie… celui qui nous avait été promis… Mais il est mort. Et même s’il y a une rumeur qu’il est vivant… on ne comprend pas. Les pièces du puzzle ne s’emboîtent pas. »
Et n’est-ce pas ce que nous vivons aussi, parfois ?
On espérait… mais les choses ne se passent pas comme on l’aurait espéré, dans ce monde déchu.
Oui, on connaît Jésus, on l’aime… mais on vit dans un monde confus. Un monde de douleur. Un monde où, parfois, on a l’impression que le mal triomphe.
Peut-être chez vous, au travail, dans votre communauté. Les justes souffrent. Dans certaines parties du monde, des gens meurent. Je lisais hier qu’il y a des milliers de personnes au Nigéria qui ont été tuées à cause de leur foi… et on n’en parle pas dans les informations. Voilà le monde dans lequel nous vivons.
« Nous espérions… »
J’espérais qu’il sauverait mon mariage.
J’espérais que mon fils prodigue reviendrait.
J’espérais un mari pieux.
J’espérais un enfant.
J’espérais… j’espérais… j’espérais…
Alors, comment Jésus répond-il ?
Regardez ce qu’il ne dit pas. Il ne dit pas : « Écoutez, c’est moi ! Regardez, je suis là ! Je suis bien vivant ! Réjouissez-vous ! »
Non.
Au verset 25, Jésus dit :
« Hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! Le Christ ne devait-il pas souffrir de la sorte pour entrer dans sa gloire ? »
C’est exactement le même mouvement que les anges, au tombeau : “Souvenez-vous…”
Jésus prend leurs espoirs déçus, leurs cœurs brisés, et il les ramène à la Parole.
Quand Jésus parle à ces deux disciples découragés, par où commence-t-il ? Il commence par la Parole.
Et pas seulement par « un psaume réconfortant ». Il les amène aux prophètes de l’Ancien Testament.
Ce n’est pas forcément l’endroit où j’irais spontanément pour réconforter quelqu’un… mais Jésus sait exactement de quelle partie de l’Écriture ils ont besoin.
L’Ancien Testament indiquait clairement qu’il était nécessaire que le Messie souffre avant d’être glorifié.
Petite parenthèse : si Jésus a dû souffrir avant d’entrer dans sa gloire, à combien plus forte raison pour nous ?
D’abord la croix… ensuite la couronne.
D’abord mourir à soi-même… ensuite être amené à Dieu.
Mais ces disciples n’arrivaient pas à relier les points. Ils avaient étudié Moïse et les prophètes. Ils connaissaient leur Bible. Et pourtant… ça n’avait aucun sens.
Alors au verset 27 :
« Et, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliqua, dans toutes les Écritures, ce qui le concernait. »
Jésus vient, il connaît les Écritures, et il les explique. Il éclaire leur intelligence. Et ils comprennent que Moïse, les prophéties, toute l’Écriture… parlait de Jésus.
Et cela me rappelle que vous et moi, nous dépendons de l’Esprit de Jésus — la Parole vivante — pour rendre la Parole écrite compréhensible, et pour nous conduire à Jésus à travers sa Parole.
On ne peut pas le faire par nous-mêmes.
Il y a des gens très intelligents, qui connaissent très bien leur Bible, qu’on voit parfois sur des podcasts ou à la télévision… et pourtant ils ne connaissent pas Jésus, parce que leurs yeux n’ont pas été ouverts.
C’est possible de connaître sa Bible, d’être familier avec les Écritures, et de passer complètement à côté de ce dont elle parle.
C’est possible d’avoir une Bible pleine de notes, d’avoir mémorisé des passages… et de passer à côté de Jésus.
Jésus a dit aux pharisiens, en Jean 5.39 :
« Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie. »
Écoutez : si vous connaissez votre Bible du début à la fin, mais si vous passez à côté de Jésus, vous passerez à côté de votre vie.
Je veux dire quelque chose ici, avec prudence : oui, nous aimons la Parole écrite de Dieu. Nous la chérissons. Nous lui faisons confiance. Nous voulons lui obéir.
