Est-ce que Dieu m'aime vraiment ?

Je ne parle qu’en mon nom, bien entendu mais je pense que la plupart d’entre nous, sinon tous, avons connu des moments où nous avons remis en question l’amour de Dieu. Des moments où la vie ne semblait pas juste. Des moments où nous ne savions plus vraiment si Dieu était encore présent. Il est difficile de ne pas remettre en question la fidélité de Dieu lorsque nous sommes dans la difficulté.

Quand…

  • Vos parents divorcent
  •  Des enfants élevés dans l’Église s’engagent sur une mauvaise voie
  •  Un pasteur que vous aimez et en qui vous avez confiance vous déçoit
  •  Une bonne occasion vous échappe

La perte d’un être cher est trop difficile à supporter

Notre monde est rempli de situations difficiles à comprendre. Nous faisons constamment face à des circonstances qui semblent injustes, mais ce n’est pas parce que Dieu ne vous aime pas. La douleur et la déception que nous éprouvons sont les conséquences d’un monde déchu imprégné par le péché. Nous pouvons être tentées de blâmer Dieu pour nos déceptions et de plus ou moins ressentir son amour selon que nous traversons des circonstances agréables ou difficiles.

L’amour se prouve par les actes

Dans le mariage, l’amour se prouve par les actes. Je prépare une tarte aux fraises et à la crème à mon mari parce que je l’aime. Mon mari tue toutes les araignées parce qu’il m’aime. Si je demande à mon mari de m’aider pour quelque chose, il le fait de son mieux. Nous partons du principe que cela devrait fonctionner de la même manière avec Dieu : nous formulons notre demande, et il l’exauce.

Cependant, fonder votre perception de l’amour de Dieu sur le fait qu’il réponde ou non à vos demandes actuelles est non seulement erroné, mais aussi dangereux pour votre foi. Vous ne pouvez pas toujours savoir ce qu’il y a de meilleur pour vous. C’est pourquoi, la réponse de Dieu est parfois non.

Mon fils aîné est maintenant adolescent, et nous n’avons toujours pas accepté de lui acheter un téléphone portable. Je sais que c’est difficile pour lui. C’est vrai que tous ses amis ont un téléphone et qu’il se sent exclu. Mais pour le moment, nous ne pensons pas qu’avoir un téléphone portable soit une bonne chose pour lui.

Le fait de refuser de lui acheter un téléphone ne signifie pas que nous ne l’aimons pas. Il ne faut pas voir les choses comme ça. Et le fait que nous prenions soin de lui tous les jours ? Que nous subvenions à ses besoins, passions du temps avec lui, ne manquions jamais un match auquel il participe, l’encouragions depuis les gradins, préparions tous tes plats préférés, priions pour toi chaque soir et te disions chaque jour que nous t’aimons ? Tout cela ne compte-t-il donc pas ?

Pourtant, c’est exactement ce que nous faisons envers Dieu lorsque nous fondons notre conviction de son amour sur la réponse à une prière. Ce n’est pas parce que Dieu ne répond pas à une demande comme nous espérions qu’il vous aime moins. Cela ne signifie pas non plus que ce vous ressentez n’a pas d’importance pour lui, même si c’est souvent ce que nous croyons à première vue. On se dit : « Seigneur, si tu m’aimais vraiment, tu feras cela pour moi » .

Nous mesurons l’amour de Dieu selon les résultats de nos requêtes alors que Dieu dit que la véritable mesure de l’amour est l’Évangile.

L’amour de Dieu a déjà été prouvé

Nous n’avons pas tort de penser que l’amour se prouve par les actes, mais nous avons tort de penser que Dieu doit encore prouver son amour pour nous par des actes. Jean 15.13 dit : « Il n'y a pas de plus grand amour que de donner votre vie pour vos amis. » Celui qui a donné sa vie, c’est Jésus-Christ qui, alors que nous étions encore pécheurs, est descendu du ciel et est mort pour nous (Rom. 5.8).

Le Fils de Dieu saint et juste suspendu à une croix pour payer le prix de nos péchés est la preuve d’amour ultime. Rien de ce que Dieu pourrait faire pour nous aujourd’hui ne peut se comparer à ce qu’il a déjà accompli pour nous au Calvaire.

Lorsque nous fondons l’amour de Dieu sur notre situation actuelle plutôt que sur l’Évangile, nous disons que la croix ne suffit pas, lorsque nous fondons notre confiance dans l’amour de Dieu sur des preuves concrètes, nous sommes complètement dans l’erreur. Cela est très égoïste. Dieu n’est pas un génie dans une bouteille, il est le Roi des rois, saint et juste.