Mais nous n’adorons pas l’Écriture elle-même. Nous adorons celui dont elle parle — celui qu’elle révèle.
Nous adorons Christ, la Parole vivante de Dieu.
Les pharisiens adoraient les parchemins. Mais nous adorons le Dieu qui a inspiré ces mots, qui nous les a donnés pour se révéler à nous : le Père, le Fils et le Saint-Esprit.
Voilà. Parenthèse fermée.
Quand les disciples sont confus et découragés, la Parole vivante les pointe vers la Parole écrite. Jésus est avec eux. Ils ne le reconnaissent pas encore, mais il leur ouvre les Écritures.
Et c’est la Parole écrite qui, ensuite, leur fait reconnaître la Parole vivante. C’est ainsi que la Parole agit dans nos vies.
Regardez le verset 28. Ils arrivent près du village où ils vont. Jésus paraît vouloir aller plus loin, mais ils le pressent :
« Reste avec nous, car le soir approche, le jour est déjà sur son déclin. »
Alors il entre pour rester avec eux.
Pendant qu’il est à table, il prend le pain, dit la bénédiction, le rompt, et le leur donne. On a vu Jésus faire cela plusieurs fois : quand il a nourri la foule, et au dernier repas avec ses disciples.
Et au verset 31 :
« Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent. »
C’est Jésus.
Ils ont lu la Parole, ils ont entendu parler de lui, ils ont marché avec lui… mais maintenant, ils le contemplent.
C’est l’œuvre surnaturelle de l’Esprit Saint. Il doit ouvrir nos yeux pour que nous sachions qui est Jésus et pour que nous croyions en lui.
Et c’est pareil pour vos amis, les membres de votre famille, vos voisins, vos collègues qui ne connaissent pas Jésus.
Oui, partagez l’Écriture. Parlez de Jésus. Faites-le. Mais sachez : ce n’est pas vous qui ouvrez les yeux. Vous ne pouvez pas donner la foi.
Alors priez :
« Ouvre les yeux. Ouvre mes yeux, Seigneur, pour que je puisse te voir. Pour que je puisse te voir dans ta Parole. »
On prie cela pour nos enfants. Dès qu’ils sont petits, on ne peut pas les convertir. On ne peut pas convertir notre mari. On ne peut pas convertir notre chef. Personne.
C’est Jésus qui doit ouvrir les yeux. C’est l’œuvre du Saint-Esprit.
Et après, au verset 31, Jésus disparaît devant eux. Et ils se disent l’un à l’autre :
« Notre cœur ne brûlait-il pas au-dedans de nous lorsqu’il nous parlait en chemin, et qu’il nous expliquait les Écritures ? »
Après que Jésus est parti, ils comparent leurs notes : on peut sentir son cœur brûler… sans savoir si c’est aussi le cas dans le cœur de l’autre. Et ils réalisent qu’ils ont vécu la même expérience : la Parole vivante leur expliquait la Parole écrite.
Et leur cœur brûlait au-dedans d’eux.
En Jérémie, le prophète dit : « Il y a dans mon cœur comme un feu brûlant. » Il avait vécu quelque chose de semblable : avant même de tout comprendre, l’Esprit avait vivifié son cœur.
Et ici, ces deux disciples découvrent une communion de cœurs : des cœurs enflammés, éveillés par l’Esprit de Christ.
Savez-vous ce que c’est, d’avoir le cœur qui brûle en vous, quand l’Esprit de Dieu vous ouvre sa Parole, et ouvre vos yeux pour y voir Jésus ?
Ma prière, c’est que ce soit ce que vous avez vécu ce week-end : que la Parole ait été ouverte, que votre cœur ait été vivifié, qu’il brûle au-dedans de vous, qu’il y ait un feu en vous, et que vous puissiez dire :
« Oui, je le vois. Je l’aime. Je l’adore. Merci Jésus. Mon cœur brûle à l’intérieur de moi. »
Mais ce n’est pas toujours ce qu’on vit. La vie ne se résume pas à ces moments-là. Pourtant, quelle douceur quand Dieu nous donne ces instants où nos cœurs brûlent, où nos yeux s’ouvrent, où nous voyons Jésus.
Une autre chose que je vois ici, c’est la beauté et la puissance de la Parole vécue en communion avec d’autres croyants.
Deux disciples marchent ensemble. Jésus les rejoint. Leurs yeux s’ouvrent. Leurs cœurs se réchauffent.
Ils ne sont pas dans une salle de classe. Ils ne sont pas seuls avec des écouteurs. Ils marchent ensemble. Ils écoutent ensemble. Ils s’assoient avec Jésus. Ils mangent ensemble. Ils discutent ensemble.
Bien sûr, on rencontre Jésus dans la Parole quand on est seul — et ce sont des moments précieux. On en a besoin.
Mais on a aussi besoin de ces moments partagés : dans votre église, avec votre conjoint, avec vos enfants.
Alors je veux vous encourager : si vos cœurs ont été réchauffés, parlez-en entre vous. Ne rentrez pas chez vous en parlant seulement du match de cet après-midi, ou de ce qui a gagné hier… Peu importe l’équipe que vous soutenez : parlez entre vous de ce qui compte vraiment, de Celui qui compte le plus.
Et attention : celles dont le mari s’est occupé des tout-petits pendant tout le week-end, ne déchargez pas tout sur lui dès que vous franchissez la porte.
Peut-être dites-lui :
« Merci tellement, chéri, pour tout ce que tu as fait ce week-end. Comment ça s’est passé ? Je t’aime. Merci pour le service que tu m’as rendu. »
Et ensuite, dès que vous en aurez l’opportunité, racontez-lui ce que Dieu a fait dans votre cœur. Parlez l’un avec l’autre : « Comment Dieu t’a parlé cette semaine ? »
Imaginez une famille entière, une communauté entière, touchée par la Parole de Christ : les cœurs s’enflamment.
Vous savez ce qui se passe quand cela arrive ? Un réveil. Un renouvellement.
Réveille nos cœurs. Pas seulement les nôtres ici, mais aussi ceux qui ne sont pas venus ce week-end. Que la Parole de Dieu brûle en eux, et qu’ils vivent ce réveil.
Au verset 33, les deux disciples se lèvent à l’heure même et retournent à Jérusalem. C’est une très longue journée. Ils ne peuvent pas simplement rentrer chez eux. C’est impossible. Ils doivent retourner voir leurs amis, qui doutent encore, qui sont découragés.
Ils doivent leur raconter ce qu’ils ont appris : ce que la Parole vivante leur a révélé au sujet de la Parole écrite… et ce que la Parole écrite leur a montré au sujet de la Parole vivante.
Comment la Parole a tout changé : les doutes transformés en foi, les cœurs découragés soudain enflammés, la perspective changée, le présent, l’avenir… tout.
Au verset 33, ils trouvent assemblés les onze et leurs compagnons. Encore une fois : communion, ensemble.
Quand on est disciple, on ne fait pas une marche solo. On a besoin les uns des autres. Vous avez été bénies d’avoir ici des femmes qui ont partagé, des témoignages… On fait ça ensemble.
Et pendant que les deux disciples étaient partis pour Emmaüs, ceux qui étaient restés à Jérusalem ont eux aussi fait une rencontre avec la Parole vivante.
Au verset 34, ils disent :
« Le Seigneur est réellement ressuscité, et il est apparu à Simon ! »
Christ s’est fait connaître à Jérusalem, et en même temps aux deux disciples d’Emmaüs. Alors ils se retrouvent, et ils réalisent : ils ont tous rencontré la Parole vivante, Christ.
Au verset 35, les deux disciples racontent ce qui leur est arrivé en chemin, et comment ils l’ont reconnu à la fraction du pain.
Et tandis qu’ils parlent, Jésus lui-même se présente au milieu d’eux et leur dit :
« Que la paix soit avec vous. »
Leurs émotions sont encore très fortes. Au verset 37, ils ont peur. Ils sont terrifiés. Il y a de la frayeur. Ils sont dans l’étonnement, dans l’incrédulité… parce qu’ils sont trop heureux.