La foi, c’est croire même quand notre situation actuelle dit le contraire.
L’essence de la foi consiste à croire que Dieu est bien celui qu’il dit être, même lorsque la vie ne se déroule pas comme nous l’avions imaginé. En vérité, il n’existe pas de témoignage plus puissant qu’un croyant rempli d’une foi, ferme et inébranlable et de confiance en Dieu au milieu des circonstances difficiles.

La Bible nous dit la vérité sur Dieu :

 « L’Éternel fait grâce, il est rempli de compassion, il est lent à la colère et plein de bonté. L’Éternel est bon envers tous, sa compassion s’étend à toutes ses œuvres. » (Ps. 145.8–9).

Le défi consiste donc à croire que Dieu est bien celui qu’il dit être, malgré les résultats décevants et notre souffrance.

Ce ne sont ni nos richesses ni notre réussite qui glorifient Dieu. Dieu est glorifié lorsque nous croyons en sa bonté, même lorsque tout autour de nous semble dire le contraire.

C’est ce qu’Abraham a dû faire face à la stérilité de Sara. C’est ce que Joseph a dû faire lorsqu’une décision injuste l’a conduit en prison. C’est ce que Moïse a dû faire lorsque Dieu l’a envoyé vers Pharaon. C’est ce que David a dû faire lorsqu’il était poursuivi par Saül. Et c’est aussi ce que nous devons faire : croire en l’amour fidèle de Dieu lorsque les circonstances difficiles menacent d’affaiblir notre foi.

Dieu vous aime toujours même lorsque la vie est difficile

La situation peut changer, mais Dieu, lui, ne change pas. Nos rôles dans ce monde peuvent changer, mais le rôle de Dieu, lui, ne change pas. Il demeure le Dieu tout-puissant, miséricordieux et aimant, « riche en compassion. À cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions morts en raison de nos fautes, il nous a rendus à la vie avec Christ » (Éph. 2.4–5).

Les promesses de Dieu sont « oui » pour ceux qui sont en Christ (2 Cor. 1.20). Les promesses de Dieu étaient aussi « oui » pour les Israélites lorsqu’ils lui obéissaient. Mais cela ne signifiait pas que Dieu allait leur donner la Terre promise sans difficulté. Les Israélites devaient lui faire confiance.

Après la mort de Josué, il restait encore des parties de la Terre promise à conquérir. Dieu n’a pas soumis le pays d’un seul coup afin de les mettre à l’épreuve et de voir si ses promesses de présence, de délivrance et de fidélité leur suffisaient. Et malheureusement, ce ne fut pas le cas. Les chars de fer des Cananéens semblaient tout simplement trop effrayants (voir Juges 1), et Israël n’a pas fait confiance à Dieu.

Dieu nous promet aussi sa présence, sa délivrance et sa fidélité, mais cela est-il suffisant pour nous ? Faisons-nous confiance à Dieu lorsque les circonstances nous poussent à penser le contraire ?

Mon amie, quelle que soit la difficulté que vous traversez en ce moment, quelle que soit la situation qui vous paraît accablante ou décevante, je vous encourage à faire confiance au Seigneur. Ses promesses tiennent toujours. Il ne vous a ni abandonnée ni délaissée. Il demeure le même Dieu bon et aimant, que la vie nous serve des citrons ou de la limonade.

Dieu reste toujours le même quelle soit la situation

C’est par la foi que nous croyons que Dieu est bien celui qu’il dit être. Par moments, cela peut être difficile, mais nous pouvons nous souvenir des promesses de l’Évangile dans ces instants-là. En Christ, aucun chagrin, aucun désir inassouvi, aucune déception, aucun diagnostic, aucune épreuve ne peut nous séparer de l’amour de Dieu (Rom. 8.38–39).

Indépendamment des circonstances, nous avons été scellées pour le jour de la rédemption. Ainsi, quoi qu’il arrive d’ici là, nous pouvons avoir l’assurance de l’amour éternel de Dieu.

Par grâce, au moyen de la foi en Jésus-Christ, vous êtes profondément aimées par Dieu. Son amour n’est pas la garantie que nous obtiendrons toujours ce que nous voulons, mais il est la garantie que nous recevrons toujours ce dont nous avons besoin. Et ce dont nous avons le plus besoin, c’est de Dieu lui-même. Il s’est déjà pleinement donné à nous dans la personne, les promesses et la présence de Christ et cela devrait être amplement suffisant.

Dieu nous a tant aimés qu’il a envoyé son Fils unique. Puissions-nous ne jamais l’oublier, quoi qu’il arrive.


 

À propos de l'auteur

Stacey Salsbery

Stacey Salsbery est épouse d’agriculteur et maman de quatre enfants — ou, comme elle aime le dire, « présidente des opérations familiales ». Elle aime enseigner la Bible aux femmes et vit avec sa famille au cœur des champs de … En savoir plus …


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