Vous savez cet état étrange : vous avez peur… et vous pleurez… parce que c’est trop beau. Vous n’arrivez pas à y croire.
Et une fois de plus, Jésus les ramène à la Parole écrite.
Au verset 44 :
« C’est là ce que je vous disais lorsque j’étais encore avec vous : il fallait que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, dans les Prophètes et dans les Psaumes. »
Puis :
« Alors il leur ouvrit l’intelligence, afin qu’ils comprennent les Écritures. »
Et encore : la Parole écrite les ramène à la Parole vivante, et la Parole vivante les pointe vers l’Écriture.
Au verset 46, Jésus dit :
« Ainsi il est écrit : le Christ souffrirait, il ressusciterait d’entre les morts le troisième jour, et la repentance en vue du pardon des péchés serait prêchée en son nom à toutes les nations, en commençant par Jérusalem. Vous en êtes témoins. Et voici : j’enverrai sur vous ce que mon Père a promis. »
Qu’est-ce que le Père avait promis ? C’était le Saint-Esprit.
Le Saint-Esprit viendrait vivre en eux. Il leur rappellerait tout ce que Jésus avait dit. Il leur donnerait du courage, et la puissance d’aller proclamer l’Évangile dans le monde — jusqu’à donner leur vie pour Jésus.
Et c’est ainsi que la Parole nous est arrivée : la Parole écrite et la Parole vivante. Le Saint-Esprit continue aujourd’hui, à travers ce qui est écrit. Dieu a « respiré » sa Parole, et elle nous pointe vers Jésus.
Je fais un petit résumé.
La Parole de Dieu change tout. Dans la crise et la confusion, elle apporte la clarté.
Nous avons entendu dans le Psaume 119 : « La révélation de ta Parole apporte la lumière. »
Quand on est découragé, la Parole de Dieu nous réconforte… et ça change tout.
Et encore : nous dépendons de l’Esprit de Dieu — Jésus, la Parole vivante — pour rendre la Parole écrite compréhensible.
Avant d’ouvrir ce livre, et après l’avoir lu, dites au Saint-Esprit :
« Ouvre mes yeux. Aide-moi à comprendre, sinon ce n’est que de l’encre sur une page, et un très long livre. »
Mais le Saint-Esprit ouvre nos yeux, nos oreilles, et nos cœurs, pour dire : « Oui, Seigneur. » Et il nous montre Jésus, à travers sa Parole.
Et quand on marche avec Christ, avec d’autres croyants, il vient parmi nous par son Saint-Esprit.
Pas seulement dans des rassemblements “formels”. Il n’y a pas besoin d’aller à une conférence ou un concert pour rencontrer Jésus. Il suffit d’avoir sa Parole, qui devient vivante dans vos cœurs quand vous marchez avec lui — quand vous marchez les unes avec les autres, quand vous parlez, quand vous mangez, quand vous vivez ensemble.
Il est avec nous, au milieu de nous, et nous recevons sa Parole.
Et parfois, ce sont d’autres personnes qui nous parlent de sa Parole… et nos cœurs brûlent… et nous devenons vivants dans cette communion de cœurs enflammés pour lui.
Et après avoir reçu, cru, et été transformés par sa Parole, avec un cœur enflammé, on ne peut pas s’empêcher de partager.
On doit retourner vers nos amis, comme les disciples à Jérusalem, et raconter ce qu’on a vu, ce qu’on a vécu, ce que la Parole a fait.
On partage la Parole écrite, la Parole vivante, et ce qu’il nous a révélé à travers les Écritures.
Connaître Dieu, et être changés par lui, par sa Parole.
La Parole vivante et la Parole écrite : c’est une quête pour toute la vie.
Pas juste ce week-end. Vous ne pouvez pas “agiter un petit drapeau blanc” en disant : « Voilà, c’est fait. »
C’est la posture de nos cœurs, chaque jour : connaître Dieu, lui obéir, l’aimer, vivre sa Parole, être transformés par sa Parole… et la partager.
Encore une petite parenthèse — une exhortation — on a presque fini.
Il y a des femmes dans cette salle. Peut-être que je parle de vous.
Beaucoup d’entre vous connaissent beaucoup de choses sur la Parole de Dieu. Vous marchez avec Jésus depuis longtemps. Vos Bibles sont pleines de notes. Vous aimez cette Parole, vous la vivez.
Mais avec qui la partagez-vous ?
Est-ce que vous êtes là, “stagnantes”, en laissant la vie passer… sans transmettre ?
La Bible nous dit que les femmes plus âgées — vous décidez si ça vous concerne — doivent enseigner ce qui est bon. Et qu’est-ce qui est meilleur que toute chose ? La Parole de Christ.
Les jeunes femmes ont besoin que des femmes plus âgées leur montrent comment marcher dans la Parole, comment vivre dans leur maison.
J’ai aimé entendre ici des femmes plus âgées partager leurs souffrances. Bien sûr, les jeunes souffrent aussi. Mais quand vous avez marché longtemps, quand vous avez traversé des saisons difficiles… les gens vous écoutent autrement.
Les jeunes femmes ont besoin de femmes plus âgées qui marchent avec elles, qui les accompagnent quand elles souffrent, quand elles sont confuses, quand elles sont tristes, et qui leur donnent la Parole de grâce, la Parole de Jésus.
Mes très chères sœurs en Christ…
Et si vous n’êtes pas encore une sœur en Christ, et que vous avez été là tout le week-end — peut-être que vous connaissez Jésus “de loin”, vous connaissez la Bible, vous avez grandi dans une église, vous êtes encore dans une église… mais vous vous dites : « Moi, je n’ai pas Jésus. »
Dans quelques instants, quand nous nous lèverons pour prier : si votre cœur brûle, si Jésus vous appelle, trouvez quelqu’un que vous savez connaître Jésus, et demandez-lui de prier avec vous.
Dites : « Je veux Jésus comme Sauveur. Je veux Jésus comme Messie. »
Si vous ne savez pas à qui parler, allez dans la salle de prière : quelqu’un priera avec vous.
Quand vous allez partir, ma prière est que la Parole vivante, Jésus-Christ, marche avec vous.
Que la Parole écrite brûle dans vos cœurs.
Et que l’Esprit de Dieu vous appelle, comme il l’a fait avec les disciples d’Emmaüs, à partager les merveilles de la Parole dans vos maisons, dans vos communautés, dans vos églises, et là où vous travaillez.
Maintenant, je vais vous inviter : on va tous se lever, et on va essayer quelque chose. Si vous ne m’écoutez pas, vous allez être un peu perdus.
Je veux que vous vous mettiez en petits groupes de trois personnes. Ce n’est pas grave si vous ne vous connaissez pas : ça va bien se passer. Vous n’allez pas partager un secret. Ne vous inquiétez pas : vous ferez ça à la maison.
Vous avez besoin de trois personnes.
Mettez-vous par groupes de trois. Et je ne veux pas mettre des mots dans votre bouche : si, dans votre cœur, vous ne pouvez pas dire ce que je vais dire, ce n’est pas grave. Ne le dites pas.
Je vais lire trois phrases, et ensuite vous prierez les unes pour les autres à partir de ces phrases.
Dans chaque groupe, attribuez-vous 1, 2, 3. Oui, désolée… un peu de maths. Ne parlez pas, écoutez.
Voici ce que nous allons prier les unes pour les autres :
- Que le Christ t’accompagne.
- Que sa Parole brûle dans ton cœur.
- Que son Esprit t’envoie d’ici pour partager les merveilles de sa Parole.
Je vais les répéter.
Pour la personne numéro 1 : regardez-la, et dites-lui :
« Que le Christ t’accompagne.
Que sa Parole brûle dans ton cœur.
Que son Esprit t’envoie d’ici pour partager les merveilles de sa Parole. »
Maintenant, dites la même chose à la personne numéro 2 — et on personnalise : chacune reçoit une bénédiction.
Dites :
« Que la Parole vivante marche au milieu de vous.
Que vos cœurs brûlent au-dedans de vous.
Que son Esprit vous envoie d’ici pour partager les merveilles de sa Parole. »
Et maintenant, pour la personne numéro 3 :
« Que Christ marche avec vous.
Que sa Parole brûle dans vos cœurs.
Que son Esprit vous envoie pour partager les merveilles de sa Parole. »
Et maintenant, restons ensemble dans la présence de Jésus.
J’ai demandé à mes quatre sœurs de prier l’une après l’autre, une prière pour nous toutes.
Nous sommes devant le Seigneur. Inclinons-nous.
Seigneur Jésus, on te remercie. Merci parce que tu es venu. Et comme tu es venu aux hommes sur la route d’Emmaüs, tu t’es révélé à nous ce week-end. Tu as ouvert nos yeux à tes Écritures : garde-les ouverts, on t’en supplie.
Seigneur, tout comme si le soleil ne se levait pas demain, nous serions troublés — mais il se lèvera — si ta Parole ne vient pas dans nos vies, nous serons troublés. Alors aide-nous, par ton pouvoir et par ton Esprit : amène-nous à espérer dans ta Parole.
Père tout-puissant, au ciel, je te remercie pour ta Parole. Je prie que nous puissions la prendre, là où elle est “dans un petit coin”, et la mettre au centre de nos vies, afin qu’elle devienne vraiment Parole vivante, inspirée, qui inspire la vie en nous chaque jour.
Seigneur, je prie qu’elle habite dans nos cœurs. Je prie que notre courage vienne de toi. Aide-nous à nous tenir droites. Qu’il y ait un feu de réveil qui brûle. Que ta Parole soit contagieuse, afin que d’autres voient, sachent que Dieu est bon, et placent leur foi en Jésus.
Seigneur, nous te remercions : ta Parole, à elle seule, est puissante. Elle est la puissance de Dieu, sans l’aide de la sagesse humaine. Ta Parole est puissante, et toi tu es puissant.
Seigneur, aide-nous dans notre manque de foi. Bénis ces sœurs dans cette salle et en ligne, afin qu’elles croient et qu’elles voient les opportunités tout autour d’elles. La moisson est grande : envoie des ouvrières.
Donne-nous la force d’utiliser ce que tu nous as donné — quelque chose de bien ordinaire — pour apporter ta Parole aux autres.
Père éternel, nous venons devant toi maintenant, et nous te donnons la louange, la gloire et l’honneur. Merci parce que nous avons pu te contempler ce week-end.
Alors que nous nous préparons à rentrer à la maison, aide-nous à reconnaître que nous avons un Sauveur vivant. Aide-nous à vivre dans la réalité de ton corps ressuscité.
Et nous qui avons une nouvelle vie : que nous soyons tes mains et tes pieds, en rentrant chez nous, dans nos communautés, et dans nos églises locales.
Aide-nous à ne pas oublier de nous retrouver ensemble. On n’est pas seuls : nous devons prendre ta Parole ensemble, comme une famille, comme une église, comme l’Église.
Seigneur, reçois toute la gloire. Et fais de nous ta lumière, par ton pouvoir.
Nous prions dans le nom précieux de Jésus, et par la puissance du Saint-Esprit. Amen.
En conclusion, il y aura quelques moments de bénédiction, de clôture.
Je vais lire une phrase, et vous allez voir une phrase que nous pourrons réciter toutes ensemble :
« La Parole vivante a marché avec nous, et nos cœurs brûlent au-dedans de nous. Il a ouvert la Parole écrite. Il nous a ouvert sa Parole. Nos yeux sont ouverts pour le voir. Maintenant, allez avec Christ en vous et sa Parole dans vos cœurs. Nous partagerons les merveilles de sa Parole. »
Vous pouvez rester debout, et nous allons chanter un dernier chant.
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